Vos compétences ont une valeur : Le temps, c’est de l’argent ! : du SEL dans les échanges

J’ai expérimenté pendant mon séjour sur la Région Bordelaise, j’ai fait partie d’un SEL, j’étais adhérente à Talensel, système local d’échanges de Talense.

Un Système d’échange local (ou Sel) est un système d’échange de produits ou de services au sein d’un groupe fermé, généralement constitué en association. Ses membres échangent des biens et services selon une unité propre à chaque groupe. L’objectif est d’accéder à des échanges égalitaires et de tisser des liens.

Le premier SEL – Système d’échange local – de France est né en Ariège, en 1994, sur le modèle des Lets anglo-saxons, les Local exchange trading systems, inventés dans les années 1980.
« Croco SEL », « Carrous’SEL », « Uni vers SEL »… les jeux de mots abondent pour dénommer les 450 SEL recensés sur l’ensemble du territoire – tous créés à l’initiative de citoyens – dont plus d’une centaine depuis la crise financière de 2008.
Quant au nombre de Selistes, il tournerait autour de 40 000.

Si chaque SEL est autonome dans son fonctionnement, le principe est le même pour tous : des personnes créent une association afin d’échanger des biens, des services et des savoirs entre elles. Pour faciliter ces échanges, les adhérents ont souvent recours à une unité de compte basée, dans la grande majorité des cas, sur le temps.

Il  faut donner une valeur à l’heure échangée –  Ainsi au sein du SEL de Talence j’échangeais mes compétences pour 60 talents par heure.

Avec les unités  gagnées, par exemple en réparant un pc,en aidant au jardinage pour une adhérente de son SEL, je pouvais ainsi pouvoir suivre une heure de cours d’anglais, ce qui permettait à mon professeur de bénéficier, à son tour, de l’aide d’un autre adhérent pour réparer un problème de plomberie dans sa maison. Toute la difficulté est de trouver une équivalence entre les services rendus ou les biens échangés afin que les Selistes ne se sentent pas lésés. La réciprocité est alors primordiale.

Autre écueil : afin d’éviter le travail au noir, un professionnel ne peut exercer directement son métier. En clair, interdiction pour un coiffeur de faire une coupe de cheveux, mais il peut animer un atelier et partager ses trucs et astuces avec les adhérents.
Le fait d’encourager ainsi les relations d’entraide, en dehors de tout système marchand, représente une autre différence (et peut-être la limite de cette initiative) avec les monnaies locales : le SEL ne permet pas d’échanger avec des commerçants.

sel

Derrière ces échanges, se cache un vaste enjeu, celui de créer du lien social. « Le SEL n’est après tout qu’un prétexte pour que les habitants d’un quartier s’intègrent. L’essentiel, c’est la convivialité. Cela permet également de révéler des talents. On n’imagine pas toutes les richesses qu’on a en nous : un comptable qui s’ennuie dans son travail va s’éclater grâce à sa maîtrise de la pâtisserie ! De même, une personne à la retraite va sortir de sa solitude et se revaloriser, non seulement à ses propres yeux mais aussi à ceux des autres, en contant des histoires à des enfants. Et ainsi mieux vivre », s’enthousiasme Dominique Doré.

Autre objectif du SEL : « Prendre du recul par rapport au système capitaliste existant. Se laver un peu la tête grâce à des références différentes. Leur rôle d’éducation populaire est très important : pour penser autrement, il faut faire autrement. »

Je suis ressortie de cette expérience avec une opinion très positive sur l’utilité des « SEL ».

Ils valorisent leurs adhérents par leurs compétences.

Ils permettent d’échanger des services sans argent.

Ils créent un tissu social.

En cette période de chômage, ils ont cependant une limite que j’ai remarquée, car oui ils permettent de se rendre utile socialement, mais comme souvent il y a des débordements et dans l’entraide il ne faut pas arriver à rentrer en concurrence avec des professionnels. C’est pourquoi aussi en France les activités doivent être ponctuelles et non répétitives.

Lien du Wikipédia sur les Sel’S

Le wikipédia et les SEL’s

 

Dommage : hier soir « défaite » de la musique

Hier j’avais envie de me dégourdir les jambes et les oreilles, la musique ça détend, nous le savons tous…. je me suis décidée tard mais j’y suis allée. Habitant une grande ville, juste près de Bordeaux,  je pensais trouver même à minuit de la musique.

Je passe près du parc du Sourreil en Villenave d’Ornon, tout est éteint, à priori depuis longtemps, plus un chat. Bon, pas grave, je pousse un peu plus loin, direction Peixotto en Talence, l’année dernière ça avait duré très tard et c’était super, un jeune groupe se produisait.

 

Je rentre dans le parc et là je crois avoir fait le bon choix, j’entends des échos de tehno, enfin de la musique !!!!

Arrivée près de l’orchestre principal, ils ramassent, snif…. à minuit il n’y a pas que Cendrillon qui retourne à son triste sort !

Je vais alors vers la techno…. encore de la musique, des lumières, plein de jeunes, surement des étudiants…

Je m’approche et hop plus de musique…. mais des cris des protestations….

Je me renseigne auprès d’un groupe de jeunes filles,… »dites, il y a encore quelque chose ou c’est fini ? » Les filles sont désabusées, elles me répondent : « hmm on pense qu’il n’y a plus rien, là c’est la Police qui vient faire dégager…. !  »

Après une autre prend la parole : « le fric ce n’est pas pour la fête de la musique cette année, pour les footeux il y a du fric, ça rapporte plus….. vous devriez aller à un after match, là vous aurez de la musique…. » Je décline en souriant, très peu pour moi, les after surtout après une victoire de la Croatie… pas envie

(Nota : le match Croatie/Espagne se tenait à Bordeaux, donc tout près, sous haute surveillance à cause des débordements antérieurs des « supporters » Croates..)

Oh c’est fort ça, la police, les jeunes étaient assis ça et là sur les pelouses, la techno tournait….. bref c’était la fête et d’un coup plus rien.

Bref, ma fête de la musique a tourné court, le foot a totalement pris le pas sur cette fête si populaire.

Quel gâchis.

 

Yarnbombing à la médiathèque de Talence

Né du travail collectif de la tricothèque de Talence grâce à l’énergie et l’inspiration de Marie Pierre Schembri, un superbe point d’interrogation en Yarnbombing orne l’extérieur de la médiatèque, il ne passe pas inaperçu !!! Ayant participé à cette oeuvre commune, je me fais un plaisir de vous en montrer les photos. Merci Marie Pierre pour ta bonne humeur qui a mené ce projet à bon port.

Petite définition du Yarnbombing issue du Wikipédia :

Le yarn bombing ou tricot-graffiti ou encore tricot urbain ou Tricotag (appelé aussi knit graffiti, knitted graffiti ou yarnstorm en anglais) est une forme d’art urbain ou de graffiti qui utilise le tricot, le crochet, ou d’autres techniques (enroulements, tissages, tapisserie, accrochages….) utilisant du fil1.