Santé : le poison peut être dans nos assiettes

Les aliments ultra-transformés augmentent le risque de mortalité

Alors soyez vigilants à ce que vous mettez dans vos assiettes.

Je reprends un article publié par Que choisir, les constats sont alarmants.

Au fil des travaux scientifiques, les aliments ultra-transformés (AUT) apparaissent toujours plus comme les symboles d’une alimentation déséquilibrée, associés à des pathologies comme l’obésité, l’hypertension, certains cancers… Une étude récente va plus loin : une hausse de 10 % de la part d’aliments transformés dans notre menu est associée à une augmentation du risque de mortalité de 14 %.

Après une série d’études en 2018 sur nos pratiques alimentaires et leurs conséquences sur la santé, par exemple sur l’alimentation bio, l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle Eren (1) a publié son nouvel opus dans la prestigieuse revue JAMA Internal Medicine. Le suivi épidémiologique de 44 551 volontaires de plus de 45 ans (2) entre 2009 et 2017, dans le cadre de l’étude NutriNet Santé, montre « une association statistiquement significative » entre une hausse de la consommation d’aliments ultra-transformés (AUT) et un accroissement de la mortalité, toutes causes confondues et après prise en compte de nombreux facteurs socio-démographiques et de modes de vie (niveau d’étude, revenu, activité physique, consommation d’alcool, antécédents familiaux de pathologies chroniques…).

Les régimes alimentaires des volontaires ont été relevés sur les deux premières années de l’étude. Les AUT représentaient en moyenne 14 % du poids total des aliments, mais 29 % de l’apport énergétique total. Leur consommation est plus importante chez les jeunes, les catégories sociales avec un revenu et un niveau d’études plus faibles, les célibataires, les personnes plus corpulentes ou avec une activité physique moindre. Parmi ces 44 551 volontaires en début d’étude, 602 décès ont été enregistrés entre 2009 et 2017, et leurs causes documentées.

LIENS AVEC LES PATHOLOGIES

« Il est déjà avéré que des aliments riches en gras, en sel et en sucre sont mauvais pour la santé,rappellent Bernard Srour et Mathilde Touvier, chercheurs à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et deux des co-auteurs de l’étude. Or les AUT sont en général denses en énergie, riches en sucres, sel et en gras, et pauvres en fibres et vitamines. » Ce qui pourrait expliquer cette association entre AUT et mortalité. Mais « l’association persiste après prise en compte de ces aspects nutritionnels des AUT, soulignent les chercheurs. Ce qui signifie que d’autres mécanismes pourraient être invoqués. » Ils avancent plusieurs hypothèses :

  • Une présence fréquente d’additifs, dont les conséquences sur la santé sont encore mal connues. Certains, comme le dioxyde de titane, pourraient être associés à une inflammation chronique de l’intestin et à certains cancers. D’autres, comme certains émulsifiants, pourraient altérer la flore intestinale, engendrant des inflammations et des désordres métaboliques. Ces additifs sont régulièrement évalués par les autorités françaises (Anses) et européennes (Efsa), qui se basent sur la littérature scientifique existante pour conclure ou pas à leur innocuité. Cependant, « sauf rares exceptions pour quelques substances, il n’existe pas d’étude évaluant l’exposition chronique aux additifs et les liens avec le risque de pathologies chroniques chez l’homme, rappelle Bernard Srour. De plus, les potentiels effets cocktails dus à l’exposition simultanée à plusieurs additifs alimentaires sont encore moins connus. »
  • La présence de composés néoformés créés lors des processus de transformation des aliments (comme l’acrylamide, l’acroléine ou les hydrocarbures aromatiques polycycliques). Or, certains sont suspectés d’être cancérogènes et génotoxiques.
  • Certains plastiques et encres des emballages, en contact avec les aliments, sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens en cas de migration vers les aliments (nos analyses sur la migration des emballages alimentaires).

UNE PROBABLE SOUS-ESTIMATION DES RISQUES

Les chercheurs soulignent également les limites de l’étude, comme c’est l’usage dans toute publication scientifique. Tout d’abord, cette étude épidémiologique, basée sur l’observation et non des essais cliniques (3), ne permet pas d’établir de lien de causalité, elle ne peut qu’établir des arguments en faveur d’un lien causal. Ensuite, la cohorte étant constituée de volontaires, les personnes soucieuses d’une alimentation équilibrée sont sans doute surreprésentées dans l’étude. De plus, cette recherche d’alimentation équilibrée est souvent associée à une meilleure hygiène de vie en général. Ce qui signifie que « l’étude aurait plutôt tendance à sous-estimer la force des associations », souligne Bernard Srour, c’est-à-dire que « ces associations seraient peut-être plus fortes dans la population globale, où les consommations sont encore plus contrastées entre forts et faibles consommateurs d’AUT ».

Quant à la fiabilité des réponses récoltées par Internet pour le suivi de la cohorte NutriNet, elles limitent à ce que les chercheurs nomment « le biais de désirabilité sociale » : face à un enquêteur en chair et en os, les personnes sondées ont tendance à déclarer des pratiques plus saines que dans la réalité.

Autres biais possibles, des erreurs de classement sur le degré de transformation des aliments, ou encore une puissance statistique limitée par le faible nombre de décès. Pour autant, ces limites ne suffisent pas à remettre en cause ses conclusions générales.

Santé publique France prend d’ailleurs en considération plusieurs études de l’Eren lorsqu’elle publie ses recommandations nutritionnelles. Dans son tout dernier Programme national nutrition santé (PNNS 4), il est pour la première fois recommandé de limiter fortement la consommation d’AUT et de privilégier les produits bruts.

QU’EST-CE QU’UN ALIMENT ULTRA-TRANSFORMÉ ?

Les produits ultra-transformés sont des aliments qui ont subi un haut degré de transformation par des procédés industriels (hydrogénation, hydrolyse, extrusion, prétraitement par friture) et auxquels sont ajoutées des substances qui ne sont pas à disposition des consommateurs dans les commerces alimentaires, comme des huiles hydrogénées, des amidons modifiés, des additifs (colorants, émulsifiants, texturants, édulcorants…). Formulés pour être goûteux et microbiologiquement sains, ils se caractérisent en général par une qualité nutritionnelle plus faible : ils sont plus riches en sel, sucre et acides gras saturés, et plus pauvres en fibres et vitamines. Ils sont souvent portés par un marketing fort, avec des emballages colorés et attrayants, destinés à attirer l’attention des consommateurs, en particulier des enfants.

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Quelques exemples de listes d’ingrédients de produits ultra-transformés (de gauche à droite, mousses au chocolat La Laitière, saucisses de Strasbourg Stoeffler, poulet purée pommes de terre Leader Price).

(1) Associant l’université Paris-XIII, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).
(2) Âge à partir duquel les problèmes de morbidité et de mortalité augmentent significativement.
(3) Une étude clinique est impossible en pratique et éthiquement, car il faudrait alimenter un groupe de personnes avec des AUT durant plusieurs années, et comparer les pathologies apparues avec un groupe témoin.

Elsa Casalegno pour Que choisir.

Santé, alimentation : sucre et sel les poisons cachés.

Bonjour,

Nous le savons tous notre alimentation est la source de nos énergies, notre corps y puise nutriments….. tout ce dont il a besoin pour fonctionner de façon optimale.

Donc notre alimentation doit respecter les besoins de celui ci.

Or voici un article que je vous rapporte qui résume comment l’alimentation peut devenir un poison dangereux pour notre corps : Poursuivre la lecture de « Santé, alimentation : sucre et sel les poisons cachés. »

Vos compétences ont une valeur : Le temps, c’est de l’argent ! : du SEL dans les échanges

J’ai expérimenté pendant mon séjour sur la Région Bordelaise, j’ai fait partie d’un SEL, j’étais adhérente à Talensel, système local d’échanges de Talense.

Un Système d’échange local (ou Sel) est un système d’échange de produits ou de services au sein d’un groupe fermé, généralement constitué en association. Ses membres échangent des biens et services selon une unité propre à chaque groupe. L’objectif est d’accéder à des échanges égalitaires et de tisser des liens.

Le premier SEL – Système d’échange local – de France est né en Ariège, en 1994, sur le modèle des Lets anglo-saxons, les Local exchange trading systems, inventés dans les années 1980.
« Croco SEL », « Carrous’SEL », « Uni vers SEL »… les jeux de mots abondent pour dénommer les 450 SEL recensés sur l’ensemble du territoire – tous créés à l’initiative de citoyens – dont plus d’une centaine depuis la crise financière de 2008.
Quant au nombre de Selistes, il tournerait autour de 40 000.

Si chaque SEL est autonome dans son fonctionnement, le principe est le même pour tous : des personnes créent une association afin d’échanger des biens, des services et des savoirs entre elles. Pour faciliter ces échanges, les adhérents ont souvent recours à une unité de compte basée, dans la grande majorité des cas, sur le temps.

Il  faut donner une valeur à l’heure échangée –  Ainsi au sein du SEL de Talence j’échangeais mes compétences pour 60 talents par heure.

Avec les unités  gagnées, par exemple en réparant un pc,en aidant au jardinage pour une adhérente de son SEL, je pouvais ainsi pouvoir suivre une heure de cours d’anglais, ce qui permettait à mon professeur de bénéficier, à son tour, de l’aide d’un autre adhérent pour réparer un problème de plomberie dans sa maison. Toute la difficulté est de trouver une équivalence entre les services rendus ou les biens échangés afin que les Selistes ne se sentent pas lésés. La réciprocité est alors primordiale.

Autre écueil : afin d’éviter le travail au noir, un professionnel ne peut exercer directement son métier. En clair, interdiction pour un coiffeur de faire une coupe de cheveux, mais il peut animer un atelier et partager ses trucs et astuces avec les adhérents.
Le fait d’encourager ainsi les relations d’entraide, en dehors de tout système marchand, représente une autre différence (et peut-être la limite de cette initiative) avec les monnaies locales : le SEL ne permet pas d’échanger avec des commerçants.

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Derrière ces échanges, se cache un vaste enjeu, celui de créer du lien social. « Le SEL n’est après tout qu’un prétexte pour que les habitants d’un quartier s’intègrent. L’essentiel, c’est la convivialité. Cela permet également de révéler des talents. On n’imagine pas toutes les richesses qu’on a en nous : un comptable qui s’ennuie dans son travail va s’éclater grâce à sa maîtrise de la pâtisserie ! De même, une personne à la retraite va sortir de sa solitude et se revaloriser, non seulement à ses propres yeux mais aussi à ceux des autres, en contant des histoires à des enfants. Et ainsi mieux vivre », s’enthousiasme Dominique Doré.

Autre objectif du SEL : « Prendre du recul par rapport au système capitaliste existant. Se laver un peu la tête grâce à des références différentes. Leur rôle d’éducation populaire est très important : pour penser autrement, il faut faire autrement. »

Je suis ressortie de cette expérience avec une opinion très positive sur l’utilité des « SEL ».

Ils valorisent leurs adhérents par leurs compétences.

Ils permettent d’échanger des services sans argent.

Ils créent un tissu social.

En cette période de chômage, ils ont cependant une limite que j’ai remarquée, car oui ils permettent de se rendre utile socialement, mais comme souvent il y a des débordements et dans l’entraide il ne faut pas arriver à rentrer en concurrence avec des professionnels. C’est pourquoi aussi en France les activités doivent être ponctuelles et non répétitives.

Lien du Wikipédia sur les Sel’S

Le wikipédia et les SEL’s

 

Mais où est passé le bon pain d’antan ???

Je reviens du Finistère, j’y prenais chaque jour mon pain dans une boulangerie à l’ancienne, pain cuit au feu de bois.

Pas trop salé mais si goûtu, des boules de froment farinées, au bon goût de la farine de froment. La grosse boule, je la conservais jusqu’à 3 jours, la croûte croustillante mais pas dure, la mie moelleuse mais cuite à point ! Ah les belles tartines que je garnissais de compote ou de miel, miam…..

Une boulangerie ou les baguettes, « poussaient » face au four pendant une journée, pas de pain cuit à toute heure, mais un pain délicieux qui ne ressemble pas à du chewing gum le lendemain.

Ce pain, si bon, de si bonne facture, il était à un prix juste ! eh oui que du positif.

Là dans la région Bordelaise je cherche une boulangerie du même tonneau, je ne trouve pour le moment que des boulangeries de chaines, la mie machin truc, le 49…  Oui elles cuisent du pain toute la journée, mais où est passé le goût ?

Oui il y a du choix, mais à quel prix, le pain devient un produit de luxe, à quoi bon avoir du pain cuit toute la journée alors que le bon pain doit se conserver ? A quoi bon offrir un choix délirant si le pékin payé au smic ne peut l’acheter et doit aller prendre du pain décongelé au supermarché du coin.

Ma grand mère m’a appris que le pain frais est indigeste, je confirme… le bon pain se consomme le lendemain, la croûte bien nommée a protégé la mie, c’est un délice, un gâteau, une gourmandise.

Alors vive le pain à l’ancienne !

LE SEL, UN VÉRITABLE DANGER POUR NOTRE SANTÉ !

Les français consomment deux fois trop de sel !

Or les spécialistes mondiaux de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires sont unanimes :l’excès de sel est néfaste pour l’ensemble de la population, quel que soit l’âge.

C’est ainsi que la réduction du sel est un des objectifs phares des programmes nationaux de nutrition santé.

Les méfaits du sel

Un lien étroit a pu être établi entre une consommation excessive de sel et la santé.

  • Une alimentation trop riche en sel constitue un des facteurs de risque d’hypertension artérielle et de maladies cardiovasculaires.
    En effet, il existe un lien direct entre l’excès de sel dans l’alimentation et l’hypertension artérielle puisque les gènes qui contrôlent la pression artérielle sont aussi ceux qui régulent la réabsorption de sel au niveau des reins. Or les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de décès dans notre pays.
  • L’excès de sel est également reconnu pour favoriser le cancer de l’estomac.
  • Enfin, trop de sel augmente le risque d’ostéoporose.
    Sachant qu’un taux élevé de sel dans le sang augmente l’élimination de calcium dans les urines, au bout de plusieurs années, cela peut se traduire par une diminution de la densité minérale osseuse et une aggravation de l’ostéoporose.

Les Français consomment beaucoup trop de sel

Selon la dernière expertise de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), la consommation moyenne de sel des Français via les aliments est de 8,7 g / jour chez les hommes et de 6,7 g / jour chez les femmes. A ces apports provenant des aliments consommés, « il faut ajouter 1 à 2 grammes de sel par jour, dus au salage des plats et de l’eau de cuisson par le consommateur lui-même ».

C’est beaucoup trop et bien trop éloigné des recommandations de l’OMS qui préconise de ne pas dépasser 5 g de sel par jour.

A tel point que les autorités sanitaires ont été amenées à fixer l’objectif intermédiaire de 8 g par jour à échéance de 5 ans, soit une réduction de 20% (6,5 g / jour pour les femmes et les enfants) !

Un impératif : réduire les apports sodés dans l’alimentation

Les consommateurs connaissent généralement les risques liés à l’excès de sel, mais ce qu’ils ignorent souvent, c’est que plus de 70% du sel consommé provient d’un groupe de 6 aliments :

  • Le pain et les biscottes, ils apportent 24,1 % du sel caché
  • La charcuterie, 12,5 %
  • Les soupes. 3,3 %
  • Les fromages. 8,2 %
  • Les plats cuisinés. 12,5 %
  • Les pizzas, quiches et pâtisseries salées.

Auxquels il faut ajouter (du fait de leur consommation élevée chez les enfants) :

  • Les viennoiseries.
  • Les céréales du petit-déjeuner.

Quelles solutions pour y arriver ?

  • Diminuer les teneurs en sel des aliments et donc inciter les industriels à s’engager dans une charte, voire modifier la réglementation.
    Il faut rappeler que le sel est intéressant comme conservateur, exhausteur de goût et qu’il a un pouvoir assoiffant (susceptible de faire grimper les consommations de boissons…).
  • Informer davantage les consommateurs via l’étiquetage de la teneur en sel des produits industriels.
  • Inciter les Français à limiter leur consommation d’aliments les plus salés et leurs ajouts de sel lors de la préparation et pendant les repas.

Sur la bonne voie
Ces trois champs d’action ont déjà plus ou moins été mis en place, avec pour premier résultat une diminution entre 1999 et 2007 de 5,2 % des apports moyens en sel dans la population générale et de 20 à 30% chez les très forts consommateurs (plus de 12 g / jour).

Supprimer les habitudes alimentaires à risque

Nous pouvons tous, individuellement, contrôler une bonne partie de nos apports sodés en supprimant nos habitudes alimentaires à risque :

  • Pas de salière à disposition sur la table.
  • Bannir le saupoudrage systématique : goûter systématiquement avant de saler ou de resaler.
  • Remplacer le sel par d’autres types d’assaisonnement comme les épices, les herbes aromatiques et cuisiner avec de l’ail, des oignons, des échalotes.
  • Réduire la quantité de sel ajouté dans l’eau de cuisson, mettre le sel dans le creux de la main au lieu de saupoudrer l’eau avec le sel !
  • Remplacer les biscuits apéritifs, cacahuètes et chips (ceux ci en plus donnent soif !) par des légumes et fruits : tomates-cerises, radis, billes de melon, carottes ou céleri à tremper dans une sauce au yaourt, etc.
  • Eviter les eaux minérales trop riches en sodium en comparant les teneurs en sel indiquées sur les étiquettes.
  • Limiter les produits industriels, souvent très riches en sel.
  • Limiter les aliments les plus riches en sel : charcuterie (saucisson sec, jambon sec), bouillons (légumes ou viandes), sauces et condiments, certains fromages, pizzas et quiches, viennoiseries, biscuits apéritifs, etc.
  • Ne pas habituer les jeunes enfants à manger trop salé car les habitudes alimentaires se prennent dès l’enfance et il est difficile d’en changer à l’âge adulte.