Royaume Uni : et après le vote du Brexit…..

Brexit : British Exit (rappel)

• Le “Out” qui l’a emporté, avec 51,9 % des suffrages.
• La participation au référendum a été forte : 72,2 %.
• Le Premier ministre a annoncé qu’il allait démissionner.
• Depuis l’annonce du résultat, la livre sterling s’est effondrée.

 

• Vu d’Espagne : les Britanniques refont l’histoire
Dans son éditorial, le directeur du journal El Español s’inquiète des conséquences du vote britannique à deux jours du retour aux urnes des Espagnols. Alors que les Anglais ont traversé deux fois la Manche durant le siècle dernier pour protéger le continent du totalitarisme, ils tournent aujourd’hui le dos au projet européen pour revenir à leur splendide isolement.

“Un peuple de grande culture démocratique comme le peuple britannique décide d’abandonner une institution comme l’Union européenne, garante de paix et de coopération dans un espace commun qui a été ravagé par des guerres pendant des années. C’est comme si les aiguilles de la montre de l’histoire tournaient à l’envers”, écrit-il, avant de conclure : “L’Union européenne doit reprendre son élan. Sinon, ce sera une mosaïque de nationalismes xénophobes qui nous ramènera à la sombre vallée de l’Europe de l’entre-deux-guerres”.

• Vers un référendum en Irlande ?
En Irlande du nord, le parti nationaliste Sinn Féin “a demandé un référendum sur la réunification de l’Irlande, consécutif à la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE”,annonce le Belfast Telegraph. Selon le secrétaire national du parti, Declan Kearney : “Le vote anglais a renversé la volonté démocratique de l’Irlande du nord. C’était un vote intercommunautaire [nationaliste et unioniste] en faveur du maintien de l’adhésion à l’UE.”  Le journal rappelle que “l’Irlande du Nord a voté pour rester dans l’UE [56 % en faveur du maintien]”. L’autre quotidien de Belfast, The Irish News, explique qu’un tel référendum peut “être demandé par le secrétaire d’Etat de l’Irlande du nord dans les circonstances où l’opinion publique serait clairement favorable à l’unité irlandaise”, et donc à une abolition de la frontière séparant le territoire de la République d’Irlande.

• Vu du Brésil
Le quotidien Folha de São Paulo consacre sa une au Brexit et souligne que “les marchés financiers plongent”. Dans les deux ans à venir, période de transition pour rendre effective sa sortie de l’UE, “le Royaume-Uni devra essayer de recoller les morceaux d’un pays fissuré et devra affronter la colère politique d’une Europe bafouée”, estime le journal brésilien.

• La carte des votes
“L’image qui ressort est celle d’un pays extrêmement polarisé”, écrit The Guardian :“les zones en faveur du ‘remain’ ont voté encore plus largement que ce que l’on attendait pour rester dans l’UE, tandis que celles favorables au ‘leave’ ont voté plus fortement encore pour la quitter”.

• “Comment limiter les dégâts ?”

La sortie de l’UE est “une séparation tragique”, selon The Economist. “Comment limiter les dégâts de ce coup insensé que la Grande-Bretagne s’est infligé à elle-même ?” se demande le journal. Premièrement, “la chute de la livre au plus bas niveau depuis trente ans donne un avant-goût de ce que l’avenir nous réserve”,s’inquiète l’hebdomadaire économique, qui prévoit la “possibilité que le pays rentre en récession”. Une chose est sûre : ce vote représente “un déferlement de rage contre ‘l’establishment’”, constate le journal. “De nombreux électeurs britanniques qui ont fait les frais des coupes budgétaires publiques, et qui n’ont pas eu leur part du gâteau de la prospérité britannique, sont tombés entre les mains d’un populisme agressif”.

• Etats-Unis : le Brexit à la une
Les journaux américains réagissent au vote pour sortir de l’UE. “Les Britanniques surprennent le monde avec leur vote en faveur d’une sortie de l’Union européenne”,titre le New York Times. Pour le Wall Street Journal, “le vote du Royaume-Uni va avoir des répercussions dans le monde entier”. Tandis que dans un article publié en une de son site, le Washington Post dresse la liste de “ces autres pays qui pourraient, à leur tour, quitter l’UE, dont la Hongrie, la Grèce, la Suède, le Danemark… mais aussi la France.

• David Cameron annonce sa démission

Devant sa résidence officielle de 10 Downing Street, peu après 9 heures, le Premier ministre britannique a annoncé sa démission d’ici à l’automne, rapporte The Guardian. “Je ne pense pas pouvoir être le capitaine qui pilotera le pays vers sa prochaine destination”, a déclaré Cameron, avant d’ajouter : “Le nouveau Premier ministre sera en place début octobre”, au moment où le Parti conservateur tiendra sa conférence.

• L’Ecosse a voté à 67,2 % pour rester dans l’Union

“L’Ecosse a massivement voté pour le ‘Remain’, mais l’Angleterre et le pays de Galles envoient le Royaume-Uni en dehors de l’UE”, écrit The National, à Glasgow. Les Ecossais se sont prononcés à 67,2 % pour le maintien dans l’UE. Le Brexit remet sur le tapis la question de l’indépendance de l’Ecosse : The National évoque la possibilité d’un deuxième référendum, après celui de septembre 2014. Une option contestée par le leader du Ukip en Ecosse, David Coburn, interrogé par le journal : d’après lui, Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise, “ne le fera pas, car elle perdrait et elle le sait. En Ecosse, il n’y a pas de volonté d’un deuxième référendum. On l’a fait, ils ont perdu, ils doivent maintenant vivre avec”.

• “A toUtE !” titre The Sun

Avec le Brexit, le tabloïd le plus vendu du Royaume-Uni laisse exploser sa joie. “A toUtE !” crie The Sun à ses 1,8 million de lecteurs. Il ajoute que “la marge très étroite de victoire (52 % contre 48 %) pour le Brexit laisse la nation divisée en deux”. Il s’agit d’un “soulèvement populaire massif contre les élites londoniennes” venant des électeurs du “nord de l’Angleterre, de la côte est, des Midlands et du pays de Galles, ainsi que des zones rurales dans le Sud. Seuls l’Ecosse, l’Irlande du Nord et les quartiers du centre de Londres et de Manchester ont voté contre le Brexit.”

Avec la livre sterling qui a chuté de 11 % pendant la nuit, “du jamais-vu depuis trente et un ans”, le tabloïd note que “la City de Londres s’attend à un krach aujourd’hui”.

 

Le Courrier International.

sourire du jour : Le prince George accueille Barack Obama en pyjama et robe de chambre

Le petit prince George a accueilli jeudi soir Barack et Michelle Obama… en pyjama et robe de chambre. L’image fait le tour des réseaux sociaux et attendri le web.

C’est l’image attendrissante de ce week-end. Vendredi soir, le prince George a accueilli, du haut de ses presque 3 ans, le président américain et sa femme en visite au Royaume-Uni pour le 90e anniversaire de la reine Elizabeth II. Mais comme il était déjà un peu tard, le petit prince était déjà en pyjama et robe de chambre, prêt à rejoindre Morphée.

Face à l’importance des invités, il a tout de même eu l’autorisation deveiller un peu plus tard que d’habitude, pour profiter de la présence de Michelle et Barack Obama.

Et visiblement en forme, il en a même profité pour jouer avec soncheval à bascule. Une scène immortalisée par les photographes présents sur place, qui est aussi une façon pour le petit prince deremercier la famille Obama pour ce cadeau  qui lui a été fait à sa naissance.

Obama met en garde le Royaume-Uni contre le « Brexit »

Avant de rendre visite au prince George, ainsi qu’à ses parents Kate et William, Barack Obama s’est entretenu avec le Premier ministreDavid Cameron. Il lui a fait part de ses inquiétudes sur le « Brexit« , soit un départ du Royaume-Uni de l’Union européenne.

« Certains pensent peut-être qu’il y aura un accord de libre-échange USA/Royaume-Uni mais cela n’arrivera pas de sitôt […] Le Royaume-Uni sera en queue de peloton, a-t-il prévenu lors d’une conférence de presse avec le Premier ministre britannique. Nous sommes oncentrés sur les négociations avec le ‘grand bloc’ [l’UE, NDLR]. Les Etats-Unis veulent un Royaume-Uni fort comme partenaire. Et le Royaume-Uni excelle lorsqu’il contribue à diriger une Europe forte ».

georges 2

Règles douloureuses : une société propose un « congé menstruel »

Depuis peu, la société britannique Coexist propose à ses employées la possibilité de s’absenter en raison de menstruations douloureuses.

C’est peut-être le rêve de certaines femmes qui vivent très mal cette période. L’entreprise britannique Coexist, installée à Bristol (Angleterre), a décidé de mettre en place des temps de pause et de congés supplémentaires pour ses employées pendant leurs règles menstruelles douloureuses..

Pour comprendre cette décision, Bex Baxter, une des dirigeantes de Coexist, a expliqué auBristol Post : « J’ai managé de nombreuses employées féminines ces dernières années et j’ai déjà vu des femmes pliées en deux à cause de la douleur provoquée par leurs règles. Bien qu’elles souffrent profondément, elles se sentent coupables à l’idée de rentrer chez elles car elles n’osent pas se définir comme souffrantes uniquement en raison de leurs règles. Et cela est injuste (…) Si une personne souffre, peu importe la raison, il est important de l’encourager à rentrer chez elle », pense-t-elle.

Favoriser aussi la productivité

Les objectifs sont clairs : la société veut augmenter le bien-être de ses employées, favoriser leur productivité et surtout « briser un tabou ». Une stratégie à vérifier car la majorité du personnel de cette entreprise est féminin (17 femmes sur un effectif de 24 personnes).
« Nous nous sommes dits qu’il fallait faire quelque chose (…) Rien de tel n’a jamais été fait en Angleterre avant, ou, si cela a déjà été fait, c’était à toute petite échelle », précise Bex Baxter.
Concrètement, elle propose désormais à ses salariées de travailler à domicile ou de prendre un ou deux jours de congés payés.
Enfin, l’entreprise indique qu’elle n’a pas encore mis en place de véritable politique « spéciale règles ». Avant, elle souhaite ouvrir un débat sur le sujet prévu le 15 mars prochain, lors d’un séminaire intitulé « S’engager pour une politique des règles : valoriser les cycles naturels au travail », auquel 50 entreprises se sont déjà inscrites.

Selon une étude citée par  le site d’actualité Mashable, 40 % des femmes interrogées disent être « gênées » dans leur travail au moment de leurs règles.
Pour rappel, le congé menstruel existe déjà dans plusieurs pays d’Asie comme le Japon, Taïwan, la Corée du Sud ou l’Indonésie. D’autres ont engagé le débat, sans succès, comme la Russie ou les Etats-Unis.

Un ponte britannique viré pour cause de « Brexitphilie »

Brexitphilie : être en faveur de la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne.

Le directeur général de la puissante Chambre de commerce britannique aurait été suspendu de ses fonctions pour avoir exprimé sa position personnelle en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Indice de la tension des milieux d’affaires britanniques face à la perspective d’une sortie du Royaume-uni de l’union européenne, le directeur général de la Chambre de commerce britannique (BCC) a été suspendu de ses fonctions après ses récents propos en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une sanction révélée ce samedi par  le Financial Times, mais qui n’a pas été confirmée par la BCC.

Selon quotidien économique, John Longworth, patron de la BCC depuis 2011, a été suspendu pour avoir violé la position officielle de l’institution qui se veut neutre dans ce débat, à l’approche du référendum du 23 juin.

Or John Longworth a manifesté sa préférence « personnelle » pour un Brexit jeudi lors de la visite du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, venu s’exprimer devant un parterre d’hommes d’affaires réuni par la BCC.

Lors d’un discours prononcé à cette occasion, John Longworth a comparé le choix du référendum à un dilemme entre « le diable » du maintien dans une UE jugée irréformable et « l’océan insondable » des incertitudes qu’entraînerait un Brexit.

En porte-à-faux avec la majorité des entreprises

Il a ensuite enfoncé le clou au micro de la chaîne Sky News en déclarant: « mon analyse personnelle de la situation c’est que, avec les réformes qu’on a obtenues jusque-là, le Royaume-Uni serait mieux loti s’il décidait de quitter l’Union européenne. »

Le patron de la BCC s’est ainsi placé en porte-à-faux avec la majorité des entreprises pour lesquelles un Brexit représente un saut dans l’inconnu, face aux énormes avantages de la libre-circulation des biens et de la main-d’oeuvre du continent jusqu’aux îles du Royaume-Uni.

Selon un sondage conduit en septembre dernier, 60% des 2000 membres de la BCC sont en faveur d’un maintien dans l’UE, 30% pour une sortie et 10% sont indécis.

Ses commentaires ont aussitôt fait l’objet, vendredi, d’un sec communiqué de presse de la BCC, rappelant les règles du jeu que l’institution tente de respecter: « La Chambre de commerce britannique (BCC) ne fera pas campagne pour l’un ou l’autre camp du référendum sur l’Union européenne ». Et de préciser qu’elle se contentera d’analyser les points de vue des entreprises membres et d’alimenter le débat. 

(Avec AFP)

Attention au virus Zika !

De nouveaux cas du virus Zika ont été signalés en Europe. D’après les autorités des pays touchés, il s’agit de personnes revenues de voyages en Amérique du Sud.

La menace zika se répand hors du continent américain, pour toucher l’Europe de plein fouet. Après l’Espagne, c’est au Royaume-Uni que de nouveaux cas ont été détectés, mais aussi en Suisse. Ces malades n’ont toutefois pas été infectés sur le territoire européen, mais lors d’un séjour à l’étranger.

Public Health England, le ministère de la santé britannique, a précisé que trois de ses citoyens étaient touchés par la maladie depuis le 18 janvier.

Celle-ci sévit actuellement en Amérique du Sud et dans les Caraïbes. Les trois malades concernés avaient justement voyagé dans ces régions, l’un en Colombie, l’autre au Suriname et le dernier en Guyane. A la télévision nationale suisse, on mentionne également quatre cas bénins, là aussi chez des individus qui rentraient de vacances en Amérique Latine.

 

Symptômes de grippe

Si aucun cas n’a pour le moment été détecté en France métropolitaine, les Antilles Françaises connaissent un nombre croissant de malades, et il n’est donc pas improbable que de nouveaux cas soient donc détectés dans les jours qui viennent.

Transmise uniquement par les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus, la maladie est asymptomatique dans une grande majorité de cas, mais peut aussi apparaitre sous la forme de forts symptômes grippaux, et d’éruption cutanées, douze jours après une piqûre.

Il y aurait également un lien entre le virus et de graves malformations du foetus, dont des cas de microcéphalie (boîte crânienne anormalement petite), qui sont en augmentation dans les pays les plus affectés.

 

Pas d’inquiétudes

Comme le rappellent les autorités britanniques, il n’y a pas lieu de s’inquiéter d’une propagation en Grande-Bretagne, puisque les trois malades ne sont pas contagieux. Les futures mères doivent cependant éviter de se rendre dans ces régions.

C’est aussi la recommandation en vigueur en Suisse, où tout voyage non essentiel dans les régions affectées (1) est à éviter pour les femmes qui souhaitent tomber enceinte ou qui le sont déjà.

Il n’existe à ce jour pas de traitement curatif, ni de vaccin contre cette maladie, seulement des traitements des symptômes.

(1) La Barbade ; la Bolivie ; l’Équateur ; la Guadeloupe ; Saint-Martin et Guyana ; le Cap-Vert ; les îles Samoa ; le Brésil ; la Colombie ; le Salvador ; la Guyane française ; le Guatemala; Haïti ; le Honduras ; la Martinique ; le Mexique ; le Panama ; le Paraguay ; Porto Rico ; le Suriname ; le Venezuela