Histoire de La Calypso, du mythe à la dérive

Depuis 1956, la Calypso a été de toutes les missions de Jacques-Yves Cousteau. Sur tous les océans, le navire a permis la recherche, et le développement de techniques et de matériel de travail.

Sa carrière avait débuté comme dragueur de mines dans la Royal Navy, en 1942, sous le matricule froid «J-826». Aujourd’hui, la vieille dame, désormais mondialement célèbre sous le nom de Calypso, est menacée d’expulsion, et se retrouve au cœur d’une bataille juridique.

calypso concarneau

À l’origine de l’imbroglio, un désaccord sur les travaux de rénovation à effectuer. Chargés dans un premier temps de transformer l’épave en musée, les chantiers Piriou de Concarneau affrontent l’Équipe Cousteau. Une histoire de gros sous, bien loin des missions scientifiques menées par le commandant au bonnet rouge.

Article du site escales maritimes

 

C’est que la retraite a toujours été compliquée, pour la Calypso. Débutée en 1996, cette retraite anticipée a été provoquée par un naufrage, suite à une collision avec une barge dans le port de Singapour. Le site de l’Équipe Cousteau indique que le bateau s’apprêtait à entamer une nouvelle expédition, sur le fleuve Jaune.

La Calypso, vrai laboratoire flottant

Laboratoire flottant, le navire a connu ses heures de gloires entre 1956 et 1996. Pendant quarante ans, de la création du scaphandre autonome, à la conception de sous-marins, il a éprouvé de nouvelles technologies.

Comme à Marseille, en 1952, sur l’épave du Grand-Conglué. Grâce à l’invention par Jacques-Yves Cousteau et Émile Gagnant du scaphandre autonome, équipé pour la première fois de bouteilles à air comprimé et de détendeurs, l’équipe de Cousteau va découvrir des milliers d’amphores et de pièces datant du IIe siècle.

hélicoptère calypso

C’est en effet dans la recherche sous-marine que la Calypso va jouer son plus beau rôle. Équipée d’un nez avec chambre d’observation sous-marine, le bateau accueille une autre invention du commandant: Denise. Il s’agit d’un sous-marin, au format miniature, capable d’accueillir deux plongeurs et de descendre à plus de 300 mètres.

En 1957, l'équipage de la calypso pose avec le prototype d'une «soucoupe volante» SP-350. Il s'agit de la maquette du sous-marin Denise.

Le bateau qui fera traverser l’Atlantique à Cousteau

À partir de 1973, la Cousteau Society voit le jour au États-Unis. Son rôle est de sensibiliser le grand public à la préservation des océans. Les missions de l’équipe restent inchangées: explorer les océans, les épaves et filmer la biodiversité.

Encore une fois, le bateau jouera un rôle essentiel. Loin de ses débuts méditerranéens, il parcourt les côtes atlantiques, le Pacifique, les Caraïbes. Le journaliste Hugo Verlomme, évoque sur son blog de multiples destinations: les Antilles, le Mexique, l’Amazonie.

En 1973, lors d’une mission en Antarctique, le bateau est victime d’un accident. Il entre en colision avec un iceberg. L’accident, relaté par le journal télévisé, est un des nombreux exemples d’avarie qui touchera le naivre pendant sa carrière.

Les années 70 voient aussi la disparition de deux proches de Jacques-Yves Cousteau lors d’expéditions. Le second de la Calypso est tué par l’hélice d’un hélicoptère, en Antarctique en 1975. En 1979, c’est au Portugal que survient un second accident, dans lequel est tué un des fils du commandant.

L' Alcyone, en 2006. Ce bateau est équipé de deux «voiles» rigides.

Quelques années plus tard, la Calypso ne sera plus seule. En 1985, Jacques-Yves Cousteau lance l’Alcyone, un navire propulsé en partie grâce à un système de voiles rigides. C’est ce système qui devait équiper la Calypso II, projet élaboré par la commandant Cousteau, mais abandonné notamment en raison de son coût.

Aujourd’hui, le sort de l’épave de la Calypso reste en suspens. Dans l’Odyssée, Calypso est le nom de la nymphe qui recueille Ulysse après son naufrage. Pour l’heure, rien ne dit que ce qui reste du bateau trouvera quelqu’un pour le recueillir.

lien vers l’article avec les vidéos sur la Calypso

Lamentable : Quand Apple interdit les réparations en dehors de ses propres boutiques

Je trouve que ça craint là pour les clients d’Apple, si ce n’est pas se mettre en situation de monopole ça !!! c’est moche.

 

L’erreur 53 est l’un des pires messages d’erreur qu’un utilisateur d’iPhone puisse voir s’afficher sur son téléphone. En effet, il survient notamment lorsque l’iPhone a été réparé ailleurs que dans un Apple Store ou une boutique agréée par la marque à la pomme. En cause : un risque pesant sur la sécurité du capteur d’empreintes digitales, selon Apple.

L’erreur 53 a fait le tour du Web ce week-end. Cette erreur est susceptible de s’afficher sur le téléphone lors de la restauration ou de la mise à jour d’un iPhone et empêche alors son utilisation ou la récupération des données. La seule solution, c’est de repasser à la caisse, en procédant à l’échange du téléphone, facturé entre 320 et 350 euros selon le modèle, même sous garantie.

En effet, dans la très grande majorité des cas, l’erreur 53 est la conséquence d’une réparation de l’écran effectuée en dehors du réseau Apple, à l’aide d’une boutique de quartier ou avec ses propres tournevis et un peu d’huile de coude.

 

Une histoire de capteurs d’empreintes

Plus exactement, l’erreur intervient lorsque le bouton physique (qui abrite le capteur d’empreintes digitales) d’origine a été changé, ce qui est le cas lorsque le réparateur ne prend pas la peine de retirer le bouton original de l’écran lors de l’échange de ce dernier. La carte mère de l’iPhone ne repère donc pas la signature du capteur original et refuse alors de fonctionner, sauf si la réparation a été réalisée par un réparateur agréé qui peut reprogrammer la carte mère. Ce qui semble possible en théorie, mais pas dans la pratique.

 

La conséquence d’une mise à jour

L’histoire est ressortie ce week-end à la faveur d’un article publié par le Guardian. Mais dans les faits, ce problème se pose depuis l’arrivée d’iOS 9, en septembre 2015. C’est cette mise à jour qui a rendu obsolètes tous les iPhone dont le bouton physique n’avait pas été changé dans les règles de l’art Apple, c’est-à-dire tous les clients d’Apple qui ne souhaitaient pas payer plusieurs centaines d’euros pour la réparation d’un écran brisé.

Apple se défend sur son site Internet en précisant que « si votre appareil iOS est doté de Touch ID, iOS vérifie que le capteur Touch ID correspond aux autres composants de votre appareil lors de la mise à jour ou de la restauration. Cette vérification garantit la sécurité de votre appareil et des fonctionnalités iOS associées à Touch ID ». Apple utilise donc l’argument de la sécurité qui est recevable puisqu’un réparateur non agréé pourrait installer des capteurs non sécurisés ou capables de mettre à mal la sécurité d’iOS.

Une mauvaise communication

Il y a toutefois un réel problème de communication chez Apple. L’entreprise aurait au moins pu prévenir ses clients que la mise à jour vers iOS 9 allait bloquer les terminaux dont le bouton physique avait été changé en dehors du réseau officiel. Les clients qui sont bloqués suite à la mise à jour ne peuvent alors plus utiliser leur téléphone ni récupérer leurs données.

La seule solution est de récupérer le bouton d’origine, ou de faire changer son iPhone dans un Apple Store, en dehors du cadre de la garantie. Un système fermé peut avoir des avantages comme la sécurité ou la facilité d’utilisation, mais on a aujourd’hui la preuve qu’il peut compliquer la vie des utilisateurs et des clients qui empruntent un chemin légèrement différent de celui tracé par l’entreprise.

Je trouve cette politique négative pour l’image de la marque.

Source : Article frandroid