Le Modern Express arrivé à Bilbao

Heureux épilogue !

Les manœuvres ont débuté à 9h30 ce mercredi. Le remorquage du Modern Express, roulier en perdition depuis fin janvier dans l’Atlantique, dans le port de Bilbao, sur la façade atlantique du nord de l’Espagne.

sont en cours. Selon les autorités portuaires, l’opération ne se terminera « pas avant midi».

Le bateau, qui naviguait du Gabon vers le port français du Havre (Seine-Maritime) avait émis un signal de détresse le 26 janvier, à 280 km de la pointe nord-ouest de l’Espagne, avant de dériver vers les côtes françaises. Ses 22 hommes d’équipage philippins avaient été évacués par des hélicoptères espagnols.

Opération inédite

Selon la porte-parole du port, c’est la première fois que des manœuvres de cette ampleur, impliquant un navire de 164 mètres transportant quelque 3600 tonnes de bois et d’engins de travaux, sont organisées dans le port, l’un des plus grands de la façade atlantique espagnole avec quelque 31 millions de tonnes de fret en 2014.

Le cargo, immatriculé au Panama, est tiré par le remorqueur Centaurus depuis le 1er février. Le Modern express a été assisté par des navires espagnols et français. Le mardi 2 février à 18h10, il se trouvait à 10 milles nautiques (18,5 km) du port de Bilbao, selon un communiqué du ministère espagnol de l’équipement. Mais les autorités espagnoles et l’entreprise de remorquage ont préféré attendre ce mercredi matin pour l’entrée dans le port afin de disposer d’une meilleure visibilité.

Cargo à la dérive: Le «Modern Express» remorqué vers le port de Bilbao

Tel un poids mort de plusieurs milliers de tonnes, le Modern Express est désormais remorqué en direction du port de Bilbao, au nord de l’Espagne. L’information sur sa destination finale a été dévoilée par la préfecture maritime Atlantique. Tracté par un remorqueur, il se trouvait à 65 km des côtes françaises, où il ne risquait plus de s’échouer, lundi soir.

« Le remorqueur Centaurus éloigne actuellement le navire Modern Express de la côte. Il fait route vers l’ouest à 2 nœuds (env. 4 km/h), et se situe à 65 km de la côte », annonce la préfecture dans un communiqué. « Le navire est maintenant suffisamment éloigné pour ne plus craindre d’échouage sur les côtes des Landes. Nous avons été informés par les autorités espagnoles qu’elles ont accepté la demande de l’armateur d’accueillir le navire à Bilbao », qu’il devrait approcher mercredi matin, précise-t-elle.

Eloigner le cargo des côtes pour «se donner de la marge»

Le cargo poursuivait lundi soir sa route dans des conditions météo «plutôt favorables» pour la suite des opérations. «On prend beaucoup de précaution parce que la houle est toujours assez forte, avec des creux d’environ 3 mètres. Mais le vent a bien baissé» et souffle «de 20 à 28 km/heures», précise la préfecture maritime. Le cargo de 164 mètres avait parcouru vers 18h00 lundi une bonne vingtaine de kilomètres depuis le début des opérations de remorquage à la mi-journée.

La priorité des experts est d’éloigner le cargo des côtes pour «se donner de la marge», a expliqué le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaux, porte-parole de la préfecture maritime Atlantique. Car le câble de remorque peut casser sous l’effet de la tension. «Mais le bateau s’écarte des côtes avec moins de vent et c’est rassurant».

5 navires engagés dans l’opération

L’opération a été menée par quatre experts de la société néerlandaise Smit Salvage. Ils ont profité d’une accalmie météo lundi matin pour faire cette ultime tentative, alors que le cargo poursuivait sa dérive vers le littoral. A 11H00, la préfecture maritime a annoncé qu’il était «connecté» à un des deux remorqueurs présents.

Dimanche, une météo hostile avait empêché toute tentative d’hélitreuillage des experts à bord du cargo, qui est fortement incliné, avec une gîte de 40-50 degrés, après deux tentatives infructueuses de remorquage vendredi et samedi. Au total, cinq navires sont engagés dans la délicate opération: la frégate de lutte anti-sous-marine Primauguet, avec à son bord un hélicoptère, deux remorqueurs espagnols, le remorqueur français L’Abeille Bourbon, affrété par la Marine nationale, ainsi qu’un bâtiment de dépollution.

L’opération de remorquage du cargo « Modern Express » est un « succès », selon la préfecture maritime

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L’ultime tentative pour tenter de remorquer le roulier modern express en dérive depuis sept jours à 44 km des côtes landaises, a réussi. Lundi peu après 13 heures, la préfecture maritime a annoncé que l’opération de remorquage du bateau est un « succès ».

• Le Centaurus, un remorqueur espagnol avec lequel il avait été connecté en fin de matinée, à 44 km des côtes, « a réussi à le pivoter, à lui mettre le nez vers le large, et il a commencé le remorquage » a indiqué un porte-parole de la préfecture, ajoutant que « le convoi fait actuellement route vers l’ouest à 3 noeuds [5,4 km/h]« .

• Les habitants des côtes landaises sont inquiets en attendant le résultat du remorquage. « On n’a pas envie d’avoir une marée noire sur nos côtes landaises« , réagit une résidente.

• Le navire, qui bat pavillon panaméen, a quitté le Gabon il y a deux semaines, avec 3 600 tonnes de bois à bord. Le navire a basculé au large des côtes espagnoles alors que la mer était agitée. Son équipage, composé de marins philippins, a été évacué. Selon des experts, c’est la marchandise qui, mal fixée, pourrait avoir précipité la gîte du bateau.

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