Yes we came

Le rendez-vous avec l’histoire trottait dans la tête d’Ares et il a fini par en faire,un dessin. « Je me suis dit qu’il fallait tout de même que je trouve quelque chose, et puis il y a deux jours, c’est venu », raconte l’artiste cubain, quelques heures seulement avant l’arrivée du président américain à la Havane. Huit ans après leHope de Shepard Fairey, (voir  en fin d’article) ce portrait devenu culte de Barack Obama qui avait accompagné sa campagne victorieuse pour la Maison Blanche, l’artiste cubain s’est inspiré de son code graphique pour souhaiter un « bienvenido » particulier au premier président américain à se rendre à Cuba depuis Calvin Coolidge, en 1928.

cuba yes we came

Clin d’œil au « Yes we can » de 2008

Ares, nom d’artiste d’Aristides Estaban, a dépeint un Obama souriant vêtu de la « guayabera » cubaine, un cigare glissé dans la poche, et posant devant la tour en forme d’étoile érigée en mémoire du héros national cubain José Marti. « Yes we came », proclame le dessin, dans un clin d’œil au « Yes we can » de 2008 qui a pris dimanche 20 mars, un peu après 16 heures, une saveur particulière avec l’atterrissage de l’Air Force One de M. Obama, sous la pluie.

Le président démocrate appréciera sans doute l’attention. Il a pris soin de préparerson arrivée en participant au sketch d’un des comiques les plus populaires du pays, Luis Silva, dont le personnage « Panfilo » peut avoir la dent dure avec les autorités lorsqu’il tourne par exemple en dérision des pénuries de pommes de terre. Le sketch, diffusé par l’ambassade des États-Unis à Cuba, met en scène un coup de fil impromptu entre les deux hommes. « Je suis content que vous veniez. Ne faites pas enregistrer vos bagages, sinon vous serez bloqué à la douane », conseille le Cubain.

 

hope
« hope » de Richard Fairey
  • Gilles Paris (La Havane, envoyé spécial)
    Journaliste au Monde
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