Nature : La moitié des sites du patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles

Sujet très préoccupant.

Grands lacs africains, forêts primaires, récifs de corail, sanctuaire népalais des derniers tigres sauvages : les trésors naturels de la planète sont en danger. L’Unesco a inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial 229 de ces sites précieux disséminés dans une centaine de pays : 32 pour leur richesse naturelle et culturelle, 197 uniquement pour la beauté de leur paysage et la qualité de leurs écosystèmes. Chacun de ces lieux présente une « valeur universelle exceptionnelle », ce qui ne suffit pas à leur garantir leur protection.

Dans un rapport publié mercredi 6 avril, le WWF pousse un cri d’alarme à leur sujet. Selon l’ONG, la moitié de ces emblèmes de la biodiversité – 114 – est aujourd’hui soumise à des menaces émanant essentiellement de l’industrie : activités pétrolières et gazières, extraction minière, exploitation forestière illégale, construction de grandes infrastructures, surpêche ou encore consommationexcessive des ressources en eau.

« Si nous ne parvenons même pas à prendre soin des plus beaux endroits de la planète, si nous ne sommes même pas capables de freiner notre boulimie depétrole, de gaz, de charbon, de pêche pour préserver ces “joyaux de la couronne” qui représentent à peine 0,5 % des terres émergées, alors nous ne serons en mesure de le faire nulle part ! », affirme Pascal Canfin, directeur du Fonds mondial pour la nature (WWF) France.

Pour la mener, l’ONG internationale a fait travailler le cabinet d’experts Dalberg Global Development et recoupé de nombreuses données. Les sites qu’elle considère comme les plus exposés correspondent en bonne partie à ceux que l’Unesco a épinglés dans sa liste du Patrimoine mondial en péril, mais pas uniquement. Pour le parc national Doñana en Andalousie menacé par la réouverture d’une mine, par exemple, ou pour tel grand complexe forestier deThaïlande coupé net par une infrastructure routière qui fragmente l’habitat de la faune, il n’est pas trop tard pour redresser la barre.

Lire aussi :   La Chine fait main basse sur les forêts africaines

Vision à court terme

« LA PROTECTION DES AIRES NATURELLES ET DES ÉCOSYSTÈMES NE FAIT PAS OBSTACLE AUDÉVELOPPEMENT »

L’Unesco, qui a été prévenue de cette campagne, n’a pas la même latitude pour mettreles Etats devant leurs responsabilités. Il arrive qu’elle tache de rappeler à l’ordre un gouvernement, comme cela a été le cas ces derniers mois vis-à-vis de l’Australie où l’état de la Grande Barrière de corail se détériore à grande vitesse. Mais il est difficile du point de vue diplomatique de prendre de front tous les pays coupables de laxisme vis-à-vis de leur patrimoine exceptionnel. Ce sont eux qui demandent le classement d’une de leurs réserves naturelles, d’une région remarquable. C’est ensuite que la situation se détériore. Un grand barrage hydroélectrique par-ci, un permis de bétonner par-là : au nom de la logique économique, c’est une vision de court terme qui s’impose.

Pourtant, « la protection des aires naturelles et des écosystèmes ne fait pas obstacle au développement, écrit Marco Lambertini, directeur général du WWFInternational. Au contraire, elle va dans le sens d’un développement soutenable et robuste qui profite sur le long terme à la nature et à l’homme et contribue à la fois à la stabilité sociale, la croissance économique et le bien-être de chacun ».

Or, actuellement, près d’un site classé sur cinq accueille dans son périmètre une concession d’hydrocarbure, malgré l’engagement pris à partir de 2003 par certaines grandes compagnies minières et pétrolières (notamment Shell, Total, Tullow) de s’abstenir d’y mener leurs activités. Un cinquième des lieux classés, situés dans le milieu marin, pâtissent globalement de la surpêche. Dans la région des Caraïbes notamment, le déclin des poissons herbivores conduit à l’effondrement prévisible des récifs coralliens, progressivement recouverts d’algues.

L’Afrique subsaharienne souffre de la situation la plus critique : sur quarante aires classées, trente sont confrontées à un ou plusieurs de ces fléaux environnementaux, ce qui peut avoir un impact direct sur les moyens d’existence de 1,8 million de personnes. Le tableau est le même dans au moins 54 % des cas en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Lorsqu’elles sont vastes et en bon état, les aires naturelles permettent pourtant deconsolider la sécurité alimentaire des communautés locales, elles contribuent àréduire la pauvreté, à lutter contre le changement climatique et à atténuer les effets des catastrophes naturelles. L’ONG cite à l’appui trois sites qui ont su améliorerles conditions de vie de leurs habitants, en cessant de pêcher à la dynamite et au cyanure, notamment aux Philippines. Plus de 11 millions de personnes dépendent des sites classés pour subvenir à leurs besoins, se soigner, travailler.

Le WWF suggère d’impliquer les populations alentour et de redistribuer les retombées du tourisme haut de gamme. Il y aurait fort à faire au vu de la palette de calamités environnementales que décrit le rapport. Ainsi, sur l’île indonésienne de Sumatra, les trois parcs nationaux composés de forêts humides dont dépendent plusieurs millions de personnes pour l’approvisionnement en eau, sont menacés à la fois par le prélèvement excessif du bois, par des routes, des voies ferrées, sans compter vingt-sept concessions minières, trois pétrolières et gazières…

Le Monde planète

Humeur : Triste constat ce dimanche : notre terre va mal !

Ce blog défend la nature, au fil de mes article je relate les signes d’alerte, les erreurs humaines, je tente par des repères d’amener à la réflexion, pour que enfin notre mère Nature soit respectée.

.Suite à un commentaire, je vais faire un tour d’horizon de ce que j’ai publié comme appels de détresses… au moins une partie sinon cet article va faire deux pages et personne ne le lira.

Alors ayez le courage de prendre conscience que chacun peut agir dans son coin, ce n’est pas au voisin de faire le premier pas, mais à vous lecteur, ou vous qui lisez, vous fumez ok, mais jetez votre mégot dans un endroit prévu à cet effet ! vous avez un potager, ok mais faites un compost, vous avez un appartement, triez vos déchets !

Articles traitant de la nature, de l’action humaine qui dégrade celle ci et les dérèglements climatiques générés par l’homme.

 

En Mongolie, un hiver extrême décime les cheptels et menace les éleveurs

Record de chaleur en février, une première depuis 1880

Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

Roundup: quels sont les autres produits dangereux que veut autoriser l’Europe?

Bretagne : tempête au menu ce jour, inondations aussi !

Nature : quand la société de consommation est un fléau

Epargnez la nature, ne jetez pas vos mégots partout…. Merci …

 

Alors merci pour tous les petites choses que vous ferez pour la nature… ne pas jeter des ordures n’importe où, marcher pour les petites distances au lieu de prendre votre voiture, l’avenir de notre planète est entre les mains de chacun.

Puis bougez, agissez, si vous ne voyez pas que notre planète est en danger vous êtes ou tout à fait crétin ou totalement aveugle ou égoïste, ce n’est pas au voisin d’agir mais à chacun d’agir……

Il y a pire que les bouchons parisiens

Hier je parlais de l’association « Strasbourg respire », elle alerte sur la qualité de l’air dans sa ville, mais évidemment il n’y a pas que là que la circulation automobile pollue, notamment par les bouchons ! aie aie ..

Récit :

Déjà cette illustration parle d’elle même :

bouchons en f.png

Sur le podium français : Paris, Lyon puis Toulon.

Regardez les chiffres de la congestion automobile à Londres ou Los Angeles (voir tableau plus bas). Ça ne console pas, mais en matière de maîtrise de ses émotions un vendredi après-midi sur le périph parisien entre Porte Maillot et Porte de Clignancourt, ça peut aider. Certes, le temps moyen perdu dans les embouteillages parisiens en 2015 est de 45 heures par conducteur, selon une étude parue mercredi et réalisée par Inrix, spécialiste des services d’infotrafic. Soit près de deux jours.

Mais le rapport, qui s’est concentré sur la collecte de données en Europe et aux Etats-Unis, montre qu’un conducteur équivalent a perdu l’an dernier 101 heures dans les bouchons londoniens (soit plus de quatre jours), 70 à Bruxelles ou 57 heures à Moscou. Londres est la première ville à dépasser les 100 heures. Un niveau record d’embouteillages qui s’expliquerait, selon l’étude, par un nombre très élevé de travaux routiers, destinés justement à améliorer la fluidité.

Les zones métropolitaines les plus engorgées en Europe en 2015

La capitale française n’est «que» 15e au classement des villes «les plus saturées d’Europe», écrit Inrix. Mais en France, Paris est sans surprise la grande gagnante du pare-choc contre pare-choc, suivi d’assez loin par Lyon (36 heures) et Toulon (35 heures). L’étude pointe un fait étonnant : pour la quatrième année consécutive, cette congestion baisse. «Les conducteurs français ont perdu en moyenne 28 heures dans les bouchons, soit une heure de moins qu’en 2014» écrit le rapport. Un phénomène qui s’explique «en partie par le ralentissement de l’économie et par le taux de chômage élevé qui ont réduit le nombre de conducteurs et donc conduit à un trafic moindre», assure la société. Elle relève aussi, comme point positif, la position pionnière du pays en matière de covoiturage qui a «conduit à une réduction des conducteurs sur les routes».

Au-delà du temps perdu dans les embouteillages – un comptage sans doute incomplet, les conducteurs traversant souvent plusieurs villes lors de leurs trajets domicile/travail – cette étude donne un aperçu des pays les plus congestionnés. Et, en Europe, la Belgique, petit pays fortement urbanisé, arrive en tête (44 heures de bouchons par conducteur dans les zones suburbaines), suivi des Pays-Bas et de l’Allemagne. Mais les Etats-Unis arrivent premiers sans peine, avec près de 50 heures perdues dans les embouteillages.

Inrix assure qu’il faut s’attendre, dans les grandes métropoles, à une hausse générale et «inévitable du trafic» dans les années à venir. Et conclut en affirmant que «le problème de la congestion du trafic ne sera pas résolu en ajoutant simplement de nouvelles routes ou en rénovant le revêtement des voies existantes».

Richard Poirot – Libération

Pollution automobiel à Strasbourg :
Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

 

 

Asthme : tout se joue in utero

En direct du 23e congrès mondial de l’asthme. Une étude américaine démontre la toxicité précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

 

TOXICITÉ. Difficile période pour les asthmatiques. Alors que l’Europe du Nord a fait face ce week-end ensoleillé de mars aux premiers pics de pollution atmosphérique de l’année, c’est en Europe du sud, à Madrid, que se déroule le 23eCongrès mondial sur l’asthme. Hasard du calendrier? Tout juste 24 heures avant le démarrage du congrès, une étude américaine d’envergure était publiée dans le Journal of allergy and clinical of immunology. Elle démontre la toxicité extrêmement précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

Chez les femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est 30% plus élevé

Le suivi de 225.000 grossesses dans 19 hôpitaux américains a en effet démontré que les futures mères sont d’autant plus à risque d’accoucher prématurément qu’elles ont été exposées aux polluants extérieurs et ce jusqu’à trois mois avant la conception du futur enfant. Dans le groupe des femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est ainsi 30% plus élevé. « On savait déjà que tout se jouait très tôt in utero, réagit à Madrid le Pr Eugenio Baraldi, de l’université de Padoue (Italie). Car les poumons immatures des nouveaux nés prématurés sont d’une part plus à risque de développer dans les premières années de vie une sensibilité aux infections virales (comme le virus respiratoire syncitial, VRS , agent majeur de la bronchiolite ) mais aussi, à plus long terme, une maladie asthmatique« .

TABAGISME.

Les futures mères asthmatiques devraient donc logiquement, selon l’étude américaine, éviter les activités en extérieur bien avant la conception de leur enfant. « Celles qui ne sont pas asthmatiques devraient surtout arrêter le tabac et ce avant leur grossesse. Car le tabagisme, actif et passif, est un facteur connu pour ralentir la maturation des poumons des enfants à naître« , insiste le spécialiste. « Pendant la grossesse, il est d’ailleurs important d’intensifier le suivi des femmes pour aborder par exemple le sujet du sevrage tabagique« , insiste un autre spécialiste, le Dr Louis-Philippe Boulet, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (hôpital Laval) et ainsi voir les femmes toutes les 4 à 6 semaines ».

Sylvie Riou – Association Strasbourg respire

Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

« Strasbourg respire » est une association dont le but est de lutter contre la pollution de l’air à Strasbourg, mais ce problème est le même dans toutes les grandes villes.

Michel Aubier, chef du service de pneumologie-allergologie de l’hôpital Bichat, également médecin-conseil du groupe pétrolier Total, est au cœur d’une polémique en raison notamment de propos tenus dans plusieurs médias, minimisant la toxicité du diesel sur la santé.

« Dans l’émission “Allô Docteur” du 1er mars (sur France 5), le Pr Michel Aubier, pneumologue à l’AP/HP (assistance publique/hôpitaux de Paris), a affirmé que la pollution atmosphérique n’était pas cancérigène sauf à de très forts taux d’exposition et essentiellement chez les fumeurs » , déplore le collectif « Strasbourg respire ». « Un rectificatif nous semble indispensable pour corriger certains propos d’un médecin universitaire qui vont à l’encontre des principales études médicales, et notamment des études de l’OMS qui a classé le diesel cancérigène en 2012 et la pollution atmosphérique cancérigène en 2013 » , ajoute ce collectif dans un communiqué.

Michel Aubier n’était pas joignable hier pour réagir. « L’OMS s’est déjà trompée plusieurs fois, regardez sur la grippe aviaire ! Il faut faire extrêmement attention aux discours alarmistes. Mes patients fumeurs, du coup, me disent : “Je peux continuer à fumer, c’est le diesel !” Or 95 % des cancers du poumon, c’est le tabac » , s’est-il défendu auprès de Libération. Le quotidien révèle que celui-ci a par ailleurs passé sous silence son activité de médecin-conseil chez Total qu’il exerce depuis la fin des années 1990… Lors d’une audition, le 16 avril 2015, par la Commission d’enquête du Sénat sur le coût économique et financier de la pollution de l’air, Michel Aubier, alors représentant l’AP-HP à la place du directeur général Martin Hirsch, indisponible, « déclarait sous serment n’avoir “aucun lien d’intérêt avec les acteurs économiques” » , écrit Libération. Martin Hirsch, qui a fait de la lutte contre les conflits d’intérêts une priorité au sein de l’AP-HP, affirme de son côté qu’il ignorait jusqu’alors le lien du pneumologue avec le pétrolier. Il a adressé un courrier au président de la Commission d’enquête sénatoriale, indiquant qu’il avait demandé des éclaircissements.

Source : Alsace.fr

 

Lien vers le site de l’Association

Association Strasbourg respire

Marseille : colère rouge contre les boues rouges

La Méditerranée est superbe mais c’est une mer presque fermée, donc fragile, alors que l’on arrête de faire des bêtises !!!! Marie

« Faut arrêter les conneries maintenant ! » a griffonné un jeune manifestant qui brandit haut sa pancarte au-dessus d’une foule d’un millier de personnes. Ils sont venus, samedi 30 janvier, dire leur colère contre la poursuite du déversement en Méditerranée d’effluents industriels par l’usine d’alumine Alteo à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Les organisateurs – un collectif d’associations – ont choisi d’exprimer cette « colère rouge » devant la préfecture à Marseille.

En ligne de mire : l’arrêté signé le 28 décembre par le préfet des Bouches-du-Rhône, Stéphane Bouillon, autorisant Alteo à rejeter dans le canyon de Cassidaigne, une fosse marine à sept kilomètres des côtes du Parc national des Calanques, jusqu’à 270 mètres cubes d’effluents liquides par heure. Et acceptant, pour une durée de six ans, le dépassement des valeurs limite d’émission fixées par des normes européennes concernant six polluants, principalement des métaux lourds, tels l’arsenic (11 kg par jour), le fer (87 kg/jour), et l’aluminium à raison de 2 880 tonnes par an.
L’usine Alteo fabrique depuis des décennies de l’alumine à partir de la bauxite et disposait d’une autorisation de rejet en mer de ses résidus de fabrication, les « boues rouges », jusqu’au 31 décembre 2015, rejets transportés via une canalisation longue de 47 kilomètres souterrains et 7 kilomètres sous-marins reliant Gardanne au canyon de Cassidaigne. Depuis 1996, ce sont vingt millions de tonnes de boues rouges qui ont tapissé ainsi les fonds marins sur 2 400 km², bien au-delà du point de rejet et s’étendant vers le Var à la faveur de courants marins.

usine alteo

 

La veille de la manifestation marseillaise, Alteo, contrôlé par le fond d’investissement américain HIG Capital a, dans un communiqué, « déploré la campagne de désinformation car il n’y a plus de rejet de boues rouges en mer depuis le 1er janvier ». Entré totalement en service en novembre, « le nouveau procédé d’exploitation aboutit à la réduction du flux de métaux rejeté de plus de 99 % et constitue en cela une amélioration environnementale et industrielle majeure », indique Alteo. Depuis 2007, l’exploitant a transformé ses boues en « bauxaline » un produit de remblai. Mais pour les manifestants, ce rejet désormais aqueux demeure inacceptable. « On ne veut plus d’effluents liquides. L’exploitant avait trente ans pour trouver des moyens alternatifs », a déploré la députée européenne Michèle Rivasi, vêtue d’une veste rouge comme beaucoup de manifestants.

Les opposants comptent sur Ségolène Royal

Les opposants comptent sur la ministre de l’environnement qui désapprouve cette nouvelle autorisation. « L’ordre est venu du premier ministre au préfet, direct », avait déclaré Ségolène Royal. A Marseille, juché sur un camion transformé en tribune, l’eurodéputé EELV José Bové a ainsi vilipendé « une décision illégale ». « Monsieur Valls est hors-la-loi, il fait des choses contre la logique de la Constitution. Au moment où il veut changer la Constitution, il ne respecte pas celle qui existe déjà. » Selon lui, le premier ministre n’était pas habilité à prendre une telle décision qui relève uniquement de la ministre de tutelle. D’où l’apostrophe de José Bové : « Ségolène, tu as les moyens d’agir, tu peux faire en sorte qu’on arrête de polluer les calanques. »

Les manifestants ont dénoncé les effets désastreux de ces rejets. « Les Calanques sont le seul parc national au monde discrédité par un permis de polluer et de tuer la flore et la faune marine », a expliqué le Pr Henry Augier qui préside Union Calanques Littoral. Selon ce scientifique, « il existe pourtant des techniques de dépollution à 100 % ». Les pêcheurs ont exprimé leur colère à l’image de Gérard Carradano, patron pêcheur à La Ciotat. « On nous parle des 440 emplois de l’usine de Gardanne mais qui parle du nombre des pêcheurs qui n’a cessé de régresser ? La bouillabaisse, c’est une spécialité marseillaise et on n’a pas besoin de la rouille d’Alteo, on sait la faire », s’est-il amusé.
alteo

Le tribunal administratif de Marseille examinera le 23 février une requête en référé suspension contre l’arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône, à la demande de plusieurs associations. « Alteo a joué lapolitique du fait accompli, a déclaré leur avocat Me Benoît Candon. En ne déposant une demande de renouvellement de l’autorisation de rejet qu’en 2014, l’exploitant savait que, techniquement, il n’était pas possible de mettre en œuvre un traitement sans rejet pour le 31 décembre 2015. Mais de là à lui accorder six ans pour atteindre les seuils réglementaires pour certains polluants, le préfet aurait pu retenir un délai beaucoup plus court. »

  • Luc Leroux (Marseille, correspondant)
    Journaliste au Monde

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pollution/article/2016/01/30/a-marseille-colere-rouge-contre-les-boues-rouges_4856641_1652666.html#Ba1kJP4jYi6DUclJ.99

pour en lire plus sur le sujet :

Article du monde sur le même sujet

Après échouage qu’en sera t’il du cargo

Les questions commencent à pleuvoir, car l’échouage devient une question d’heures maintenant. Un petit début de réponse.

Qu’en sera-t’il dans quelques mois de toute cette affaire ?

Quid des plages l’été prochain ?

Quid du démantèlement de ce cargo ?

Quid de sa cargaison ?

Quid des pollutions actuelles et à venir, des sociétés devant intervenir, des côtes inévitablement souillés par 300.000 litres de carburant ?

Ce que la France DOIT FAIRE :
1. Le cargo appartient de fait à la France,
2. Amende et contraintes contre l’armateur étranger (bureaux, avoirs, personnels…) en France
3. La cargaison, mazout, bois et autres appartiennent définitivement à la France qui en use comme bon lui semble,
AUCUNES DEMANDES de ce pays (le Panama) ou de l’armateur, ne seront tolérées et encore moins acceptées !

Il faut savoir que ce cargo sera une sacré verrue l’été prochain car n’y pensait pas : Il faudra bien 1 ou 2 ans pour découper ce monstre !

 

A suivre ……

Nature : des milliers de bidons de lessive échoués sur une plage anglaise

Inquiétant pour la nature cet événement :

Des milliers de bidons de lessive de couleur rose fluo se sont échoués depuis dimanche sur une plage entière de Cornouailles en Angleterre non loin du célèbre Cap Lizard. Selon la BBC, ces bidons caractéristiques sont ceux de la marque Vanish. Lors d’une tempête au mois de mai dernier, un navire aurait perdu un conteneur avec cette marchandise en pleine mer.

lessive

Outre la vision suréaliste de ces bidons, l’association de défense de l’environnement Cornwall Wildlife Trust s’est montrée très préoccupée. «Le principal souci est que du détergent est entrer dans le milieu marin même si de nombreux bidons n’ont pas été percés», a expliqué l’un des responsables de l’association en recommandant tout de même d’éloigner les enfants et les animaux de ces plages.

Photos de Steve HAYWOOD

 

fuite massive de méthane en Californie, une catastrophe écologique et humaine

La Californie est en état d’urgence. Depuis plus de deux mois, une fuite de gaz massive affecte la région de Los Angeles. Cet accident industriel majeur, qualifié de désastre sans précédent en Californie par les experts, a forcé des milliers de résidents à évacuer la zone.

La fuite est située à 2 400 mètres de profondeur dans un puits de forage de gaz naturel, sur le site d’Aliso Canyon, qui représente l’un des plus grands réservoirs des Etats-Unis, à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Los Angeles. Le puits est exploité par la société de distribution Southern California Gas Co (SoCal Gas).

  • Entre 30 et 58 tonnes de méthane par heure

Estimations des quantités de méthane déversées dans l'atmosphère sur le site d'Aliso Canyon, près de Los Angeles, en Californie.

Depuis sa découverte le 23 octobre, la fuite laisse se déverser d’immenses quantités de méthane en permanence dans l’atmosphère. Le California Air Resources Board, l’agence chargée de surveiller la qualité de l’air en Californie, a calculé, grâce à des mesures effectuées par avion, qu’elle libère entre 30 et 58 tonnes de méthane par heure, selon des chiffres communiqués le 23 décembre.

« Ces mesures périodiques offrent un taux d’émission au moment où les vols sont effectués et peuvent varier considérablement, notamment en fonction des vents et des conditions météorologiques, prévient l’organisme. Elles peuvent toutefois procurer une estimation très approximative de la quantité totale de méthane relâchée dans l’atmosphère. » Le chiffre définitif ne sera pas communiqué avant trois ou quatre mois, lorsque la fuite aura été colmatée. Une opération longue et complexe, puisque la compagnie doit forer un puits parallèle pour y dévier le gaz vers un réservoir naturel, avant de condamner le puits défectueux.

L’ONG américaine Environmental Defense Fund s’est malgré tout risquée à un décompte de la quantité totale de méthane relâchée dans l’atmosphère depuis fin octobre actualisée en direct en fonction des données de l’agence californienne. Ces 79 000 tonnes de méthane correspondent à l’émission de 6,7 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), ou encore 2,8 millions de m3de pétrole brulé et 12 millions de dollars perdus – selon les calculs de l’ONG qui se base, pour la conversion, sur les chiffres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, de l’agence américaine de protection de l’environnement et.t des taux sur les marchés gaziers.

Au-delà des émissions, le California Air Resources Board procède également à des mesures en temps réel des concentrations de ce gaz incolore et inodore, sur deux sites de Porter Ranch, la banlieue de Los Angeles où le puits fuit. Sur les sept derniers jours, les concentrations ont atteint au maximum 25 parties par million (ppm), contre 2 ppm en temps normal dans la nature. « Des résultats supérieurs à 10 ppm suggèrent une quantité excédentaire considérable de méthane. Le plus haut niveau de méthane mesuré dans la communauté de Porter Ranch depuis la fuite est de 230 ppm, bien que de tels niveaux élevés n’aient pas été enregistrés régulièrement », note l’agence.

Concentration maximum moyennée sur une heure, au cours des 7 derniers jours, de méthane sur deux sites de Porter Ranch (en parties par million, ppm).

L’équivalent de 7 millions de voitures

L’impact sur le climat est d’ores et déjà considérable : selon l’agence de surveillance de la qualité de l’air, la fuite a augmenté de 25 % les émissions annuelles de méthane de la Californie. Ce composé chimique représente 9 % des émissions totales de gaz à effet de serre de l’Etat, qui s’élevaient à 459 millions de tonnes qu’équivalent CO2 en 2013.

Le méthane, qui compose à 80 % le gaz naturel, est considéré comme le deuxième gaz responsable du réchauffement de la Terre, derrière le CO2 mais très loin devant le protoxyde d’azote (N2O) et les hydrofluorocarbures (HFC). S’il persiste moins longtemps dans l’atmosphère que le dioxyde de carbone, le méthane (CH4) a un potentiel de réchauffement global 86 fois plus élevé que le CO2 à un horizon de 20 ans, et 34 fois à 100 ans, selon le dernier rapport du GIEC.

Ce qui fait dire à l’ONG Environmental Defense Fund, que l’impact de la fuite est le même, à court terme, que celui de 7 millions de voitures qui circulent tous les jours ou encore de huit à neuf centrales à charbon. « SoCalGas reconnaît l’impact de cet incident sur l’environnement. Je tiens à assurer à la population que nous avons l’intention d’atténuer les impacts environnementaux de cette fuite », a indiqué, sans plus de précision, le président de l’entreprise, Dennis Arriola.

Emissions de la Californie par gaz à effet de serre et par secteur en 2013 (en millions de tonnes d'équivalent CO2).

autre article du Monde sur le même sujet :

Etat d’urgence en Californie après une fuite de méthane

Article de l’express

Pourquoi la fuite n’est t’elle pas encore endiguée

Ecologie : Nespresso what else : la pollution

Nestlé affiche avec grande fierté son programme de développement durable, mais ça ne l’empêche pas de polluer notre environnement: les capsules de café Nespresso s’empilent dans nos déchetteries!

Ce qui se cache derrière cette tentative d’écoblanchiment, c’est que les machines à café à capsule génèrent des tonnes de déchets. Déjà, en 2012, on avait atteint les 27 milliards de capsules jetées à la poubelle. Lorsqu’elles sont recyclées, les quantités d’eau et d’énergie utilisées sont tout simplement scandaleuses.

La suprématie de Nestlé au sein du marché du café haut de gamme repose sur son image de marque. Maintenant, grâce à la pression de l’opinion publique, nous pouvons amener le groupe à prendre le développement durable au sérieux

Demandez à Nestlé de mettre fin dès maintenant à la pollution qu’engendrent ses capsules Nespresso!

Les milliards de capsules que Nestlé jette à la poubelle sont une catastrophe écologique à plus d’un titre. Elles sont faites en aluminium, donc leur fabrication requière d’énormes quantités d’énergie. Le géant de l’alimentation clame fièrement qu’une étude a démontré que ses capsules causent moins de tort à l’environnement que le café filtre: quelle publicité mensongère! Cette « étude » a été payée par Nestlé: des études indépendantes présentent un portrait complètement différent.

Nous ne pouvons pas accepter que Nestlé soit aussi hypocrite. Notre planète ne peut se le permettre: il nous faut faire face ensemble pour nous assurer que le géant de l’alimentation prenne le développement durable au sérieux.

Exigez dès maintenant que Nestlé mette fin aux montagnes d’ordures causées par son système Nespresso!

 

Voici le lien pour le site, signez la pétition adressée à Nestlé pour que ça cesse

Nespresso : stop à l’écoblanchiment

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