Santé : alerte à la pollution domestique

Bonjour,

Actuellement on s’inquiète de plus en plus de voir notamment le nombre de cancers, d’allergies augmenter… Où chercher ? dans nos changements de mode de vie sûrement, voici une piste que je vous propose d’explorer, les produits d’entretien ménager.

Alors allons vers le naturel et aérons nos intérieurs !!!!!

Pour assainir votre maison, vous usez et abusez des sprays désinfectants, antiacariens et désodorisants? La nouvelle étude dévoilée ce jeudi 9 mars par 60 millions de consommateur risque de doucher vos envies d’air frais. Le magazine tire la sonnette d’alarme pour 46 produits d’entretien ménager sources d’une « pollution majeure de l’air intérieur ».

Dans son numéro hors-série d’avril-mai 2017, le magazine dresse la liste de 10 sprays assainissants, 12 produits désodorisants, 12 antiacariens et 12 désinfectants, autant de biens que « l’on nous vend pour ‘purifier’ l’air » mais qui sont « la première source de pollution de nos intérieurs ».

Des produits à « éliminer », selon l’association de consommateurs car « loin d’assainir la maison », ils « décuplent la pollution intérieure », cumulant « des substances allergènes, irritantes, voire toxiques ». Ainsi, « la majorité des 46 produits épinglés contient des composés organiques volatiles (COV), notamment le limonène, irritant et allergisant », précise 60 millions de consommateurs.

Parmi les produits incriminés, on cite par exemple un désinfectant La Croix, des désodorisants de la marque Fébrèze ou encore des produits Sanytol.

« Notre secteur est très réglementé », se défend pour sa part auprès de l’AFP l’Afise, une association qui fédère les industries de la détergence, de l’entretien et des produits d’hygiène industrielle, à travers sa déléguée générale Valérie Lucas.

Selon elle, « tout est fait pour que nos produits apportent le service attendu, dans un cadre sécurisé et réglementé, avec des industriels qui tirent vers le haut pour que nos produits soient de plus en plus respectueux de l’environnement et de la santé ». « Les ingrédients qui entrent dans la composition des produits sont rigoureusement sélectionnés et testés avant d’être mis sur le marché », précise-t-elle encore.

En plus de la composition des produits, l’étude pointe du doigt les informations mentionnées sur les emballages, soulignant qu' »un seul produit a un étiquetage satisfaisant », alors que « les autres omettent de mettre en garde les consommateurs ».

Présence de pesticides

Ainsi, concernant plus particulièrement les produits et traitements antiacariens, « les consommateurs ne sont pas suffisamment informés que les substances utilisées dans les aérosols et les traitements textiles acaricides », tels que le linge de lit ou encore les matelas « sont en réalité des pesticides », interdits en usage agricole, même lorsqu’ils sont d’origine naturelle, selon l’étude.

« Et même à des doses plus faibles, ces produits sont dangereux » représentant « d’ailleurs une menace mortelle pour les chats ».

Mais pour Valérie Lucas, 60 millions de consommateurs fait « une confusion » entre les substances employées dans l’agriculture et celles destinées au grand public car « les dosages et les conditions d’utilisation sont différents », précisant que « les fabricants développent des produits sûrs pour un usage précis ».

Le magazine dénonce par ailleurs le discours des fabricants autour du naturel, soulignant par exemple que « malgré leurs allégations ‘100% bio’, ‘100% naturel’, les sprays assainissants aux huiles essentielles contiennent des substances allergènes, irritantes voire toxiques, impliquant un étiquetage strict ». Or, « l’étiquetage de ces produits est tout simplement inacceptable », car « les deux tiers des marques trichent et font rétrécir les pictogrammes de danger, sans doute pour ne pas effrayer le consommateur ».

De la même manière, les liquides vaisselle au bicarbonate, les lessives au savon noir, les dégraissants au savon de Marseille ou encore les nettoyants au savon d’Alep, contiennent « des ingrédients dits ‘naturels' » qui sont en fait « incorporés en quantité dérisoire », note encore l’étude.

Pour l’Afise, « les consommateurs doivent rester confiants et lire les étiquettes pour utiliser nos produits de la façon la plus sécurisée possible ».

Le magazine recommande pour sa part à « l’ensemble des fabricants que nous avons épinglés de revoir de fond en comble leurs étiquettes », et appelle « les consommateurs à limiter le recours à l’arsenal dont les industriels voudraient les équiper ».

L’appel de l’association de consommateurs n’est pas nouveau. En août 2016, 60 millions de consommateurs avait attiré l’attention sur 77 produits d’entretiencontenant des substances « trop puissantes pour un usager courant », susceptibles de déclencher allergies, rhinites ou asthmes ou nocifs pour l’environnement.

Sources :

le huffigton posthttps://www.huffingtonpost.fr/2017/03/09/des-produits-menagers-premiere-source-de-pollution-de-nos-inter_a_21876835/

60 millions de consommateurs https://www.60millions-mag.com/2019/04/12/produits-menagers-nocifs-un-nouvel-etiquetage-s-impose-12773

Ecologie/santé : pollution en ville, respirer équivaut à fumer

Triste constat d’une étude.

 

Séjourner quatre jours à Paris début août représentait l’équivalent de deux cigarettes fumées, selon une étude l’ONG Transport et environnement.

 

Dans les grandes villes, la pollution de l’air atteint un niveau tel qu’elle équivaut à fumer plusieurs cigarettes, rapporte une étude de l’ONG Transport et environnement, publiée vendredi 10 août et relayée par Le Parisien. Ainsi respirer l’air de Paris pendant quatre jours aurait le même impact que de fumer deux cigarettes. Il en est de même pour Amsterdam (Pays-Bas), Rome (Italie) et Vienne (Autriche), soulignent Les Echos.

Cette étude a été réalisée avec le niveau médian de particules observé du 1er au 8 août dernier, en plein épisode caniculaire. Le résultat a ensuite été converti en « équivalent cigarette ». Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme. Lorsqu’on extrapole ces données sur une année, un Parisien respirerait (en cas de pollution de l’air élevée) l’équivalent de 183 cigarettes.

« C’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants »

Quatre jours passés à Barcelone (Espagne) ou Dublin (Irlande) représentent l’équivalent d’une cigarette fumée. Parmi les mauvais élèves figurent Londres (Royaume-Uni), où l’on « fume » 2,75 cigarettes en quatre jours ou Milan, avec trois cigarettes pour la même durée de séjour. Pire, à Istanbul (Turquie) et Prague (République Tchèque), un séjour de quatre jours y représente quatre cigarettes fumées.

L’ONG Transport et Environnement rappelle qu’en cas de pic de pollution, il est recommandé d’éviter les activités en extérieur. Toutefois, « passer ses vacances dans une ville consiste essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse. Au regard des impacts de la pollution de l’air sur la santé, c’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants », souligne auprès du Parisien Jens Muller, coordinateur des dossiers qualité de l’air au sein de Transport et environnement.

Ecologie : une déchetterie géante au centre du Pacifique

Une étude américaine estime que l’océan de déchets plastiques dans le Pacifique s’étend sur une superficie de 1,6 millions de km². Les filets de pêche abandonnés composent la majorité des détritus.

On la surnomme le « 7ème continent de plastique » ou encore « l’océan de déchets »… Cette décharge flottante géante s’étend dans l’Océan Pacifique Nord. Elle est située à mi-chemin entre entre les côtes californiennes et l’archipel de Hawaii. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Scientific Reports le 22 mars 2018, ses 80.000 tonnes de déchets s’étendent sur 1,6 million de kilomètres carrés. Cela équivaut à trois fois la surface d’un pays comme la France ! C’est 4 à 16 fois plus que les précédentes études sur cette étendue.

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Le huitième continent : Vidéo ci dessous

 

En 1997, le skipper Charles Moore a fait une découverte sinistre : dans le Pacifique Nord, sous la surface de l’eau s’étale un immense continent de plastique sur environ 3 millions de kilomètres carrés (soit 4 fois et demi la France). Ce territoire de déchets et d’ordures, baptisé vortex comme un dinosaure réchappé d’une série b, s’est constitué au centre d’un gigantesque tourbillon d’eau océanique (un gyre) formé d’un ensemble de courants marins. Les journalistes sensibilisés à cette pollution des océans (dont Georges Pernoud pour Thalassa avec l’expédition Tara d’Agnès b. et Jean-Christophe Victor pour le Dessous des cartes) ont tenté de médiatiser le phénomène qui loin d’être unique semble surgir dans d’autres parties du globe (l’Atlantique Nord a aussi son vortex !) polluant les mers mais aussi les lacs ! Loin d’être inoffensif, le vortex est un serial killer : il tue les tortues qui s’étouffent en gobant des proies fictives ; il se désagrège sous l’effet de la lumière en microparticules étouffant les fonds marins, influant indirectement sur notre oxygène. Greenpeace estime qu’un million d’oiseaux et 100 000 mammifères meurent chaque année de ce poison plus radical que l’arsenic. Quant au bout de la chaine alimentaire… Nous le retrouvons bien sûr dans nos assiettes à moins de nous abstenir de manger les produits de la mer. Après-demain nous le retrouverons, parions-le, dans le top 10 des catastrophes écologiques qui menacent la planète bleue.

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COMMENT GUÉRIR LES OCÉANS DU PLASTIQUE

Comment y échapper lorsque l’on sait qu’un sac plastique a une durée de vie de 25 ans et une bouteille de 450 ans ? Quand on sait que nous produisons 150 kilos de déchets plastiques par habitants et que nous avons produit en ce début de siècle autant de plastique que durant la totalité du XXeme siècle ? Ne prenons pas ce monstre à la légère et passons en revue les solutions possibles. Parmi elles, nettoyer les plages et pas seulement avant le début de l’été, rejoindre des associations telles initiativesoceanes.org qui collectent les ordures et transmettre à nos enfants et petits-enfants les gestes éthiques.

 

Lien vers la vidéo :

le huitième continent

 

vidéo à partager et à faire connaître

Santé : pour une maison moins polluée

Un air sain chez soi, voici 4 principes fondamentaux pour s’en approcher :

 

1 – limiter les pollutions issues de l’intérieur :

  • chauffe eau mal réglé : oxyde de carbone
  • contaminants aériens comme les bougies et les encens, la cigarette…
  • attention aux parfums chimiques ou purificateurs d’air !
  • attention aussi aux pesticides, aux résidus rejetés dans l’air par les produits de nettoyage et ménage… enfermer ceux ci dans un placard pour limiter les émanations

 

  • Si vous voulez un parfum : des huiles essentielles bien choisies, un bouquet de fleurs, rien ne vaut le naturel !

bombe désodo
Les bombes désodorisantes sont à bannir

 

2 – Surveiller l’humidité de votre logement

  • l’humidité favorise l’asthme et les allergies, être vigilent aux signes d’humidité sur les murs : moisissures et autres.
  • le bâti de la maison doit en faire une protection contre l’humidité extérieure
  • attention à la condensation
  • Un air trop sec est aussi néfaste, avoir un hygromètre dans son logement n’est pas un gadget…..  Dans une chambre, un taux inférieur à 30% est trop sec et peut provoquer des irritations pulmonaires, tandis qu’un taux supérieur à 65% a tendance à favoriser le développement microbien (allergie, infection…)

hygrometre

 

3 – Une bonne ventilation

  • pensez à A-é-r-e-r……
  • ayez une ventilation efficace dans votre maison

air

 

4 – Attention à la pollution extérieure

 

  • le point le plus compliqué, selon l’endroit où vous habitez la qualité de l’air est différente……..

 

Conclusion : pour un air plus sain, sachons faire preuve de bon sens, soyons actifs dans la protection de l’environnement…. un peu de marche plutôt que la voiture…. une fenêtre ouverte renouvelle l’air sainement.

Faites l’économie de tous ces parfums chimiques et toxiques, votre porte monnaie en sera tout content !

 

Source Ouest France.

Lien vers le guide de l’Ademe : un air sain chez soi

Air sain chez soi guide de l’Ademe

Article sur la pollution en France :

Pollution : 48.000 morts par an en France

 

Insolite : AU REVOIR LES « PIPIS SAUVAGES », BONJOUR LES FLEURS : L’URITROTTOIR DÉBARQUE À PARIS ET À NANTES

Là où le pipi devient utile au lieu de nuisible…

Faltazi, une agence de design nantaise, a créé l’Uritrottoir, un urinoir de rue qui permet de faire du compost… tout en luttant contre l’urine sauvage. Deux modèles vont être installés à Paris en décembre, et trois autres à Nantes.

Fin de soirée arrosée. Les bars fermés et dans la rue, pas de toilettes aux alentours. Un peu alcoolisés, les fêtards finissent par se soulager contre un bout de mur. Ces « pipis sauvages » peuvent être une véritable plaie dans certains quartiers. Municipalités et conseils de quartier s’y sont attelés, mais sans qu’aucune solution réellement efficace n’ait été trouvée.

Mais Faltazi, agence de design nantaise, a peut-être trouvé la solution du futur avec sa dernière création : les Uritrottoirs, des urinoirs secs de rue qui permettent, en plus de lutter contre les épanchements urinaires sauvages masculins, de fabriquer du compost… et de faire pousser des fleurs. Ne riez pas, cette solution est tout aussi sérieuse que le problème auquel elle s’attaque.

L’Uritrottoir se compose de deux bacs, l’un en bas qui renferme de la matière sèche, et l’autre, celui sous lequel le passant urine, qui contient une jardinière. Les urines sont stockées dans un  lit de matière sèche, ramassé régulièrement par une société délégataire. Comble de la sophistication, tous les Uritrottoirs sont connectés, permettant au gestionnaire des toilettes sèches d’intervenir avant tout débordement.

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Car tout cela est très scientifique : mélangés, le carbone présent dans la paille et l’azote de l’urine  font du fumier… et donc du compost, parfaitement utilisable par les agriculteurs ou les jardiniers.

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Invention insolite ? Loufoque ? Originale peut-être, mais bien sérieuse. Deux exemplaires vont être installés fin décembre à la gare de Lyon à Paris, et trois autres le seront au printemps à Nantes, pour une phase d’expérimentation.

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L’agence Faltazi n’en est pas à ses débuts en matière de gestion d’urine. Il y a trois ans, elle avait créée l’Uritonnoir, là encore sur un concept  apparemment foldingue, mais qui répondait à un vrai besoin : le problème des toilettes en festival. Les Uritonnoirs étaient constitués d’énormes bottes de paille, dans lesquelles étaient fichés des cônes en plastique où urinaient les festivaliers. Une fois remplies d’urine, elles pouvaient ensuite servir directement d’engrais. « L’Uritonnoir était l’urinoir sec des champs, pour le fond des jardins, les festivals », explique à LCI Laurent Lebot, cofondateur de l’agence avec Victor Massip. « Nous nous sommes demandés : et si on le met dans les villes, ça donne quoi ? C’est comme cela qu’est né l’Uritrottoir. »

Nature : Italie: la nappe de pétrole en grande partie dissoute au large de la Riviera et de la Côte d’Azur

Rome – La nappe de pétrole apparue au large de la Riviera italienne s’est en grande partie dissoute et ne pose plus de risques aux plages des côtes italiennes et françaises, ont annoncé dimanche les responsables de l’opération de nettoyage.

« La situation dans les eaux entre Gênes et la frontière française s’est améliorée de manière significative« , a déclaré Giovanni Pettorino, commandant du port italien de Gênes.

« Grâce aux conditions météorologiques (pluies intenses, NDLR) la nappe de pétrole aperçue au cours des derniers jours sur des images satellites s’est en grande partie dissoute ou s’est dispersée en de plus petites nappes sous l’effet de traitement« , a-t-il assuré à la chaîne italienne Sky TG24.

Une nappe de pétrole de quelque deux kilomètres de long et 500 mètres de large menace la côte italienne vers Gênes (nord-ouest) mais aussi la Côte d’Azur en France, avaient indiqué samedi les autorités italiennes.

« La nappe n’ira pas en France. La situation semble désormais maîtrisée« , a affirmé dimanche M. Pettorino, une déclaration qui devrait soulager la population et l’industrie touristique du sud de la France.

Le pétrole provient vraisemblablement d’une raffinerie située au nord de Gênes, où la fuite d’un oléoduc le week-end dernier a déversé de grandes quantités de brut dans un torrent voisin.

Les secours avaient vite réussi à construire une digue provisoire pour empêcher le pétrole de se répandre et commencé à le pomper, jusqu’à ce que de fortes pluies dans la nuit de vendredi à samedi détruisent une digue.

La nappe qui s’est échappée se déplaçait lentement samedi vers l’ouest du port de Gênes, en Méditerranée, faisant redouter une pollution sur des plages de la zone frontalière entre Italie et France.

Les autorités portuaires de Gênes et le gouvernement avaient affirmé que les barrières flottantes mises en place dans l’embouchure du torrent avaient ensuite été efficaces pour éviter d’autres fuites d’hydrocarbures.

« Ce n’est pas un désastre mais un incident sérieux qui n’aurait pas dû se produire« , a déclaré le chimiste environnemental Federico Valerio au quotidien italien La Repubblica. « Le système de prévention en place a échoué. Le plus lourd tribut sera pour le torrent où a eu lieu le déversement. Les conséquences toxiques auront des répercussions sur son écosystème pendant des mois, sinon des années« , a-t-il prévenu.

Nature : « L’air n’est pas respirable » : la carte de France des victimes des pesticides

L’association Générations Futures publie une carte interactive où l’on peut lire les témoignages de 400 personnes exposées aux pesticides sur tout le territoire français.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

Générations Futures, association nationale de défense de l’environnement agréée depuis 2008 par le ministère de l’Ecologie, publie ce jeudi 21 avril une carte interactive qui livre 200 témoignages de professionnels ou de riverains victimes des pesticides. 200 témoignages supplémentaires, en cours de validation, devraient compléter la carte. A terme, l’association souhaite mettre en place une coordination nationale d’aide regroupant des organisations d’aide aux victimes.

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Lien vers la carte interactive :

Carte interactive des victimes des pesticides

Maux de tête, allergies, asthmes…

L’ambition de cette carte est de prouver que l’ensemble du territoire est exposé à des produits nocifs pour l’homme qui peuvent provoquer maux de tête, allergies, asthmes et irritations. Voire favoriser le développement de cancers du poumon, de l’intestin ou de la prostate, de leucémies ou de maladies de Parkinson.

Patrick, agriculteur alsacien qui utilisait des pesticides, a développé un Parkinson précoce à l’âge de 35 ans. Laurent, ancien salarié d’une entreprise agroalimentaire dans les Côtes d’Armor a, quant à lui, été licencié pour inaptitude à cause d’une hypersensibilité aux produits chimiques multiples développée au contact de céréales traitées avec des pesticides.

100.000 tonnes de pesticides dangereux

Le 20 mars 2016, l’agence internationale de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (IARC) a désigné cinq pesticides aux effets cancérogènes. L’herbicide glyphosate, présent dans le produit Roundup, et les insecticides malathion et diazinon ont été classés « cancérogènes probables chez l’homme » par l’association. Les insecticides tetrachlorvinphos et parathion sont, quant à eux, considérés comme des « cancérogènes possibles ».

Mais les preuves concernant le lien entre le développement de ces maladies et l’exposition aux pesticides ne sont pas suffisamment solides pour que ces produits fassent l’objet d’une interdiction en France. La plupart des agriculteurs peinent à faire reconnaître leur maladie de Parkinson ou leur cancer comme maladie professionnelle due à l’exposition aux pesticides.

D’après une enquête menée par « Cash Investigation », diffusée sur France 2 le 2 février dernier, 100.000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l’homme sont utilisés chaque année en France.

M. H.

Liens vers des articles antérieurs sur les pesticides :

Cash Investigation : “20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole”

Pesticides, un vigneron témoigne : « Viticulteur, je contamine mes voisins, mes ouvriers et moi »

Les pesticides qu’est ce que c’est ?

 

insolite : QUIMPER: UNE RIVIÈRE TRÈS POLLUÉE PAR UNE FUITE… DE BEURRE

Après le fleuve jaune de Chine, la rivière jaune de Quimper: l’Odet, qui s’écoule dans la ville du Finistère, a subi une grosse pollution au beurre, mardi matin. Une fuite dans une laiterie voisine est en cause.

Une motte ça va, des centaines bonjour les dégâts. C’est une pollution peu commune qu’ont découvert les habitants de Quimper, dans le Finistère, mardi 12 au matin: la rivière Odet, qui s’écoule dans la ville, avait pris une étrange teinte jaunâtre. Après enquête, les autorités ont rapidement constaté que l’eau était contaminée par… du beurre.

Beaucoup, beaucoup de beurre, pour être précis. C’étaient ainsi des centaines de mottes de beurre qui flottaient à la surface de la rivière, tandis qu’un film gras recouvrait de larges pans du cours d’eau, ont rapporté les médias locauxOuest France, Le Télégramme et France bleu Breizh Izel. Si la quantité de matière déversée est difficilement quantifiable, la presse évoque des « centaines de kilos ».

Rapidement alertés, les pompiers ont alors longé les berges pour remonter à la source de la pollution: une buse d’évacuation d’eaux pluviales de la laiterie Entremont, située au bord de l’eau à l’entrée de Quimper. La direction du site a alors immédiatement fait fermer la vanne en question.

Une erreur de manipulation dans une cuve ou une rupture de canalisation pourraient être en cause, selon les premiers éléments recueillis sur place. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet accident industriel peu commun.

Quant aux risques pour la faune et la flore de cette pollution, les autorités assurent qu’il n’y aura pas de dégâts puisque le beurre devrait se dissoudre dans l’eau. « Ce ne sont pas des produits chimiques, mais la matière organique pompe l’oxygène des poissons« , redoute pour sa part Daniel Le Bigto, conseiller municipal EELV de Quimper.

Pollution : les plastiques, « premiers prédateurs » des océans

Selon un recensement des déchets effectué par une association sur des plages françaises et espagnoles, le plastique, qui met plusieurs centaines d’années à se désintégrer, est le principal pollueur des océans et des littoraux.

Nature : La moitié des sites du patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles

Sujet très préoccupant.

Grands lacs africains, forêts primaires, récifs de corail, sanctuaire népalais des derniers tigres sauvages : les trésors naturels de la planète sont en danger. L’Unesco a inscrit sur sa liste du Patrimoine mondial 229 de ces sites précieux disséminés dans une centaine de pays : 32 pour leur richesse naturelle et culturelle, 197 uniquement pour la beauté de leur paysage et la qualité de leurs écosystèmes. Chacun de ces lieux présente une « valeur universelle exceptionnelle », ce qui ne suffit pas à leur garantir leur protection.

Dans un rapport publié mercredi 6 avril, le WWF pousse un cri d’alarme à leur sujet. Selon l’ONG, la moitié de ces emblèmes de la biodiversité – 114 – est aujourd’hui soumise à des menaces émanant essentiellement de l’industrie : activités pétrolières et gazières, extraction minière, exploitation forestière illégale, construction de grandes infrastructures, surpêche ou encore consommationexcessive des ressources en eau.

« Si nous ne parvenons même pas à prendre soin des plus beaux endroits de la planète, si nous ne sommes même pas capables de freiner notre boulimie depétrole, de gaz, de charbon, de pêche pour préserver ces “joyaux de la couronne” qui représentent à peine 0,5 % des terres émergées, alors nous ne serons en mesure de le faire nulle part ! », affirme Pascal Canfin, directeur du Fonds mondial pour la nature (WWF) France.

Pour la mener, l’ONG internationale a fait travailler le cabinet d’experts Dalberg Global Development et recoupé de nombreuses données. Les sites qu’elle considère comme les plus exposés correspondent en bonne partie à ceux que l’Unesco a épinglés dans sa liste du Patrimoine mondial en péril, mais pas uniquement. Pour le parc national Doñana en Andalousie menacé par la réouverture d’une mine, par exemple, ou pour tel grand complexe forestier deThaïlande coupé net par une infrastructure routière qui fragmente l’habitat de la faune, il n’est pas trop tard pour redresser la barre.

Lire aussi :   La Chine fait main basse sur les forêts africaines

Vision à court terme

« LA PROTECTION DES AIRES NATURELLES ET DES ÉCOSYSTÈMES NE FAIT PAS OBSTACLE AUDÉVELOPPEMENT »

L’Unesco, qui a été prévenue de cette campagne, n’a pas la même latitude pour mettreles Etats devant leurs responsabilités. Il arrive qu’elle tache de rappeler à l’ordre un gouvernement, comme cela a été le cas ces derniers mois vis-à-vis de l’Australie où l’état de la Grande Barrière de corail se détériore à grande vitesse. Mais il est difficile du point de vue diplomatique de prendre de front tous les pays coupables de laxisme vis-à-vis de leur patrimoine exceptionnel. Ce sont eux qui demandent le classement d’une de leurs réserves naturelles, d’une région remarquable. C’est ensuite que la situation se détériore. Un grand barrage hydroélectrique par-ci, un permis de bétonner par-là : au nom de la logique économique, c’est une vision de court terme qui s’impose.

Pourtant, « la protection des aires naturelles et des écosystèmes ne fait pas obstacle au développement, écrit Marco Lambertini, directeur général du WWFInternational. Au contraire, elle va dans le sens d’un développement soutenable et robuste qui profite sur le long terme à la nature et à l’homme et contribue à la fois à la stabilité sociale, la croissance économique et le bien-être de chacun ».

Or, actuellement, près d’un site classé sur cinq accueille dans son périmètre une concession d’hydrocarbure, malgré l’engagement pris à partir de 2003 par certaines grandes compagnies minières et pétrolières (notamment Shell, Total, Tullow) de s’abstenir d’y mener leurs activités. Un cinquième des lieux classés, situés dans le milieu marin, pâtissent globalement de la surpêche. Dans la région des Caraïbes notamment, le déclin des poissons herbivores conduit à l’effondrement prévisible des récifs coralliens, progressivement recouverts d’algues.

L’Afrique subsaharienne souffre de la situation la plus critique : sur quarante aires classées, trente sont confrontées à un ou plusieurs de ces fléaux environnementaux, ce qui peut avoir un impact direct sur les moyens d’existence de 1,8 million de personnes. Le tableau est le même dans au moins 54 % des cas en Asie, en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Lorsqu’elles sont vastes et en bon état, les aires naturelles permettent pourtant deconsolider la sécurité alimentaire des communautés locales, elles contribuent àréduire la pauvreté, à lutter contre le changement climatique et à atténuer les effets des catastrophes naturelles. L’ONG cite à l’appui trois sites qui ont su améliorerles conditions de vie de leurs habitants, en cessant de pêcher à la dynamite et au cyanure, notamment aux Philippines. Plus de 11 millions de personnes dépendent des sites classés pour subvenir à leurs besoins, se soigner, travailler.

Le WWF suggère d’impliquer les populations alentour et de redistribuer les retombées du tourisme haut de gamme. Il y aurait fort à faire au vu de la palette de calamités environnementales que décrit le rapport. Ainsi, sur l’île indonésienne de Sumatra, les trois parcs nationaux composés de forêts humides dont dépendent plusieurs millions de personnes pour l’approvisionnement en eau, sont menacés à la fois par le prélèvement excessif du bois, par des routes, des voies ferrées, sans compter vingt-sept concessions minières, trois pétrolières et gazières…

Le Monde planète