Royaume Uni : et après le vote du Brexit…..

Brexit : British Exit (rappel)

• Le “Out” qui l’a emporté, avec 51,9 % des suffrages.
• La participation au référendum a été forte : 72,2 %.
• Le Premier ministre a annoncé qu’il allait démissionner.
• Depuis l’annonce du résultat, la livre sterling s’est effondrée.

 

• Vu d’Espagne : les Britanniques refont l’histoire
Dans son éditorial, le directeur du journal El Español s’inquiète des conséquences du vote britannique à deux jours du retour aux urnes des Espagnols. Alors que les Anglais ont traversé deux fois la Manche durant le siècle dernier pour protéger le continent du totalitarisme, ils tournent aujourd’hui le dos au projet européen pour revenir à leur splendide isolement.

“Un peuple de grande culture démocratique comme le peuple britannique décide d’abandonner une institution comme l’Union européenne, garante de paix et de coopération dans un espace commun qui a été ravagé par des guerres pendant des années. C’est comme si les aiguilles de la montre de l’histoire tournaient à l’envers”, écrit-il, avant de conclure : “L’Union européenne doit reprendre son élan. Sinon, ce sera une mosaïque de nationalismes xénophobes qui nous ramènera à la sombre vallée de l’Europe de l’entre-deux-guerres”.

• Vers un référendum en Irlande ?
En Irlande du nord, le parti nationaliste Sinn Féin “a demandé un référendum sur la réunification de l’Irlande, consécutif à la décision du Royaume-Uni de quitter l’UE”,annonce le Belfast Telegraph. Selon le secrétaire national du parti, Declan Kearney : “Le vote anglais a renversé la volonté démocratique de l’Irlande du nord. C’était un vote intercommunautaire [nationaliste et unioniste] en faveur du maintien de l’adhésion à l’UE.”  Le journal rappelle que “l’Irlande du Nord a voté pour rester dans l’UE [56 % en faveur du maintien]”. L’autre quotidien de Belfast, The Irish News, explique qu’un tel référendum peut “être demandé par le secrétaire d’Etat de l’Irlande du nord dans les circonstances où l’opinion publique serait clairement favorable à l’unité irlandaise”, et donc à une abolition de la frontière séparant le territoire de la République d’Irlande.

• Vu du Brésil
Le quotidien Folha de São Paulo consacre sa une au Brexit et souligne que “les marchés financiers plongent”. Dans les deux ans à venir, période de transition pour rendre effective sa sortie de l’UE, “le Royaume-Uni devra essayer de recoller les morceaux d’un pays fissuré et devra affronter la colère politique d’une Europe bafouée”, estime le journal brésilien.

• La carte des votes
“L’image qui ressort est celle d’un pays extrêmement polarisé”, écrit The Guardian :“les zones en faveur du ‘remain’ ont voté encore plus largement que ce que l’on attendait pour rester dans l’UE, tandis que celles favorables au ‘leave’ ont voté plus fortement encore pour la quitter”.

• “Comment limiter les dégâts ?”

La sortie de l’UE est “une séparation tragique”, selon The Economist. “Comment limiter les dégâts de ce coup insensé que la Grande-Bretagne s’est infligé à elle-même ?” se demande le journal. Premièrement, “la chute de la livre au plus bas niveau depuis trente ans donne un avant-goût de ce que l’avenir nous réserve”,s’inquiète l’hebdomadaire économique, qui prévoit la “possibilité que le pays rentre en récession”. Une chose est sûre : ce vote représente “un déferlement de rage contre ‘l’establishment’”, constate le journal. “De nombreux électeurs britanniques qui ont fait les frais des coupes budgétaires publiques, et qui n’ont pas eu leur part du gâteau de la prospérité britannique, sont tombés entre les mains d’un populisme agressif”.

• Etats-Unis : le Brexit à la une
Les journaux américains réagissent au vote pour sortir de l’UE. “Les Britanniques surprennent le monde avec leur vote en faveur d’une sortie de l’Union européenne”,titre le New York Times. Pour le Wall Street Journal, “le vote du Royaume-Uni va avoir des répercussions dans le monde entier”. Tandis que dans un article publié en une de son site, le Washington Post dresse la liste de “ces autres pays qui pourraient, à leur tour, quitter l’UE, dont la Hongrie, la Grèce, la Suède, le Danemark… mais aussi la France.

• David Cameron annonce sa démission

Devant sa résidence officielle de 10 Downing Street, peu après 9 heures, le Premier ministre britannique a annoncé sa démission d’ici à l’automne, rapporte The Guardian. “Je ne pense pas pouvoir être le capitaine qui pilotera le pays vers sa prochaine destination”, a déclaré Cameron, avant d’ajouter : “Le nouveau Premier ministre sera en place début octobre”, au moment où le Parti conservateur tiendra sa conférence.

• L’Ecosse a voté à 67,2 % pour rester dans l’Union

“L’Ecosse a massivement voté pour le ‘Remain’, mais l’Angleterre et le pays de Galles envoient le Royaume-Uni en dehors de l’UE”, écrit The National, à Glasgow. Les Ecossais se sont prononcés à 67,2 % pour le maintien dans l’UE. Le Brexit remet sur le tapis la question de l’indépendance de l’Ecosse : The National évoque la possibilité d’un deuxième référendum, après celui de septembre 2014. Une option contestée par le leader du Ukip en Ecosse, David Coburn, interrogé par le journal : d’après lui, Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise, “ne le fera pas, car elle perdrait et elle le sait. En Ecosse, il n’y a pas de volonté d’un deuxième référendum. On l’a fait, ils ont perdu, ils doivent maintenant vivre avec”.

• “A toUtE !” titre The Sun

Avec le Brexit, le tabloïd le plus vendu du Royaume-Uni laisse exploser sa joie. “A toUtE !” crie The Sun à ses 1,8 million de lecteurs. Il ajoute que “la marge très étroite de victoire (52 % contre 48 %) pour le Brexit laisse la nation divisée en deux”. Il s’agit d’un “soulèvement populaire massif contre les élites londoniennes” venant des électeurs du “nord de l’Angleterre, de la côte est, des Midlands et du pays de Galles, ainsi que des zones rurales dans le Sud. Seuls l’Ecosse, l’Irlande du Nord et les quartiers du centre de Londres et de Manchester ont voté contre le Brexit.”

Avec la livre sterling qui a chuté de 11 % pendant la nuit, “du jamais-vu depuis trente et un ans”, le tabloïd note que “la City de Londres s’attend à un krach aujourd’hui”.

 

Le Courrier International.

Yes we came

Le rendez-vous avec l’histoire trottait dans la tête d’Ares et il a fini par en faire,un dessin. « Je me suis dit qu’il fallait tout de même que je trouve quelque chose, et puis il y a deux jours, c’est venu », raconte l’artiste cubain, quelques heures seulement avant l’arrivée du président américain à la Havane. Huit ans après leHope de Shepard Fairey, (voir  en fin d’article) ce portrait devenu culte de Barack Obama qui avait accompagné sa campagne victorieuse pour la Maison Blanche, l’artiste cubain s’est inspiré de son code graphique pour souhaiter un « bienvenido » particulier au premier président américain à se rendre à Cuba depuis Calvin Coolidge, en 1928.

cuba yes we came

Clin d’œil au « Yes we can » de 2008

Ares, nom d’artiste d’Aristides Estaban, a dépeint un Obama souriant vêtu de la « guayabera » cubaine, un cigare glissé dans la poche, et posant devant la tour en forme d’étoile érigée en mémoire du héros national cubain José Marti. « Yes we came », proclame le dessin, dans un clin d’œil au « Yes we can » de 2008 qui a pris dimanche 20 mars, un peu après 16 heures, une saveur particulière avec l’atterrissage de l’Air Force One de M. Obama, sous la pluie.

Le président démocrate appréciera sans doute l’attention. Il a pris soin de préparerson arrivée en participant au sketch d’un des comiques les plus populaires du pays, Luis Silva, dont le personnage « Panfilo » peut avoir la dent dure avec les autorités lorsqu’il tourne par exemple en dérision des pénuries de pommes de terre. Le sketch, diffusé par l’ambassade des États-Unis à Cuba, met en scène un coup de fil impromptu entre les deux hommes. « Je suis content que vous veniez. Ne faites pas enregistrer vos bagages, sinon vous serez bloqué à la douane », conseille le Cubain.

 

hope
« hope » de Richard Fairey
  • Gilles Paris (La Havane, envoyé spécial)
    Journaliste au Monde

Barack Obama entame une visite historique à Cuba

Barack Obama est arrivé, dimanche 20 mars, à La Havane, pour effectuer la première visite d’un président américain en exercice sur l’île depuis quatre-vingt-huit ans. Cette visite, qui durera jusqu’à mardi, vise à rendre « irréversible » le rapprochement entre les Etats-Unis et Cuba, amorcé par Barack Obama en décembre 2014, souligne la Maison Blanche.nLes relation diplomatiques ont été rétablies en Juillet entre les deux pays, qui continuent néanmoins d’entretenir de profonds désaccords.

Accompagné de son épouse, Michelle Obama, et de leurs deux filles, Sasha et Malia, le président américain s’est rendu, sous une pluie battante, dimanche soir dans la cathédrale de La Havane, trésor baroque du XVIIIe siècle. Il y a rencontré le cardinal Jaime Ortega, qui a joué un rôle majeur dans la percée diplomatique de décembre 2014.

cuba obama sous pluie

Rencontre avec Raul Castro et discours au peuple cubain

Outre la rencontre lundi avec son homologue cubain, Raul Castro, qui sera suivie d’une apparition conjointe devant la presse et d’un dîner d’Etat, le point d’orgue de la visite de Barack Obama aura lieu mardi avec le « discours au peuple cubain » que compte prononcer le président américain depuis le Gran Teatro de La Havane, et qui sera retransmis par la télévision cubaine. Barack Obama doit aussi rencontrer mardi des personnalités de son choix, dont des opposants au régime castriste.

Dimanche, plusieurs dizaines de militants du mouvement dissident des « Dames en blanc » ont été arrêtés à l’issue de leur procession dominicale à La Havane. Les membres de cette organisation, formée à l’origine d’épouses d’anciens détenus politiques, ont défilé près d’une église de La Havane en compagnie de sympathisants pour exiger davantage de respect des droits de l’homme sur l’île.

cuba dame blanc.jpg

Aucun président américain en exercice ne s’est rendu à Cuba depuis Calvin Coolidge en 1928. Avant sa venue, Barack Obama a pris de nouvelles mesures pour faciliter les visites des Américains à Cuba et pour la participation de cette dernière au commerce international. Instauré après l’arrivée au pouvoir des révolutionnaires emmenés par Fidel Castro, frère de l’actuel président, en 1959, l’embargo américain sur Cuba reste néanmoins en vigueur. Le président américain espère que ce dernier pourra être levé par le Congrès américain.

La Maison Blanche affirme que ce rapprochement, contesté par une partie de l’opposition républicaine aux Etats-Unis, profitera au peuple cubain mais aussi aux enreprises américaines. La chaîne hôtelière Starwood est ainsi devenue samedi le premier groupe américain depuis la révolution castriste de 1959 à  conclure un accord avec Cuba pour ouvrir des hôtels dans l’île.

Le Monde

Loi travail : nouvelle mobilisation nationale dans les lycées

Nouvelle journée de contestation, en fin d’article je mets les liens :

  • pour le suivi de la journée heure par heure
  • vers la pétition lancée contre cette Loi du Travail.

Amas de poubelles devant l’entrée, barrières métalliques et banderoles : ce jeudi des lycées et des universités étaient bloqués à Paris et en province, à l’appel des organisations lycéennes et étudiantes opposées à la loi El Khomri, tandis que des milliers de jeunes descendaient dans la rue. Si le gouvernement de Manuel Valls, qui a remanié son projet face à la levée de boucliers des syndicats, des organisations de jeunesse et jusque dans les rangs socialistes, se dit désormais confiant d’avoir une majorité, les opposants à cette réforme du Code du travail entendent maintenir la pression après une première mobilisation réussie la semaine dernière et à peine plus d’un an avant la présidentielle.

Dans la capitale, plusieurs sites universitaires, notamment la Sorbonne et Tolbiac, sont fermés sur décision de l’administration. Devant plusieurs centaines de personnes rassemblée devant la Sorbonne, un jeune homme s’égosille, microphone à la main : « Ce mouvement, c’est Mai 68. Aujourd’hui, la présidence (de la fac) a essayé de nous arrêter, mais on va continuer à se battre. » Fermeture également de Paris-8 Saint-Denis en banlieue, après un vote des étudiants en assemblée générale. Une cinquantaine de jeunes écoutent les orateurs, devant l’entrée bloquée par des palettes et des poubelles amoncelées. Les deux principaux campus de l’université Lumière-Lyon-2 n’ont pas ouvert leurs portes, pour raison de « sécurité » selon la direction, à la suite du blocage de l’un des sites par des étudiants. Cours également suspendus sur le campus Victoire de Bordeaux. Côté lycées, l’Union nationale lycéenne (UNL) a décompté une trentaine d’établissements « perturbés » dans la capitale, dont une quinzaine totalement bloqués, sur 188 lycées dans l’académie de Paris. De source policière, on recensait en milieu de matinée cinq lycées encore bloqués sur l’agglomération parisienne, dont quatre à Paris.

« On veut faire du bruit »

Dix lycées étaient bloqués à Nantes, selon la police. Des pompiers sont intervenus pour éteindre des feux de poubelles devant un établissement du nord de la ville. À Marseille, des centaines de lycéens se sont rassemblé devant la préfecture dans une ambiance festive, tandis qu’à Tours, la manifestation se déroulait dans la matinée, avec de 3 000 à 4 000 personnes, dont les trois quarts de jeunes. À Paris, la manifestation est prévue à partir de 13 h 30, à partir de République. Près du lycée Voltaire, dans le 11e arrondissement, des lycéens se sont massés en bordure de l’avenue République avec des sifflets, lancent des pétards et bloquent quelques voitures avec des barrières métalliques avant de les laisser passer. « On veut que les gens klaxonnent, on veut faire du bruit pour manifester notre mécontentement », déclare Julie, 15 ans. « On continuera de bloquer jusqu’au retrait de la loi. Mais il faut être réaliste, ça tiendra pas longtemps, on n’est que des lycéens. » « L’enjeu, c’est de massifier la mobilisation côté jeunes, aussi bien en AG que dans la rue, avant de rejoindre les salariés le 31 mars », a expliqué William Martinet, président de l’Unef, premier syndicat étudiant.

Il dit attendre au moins autant de jeunes dans les rues que le 9 mars, lorsque 100 000 d’entre eux avaient défilé partout en France aux côtés de 400 000 salariés, selon l’Unef. Les autorités avaient comptabilisé 224 000 personnes au total. La nouvelle version du projet présentée lundi par Manuel Valls n’a pas eu raison de la colère de toutes les organisations de jeunesse, mais la Fage a jugé, elle, qu’elle permettait « la poursuite du dialogue », et n’appelle pas à la mobilisation. Un point en particulier a convaincu le deuxième syndicat étudiant : la garantie jeunes, dispositif d’accompagnement renforcé vers l’emploi, qui deviendra un droit pour tous les jeunes sans emploi ni formation. Mais, pour les contestataires, « l’universalité » de cette mesure « reste un mot creux », car sa mise en oeuvre pour les 900 000 jeunes concernés coûterait de quatre à cinq milliards d’euros, selon William Martinet. Pendant sa campagne, le candidat François Hollande avait fait de la jeunesse une priorité de son quinquennat. Une promesse que lui rappellent à l’envi les organisations de jeunes. Le projet de loi sera présenté en conseil des ministres le 24 mars, et le gouvernement espère le faire adopter d’ici l’été.

Suivi de la manifestation heure par heure sur le parisien

Pétition contre la loi Travail

 

Loi Travail : le gouvernement dévoile sa nouvelle version

La version revue et corrigée de l’avant-projet de Loi Travail est présentée ce lundi par le Premier ministre Manuel Valls aux partenaires sociaux. Ces derniers décideront alors de la suite à donner à leur mobilisation contre cette réforme.

Exercice périlleux lundi pour le gouvernement : à 14h30, le Premier ministre entouré de Myriam El Khomri (ministre du Travail) et Emmanuel Macron (Economie) livrera aux partenaires sociaux le fruit des intenses tractations des derniers jours sur la loi Travail. Une version « corrigée » du projet contesté de réforme du droit du Travail, qui divise jusqu’au sein de la majorité.

Entre demande de retrait et demande de fermeté

D’un côté, des syndicats (CGT, FO notamment), des jeunes, des socialistes réclament le retrait pur et simple du projet qu’ils assimilent à un détricotage du code du travail.

À LIRE AUSSI – Loi Travail : les cinq mesures qui fâchent

A l’opposé, le patronat refuse son « affadissement ». « Renoncer serait suicidaire », a prévenu dimanche le négociateur social du Medef, Alexandre Saubot, pointant l’explosion du chômage en France. Entre les deux, des syndicats dits réformistes, CFDT en tête, qui ont milité pour une réécriture des points litigieux. En particulier : le plafonnement des indemnités prud’homales, les critères de licenciement économique ou des décisions unilatérales des patrons de PME en matière d’aménagement du temps de travail.

« On ira au clash »

Même dans ce camp qui a joué la carte de la négociation (CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa), le ton s’est durci à la veille des arbitrages. Les « réformistes » brandissent aujourd’hui la menace d’une mobilisation « dans la rue ». Faute de retrait des « mesures néfastes », « on ira au clash », a lancé dimanche soir le numéro un de la CFDT Laurent Berger.

En plus des partenaires sociaux habituels ont également été invitées les deux premières organisations étudiantes, l’Unef et la Fage. Redoutant de s’aliéner les jeunes, l’exécutif les avaient déjà reçus vendredi, deux jours après leur mobilisation. Mercredi 9 mars, plusieurs milliers d’étudiants et lycéens avaient manifesté contre cette loi de la « précarité », comme les salariés en grève à l’appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires.

À LIRE AUSSI : Le bilan de la mobilisation du 9 mars

Et l’Unef planifie déjà une nouvelle journée d’action le 17 mars avant de se rallier le 31 à l’appel à la grève et à manifester des syndicats, notamment la CGT et FO.

Le texte dans sa version initiale - Aucun(e)

FRance Bleu par Marina Cabiten

Baptême d’une nouvelle région : ADIEU GRAND EST : CE SERA ACALIE, RHIN-CHAMPAGNE OU NOUVELLE AUSTRASIE !

Le suspense continue pour nommer les nouvelles régions, pour la région Est le choix se décante alors quel sera son nom : Acalie, Nouvelle Austrasie ou Rhin-Champagne ?

Et le tiercé gagnant est : Nouvelle Austrasie (36 voix), Acalie (32 voix) et Rhin-Champagne (26 voix). Exit Grand-Est, le favori. Le turfiste évoquerait une grosse cote.
« C’est une surprise », reconnaissait hier humblement Philippe Richert, président d’une région affublée d’un acronyme (Acal) qu’il exècre et grand initiateur d’une démarche participative se voulant exemplaire. Hier, ce qui fut jadis l’hôtel de la région Lorraine, à Metz, a accueilli, après Châlons-en-Champagne et Strasbourg, la troisième étape du processus.
Celle-ci avait pour mission d’arrêter une short-list de trois noms, soumise dès lundi au vote des internautes. Quand la séance débute, quinze noms sont affichés devant les soixante participants à cet exercice de démocratie, orchestré par Valérie Debord, vice-présidente de la région.
Experts et citoyens tirés au sort
Parmi eux : des experts (historiens, géographes, communicants, journalistes…), des membres du conseil économique et social, des agents territoriaux et, des citoyens tirés au sort, devant huissier, parmi 3 000 candidats.
Les quinze noms encore en lice sont le fruit des discussions et sélections précédentes. Chaque membre de la commission a devant lui quatre papiers et trois gommettes rouges. Il doit dans un premier temps écrire un nom de son choix avec une courte argumentation sur chacune des feuilles. Ces dernières sont ensuite collées sur les panneaux près de l’appellation sélectionnée.
Exit Estrie et Ile d’Europe
Des noms filent en tête ; d’autres sont d’emblée promis à un échec cuisant comme Estrie, Orest ou encore Ile d’Europe.
Puis vient le temps des gommettes apposées puis dénombrées. Derrière les trois premières, Grand Est France n’est pas très loin avec 22 voix, suivi d’Union Grand Est qui comptabilise 19 suffrages.
Après le vote, il faut rédiger un argumentaire. Trois groupes partisans se forment. Les avocats de la Nouvelle Austrasie y voient une appellation « intemporelle, fédératrice, par son antériorité historique » qui « relie passé (Austrasie) et avenir (Nouvelle). »
Poésie ou prestige parole aux internautes
Les défenseurs d’Acalie décrivent « un nom de baptême fondateur, fédérateur, poétique, paisible, facile à prononcer, harmonieux et intemporel ».
Après l’histoire et l’air du temps, le groupe constitué autour de « Rhin-Champagne » considère que son choix évoque « une région dynamique au développement économique ancien et prestigieux et au patrimoine historique et culturel reconnu depuis l’Antiquité. ».
Alors que les discussions sont encore en cours, les premières fuites déchaînent les réseaux sociaux. La parole est désormais aux internautes.

Des noms difficiles à vendre

La parole est désormais aux internautes. Ces derniers auront la responsabilité immense de donner un nom à la région et ceci, pour les générations à venir. A l’issue du vote hier à Metz, Philippe Richert a loué avec insistance l’implication des citoyens, experts ou non. Derrière l’hommage sincère pointait néanmoins un embarras compréhensible face à des noms politiquement très difficiles à vendre : Rhin-Champagne, parce qu’il efface la Lorraine ; Nouvelle Austrasie, en raison d’une justification historique qui remonte à la nuit des temps ; Acalie qui, même féminisé, reste cet acronyme qu’il exècre.
La démocratie participative, aussi orchestrée et louable soit-elle, est par définition imprévisible. Fallait-il, par exemple, écarter Grand Est, ce que se sont appliqués à faire les membres de la commission ? Cette appellation fédératrice ne méritait-elle pas, au minimum, d’être soumise à une appréciation populaire plus large ? Il faut croire que non.
Dès hier, les réactions sur les réseaux sociaux étaient vives et, le plus souvent, lapidaires pour les trois appellations choisies. Cette férocité ne doit certes pas être prise au pied de la lettre. Elle est la règle sur le web. Mais derrière l’exubérance du ton, le message devra être entendu. Si message il y a.
Pierre Roeder

Les meetings de Donald Trump sont le théâtre croissant d’incidents

La réunion électorale dans l’Ohio du favori de la primaire républicaine a été une nouvelle fois perturbée, mettant le service de sécurité sur les dents après les échauffourées ayant conduit à l’annulation du meeting de Chicago.

En plein débat sur la violence des propos de Donald Trump et les débordements qui accompagnent le candidat à chaque déplacement, cette image prend une dimension toute particulière. Vingt-quatre heures après l’annulation de son meeting à Chicago envahi par des protestataires, Donald Trump a connu une nouvelle réunion électorale électrique à Dayton dans l’Ohio.
Lien vers vidéo daily motion

vidéo Daily Motion de l’incident
Un spectateur a réussi à franchir les cordons de sécurité près de la tribune. Une grande clameur s’est élevée de la foule tandis que des agents des services secrets montés sur l’estrade ont fait rempart autour de Donald Trump. Le perturbateur, un certain Thomas Dimassimo, a été rapidement maîtrisé et éloigné. Il a été inculpé de troubles à l’ordre public. Donald Trump a rebondi avec une boutade: «Il n’y a rien de plus amusant qu’un meeting de Donald Trump, n’est-ce pas?».

Les troubles de vendredi à Chicago où les noms d’oiseaux, des bouteilles et des coups de poings avaient volé étaient encore dans tous les esprits. Le milliardaire s’est dit «galvanisé» par les tentatives d’obstruction et a dénoncé une «attaque planifiée» de la part des centaines de manifestants, parmi lesquels de nombreux hispaniques et afro-américains, qui ont fait irruption dans l’amphithéâtre de l’université de Chicago où il devait prendre la parole vendredi soir.

«Laissez-moi vous dire que les personnes [ses partisans, ndlr] qui ont fait le déplacement par milliers en étant invitées n’ont causé aucun problème. Elles ont été huées et harcelées par ces autres gens. Des gens qui, en passant, représentaient Bernie (Sanders), l’ami communiste», a fustigé Donald Trump, en référence au candidat à l’investiture démocrate. Et de poursuivre: «Maintenant, vraiment, Bernie devrait dire à ses gens (…): ‘arrêtez, arrêtez’».

Obama appelle à la fin des «insultes de cour d’école»

Bernie Sanders n’a pas attendu longtemps avant de répondre aux accusations de Donald Trump: «Comme il le fait presque tous les jours, Donald Trump montre aux Américains qu’il est un menteur pathologique». «Même si je prends acte du fait que certains de nos partisans étaient présent à la réunion de Donald Trump à Chicago, il va de soi que notre campagne n’a pas organisé le mouvement de protestation».

Sans prononcer le nom de Donald Trump, le président Barack Obama a de son côté appelé les candidats en course pour la Maison-Blanche à rejeter les «insultes et les railleries de cour d’école». Dans une allusion directe au slogan du milliardaire («Rendre sa grandeur à l’Amérique»), l’actuel locataire de la Maison-Blanche a ajouté que l’Amérique se portait bien: «Ce sur quoi les gens en course pour la présidence devraient se concentrer, c’est comment peut-on faire pour que cela aille encore mieux. Pas de divisions fondées sur la race et la foi, et certainement pas de violences contre d’autres Américains».

En tête de la course dans le camp démocrate, Hillary Clinton a pour sa part reproché à l’homme d’affaires d’avoir un comportement de pyromane avec sa rhétorique incendiaire sur l’immigration et l’islam.

En tête de la primaire républicaine, Donald Trump est attendu au tournant mardi, où se déroule un deuxième «supertuesday» après celui du 1er mars. La Floride, l’Illinois, le Missouri, l’Ohio, et la Caroline du Nord organisent leurs scrutins. Le milliardaire a en tout cas concédé la défaite lors des consultations qui se sont tenues samedi. Le sénateur du Texas Ted Cruz a remporté facilement les caucus du Wyoming. Marco Rubio qui tentera mardi de remporter la mise sur ses terres a lui dominé dans le district de Colombie qui regroupe la capitale Washington.

Source le Figaro

Meeting Trump annulé vidéo

Le pape attaque Donald Trump lors de sa visite au Mexique

Pour le pape François, l’attitude de Donald Trump prouve qu’il n’est « pas chrétien ». Face à ces accusations, le milliardaire est furieux

Le pape François s’est immiscé jeudi avec fracas dans la campagne présidentielle américaine en jugeant que le favori du camp républicain, Donald Trump, n’était « pas chrétien », ce qui a aussitôt provoqué la fureur du milliardaire américain.

Vidéo du Pape sur youtube

« Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne« , a lancé le pape François, dans l’avion qui le ramenait du Mexique, en réponse à la question d’un journaliste sur les positions anti-immigrés du candidat à la primaire républicaine.

Donald Trump scandalisé

Jorge Bergoglio a certes affirmé qu’il n’était évidemment pas question pour lui de s’ingérer dans la campagne présidentielle, mais la réaction du milliardaire américain a été immédiate.

« Qu’un leader religieux mette en doute la foi d’une personne est honteux », a indiqué Donald Trump dans un communiqué.

« Ce n’est pas dans l’Evangile. Voter, ne pas voter, je nem’immisce pas. Mais je dis seulement: ce n’est pas chrétien« , a affirmé le pontife argentin.

« Il ne comprend pas les problèmes de notre pays »

Le favori de la primaire républicaine, très critique du pape François, avait annoncé en juin qu’il ferait construire un mur à la place de l’actuel grillage entre le Mexique et les Etats-Unis s’il était élu président.

« Je pense que le pape est quelqu’un de très politique », a déclaré la semaine dernière Donald Trump sur la chaîne Fox Business.

« Je pense qu’il ne comprend pas les problèmes de notre pays. Je ne suis pas sûr qu’il mesure le danger que représente (pour nous) cette frontière ouverte avec le Mexique »

Le vote des chrétiens – catholiques et protestants – pèse lourd aux Etats-Unis, et s’étend des ultra-conservateurs, membres du Tea Party, aux progressistes.

150 chefs d’Etat pour la Cop21 à Paris

Cette année, la Conférence annuelle sur le climat a lieu à Paris, entre le 30 novembre et le 11 décembre 2015.

Mais au fait, c’est quoi une COP ?

On l'appelle la Conférence internationale du climat et, cette année, le ParisClimat 2015. Mais son petit nom, le vrai, c'est Cop.

COP, ça veut dire quoi ? :

La COP, abréviation de COnférence des Parties, est une conférence supranationale sur l’environnement, ou plus précisément sur les changements climatiques.

Elle est un peu la version environnementale de l’ONU. Chaque année, les participants de cette conférence se réunissent pour décider des mesures à mettre en place, ceci dans le but de limiter le réchauffement climatique à seulement 2°C.
 Cette année  c'est la 21ème conférence qui se tient à Paris, donc la Cop21 ; en 2016 ce sera la 22ème conférence, elle aura lieu au Maroc.
 terre

 

Qui y participe ?

 

 
 Les participants, appelés « parties », sont les Etats signataires de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), adoptée en 1992, à la fin du Sommet de la Terre, à Rio. Cette convention reconnaît l’existence « d’un changement climatique d’origine humaine et donne aux pays industrialisés le primat de la responsabilité pour lutter contre ce phénomène », selon le site officiel de la COP21.
De ce point de départ découlent les COP (Conference Of Parties) annuelles, destinées à adopter des mesures pour que tous les Etats signataires réduisent leur impact sur le réchauffement climatique.

terre belle

Le but ?

Les décisions prises lors de ces conférences doivent être adoptées à l’unanimité des parties ou par consensus uniquement. Chaque session de COP est donc fondamentale, car elle permet de faire un bilan de l’année écoulée, mais également de renouveler ou ajuster de précédents engagements.

Pourquoi la COP21 est elle si spéciale ?

 
Parce qu’elle a pour objectif d’aboutir à un accord « universel et contraignant » qui prendra effet à partir de 2020, pour créer une vvéritable transition vers une économie et une politique mondiale écoresponsables, une grande première pour la COP !

Si la collaboration entre les parties est efficace, nous pourrions donc très bientôt assister à une revalorisation de l’écologie dans la sphère politique.

L’enjeu clé est le financement des politiques climatiques : les négociateurs des 196 parties devront aussi trouver un accord pour réunir 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.

pour aller plus loin :

Article du Monde sur la Cop21

 

La cop21 site du gouvernement

terre genereuse