Humeur : poème : le cri !!!

Se taire
Quand on ne sait plus que dire
Se taire
Car « il » a toujours raison
Se taire
Car sa voix écrase la douceur de la nôtre
Enfin se taire
Car jamais il n’écoute….
Rester sourd à son esprit qui hurle
Sourd à ton cœur qui brûle
Fais silence….
Ta colère ne la vire pas en haine
Comme de tes mots, il n’en vaut pas la peine….

Voici ci dessus le poème que j’ai déversé de mes tripes.

Il a inspiré Gaétan Kerdraon qui en a fait le Slam suivant

Se taire
Quand on ne sait plus que dire
Se taire
Car « il » a toujours raison
Se taire
Car sa présence écrase la douceur de la nôtre
Enfin se taire
Car jamais il n’écoute….
Se taire car quand le stress l’emporte sur la peur 
Se taire quand le mal qui nous tenaille est invisible pour les autres 
Se taire car on doit ce justifier pourquoi. 
Toujours ces même pourquoi tu te protège contres des bruits qui n’existe pas 
Toujours ces même pourquoi contre ces pourquoi tu tremble comme si ton corps était un séisme sans interruption 
Toujours ces pourquoi tu réfléchis trop comme si mon cerveau était un ordinateur. 
Pour répondre à ces questions voici quelques explications, mon corps ressent plus que la normale. Quand vous entendez normalement moi j’entends les néons, le four à micro-ondes tout les sons imperceptible que vous entendez pas pour les tremblements c’est mon stress qui créer ça et également le souvenir d’un cyclone avec en plus les effets secondaires de la ventoline. Pour les réflexions mon cerveau me commande d’analyser sans cesse, c’est mon cerveau le maître et je suis son esclave. 
Pour conclure deux autres choses là première c’est que au niveau de la nourriture c’est mon refuge, je me réfugie dedans quand je suis stressé, la deuxième et dernière chose c’est que mon stress me fait perdre tout mes moyens et sous couverture de personne très sûre d’elle ce cache un petit garçon qui a peur du moindre bruit, du moindre changement. Alors la prochaine fois sachez qu’il existe des handicaps invisibles qui fait souffrir les personnes à qui vous, vous demandez sans cesse des justifications. Je suis un peu comme un super héros et ma cryptonique c’est le bruit, le stress et mon cerveau.

Coup de cœur : A nice poem found on Instagram…

Merci à euphoric.viability de m’avoir autorisée à le poster sur mon blog.

Thanks to euphoric.viability to have allowed me to post her poem on my blog

I love it, it could be sent to many of suffering women.

You’re so sweet

You open the door for me

You buy me flowers

You massage my feet

You’re so loving

You’re there to wipe my tears

Howcould I ever fear ?

False advertisement

You’re so angry

You look at me to look away

All my flowers are dying

You don’t love me

Quit your lying

My tears are caused by you

You’re never there to wipe them

I would have never known

I never saw it coming

Your investissement in the end was only…

False advertisement.

@euphoric.viability

Je dédie ce poème à toutes les femmes victimes d’un homme qui les a séduites… puis dont le vrai visage est apparu….

Des femmes trompées par l’apparence si attrayante au début… avant que ne tombe le masque, manipulateur ou pervers narcissique…

Humeur : Douleur j’aurai ta peau

Je dédie ce cri du cœur à tous mes amis de galère, je viens de répondre à certains d’entre eux, j’admire leur courage, continuez mes amis, nous avançons je sais que nous gagnerons notre combat, courage à tous.

Marie

 

Insidieuse

Obsédante

Intolérable

Présente et invisible

Si  haïssable

Tu te terres dans mon ventre

Tu éclates dans ma tête

Tu es mon ennemie

Tu es un poison

Douleur

J’aurai ta peau

Tu n’as plus le droit

Je t’arrache de moi

Tu n’ES plus

Je t’interdis d’exister

Mieux je te connais

Pour inéluctablement te déraciner

La vie est la plus forte

Douleur

Fuis

Pars

Je te hais

Je te renie

Tu n’es rien.

 

 

 

 

 

Barbara de Jacques Prévert

Je salue le printemps des poètes avec une très belle poésie :

Barbara

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

Et tu marchais souriante

Épanouie ravie ruisselante

Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest

Et je t’ai croisée rue de Siam

Tu souriais

Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara

Toi que je ne connaissais pas

Toi qui ne me connaissais pas

Rappelle-toi

Rappelle-toi quand même ce jour-là

N’oublie pas

Un homme sous un porche s’abritait

Et il a crié ton nom

Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie

Ruisselante ravie épanouie

Et tu t’es jetée dans ses bras

Rappelle-toi cela Barbara

Et ne m’en veux pas si je te tutoie

Je dis tu à tous ceux que j’aime

Même si je ne les ai vus qu’une seule fois

Je dis tu à tous ceux qui s’aiment

Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara

N’oublie pas

Cette pluie sage et heureuse

Sur ton visage heureux

Sur cette ville heureuse

Cette pluie sur la mer

Sur l’arsenal

Sur le bateau d’Ouessant

Oh Barbara

Quelle connerie la guerre

Qu’es-tu devenue maintenant

Sous cette pluie de fer

De feu d’acier de sang

Et celui qui te serrait dans ses bras

Amoureusement

Est-il mort disparu ou bien encore vivant

Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest

Comme il pleuvait avant

Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé

C’est une pluie de deuil terrible et désolée

Ce n’est même plus l’orage

De fer d’acier de sang

Tout simplement des nuages

Qui crèvent commes des chiens

Des chiens qui disparaissent

Au fil de l’eau sur Brest

Et vont pourrir au loin

Au loin très loin de Brest

Dont il ne reste rien.

Jacques Prévert

L’espoir selon Paul Eluard

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours, puisque je le dis
Puisque je l’affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille,
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un cœur généreux
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs
Une vie,
La vie
A se partager.

Paul ELUARD

 

Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Je suis bretonne ce poème je le vis en le lisant.

Dans la grand’hune

La mer m’a versé son breuvage,
Son lait, salé d’un sel amer ;
Et j’ai grandi comme un sauvage
Sur le sein libre de la mer.

La mer de ses rudes caresses
A pétri mon cœur et ma chair ;
Ce sont de farouches tendresses
Que les tendresses de la mer.

La mer m’a chanté l’aventure,
L’espace, la vie au grand air.
Je suis un goéland de mâture,
Un goéland, fils de la mer !

Et si, dans ma chambre bretonne,
Un souffle passe, large et fier,
C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne
L’âme innombrable de la mer.

(Anatole Le Braz)

 

Source : Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)