Citation du jour : Martin Luther King

« Laissez la haine à ceux qui sont trop faibles pour aimer »

Martin Luther King

Martin Luther King Jr., né à Atlanta le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, est un pasteur baptiste afro-américain, militant non-violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté

Lamentable : quand les banques se sucrent sur l’argent des plus pauvres

Les découverts coûtent cher aux clients mais rapportent gros aux établissements.

Les Français sont régulièrement dans le rouge. Les comptes ordinaires des particuliers étaient débiteurs d’environ 7,6 Mds€ au 1er trimestre 2016, selon la Banque de France. En dix ans, de 2006 à 2016, l’encours des découverts a augmenté de 22,5 %, un gouffre financier pour les particuliers, mais surtout, pour les banques… une véritable mine d’or !

 

Car l’autorisation de découvert, traduite en langage économique, n’est rien d’autre chose qu’un crédit à court terme à un client captif, très peu risqué pour l’établissement bancaire et très bien rémunéré, avec des taux compris entre 8 % et 16 % (découvert autorisé), pouvant même grimper jusqu’aux alentours de 20 % (découvert non autorisé). Cerise sur le gâteau pour les banques, la plupart profitent même du dépassement de découvert autorisé pour prélever de généreuses « commissions d’intervention ». Certes, depuis 2014, la loi est venue mettre de l’ordre : celles-ci ne peuvent plus excéder 8 € par opération, avec un plafond de 80 € par mois. Mais en retour, beaucoup de banques se sont alignées à la hausse sur le plafond légal…

 

Bref, les découverts coûtent cher (aux clients) et rapportent gros (aux établissements). En 2016, les tarifs des banques tournent autour de 190,50 € par an en moyenne. Leur analyse détaillée révèle qu’environ un tiers correspond au prix de la carte bancaire, un tiers aux frais de tenue de compte et le dernier tiers… au coût des découverts !

Car pas moins de deux Français sur cinq se retrouvent avec un solde négatif sur leur compte à la fin de chaque mois. Certes, les conditions générales détaillent avec une précision extrême, dans les brochures et sur Internet, la méthode de calcul appliquée, mais bien malin — ou patient — qui parvient à déchiffrer les sigles abscons et calculer ce qu’il lui en coûtera précisément de finir dans le rouge.

Seule certitude, les taux varient du simple au double. Ils sont d’environ 8 % dans les banques en ligne, de 12 % à la Caisse d’épargne Ile-de-France, 14 % à la Banque postale et de l’ordre de 16 % chez BNP Paribas. Quand le plafond autorisé est dépassé, ils peuvent atteindre 16 % dans les banques en ligne et 18 % dans certaines banques traditionnelles. « Le TAEG (NDLR : taux annuel global effectif) appliqué depuis le 1er juillet et valable pour le troisième trimestre oscille entre 7,39 % et 19,91 % en fonction des tranches de découvert », explique t-on à la Société générale.

 

Au global, toutes banques confondues, les découverts assureraient aux banques plusieurs milliards d’euros de revenus annuels, bien qu’aucun chiffre officiel n’existe, et qu’aucun établissement ne souhaite rendre public son bénéfice en la matière.

 

Le dossier des commissions d’intervention est le plus sensible, et celui jugé le plus abusif par les usagers. « Auparavant, les commissions d’intervention correspondaient au travail d’un salarié qui devait gérer directement l’incident, confie un banquier. Aujourd’hui, tout cela est automatisé, la banque n’a plus d’effort à rémunérer. » En clair ? « Ce sont 8 € (NDLR : montant maximal fixé par la loi) facilement gagnés et une forme de déloyauté vis-à-vis des clients. »

Conclusion : tout ceci est évidemment lamentable…. j’en ai fait les frais évidemment, alors que mes finances plongeaient mon banquier m’a allègrement délestée de plus de 100 Euros sur deux mois ! alors éponge cocotte… éponge…

La loi ne favorise pas les moins bien nantis, c’est bien  triste.

Pauvreté : aggravation en Ile-de-France, cri d’alarme du Secours catholique

La fracture territoriale s’aggrave en Ile-de-France, avec des zones qui s’enfoncent dans la pauvreté. C’est le constat que dresse ce lundi le Secours catholique, qui demande un «changement radical dans la politique d’aménagement».

Moins de 990 euros par mois pour vivre. Dans cette région qui regroupe huit départements, du plus riche (Hauts-de-Seine) au plus pauvre (Seine-Saint-Denis), 15% des 12 millions d’habitants (1,8 million) disposent de moins de 990 euros par mois par unité de consommation et la moitié d’entre eux de moins de 750 euros, selon le rapport de l’association publié lundi.

De 2004 à 2012, la proportion des ménages pauvres y a augmenté deux fois plus vite qu’en France métropolitaine (+5 points contre +2,6). Et dans tous les départements à l’exception de Paris et les Hauts-de-Seine, «les revenus fiscaux des 10% des ménages les plus modestes ont moins progressé au cours des dix dernières années que le revenu médian».

«Il y a plus de personnes pauvres» et leur niveau de pauvreté «s’aggrave», s’inquiète Hervé Du Souich, président du Secours Catholique Ile-de-France. «On veut lancer un cri d’alarme: jusqu’où on va continuer dans ce sens-là?»

De plus en plus d’enfants touchés. Cette précarité touche aussi les enfants franciliens, dont le taux de pauvreté a grimpé de 22% en 2009 à 24,3% en 2013, une hausse encore plus marquée en Seine-Saint-Denis, avec des conséquences directes sur la santé (malnutrition, obésité) et l’échec scolaire.

Un manque de logements «très sociaux». Les zones les plus pauvres, comme la Seine-Saint-Denis ou le nord-est parisien, sont aussi celles qui concentrent le plus de centres d’hébergement d’urgence, ajoutant de la pauvreté à la pauvreté.

Et «les logements sociaux actuellement construits ne sont pas adaptés au profil des demandeurs», souligne le Secours catholique, déplorant le manque de logements dits «très sociaux» accessibles aux revenus les plus modestes.

L’organisation, qui souhaite rencontrer la présidente de l’Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains), demande un «changement radical dans la politique d’aménagement», avec «un plan de construction de logements réellement accessibles aux personnes les plus pauvres», visant particulièrement les communes les plus favorisées «afin de rééquilibrer les territoires».

En mars, la région avait supprimé les aides aux logements «très sociaux» dans les communes qui en ont déjà beaucoup, pour «lutter contre les ghettos», une mesure rejetée par la gauche. Sur 1.300 communes franciliennes, 90 concentrent 66% du parc social, avait souligné l’exécutif régional, estimant «urgent de ne pas empiler de la pauvreté sur la pauvreté».

«La question c’est où on met ces logements sociaux et comment on fait pour combattre l’égoïsme de certains lieux qui refusent toute forme de solidarité», s’interroge le responsable du Secours catholique, évoquant le projet de centre d’hébergement d’urgence dans le cossu 16e arrondissement qui soulève l’opposition du maire (LR) Claude Goasguen et de nombreux habitants.