Ecologie : une déchetterie géante au centre du Pacifique

Une étude américaine estime que l’océan de déchets plastiques dans le Pacifique s’étend sur une superficie de 1,6 millions de km². Les filets de pêche abandonnés composent la majorité des détritus.

On la surnomme le « 7ème continent de plastique » ou encore « l’océan de déchets »… Cette décharge flottante géante s’étend dans l’Océan Pacifique Nord. Elle est située à mi-chemin entre entre les côtes californiennes et l’archipel de Hawaii. Selon une étude publiée dans la revue scientifique Scientific Reports le 22 mars 2018, ses 80.000 tonnes de déchets s’étendent sur 1,6 million de kilomètres carrés. Cela équivaut à trois fois la surface d’un pays comme la France ! C’est 4 à 16 fois plus que les précédentes études sur cette étendue.

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Le huitième continent : Vidéo ci dessous

 

En 1997, le skipper Charles Moore a fait une découverte sinistre : dans le Pacifique Nord, sous la surface de l’eau s’étale un immense continent de plastique sur environ 3 millions de kilomètres carrés (soit 4 fois et demi la France). Ce territoire de déchets et d’ordures, baptisé vortex comme un dinosaure réchappé d’une série b, s’est constitué au centre d’un gigantesque tourbillon d’eau océanique (un gyre) formé d’un ensemble de courants marins. Les journalistes sensibilisés à cette pollution des océans (dont Georges Pernoud pour Thalassa avec l’expédition Tara d’Agnès b. et Jean-Christophe Victor pour le Dessous des cartes) ont tenté de médiatiser le phénomène qui loin d’être unique semble surgir dans d’autres parties du globe (l’Atlantique Nord a aussi son vortex !) polluant les mers mais aussi les lacs ! Loin d’être inoffensif, le vortex est un serial killer : il tue les tortues qui s’étouffent en gobant des proies fictives ; il se désagrège sous l’effet de la lumière en microparticules étouffant les fonds marins, influant indirectement sur notre oxygène. Greenpeace estime qu’un million d’oiseaux et 100 000 mammifères meurent chaque année de ce poison plus radical que l’arsenic. Quant au bout de la chaine alimentaire… Nous le retrouvons bien sûr dans nos assiettes à moins de nous abstenir de manger les produits de la mer. Après-demain nous le retrouverons, parions-le, dans le top 10 des catastrophes écologiques qui menacent la planète bleue.

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COMMENT GUÉRIR LES OCÉANS DU PLASTIQUE

Comment y échapper lorsque l’on sait qu’un sac plastique a une durée de vie de 25 ans et une bouteille de 450 ans ? Quand on sait que nous produisons 150 kilos de déchets plastiques par habitants et que nous avons produit en ce début de siècle autant de plastique que durant la totalité du XXeme siècle ? Ne prenons pas ce monstre à la légère et passons en revue les solutions possibles. Parmi elles, nettoyer les plages et pas seulement avant le début de l’été, rejoindre des associations telles initiativesoceanes.org qui collectent les ordures et transmettre à nos enfants et petits-enfants les gestes éthiques.

 

Lien vers la vidéo :

le huitième continent

 

vidéo à partager et à faire connaître

Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Je suis bretonne ce poème je le vis en le lisant.

Dans la grand’hune

La mer m’a versé son breuvage,
Son lait, salé d’un sel amer ;
Et j’ai grandi comme un sauvage
Sur le sein libre de la mer.

La mer de ses rudes caresses
A pétri mon cœur et ma chair ;
Ce sont de farouches tendresses
Que les tendresses de la mer.

La mer m’a chanté l’aventure,
L’espace, la vie au grand air.
Je suis un goéland de mâture,
Un goéland, fils de la mer !

Et si, dans ma chambre bretonne,
Un souffle passe, large et fier,
C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne
L’âme innombrable de la mer.

(Anatole Le Braz)

 

Source : Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Envie de Bretagne

Voilà, une jolie évasion, je partage cette photo, la regarder me fait un bien fou.

Je l’ai prise il y a un an, fin octobre, l’eau était encore tiède, nous sommes près de Léchiagat dans le Sud finistère.

Tu sais, je n’ai jamais été aussi heureux que ce matin-là 
nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci
c’était l’automne, un automne où il faisait beau
une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique
Là -bas on l’appelle l’été indien
mais c’était tout simplement le nôtre
avec ta robe longue tu ressemblais
à  une aquarelle de Marie Laurencin
et je me souviens, je me souviens très bien
de ce que je t’ai dit ce matin-là 
il y a un an, y a un siècle, y a une éternité on ira où tu voudras, quand tu voudras
et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort
toute la vie sera pareille à  ce matin
aux couleurs de l’été indien

aujourd’hui je suis très loin de ce matin d’automne
mais c’est comme si j’y étais
je pense à  toi
où es tu?
que fais-tu?
est-ce que j’existe encore pour toi?
je regarde cette vague qui n’atteindra jamais la dune
tu vois, comme elle je me couche sur le sable
et je me souviens
je me souviens des marées hautes
du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer
il y a une éternité, un siècle, il y a un an

on ira où tu voudras, quand tu voudras
et on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort
toute la vie sera pareille à  ce matin
aux couleurs de l’été indien

 

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