Allier : un accident fait 12 victimes sur « la route de la mort »

On oublie si souvent que la route est dangereuse, la conduite doit être une attention de tous les instants, haro sur les incivilités, dépassements dangereux, vitesse excessive, alcool au volant…. il ne faut jamais oublier que au volant nous avons une responsabilité envers les autres.

Récit :

Le minibus, qui allait de la Suisse au Portugal, a heurté un poids lourd sur la N79, une route particulièrement dangereuse. Tous les passagers ont été tués.

 

Ils retournaient dans leur pays pour fêter Pâques, seul le chauffeur a survécu. Peu avant minuit, un dramatique accident s’est produit dans l’Allier entre un minibus et un poids lourd. Parti de Suisse pour rejoindre le Portugal, le minibus, en fait un véhicule utilitaire léger, a percuté un poids lourd de plein fouet. Les images attestent de la violence du choc. Les douze passagers, a priori tous portugais, sont morts. Parmi eux, une fillette de 7 ans.

L’accident s’est produit sur la commune de Montbeugny près de Moulins, sur la route nationale 79. Une chapelle ardente a été dressée dans la salle des fêtes de Montbeugny. Pour les proches des victimes, un numéro vert (0033 (0)811 00 06 03) a été mis en place.

La route, une portion de la fameuse RCEA (Route Centre-Europe Atlantique), qui traverse la France d’est en ouest, est connue pour sa dangerosité. Son surnom ? « La route de la mort », a expliqué un conseiller municipal à l’AFP. C’est « la route la plus meurtrière de France. Quand on fait le cumul, c’est 15 morts en une année, on ne sait pas ce qu’il faut » pour améliorer la sécurité, a-t-il confié.

Un véhicule aménagé

Selon la préfecture, le véhicule « a dévié de sa route pour une raison encore indéterminée et a percuté en choc frontal un poids lourd venant en sens inverse » et « les douze passagers du minibus, a priori tous de nationalité portugaise, sont décédés ». Le conducteur du minibus a survécu, blessé comme les deux conducteurs italiens du poids lourd, mais leurs jours ne sont pas en danger, a précisé la préfecture. Une quatrième personne est blessée : il s’agit du propriétaire du véhicule transportant les douze victimes. Lui roulait dans un autre véhicule, selon une source judiciaire. Les détails de son implication dans l’accident n’étaient pas encore précisés.

Le conducteur du minibus n’avait pas bu a priori, son dépistage d’alcool étant ressorti négatif. Le parquet de Moulins a ouvert une enquête sur les circonstances de l’accident, confiée à la gendarmerie. Pourquoi le véhicule a-t-il dévié de sa trajectoire ? Le chauffeur s’est-il endormi ? La vitesse est-elle en cause ? Autant de questions auxquelles elle devra répondre. Tous seront entendus par les enquêteurs dès que possible. Il s’agira notamment de vérifier que le véhicule était bien aux normes. En effet, ce véhicule de type Mercedes Sprinter est « certainement un véhicule aménagé », selon la source judiciaire. Sa porte coulissante est vitrée, mais le reste de la carrosserie est tôlé, selon les photos de l’épave recueillies par l’AFP. « Le véhicule avait des sièges à l’arrière et les passagers n’étaient pas assis par terre, mais l’enquête devra déterminer notamment si le véhicule était autorisé à transporter douze personnes », indique-t-on également auprès de la gendarmerie.

Un « cimetière à deux voies »

ROUTE-ACCIDENT-DECES-RCEA © THIERRY ZOCCOLAN AFP
Un groupe d’usagers réunis sur Facebook, baptisé « RCEA : quatre voies pour arrêter le massacre » et réunissant plus de 2 000 personnes, estime que cet axe « est un cimetière à deux voies en Saône-et-Loire et dans l’Allier ». © THIERRY ZOCCOLAN AFP

Reste cette route connue pour sa dangerosité. « Elle est assez monotone, la vitesse est limitée à 90 km/h. Il y a ceux qui s’impatientent et ceux qui s’endorment », a relevé la source judiciaire. Et il n’y a que quatre zones de dépassement dans le secteur. « Ça fait plus de quarante ans qu’on parle de la mettre en deux fois deux voies », souligne cette même source. Résultat : de nombreux chocs, des conducteurs de poids lourds qui frôlent les voitures et parfois des accidents qui impliquent beaucoup de véhicules. Un groupe d’usagers réunis sur Facebook, baptisé « RCEA : quatre voies pour arrêter le massacre » et réunissant plus de 2 000 personnes, estime que cet axe « est un cimetière à deux voies en Saône-et-Loire et dans l’Allier ».

La route devait rester coupée au moins jusqu’à 9 heures vendredi matin. Des déviations ont été mises en place. La préfecture a rappelé les règles de prudence, conseillant notamment de s’arrêter toutes les deux heures, particulièrement lors du week-end de Pâques, « traditionnellement meurtrier sur les routes ».

Cet accident s’ajoute à une liste déjà bien noire ces derniers mois. En février, la collision entre un autocar scolaire et un poids lourd en Charente-Maritime avait tué six adolescents, au lendemain de la sortie de route d’un car qui avait fait deux morts dans le Doubs. En octobre, 43 personnes avaient trouvé la mort dans un accident de car en Gironde, le plus grave depuis celui survenu à Beaune en 1982, qui avait fait 53 morts. Ces dernières années, 26 pèlerins polonais qui se rendaient à Notre-Dame-de-la-Salette (Isère) en juillet 2007 avaient été tués par la chute de leur car dans la tristement célèbre rampe de Laffrey. En 1995, 23 personnes étaient mortes après qu’un autocar espagnol reliant les Pays-Bas eut heurté l’arrière d’un camion dans le Gard.

AFP – Le Point.

Séisme de Taiwan le bilan s’alourdit

Comme il fallait s’y attendre le bilan s’alourdit à Taiwan alors que des personnes sont encore ensevelies.

Au moins 28 morts.

Les secouristes taïwanais livraient dimanche une course contre la montre pour retrouver plus de 120 personnes ensevelies sous les décombres d’un ensemble d’appartements qui s’est écroulé après le séisme de Samedi ayant fait au moins 28 morts, selon un bilan encore provisoire. Le bilan de la secousse de magnitude 6,4 qui a frappé le sud de l’île samedi vers 04h00 locales (20H00 GMT vendredi), provoquant l’effondrement d’un ensemble résidentiel de 16 étages et de près de 100 logements dans la ville de Tainan, s’alourdit à mesure que les secours avancent dans leurs opérations. Une enquête a été ouverte sur la construction de l’ensemble d’immeubles tandis que des survivants critiquaient des manquements en matière de de sécurité. 

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122 personnes ensevelies.

Dimanche matin, 122 résidents étaient toujours portés disparus, dont 103 coincés « très profondément » sous les décombres », selon le maire de Tainan, William Lai, qui a ajouté: « il n’y a aucun moyen de les atteindre directement, c’est très difficile ». Le travail des sauveteurs est compliqué par le fait que deux immeubles ont été écrasés par deux autres immeubles voisins, a-t-il expliqué, ce qui les a obligés à consolider les immeubles effondrés avant de creuser. D’après les archives locales, environ 260 personnes habitaient cet ensemble mais les autorités estiment que plus 300 personnes se trouvaient là au moment du séisme, en raison de l’approche des festivités du Nouvel An pendant lesquelles les Taïwanais se retrouvent en famille. Des étudiants occupaient également certains logements sans en avoir été les locataires officiels, selon les mêmes sources.

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Les secouristes fouillaient les décombres dimanche, exhortant les survivants coincés à tenir bon pendant qu’ils tentaient de les atteindre. Plusieurs résidents ont été extraits vivants des décombres après plus de 24 heures.
En tout, plus de 250 personnes ont été sauvées, dont environ 200 secourues, les 50 autres ayant pu s’échapper sans assistance. Les secouristes utilisaient des grues, des échelles et des chiens renifleurs pour repérer et extraire les victimes. Parmi les 28 personnes tuées dans le séisme, 26 se trouvaient dans l’ensemble résidentiel effondré, dont un nourrisson de 10 jours et deux autres enfants.

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Des tremblements de terre réguliers.

La secousse est survenue à une profondeur de 10 kilomètres, à 39 kilomètres au nord-est du port de Kaohsiung, la deuxième ville du pays, a indiqué l’institut géologique américain (USGS). Taïwan, proche de la jonction entre deux plaques tectoniques, est régulièrement touchée par des tremblements de terre. Une secousse de magnitude 7,6 sur l’échelle de Richter avait frappé l’île en septembre 1999, tuant quelque 2.400 personnes.