Bois illégal : Greenpeace demande une enquête sur Modern Express

…… suite encore du périple…..

Modern Express est le navire qui transportait une cargaison controversée de bois destinée apparemment au marché français. Ce navire a été récemment remorqué loin de la côte française pour entrer en sécurité dans le port de Bilbao en Espagne

Une controverse concerne l’origine et la légalité du bois transporté.  Les autorités gabonaises auraient enquêté sur l’affaire et demandé à Interpol d’ouvrir une enquête internationale. Greenpeace a demandé également au gouvernement gabonais de lancer une enquête et de donner aux autorités espagnoles et françaises un accès complet à tous les documents.

L’exploitation forestière illégale est un problème répandu dans la région du Bassin du Congo, un secteur forestier « en proie à la corruption généralisée, un manque de transparence et un manque de contrôle et d’application de la loi sur le terrain », indique Greenpeace, qui note que des quantités importantes de bois illégal sont toujours exportées vers les marchés internationaux.

Or le règlement sur le bois de l’Union européenne (RBUE) interdit la mise sur le marché européen de tout bois illégal ou produits dérivés, exigeant que « les opérateurs fassent preuve de diligence raisonnée pour prévenir la contamination de leur chaîne d’approvisionnement », souligne le communiqué. Greenpeace fait observer que la France et l’Espagne sont à la traine pour la mise en application de cette loi, et les autorités n’ont jusqu’alors pas réussi à procéder à des contrôles suffisants et efficaces.

Greenpeace exhorte les deux pays «  à prendre des mesures immédiates, saisir le bois et déterminer si les opérateurs concernés ont agi en conformité avec leurs obligations au titre du RBUE. Dans le cas de non-conformité avec le Règlement sur le bois, des sanctions devraient être imposées ».

L’Ong demande également au gouvernement gabonais de lancer immédiatement une enquête et de donner aux autorités espagnoles et françaises un accès complet à tous les documents nécessaires pour enquêter sur cette affaire.

 

Noël Ndong

Un nouveau système d’amarrage pour le déchargement du modern express..

… suite du périple aussi …

Le Modern Express est actuellement en attente de déchargement de sa cargaison dans le port de Bilbao. Il est toujours fortement gîté pour des raisons que les inspections actuellement menées devraient permettre d’expliquer. Pour faciliter les opérations de déchargement, le port basque a décidé de mettre en oeuvre un nouveau système d’amarrage, qu’il a récemment acquis.

Le Shoretension a été développé par KRVE, la société de lamanage de Rotterdam. Agissant comme un amortisseur, il permet de garder dans les aussières une tension constante, déterminée à l’avance et surveillée à distance. Six de ces systèmes vont être installés sur les pointes et les gardes du Modern Express pour permettre de compenser les mouvements du navire, déstabilisé par sa propre gîte.

amarrage

Bilbao dans le port : le modern Express

Chouette, bravo aux équipes qui ont bossé dur pour l’emmener là, ce n’était pas gagné d’avance, voilà un qui cette fois ne polluera pas !

 

A la dérive depuis plus d’une semaine, le cargo en perdition a bien été remorqué ce mercredi jusqu’au port basque de Bilbao.

Le cargo Modern Express, en détresse dans l’Atlantique depuis la fin janvier, a finalement été remorqué mercredi après-midi jusqu’au port de Bilbao, dans le nord de l’Espagne

Peu avant 18h, le navire de 164 mètres de long transportant du bois et qui devait relier le Gabon au port du Havre (ouest de la France) était peu à peu amené vers son quai par des remorqueurs, une opération complexe ayant démarré en début de matinée.

Les causes du sinistre à déterminer

« Il est dans le port et il est en train d’être mis à quai à l’abri », a déclaré une porte-parole du port de Bilbao jointe par téléphone.

En début de journée, huit hommes avaient dû être déposés à bord par hélicoptère pour « mettre en place des câbles de remorquage supplémentaires », avait expliqué un porte-parole de la compagnie de sauvetage néerlandaise Smit Salvage, chargée des opérations.

Le Modern Express, qui se trouvait en début de matinée à 8 milles nautiques (14,8 km) de Bilbao, a été lentement tracté vers le port, à une vitesse d’environ 2,5 noeuds (4,5 km/h).
Il devra dorénavant être examiné par la compagnie de sauvetage pour que soient déterminés son état et les causes du sinistre.

Vidéo et article complet de Sud Ouest

Modern express à Bilbao

Le Modern Express arrivé à Bilbao

Heureux épilogue !

Les manœuvres ont débuté à 9h30 ce mercredi. Le remorquage du Modern Express, roulier en perdition depuis fin janvier dans l’Atlantique, dans le port de Bilbao, sur la façade atlantique du nord de l’Espagne.

sont en cours. Selon les autorités portuaires, l’opération ne se terminera « pas avant midi».

Le bateau, qui naviguait du Gabon vers le port français du Havre (Seine-Maritime) avait émis un signal de détresse le 26 janvier, à 280 km de la pointe nord-ouest de l’Espagne, avant de dériver vers les côtes françaises. Ses 22 hommes d’équipage philippins avaient été évacués par des hélicoptères espagnols.

Opération inédite

Selon la porte-parole du port, c’est la première fois que des manœuvres de cette ampleur, impliquant un navire de 164 mètres transportant quelque 3600 tonnes de bois et d’engins de travaux, sont organisées dans le port, l’un des plus grands de la façade atlantique espagnole avec quelque 31 millions de tonnes de fret en 2014.

Le cargo, immatriculé au Panama, est tiré par le remorqueur Centaurus depuis le 1er février. Le Modern express a été assisté par des navires espagnols et français. Le mardi 2 février à 18h10, il se trouvait à 10 milles nautiques (18,5 km) du port de Bilbao, selon un communiqué du ministère espagnol de l’équipement. Mais les autorités espagnoles et l’entreprise de remorquage ont préféré attendre ce mercredi matin pour l’entrée dans le port afin de disposer d’une meilleure visibilité.

Cargo à la dérive: Le «Modern Express» remorqué vers le port de Bilbao

Tel un poids mort de plusieurs milliers de tonnes, le Modern Express est désormais remorqué en direction du port de Bilbao, au nord de l’Espagne. L’information sur sa destination finale a été dévoilée par la préfecture maritime Atlantique. Tracté par un remorqueur, il se trouvait à 65 km des côtes françaises, où il ne risquait plus de s’échouer, lundi soir.

« Le remorqueur Centaurus éloigne actuellement le navire Modern Express de la côte. Il fait route vers l’ouest à 2 nœuds (env. 4 km/h), et se situe à 65 km de la côte », annonce la préfecture dans un communiqué. « Le navire est maintenant suffisamment éloigné pour ne plus craindre d’échouage sur les côtes des Landes. Nous avons été informés par les autorités espagnoles qu’elles ont accepté la demande de l’armateur d’accueillir le navire à Bilbao », qu’il devrait approcher mercredi matin, précise-t-elle.

Eloigner le cargo des côtes pour «se donner de la marge»

Le cargo poursuivait lundi soir sa route dans des conditions météo «plutôt favorables» pour la suite des opérations. «On prend beaucoup de précaution parce que la houle est toujours assez forte, avec des creux d’environ 3 mètres. Mais le vent a bien baissé» et souffle «de 20 à 28 km/heures», précise la préfecture maritime. Le cargo de 164 mètres avait parcouru vers 18h00 lundi une bonne vingtaine de kilomètres depuis le début des opérations de remorquage à la mi-journée.

La priorité des experts est d’éloigner le cargo des côtes pour «se donner de la marge», a expliqué le capitaine de frégate Louis-Xavier Renaux, porte-parole de la préfecture maritime Atlantique. Car le câble de remorque peut casser sous l’effet de la tension. «Mais le bateau s’écarte des côtes avec moins de vent et c’est rassurant».

5 navires engagés dans l’opération

L’opération a été menée par quatre experts de la société néerlandaise Smit Salvage. Ils ont profité d’une accalmie météo lundi matin pour faire cette ultime tentative, alors que le cargo poursuivait sa dérive vers le littoral. A 11H00, la préfecture maritime a annoncé qu’il était «connecté» à un des deux remorqueurs présents.

Dimanche, une météo hostile avait empêché toute tentative d’hélitreuillage des experts à bord du cargo, qui est fortement incliné, avec une gîte de 40-50 degrés, après deux tentatives infructueuses de remorquage vendredi et samedi. Au total, cinq navires sont engagés dans la délicate opération: la frégate de lutte anti-sous-marine Primauguet, avec à son bord un hélicoptère, deux remorqueurs espagnols, le remorqueur français L’Abeille Bourbon, affrété par la Marine nationale, ainsi qu’un bâtiment de dépollution.

L’opération de remorquage du cargo « Modern Express » est un « succès », selon la préfecture maritime

En direct,

L’ultime tentative pour tenter de remorquer le roulier modern express en dérive depuis sept jours à 44 km des côtes landaises, a réussi. Lundi peu après 13 heures, la préfecture maritime a annoncé que l’opération de remorquage du bateau est un « succès ».

• Le Centaurus, un remorqueur espagnol avec lequel il avait été connecté en fin de matinée, à 44 km des côtes, « a réussi à le pivoter, à lui mettre le nez vers le large, et il a commencé le remorquage » a indiqué un porte-parole de la préfecture, ajoutant que « le convoi fait actuellement route vers l’ouest à 3 noeuds [5,4 km/h]« .

• Les habitants des côtes landaises sont inquiets en attendant le résultat du remorquage. « On n’a pas envie d’avoir une marée noire sur nos côtes landaises« , réagit une résidente.

• Le navire, qui bat pavillon panaméen, a quitté le Gabon il y a deux semaines, avec 3 600 tonnes de bois à bord. Le navire a basculé au large des côtes espagnoles alors que la mer était agitée. Son équipage, composé de marins philippins, a été évacué. Selon des experts, c’est la marchandise qui, mal fixée, pourrait avoir précipité la gîte du bateau.

Ce dimanche soir Le roulier « Modern Express » se rapproche des côtes françaises, toujours aucun remorquage possible

MODERN EXPRESS – Il se rapproche. De mauvaises conditions météo et une forte mer ont frustré samedi 30 janvier pour le deuxième jour de suite, les efforts d’experts de sauvetage en vue du remorquage du cargo « Modern Express », à la dérive depuis six jours dans le Golfe de Gascogne. Les choses ne se sont pas améliorées depuis.

Le temps restant, « ainsi que les conditions météo ‘limites’ ont conduit samedi à limiter l’intervention à une reconnaissance précise du cargo », jusqu’à 17H00, afin de « préparer au mieux la prochaine tentative de remorquage dès qu’une fenêtre météo se présentera », avait indiqué la préfecture. Mais au vu de la météo, la Préfecture maritime a indiqué que cette « fenêtre » ne se présenterait pas dimanche.

« Il se pourrait qu’il s’échoue en début de semaine » prochaine,  avait prévenu samedi Louis Xavier Renaux, porte-parole de la préfecture maritime de l’Atlantique. Dimanche matin, le cargo se trouvait à seulement 116 km au large du Bassin d’Arcachon, rapportait le quotidien du Sud Ouest.

Une dernière tentative de remorquage du cargo aura lieu demain lundi, mais en cas d’échec, le cargo « s’échouera » sur la côte des Landes « entre lundi soir et mardi soir », a confirmé dimanche Emmanuel de Oliveira, préfet maritime de l’Atlantique.

« Aujourd’hui, la mer est la plus forte. Il nous reste un créneau favorable demain lundi pour tenter de passer une remorque. Les équipes sur place feront encore une fois tout leur possible pour réussir cette opération », a déclaré le vice-amiral d’escadre lors d’une conférence de presse.

« Mais si la remorque n’est pas passée demain dans la journée, le Modern express s’échouera sur la côte sableuse du département des Landes entre lundi soir et mardi soir », a-t-il affirmé. La nouvelle tentative de remorquage doit avoir lieu lundi au lever du jour, a-t-il précisé. En cas d’échouage, « je ne crains pas du tout de marée noire », a-t-il assuré.

article du Ouest France avec vidéo

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