Santé : Aluminium attention danger

C’est l’un des principaux thèmes abordés lors du dernier Congrès International de la Santé Naturelle qui s’est tenu en décembre dernier à Marseille. 

Le Professeur Exley, l’un des plus éminents spécialistes de ce sujet, est venu en parler devant un amphithéâtre plein à craquer. 

Ce professeur a fait une découverte importante sur la relation entre aluminium et autisme, pour en lire plus cliquer ici.

L’aluminium est partout présent dans notre quotidien. 

Mais il semble que personne ne prenne le problème au sérieux. 

Vous-même avez probablement déjà entendu parler des dangers de l’aluminium. Mais avez-vous vraiment connaissance de son impact sur votre santé ? 

Rose Razafimbelo, grande spécialiste du vieillissement. 

Elle considère que l’aluminium est l’un des grands agents pro-oxydants et pro-inflammatoires qui accélèrent le vieillissement de nos cellules et de nos tissus. Et cela peut avoir des conséquences irréversibles sur votre cerveau.

L’aluminium oxyde votre cerveau

Normalement notre corps est conçu pour éliminer les déchets grâce à notre système digestif et au rôle filtrant des reins qui « nettoient » notre sang. Mais une partie de l’aluminium que nous ingérons échappe à cette grande machine de nettoyage. 

Résultat : des particules infimes d’aluminium finissent par s’accumuler dans notre organisme, en particulier dans notre cerveau. 

Là, l’aluminium peut tranquillement y faire des dégâts irréparables. C’est en effet un dangereux neurotoxique, bio permanent et non biodégradable.  

Certains spécialistes comme le Pr Exley considèrent qu’il pourrait déclencher une inflammation chronique responsable de maladies dégénératives du cerveau comme des démences ou la maladie d’Alzheimer[1].  

Mais il jouerait peut-être un rôle aussi dans d’autres troubles neurologiques et notamment l’autisme (voir lien ci-essus) et la myofasciite à macrophages[. lien ici

Derrière ce nom barbare, se cache une maladie grave qu’on ne sait pas soigner : elle provoque des troubles neurologiques très handicapants, des pertes de mémoire, des douleurs partout dans les muscles, et une très grande fatigue.  

Et ce n’est pas tout. 

Une intoxication à l’aluminium peut affecter aussi nos os et notre système immunitaire. Il pourrait ainsi être impliqué dans l’apparition de certaines allergies. Les déodorants antitranspirants à base d’aluminium sont depuis longtemps suspectés de jouer un rôle dans l’explosion du nombre de cancers du sein[4.  

Et pourtant, on en trouve partout ! 

Nous en absorbons chaque jour sans nous en rendre compte !  

Notre poison quotidien

Ce simple geste que vous accomplissez 20 fois par jour, ouvrir le robinet pour vous servir un verre d’eau, est loin d’être anodin. Il pourrait, sans mauvais jeu de mots, faire dangereusement « déborder le vase ».  

En buvant un verre d’eau du robinet, vous ingérez peut-être sans le savoir une microscopique dose d’aluminium. Sur certains réseaux d’eau, en effet, le procédé de traitement des eaux usées utilise des sels d’aluminium pour assainir l’eau et la rendre potable (floculation).  

D’après l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), cette étape « permet notamment de réduire la présence de micro-organismes dans l’eau (bactéries, virus, parasites), d’en améliorer la couleur et la turbidité et d’atteindre une qualité d’eau garantissant l’efficacité de l’étape de désinfection»[À l’issue du processus, la dose résiduelle d’aluminium est dérisoire, heureusement. 

Si les installations respectent les normes, l’eau de votre robinet ne devrait en théorie pas dépasser 200 µg d’aluminium/L, selon les recommandations de l’OMS.  

Mais hélas ce seuil est parfois dépassé. 

Et cette micro-dose d’aluminium vient s’ajouter à toutes les doses microscopiques que vous ingérez à longueur de journée, provenant d’autres sources comme : 

  • Certains médicaments que vous prenez tous les jours. Par exemple, les médicaments contre les remontées acides ont une forte teneur en aluminium. Exemple le Xolaam…. et bien d’autres lisez les composition 😉


  • Votre poisson cuisiné en papillote avec du « papier d’alu ». Avec la chaleur, l’aluminium migre du papier vers les aliments. Et c’est encore plus grave si vous ajoutez une tranche de citron : l’acidité accentue le phénomène ! 

  • Les aliments industriels comme le pain de mie, les glaces, les plats préparés, etc. : ils peuvent contenir des additifs alimentaires (pourtant autorisés) à base d’aluminium. A la fois colorants, antiagglomérants, affermissants, conservateurs, agents blanchissants, etc, les industriels les adorent ! 

  • La plupart des emballages (canettes, capsules de café, conserves, etc.).  

  • Et même les ustensiles de cuisine, quand ils sont conçus avec de l’aluminium.  

Dans votre salle de bains aussi, l’exposition est permanente :  

  • Votre déodorant antitranspirant peut contenir jusqu’à 20 % de sels d’aluminiumet l’aluminium passe à travers la peau (surtout quand elle est lésée, comme quand vous vous rasez les aisselles) !  

  • L’aluminium serait présent dans 1 produit de maquillage sur 2 ! Mais les géants de cosmétiques ne peuvent pas s’en passer. Il est tellement pratique : il facilite la pénétration des crèmes, durcit le vernis à ongles, blanchit les dents…  

  • Votre teinture de cheveuxvotre dentifrice, etc[.  

Et il est même présent à l’état naturel dans certains végétaux.

Même le thé bio est contaminé !

On trouve de l’aluminium aussi dans certains légumes et céréales! Normal, puisque l’aluminium est naturellement présent dans la croûte terrestre.  

Le cacao par exemple en contient 50 mg/kg[. C’est l’un des végétaux les plus riches en aluminium, avec le thé.  

Les plants de thés absorbent en effet des quantités significatives d’aluminium par les racines. (lien en fin d’article)

Toutes sources confondues, les autorités sanitaires suggèrent que l’organisme peut tolérer jusqu’à 1 mg d’alu/kg de poids corporel/semaine[.  

Mais, pour les industriels de la cosmétique et de l’agroalimentaire, il n’existe AUCUNE obligation de communiquer clairement sur les doses contenues dans leurs produits !!!  

Pire, il n’existe pas de norme pour les obliger à limiter la teneur en aluminium dans leurs produits : ils peuvent en mettre autant qu’ils le souhaitent.  

Ainsi le lait infantile contiendrait 2 fois plus d’aluminium que les doses autoriséesdans l’eau du robinet (d’après le Pr Christopher Exley, le grand spécialiste britannique de la question[).  

Le constat est effarant : aujourd’hui, il est impossible de connaître la dose que vous ingérez, respirez, absorbez chaque jour…  

Selon certaines estimations, la limite de 1 mg/kg de poids corporel/semaine serait allègrement franchie par une grande partie des Français. Et 5 % d’entre eux ingéreraient 95 mg d’aluminiumPAR JOUR ![15] 

Or, ce métal n’a rien à faire dans notre organisme

La médecine orthomoléculaire ne lui a trouvé aucun bénéfice physiologique, à la différence du fer ou du zinc.  

Pour en savoir plus sur l’aluminium un article qui apporte d’autres informations importantes :

Aluminium ce métal qui nous empoisonne

Santé : Vous pouvez désormais noter vos médicaments depuis ce mardi 22 novembre

Depuis ce mardi 22 novembre, la Haute Autorité de Santé (HAS) prend en compte votre avis pour évaluer l’efficacité des produits de santé. Le but ? Maintenir ou non leur remboursement par l’assurance maladie.

Point sur les médicaments et les dispositifs médicaux concernés, ainsi que la démarche à suivre.

La Haute Autorité de Santé (HAS) lance une nouvelle expérimentation où le patient aurait son mot à dire sur les médicaments qu’il utilise. Traitements, parcours de soins ou encore besoin, l’agence sanitaire considère que chacun dispose d’un « savoir spécifique sur la maladie en fonction de son vécu. C’est pourquoi elle dévoile un nouveau dispositif qui permet aux Français d’évaluer les médicaments mais aussi les dispositifs médicaux pris en charge par la sécurité sociale. L’objectif de la démarche, inspirée des procédés mis en place à l’étranger (Grande-Bretagne, Canada), est finalement d’améliorer le remboursement par l’Assurance maladie. LCI vous explique comment ça se passe en pratique.

Les médicaments concernés :

Sont susceptibles d’être concernés : les nouveaux médicaments comme ceux qui sont déjà remboursés ou encore ceux que la HAS réévalue périodiquement, mais aussi les dispositifs médicaux comme les prothèses. Une liste de cinq premiers médicaments vient d’être publiée aujourd’hui. Celle-ci sera mis à jour chaque semaine.

Le Palexia LP (tapentadol)

Il est indiqué dans le traitement des douleurs chroniques sévères de l’adulte, qui ne peuvent être correctement traitées que par des antalgiques opioïdes. Ce médicament fait l’objet d’une réévaluation.

Le Vantobra (tobramycine)

Il est indiqué dans la prise en charge des infections pulmonaires chroniques (Pseudomonas aeruginosa) chez les patients âgés de 6 ans et plus, atteints de mucoviscidose. Celui-ci n’est pas encore remboursé mais a demandé à l’être.

Le Translarna (ataluren)

Il est indiqué dans le traitement de la dystrophie musculaire de Duchenne, chez les patients hospitalisés âgés de 5 ans ou plus. « L’efficacité n’a pas été démontrée  chez les patients non ambulatoires, précise la HAS. La présence d’une mutation non-sens dans le gène de la dystrophine doit être déterminée par un test génétique. » Ce médicament est déjà sur le marché et fait l’objet d’une réévaluation.

Le Lemtrada (alemtuzumab)

Il est indiqué chez les patients adultes atteints de sclérose en plaques rémittente (SEP-RR). Il fait également l’objet d’une réévaluation.

Mode d’emploi pour donner son avis :

Pour participer, il faut impérativement passer par une association de patients ou d’usagers. Celle-ci est chargée de recueillir votre point de vue via un questionnaire. Elle aura ensuite un délai de 30 jours pour transmettre sa contribution (une seule par association). Toutes les informations pratiques sont disponibles sur le site de la HAS. Le verdict de l’expérimentation est attendu d’ici six mois.

 

Alors à suivre….

L’Autorité de la concurrence veut favoriser l’essor des cyber-pharmaciens

L’Autorité de la concurrence dénonce des exigences sans rapport avec la protection de la santé publique.
Ces contraintes défavorisent les sites français.

« Les bonnes pratiques envisagées dans les deux projets d’arrêté relatifs à la vente en ligne de médicaments créent un régime discriminatoire par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir » : l’Autorité de la concurrence vient de rendre au gouvernement un avis défavorable sur les nouveaux projets textes qui lui avaient été soumis en urgence par le ministère de la Santé car en matière de « bonnes pratiques », la vente en ligne de médicaments est actuellement dans un vide juridique après l’annulation fin 2015 par le Conseil d’Etat des précédents décrets. Reste à savoir maintenant dans quelle mesure le ministère de la Santé prendra en compte cet avis. En mai 2013, l’Autorité de la concurrence avait déjà rendu un avis défavorable sur le précédent texte fixant les « bonnes pratiques » au-delà de l’ordonnance de mai 2012 transposant en droit français la directive européenne. Les dispositions qui constituaient les infractions les plus manifestes au droit de la concurrence avaient alors été supprimées. Or, le texte actuel introduit des contraintes additionnelles qui sont jugées par l’Autorité de la concurrence, « disproportionnées par rapport à l’objectif de protection de la santé publique ».

Des versions en langue française de sites étrangers

Il s’agit notamment des nombreuses formalités requises pour vendre les médicaments en ligne et qui s’apparentent aux exigences à remplir pour une certification ISO 9001, formalités qui ne sont pas en revanche imposées aux pharmacies « en dur ». Autre handicap, les contraintes techniques conduisent aussi à un allongement du temps de réalisation de la commande. Or, quel que soit le secteur du e-commerce considéré, tout ce qui ralentit une commande incite l’internaute à changer de site. Et tout cela pèse lourd sur les officines numériques qui sont le plus souvent de petites structures. Les précédentes « bonnes pratiques » moins contraignantes n’ont déjà permis qu’un faible essor de la vente en ligne avec la création de seulement 301 sites Internet pour 22.401 officines, soit dix fois moins qu’en Allemagne. Qu’en sera-t-il si la barre est placée encore plus haut ?

D’autant que cela n’empêchera pas le développement de la vente en ligne qui se joue des frontières des Etats. Cela placera seulement les pharmaciens français qui voudraient s’y lancer en position d’infériorité par rapport à leurs collègues étrangers. Aujourd’hui déjà, des sites allemands, néerlandais et britanniques, tout à fait légaux, ont développé des versions en langue française, mais des géants comme Doc Morris pourraient aussi s’en mêler et bouleverser totalement le paysage concurrentiel. L’Autorité de la concurrence fait valoir que la fraude et les contrefaçons existent bien sûr sur Internet mais que c’est en empêchant l’internaute français de s’approvisionner sur des sites français concurrentiels qu’on risque de le pousser vers des sites illégaux.

Catherine Ducruet, Les Echos

Lamentable : Des relations toujours floues entre les experts sanitaires et les laboratoires pharmaceutiques

Et c’est qui qui trinque, notre santé donc nous et nos finances donc encore nous.

Les Sages de la rue Cambon sont allés examiner de plus près cinq organismes publics de santé. Respectent-ils les mesures obligatoires introduites par la « loi Bertrand » en 2011 pour prévenir le risque de conflits d’intérêts ? La Cour des comptes relève des « failles majeures ».

 

Dès 2009, au fur et à mesure que gonflait le scandale du Mediator, s’érodait la confiance des patients dans l’indépendance du processus de décision en matière sanitaire. Pour restaurer la confiance de l’opinion publique, est promulguée la loi n°2011-2012 du 29 décembre 2011. Elle est censée prévenir les conflits d’intérêts en matière d’expertise sanitaire et met en place une série de mesures obligatoires et contraignantes.

Cinq ans après le vote de cette « loi Bertrand », la Cour des comptes est allée voir comment la loi est appliquée dans cinq organismes publics : l’agence du médicament (l’ANSM),  la Haute autorité de santé (HAS), le Comité économique du médicament (CEPS), l’Institut national du cancer (INCa) et l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam).

Et le bilan est plus que mitigé puisque le rapport mis en ligne le 23 mars fait apparaître des « failles majeures ». Si les Sages de la rue Cambon décrivent « un dispositif de transparence ambitieux », ils pointent aussi trois défauts majeurs : l’absence de création de commission éthique, un dispositif légal largement vidé de sa portée et une interprétation très restrictive des obligations de déclaration des avantages consentis par les entreprises.

Et de citer l’exemple du CEPS. « La superposition de la loi du 29 décembre 2011 et des dispositions législatives antérieures qui n’avaient pas été abrogées a créé des marges d’interprétation. Ainsi le CEPS a pu, en excipant d’une disposition antérieure du code de la sécurité sociale moins contraignante, se soustraire aux nouvelles prescriptions ».  « Au total ces défauts de conception et ces difficultés d’interprétation n’ont pu que peser négativement sur la mise en œuvre du dispositif de prévention des conflits d’intérêts », juge la Cour des comptes.

LE CAS SOVALDI

Au titre des anomalies révélées dans le rapport, la Cour attire aussi l’attention sur la fixation du prix du Sovaldi, un antiviral contre l’hépatite C : « la fixation du tarif du Sovaldi n’a pas été exempte de défaut dans la mesure où une agence et le CEPS ont auditionné des experts sans publier leurs déclarations d’intérêts ». Les laboratoires intéressés sont Gilead, Abbvie et Bristol-MyersSquibb (BMS).

La Cours des comptes détaille : au cours de cinq des neuf réunions du CEPS pour la fixation du prix de ce médicament,  neuf experts ont été entendus. Les mêmes experts ont été également entendus par l’ANSM pour une décision d’autorisation temporaire d’utilisation dans l’attente de la négociation du prix.

Seule l’ANSM a collecté les déclarations d’intérêt (DI) des huit experts entendus. Certains d’entre eux avaient des liens d’intérêts importants avec au moins un de ces laboratoires. Le neuvième expert, dont la DI n’était pas disponible, avait certainement des liens, puisqu’on trouve dans la base « Transparence santé » 10 conventions d’honoraires avec Gilead pour participer au conseil d’administration ou à des réunions médicales et une avec BMS.

Après avoir pris connaissance de ces liens, l’ANSM a décidé de les entendre tout de même, arguant de leur expertise incontournable et majeure sur le sujet et de son incapacité à trouver des experts de compétence équivalente dans le domaine concerné, sans conflit d’intérêts. « Quant au CEPS, il n’avait apparemment pas connaissance de ces liens au moment de leur audition. »

De quoi relancer la polémique sur les prix des médicaments que François Hollande veut mettre au programme du G7. Il veut faire du contrôle du prix des médicaments une priorité internationale.

Astrid Gouzik

Autre article sur ce sujet :

Cancer : des médecins dénoncent le prix exorbitant de certains médicaments

 

Cancer : des médecins dénoncent le prix exorbitant de certains médicaments

110 signataires contre le «coût exorbitant» de certains médicaments contre le cancer. Une tribune publiée par les cancérologues Dominique Maraninchiet Jean-Paul Vernant, ce mardi dans «le Figaro», demande l’instauration d’un «juste prix» des traitements.

«De nombreuses innovations thérapeutiques apparaissent dans le domaine du cancer. (…) Pourtant, le coût d’abord croissant et maintenant exorbitant de ces innovations risque fort de compromettre ces espoirs», écrivent ces deux spécialistes, respectivement ancien président de l’Institut national du cancer (Inca) et auteur des recommandations du troisième Plan cancer.

15% des fonds pour la recherche et 25% pour le marketing

Selon les cancérologues, le coût de ces médicaments n’est nullement justifié par leur investissement en recherche et développement (R&D). Au contraire, «de façon paradoxale, les prix des nouveaux produits explosent alors que le coût de leur R&D a diminué», écrivent-ils. «Alors que les anciens traitements du cancer étaient souvent issus de longs et difficiles screenings(dépistages) plus ou moins systématiques», les nouvelles molécules «visent des cibles définies a priori, et le plus souvent fournies par la recherche publique», soulignent les deux cancérologues. «Par ailleurs ces nouveaux traitements bénéficient d’autorisations de mise sur le marché (AMM) très rapides», notent-ils.

«Les comptes de l’industrie pharmaceutique eux-mêmes confirment cette faible charge, où en moyenne 15 % du chiffre d’affaires de la branche sont alloués à la R&D contre plus de 25 % pour les dépenses de marketing, et où les marges bénéficiaires annoncées excèdent 15 %», pointent également les signataires, parmi lesquels se trouvent les présidents de l’institut Curie et de l’Institut Gustave Roussy, Thierry Philip et Alexander Eggermont, ainsi quePatrice Viens, président d’Unicancer (groupe hospitalier dédié à la lutte contre le cancer).

Un risque pour un système de santé solidaire

«Des menaces réelles pèsent sur l’équité d’accès des patients aux traitements innovants des cancers, comme sur la pérennité de notre système de santé solidaire», assurent Dominique Maraninchi et Jean-Paul Vernant, s’appuyant sur la situation aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Face à ces menaces, les signataires proposent «de définir un juste prix pour les médicaments du cancer, basé sur les sommes investies par les industriels pour la R&D du produit», auquel «s’ajouterait un retour sur investissement raisonnable». Cette prise de positions intervient alors que le déficit de la Sécurité sociale en 2015 apparaît finalement moins élevé que prévu.

Les signataires préconisent également «de rendre le système d’arbitrage des prix plus démocratique et transparent, en y associant (…) des représentants des patients et des professionnels». Ces spécialistes demandent en outre «de ne plus accepter les extensions de durée des brevets que la rapidité du développement des nouvelles thérapeutiques ne justifie pas» et «d’autoriser, comme cela existe déjà pour les traitements du Sida et des infections opportunistes, l’utilisation de licences obligatoires pour les pays en développement».