Humeur : la journée mondiale du droit des femmes

L’évolution est lente, l’impatience guette… ironie j’ai appris que le 7 mars serait la journée du livre et le 8 mars la journée internationale du droit des femmes, alors faut il continuer et s’obstiner.

Oui Oui et Oui !

Même si les choses n’évoluent pas aussi rapidement qu’elles le devraient !

Dans ce monde celui qui a la puissance et la richesse a tous les droits et souvent le Droit pour lui…

Nous ne vivons plus au temps de l’Age de Pierre ni de la guerre du feu, pourtant nous en avons souvent la mentalité.

Cherchez l’erreur !!!!

L’humanité est elle une espèce animale qui a son extinction instillée dans ses veines ?

Il faut bouger, réviser ses valeurs, gommer son égo..

Alors haro sur :

  • les dominations
  • le harcèlement de tout poil
  • la subordination des plus faibles
  • le sectarisme
  • les castes
  • les guerres…. j’arrête là vous rajoutez ce qui vous tient à coeur !

Et Vive

  • l’entraide
  • l’éloge de la différence
  • l’empathie
  • les mains tendues
  • les oreilles attentives
  • la paix

Sachons tous nous tenir la main…

Puis dans quelques générations ont se souviendra d’une Journée des Droits des femmes et on se dira en souriant : « Mais pourquoi existait t’elle ? »

La route et la lutte sera longue mais elle doit se faire et se fera.

Femme : 8 MARS, 15H40 : LES FEMMES SONT APPELÉES À FAIRE GRÈVE

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 2017 – Une trentaine d’associations de défense des droits des femmes, trois syndicats et quatre ONG se sont alliés pour lancer un appel à la grève, le 8 mars, à 15h40. Soit l’heure à partir de laquelle, dans une journée normale, les femmes « travaillent gratuitement ».

 

26%. C’est le chiffre qui revient, pour mesurer l’écart moyen de rémunération entre les hommes et femmes, symbole ultime pour mesurer les inégalités salariales entre les deux sexes. Un chiffre régulièrement dénoncé en France, et qui se resserre d’année en année. Mais à un tel rythme que, s’il ne s’accélérait pas, il faudrait attendre… 186 ans pour atteindre l’égalité.

A l’origine, le 7 novembre, 16h34

Un écart persistant, mais contre lequel les actions concrètes manquaient, jusqu’à présent. Cela a changé en novembre dernier, quand Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses, a lancé aux femmes un appel à cesser le travail, le 7 novembre à 17h34. Une action inspirée de l’Islande, où les femmes étaient descendues dans la rue pour protester contre les inégalités de salaire. « Cette date avait été choisie parce qu’à partir de ce moment-là, les femmes travaillaient gratuitement », rappelle la jeune femme à LCI.

Le mouvement a surpris son initiatrice par sa spontanéité et sa viralité, générant un grand intérêt de la part des sites web d’information (ici, ici et ici). « Mais je n’ai pas eu de chiffres du nombre de personnes à avoir cessé de travailler ce jour-là. » Faute d’organisation syndicale en appui, aucun préavis n’avait été déposé et les débrayages étaient restés seulement symboliques. Les choses ont changé après la Women’s March du 21 au janvier, au lendemain de l’investiture de Donald Trump, suite à laquelle les organisatrices ont lancé un appel à la grève le 8 mars.

inégalités

 

Autre article pouvant vous intéresser :

Société : L’effet du regard masculin sur les femmes ou le sexisme ordinaire expliqué en BD

 

8 Mars 2016 : journée de la femme, revue de presse

Voyons un peu ce qui ressort du lot dans la presse pour cette journée de la femme 2016. J’adore personnellement le thème du rouge à lèvre masculin et le bingo de Slate …..

Pour le Parisien :

Journée de la femme à Paris : Messieurs, mettez du rouge à lèvres !

député
l’année dernière le député PS Jérôme Guedj s’était prèté à cette campagne de sensibilisation sur les violences faites aux femmes

La solidarité masculine au service de la cause féminine ! A l’occasion de la Journée de la femme, le site mettezdurouge.com propose une initiative originale aux hommes pour sensibiliser à la lutte contre les violences faites aux femmes : mettre du rouge à lèvres et poster la photo sur le Net.

Nouveauté cette année, un studio photo sera ouvert au public ce mardirue Meyerbeer*. C’est là qu’un groupe de députés engagés prendra la pose dans la matinée. Mettezdurouge.com ouvre par ailleurs une page sur les réflexes à avoir si l’on est témoin ou victime d’un viol.

Pour « la dépêche » :

«ELLES» POUR LA LIBERTÉ

elles

Unies, solidaires, libres de pensée et d’expression, artistes, «Elles» vont livrer leurs représentations sur «la Femme et la Liberté» pour célébrer la Journée de la femme. C’est dans le vécu de moments de partage que les résidentes de l’Ehpad La Chartreuse et du FAS E.Boué ont créé du lien entre les mots et les images.

Dans la continuité du partenariat avec la municipalité, ce projet culturel a réuni trois générations de femmes, accueillant cette année les jeunes adultes du Capva pour des ateliers de créations artistiques. C’est ainsi que les croquis de Jean-Paul, dessinateur autodidacte, transportent dans l’univers de la femme par la poésie de l’imaginaire.

Révélées par la photographe Lilie Perline

Le temps de l’exposition qui se déroulera du 8 au 26 mars, la médiathèque L’atelier deviendra l’espace d’expression des émotions, des ressentis suscités par ce thème. Révélées dans leurs talents par Lilie Perline, photographe d’art, des résidentes exposeront aux côtés de l’artiste des photos évocatrices de liberté, choisies dans leur environnement. C’est dans un élan fraternel que Lilie leur a transmis une autre façon de voir et d’éprouver les choses. Originaire de Toulouse, elle expose aujourd’hui dans le monde entier. Attentive à tout ce qui l’environne, elle propose son regard sur «la Femme et la Liberté» par des photos qui mettent en valeur son travail sur les cadrages, les ambiances, les couleurs.

Vernissage de l’exposition, ce mardi 8 mars, à 18 heures, à L’atelier.
En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/07/2298655-journee-de-la-femme-elles-pour-la-liberte.html#goLfXvHigfeUsHUD.99

Slate titre plus incisivement :

Le bingo du 8 mars, journée internationale des droits des femmes

Attendez-vous aux sempiternels ateliers relooking, émissions 100% femmes et multiples blagues lourdingues.

En 2015, Slate.fr faisait la liste de ce que l’on refusait de voir et d’entendre le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Sans surprise, nous avons pourtant eu droit aux sempiternels ateliers relooking, émissions 100% femmes et autres blagues lourdingues.

Nous sommes pourtant nombreux à prêcher dans le désert. Sans relâche, Sophie Gourion recense les pires opérations commerciales sur son blog. Sur Twitter, la présence de Jean-Marie Bigard à la soirée Festi’femmes a été épinglée dès son annonce. Mais cette vigilance et ces appels à cesser de faire n’importe quoi n’ont jamais été suivis d’effets.

Voilà pourquoi, tout en continuant à prêcher dans le désert, nous vous proposons également ces grilles de bingo «8-Mars» à dégainer dès à présent.

A priori, le simple fait d’être un être humain devrait vous exposer à un certain nombre de situations vous permettant de cocher quelques cases. Si vous avez une connexion internet, une télévision, un emploi et un vagin, je garantis un Bingo en vingt-quatre heures.

Rappelons les règles: sur chaque grille, vous trouverez des phrases que vous serez susceptibles d’entendre lors de la Journée internationale des droits des femmes. Il vous suffit de cocher au fur et à mesure celles dont vous serez l’auditeur(-trice); une fois qu’une des grilles est remplie, vous pouvez crier «BINGO!» et aller déprimer parce que le 8 mars aura été une nouvelle fois une journée du grand n’importe quoi.

Crédit photo: JD Hancock via Flickr CC License by

Crédit photo: JD Hancock via Flickr CC License by

Journée internationale des femmes : une date aussi décriée que célébrée

« Les avancées sont inabouties et paradoxales ». Ce sont les termes employés par les auteurs de l’Atlas mondial des femmes, un ouvrage sans précédent publié par l’Institut national d’études démographiques (INED) en janvier 2015, soit à quelques mois de la précédente Journée de la femme. La démographe Emmanuelle Cambois y pointait notamment les« difficultés rencontrées parfois pour concilier la vie professionnelle et la vie familiale, les activités domestiques mobilisant davantage les femmes que les hommes, y compris celles qui travaillent ».

la suite  de l’article, fort complet, sur l’internaute : http://www.linternaute.com/actualite/societe/1272879-journee-de-la-femme-les-hommes-aussi-ont-leur-journee/

 

Voici donc quelques lignes sur cette fameuse journée, qui fait débat, au moins elle ouvre les dialogues sur les violences faites aux femmes, à quand la fin de cette journée !

 

Suite de cet article sur ce blog :

journée de la femme ……… suite

 

 

 

La taxe rose pour les femmes…

Etre une femme coûterait environ 1.000 Euros de plus par an !

En novembre 2014, un collectif féministe, appelé Georgette Sand, avait dénoncé la «taxe rose», le fait que les produits et services packagés «pour les femmes» (rasoirs, gel douche, déodorant, coupes de cheveux même sur cheveux courts, jean, fournitures de bureau etc.) coûtaient plus cher que ceux «pour les hommes». «En France, les femmes gagnent 24% de moins que les hommes. […] Le revenu moyen des hommes non salariés est de 40% supérieur à celui des femmes. Aujourd’hui encore, la retraite des femmes est inférieure de 42% à celle des hommes. Le marketing « genré » en segmentant le marché entre filles et garçons véhicule des stéréotypes, pousse à la surconsommation et inflige une taxation spécifique aux femmes», écrivait alors le collectif sur son Tumblr, qui se proposait de lister les différences de prix constatées dans divers magasins.

Suite à la dénonciation faite par le collectif Georgette Sand Bercy a lancé une enquête le 3 novembre 2014.

Est ce la faute au marketing ?

Contacté par L’Express, Pierre-Louis Desprez, expert en marketing, salue l’initiative du collectif Georgette Sand qu’il juge intéressante. « C’est typiquement le genre de pratique qui dessert le marketing et qui nuit à l’image du métier ». « La segmentation des marchés est une pratique normale », estime encore le directeur associé de Kaos consulting, « mais avec cette affaire de taxe rose, mon sentiment est qu’il s’agit plutôt de mauvais marketing, voire de ghettoïsation. Il s’agit de laisser penser à un consommateur, en l’occurrence une consommatrice, qu’elle est une cliente à part, en lui vendant un produit sur mesure. Dans la plupart des cas, c’est bien ce dont il s’agit. Généralement, un rasoir féminin n’a pas le même usage et donc pas la même forme qu’un rasoir pour homme. Mais dans certains exemples cités, il semble plutôt s’agir d’une tromperie. » Pierre-Louis Desprez précise que les femmes ne sont pas les seuls consommateurs touchés. « On pourrait prendre l’exemple des sportifs à qui les grandes surfaces spécialisées n’hésitent pas à vendre des produits de nutrition qui sont vendus ailleurs à des tarifs bien inférieurs. Là encore, on profite de l’effet ghetto. C’est ce que j’appelle un marketing qui se moque du monde. »

Et ailleurs ?

En attendant les conclusions de Bercy, dont les services ont promis de livrer un premier avis sur la réalité du phénomène « dans les semaines qui viennent », on peut déjà noter que la taxe rose n’est qu’un avatar de ce que les Américain désignent depuis le milieu des années 90 sous l’appellation « woman tax ». La Californie est même le premier Etat à avoir légiféré pour interdire cette pratique. C’était en 1996. Pourtant, cette prise de conscience précoce est loin d’avoir tout réglé. En 2012, le magazine Forbes avançait, en s’appuyant sur une étude de l’Université centrale de Floride, qu’être une femme coûterait en moyenne 1400 dollars par an aux Américaines. En cause, déjà, des écarts de prix importants sur tout une série de biens de consommation courante et de services selon qu’ils étaient adressés à une femme ou à un homme. Nos confrères citaient, à titre d’exemple, des frais de pressing plus élevés pour un chemisier que pour une chemise masculine.

Pourquoi le sujet est-il plus grave qu’il n’y paraît?

Sauf à être accro au rose, rien n’empêche une femme de se raser les jambes ou les aisselles avec un rasoir masculin. On pourrait même y voir, avec un brin de provocation, une façon de lutter contre les stéréotypes en incitant les femmes à se tourner, dans certains cas, vers des produits masculins. Mais le « marketing genré » a surtout pour effet pervers de rajouter une couche d’inégalité là où les femmes s’en seraient pourtant bien passée.

Alors le sujet est grave, on constate que les revenus féminins sont globalement inférieurs aux revenus masculins et être une femme coûte plus cher.  La taxe rose grèverait, à en croire Georgette Sand, le budget des Françaises de quelque 1000 euros chaque année, c’est énorme.

Cette injustice de plus envers les femmes est une goutte d’eau qui fait déborder un vase déjà bien  plein.

Pour en savoir plus :

 

Lien vers le site de l’organisation Georgette Sand

Taxe rose Bercy lance une enquête

 

C’est un sujet que je voulais aborder depuis un moment, mon coup de gueule du jour.

 

 

 

Pierre Rabhi.. j’aime tant ce qu’il défend.. mon coup de cœur du jour. Je relaye un article de « happiness » de juillet que je trouve admirable.

Je crois en la nécessité d’en finir avec cet exaltation du masculin

La quête du féminin m’a toujours accompagné. Je ne parle pas seulement du désir charnel, mais du besoin de l’amitié, de l’affection des femmes.

Je crois à la nécessité d’en finir avec cette exaltation du masculin, entendu comme la volonté de puissance, l’agressivité, la domination. Je me sens profondément blessé par la subordination universelle de la femme. Combien d’hommes sont capables de s’assumer sans celles qu’ils jugent inférieures? Combien de filles n’ont pas accès à l’éducation? Combien d’épouses sont encore opprimées ou battues? Je suis déconcerté que tant de vies puissent naître de cette rencontre violente entre le masculin et le féminin. Les familles, les sociétés qui en résultent, ne peuvent que connaître un profond déséquilibre. Dans la nature, les deux sexes sont indispensables à la création. Le féminin l’est peut-être même davantage.

Lorsque j’étais éleveur, il y avait dans mon troupeau un bouc pour trente bêtes. Une fois qu’il avait fait son office, il pouvait disparaître sans que cela affecte nullement la vie des petits qui, en revanche, n’auraient pas survécu sans leur mère. J’ai toujours été un peu jaloux de cet état de fait. Comment, devant le miracle de la procréation, ne pas se sentir… un peu surnuméraire ? J’aurais tellement aimé vivre cette expérience fantastique de porter un enfant. C’est sans doute cette jalousie fondamentale qui engendre la violence chez tant d’hommes. Leur peur, fantasmée, de ne pas être indispensables. Même dans les pays les plus égalitaires, il nous faut corriger l’injustice et l’arbitraire, rééquilibrer le désir de conquête par l’instinct de protection de la vie. Je ne dis pas que l’un est masculin et l’autre féminin. Je crois à la présence de ces deux forces en chacun de nous. Je suis tout aussi révolté par ces discours qui mutilent les hommes en leur interdisant de pleurer, que par ceux qui prétendent réduire la féminité à la seule maternité. Il nous faut retrouver le sens de notre complémentarité. Entre nous, et en chacun de nous.
~ Pierre Rabhi

(article extrait du magazine Happinez de juillet)