Hello Sadness

Laissons à Sagan le titre français.

La femme rentre, harassée, la journée a été dure, une migraine l’a taraudée, elle a du aller se reposer l’après-midi. Le sommeil l’a visitée, un sommeil plein de cauchemars, un somme de migraineuse quoi ….

Mais il y a à faire dans une maison, même petite, la vaisselle, le ménage, et puis ce jour là des courses.

En état d’hébétude elle va les faire, le sommeil l’a assommée plus que reposée. Tant qu’à faire c’est l’heure de la foule, le magasin est plein de clients, les courses lui paraissent longues.

Depuis quelques jours elle est à fuir son chez elle, elle s’y sent mal…. elle veut montrer que une femme même si elle ne travaille pas n’est pas une femme à demeure, celle que l’on trouve le soir là, en effet sa place est là à attendre…

Ce jour queue de monstre à la caisse, elle laisse cependant passer deux personnes, il n’y a pas de caisse rapide.. pff elle n’en a que faire de son temps de toutes façons, alors autant donner le sourire à d’autres.

Retour à la voiture, les courses sont volumineuses, éreintant une fois de plus, la migraine ça donne les jambes de coton !

Elle voit que le téléphone a sonné, rappelle, en effet elle a fermé la porte de l’appartement et « lui » n’a pas eu la patience d’attendre un quart d’heure, appel…. il lui dit « prend ton temps pour revenir….  » en effet entretemps il a réussi à rentrer. Elle s’excuse pour avoir fermé à clé, mais elle est si fatiguée, la migraine ça crève.

Elle pense en écho à ses mots de ne pas se presser : « il a peur pour la voiture, sans doute… »

Lui est absent du matin jusqu’au soir, très tôt à tard ou très tard, il rentre quand il  veut…

Elle dès qu’elle change ses horaires, c’est un questionnement venant de « lui »….

 

Elle arrive au logement, les courses sont à monter : premier voyage… elle pose en haut, dit : je vais prendre le reste…

Personne ne bouge : pas d’aide, elle est corvéable, ça pèse une telle attitude…. pourtant ils sont deux dans le logement deux mecs, elle ne montera pas l’eau.

Elle salue son fils, puis va dans la chambre « lui » ne lève même pas le nez de sa tablette, il est dans le noir. Il ne s’est pas levé pour la saluer, elle est crevée, mais à toute évidence ce n’est pas un souci, il s’en bat l’œil (elle est polie).

Il ne se lèvera que pour manger, là il dira quelques mots, entretemps le fils aura eu pitié de sa mère crevée, il a préparé le repas.

Elle va regarder la télévision, il va aller se coucher après avoir grillé sa clope dehors.

Quelle soirée déprimante, se dit elle, et ces soirées se répètent ainsi… elle rentre il est en amour avec sa tablette… mais elle que fait elle là ? Est elle transparente, un sourire, une caresse lui rappelleraient qu’elle vit.

Mais elle ne voit rien venir, elle a de son coté tenté d’aller vers lui, mais là elle est lasse, très lasse.

Elle va encore fuir ce jour, échapper à ce quotidien étrange et morose, presque morbide.

Le soir elle tentera un pas, elle annulera une réunion pour être là avant lui, lui au contraire rentrera plus tard.

Alors enfin elle aura un début d’explication : « il a été privé d’un c*documentaire sur Jojo le lundi » alors il est en colère, boude et le fait payer.  Elle pense mais c’est gamin et mesquin, même crétin !!!!

Messieurs cette histoire est à dégoûter des mecs……

 

 

 

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