Journée de la femme 8 mars 2021

Un bilan en ce jour, à chacun et chacune de faire le sien, alors que nous vivons femmes et hommes une guerre de la finance vers les peuples, je crains une fois de plus que les plus en danger soient les plus pauvres, donc les femmes !

Je rends hommage à la femme éternelle et mère….

Je vais relayer un article que j’aime beaucoup qui parle du sexe féminin encore si souvent tabou.

Belle journée à toutes..

Marie

Lamentable : Pakistan : battre sa femme, oui, mais « légèrement »

Le Conseil de l’idéologie islamique veut autoriser les hommes à battre « légèrement » leurs épouses désobéissantes. Une proposition qui a suscité l’hilarité.

Au Pakistan, on n’arrête pas le progrès. Soucieux sans doute de lutter contre les violences faites aux femmes, crimes d’honneur, défigurations à l’acide, etc., des « responsables » religieux, membres du Conseil de l’idéologie islamique, ont proposé d’accorder aux hommes le droit de « battre légèrement » leurs épouses.

Le Conseil de l’idéologie islamique, dont le mandat est de conseiller les parlementaires, visait surtout à contrecarrer une législation progressiste adoptée en février au Pendjab accordant plus de droits et de protection aux femmes de cette province, la plus peuplée du Pakistan. Ainsi les hommes seraient autorisés à corriger leurs épouses, si, par exemple, elles avaient l’outrecuidance de refuser une relation sexuelle sans justification religieuse. Ou encore si elles refusaient de s’habiller comme ils le souhaitent, ou ne prenaient pas de bain après un rapport sexuel ou lorsqu’elles ont leurs règles, peut-on lire dans ce projet de loi, dont des extraits ont été cités par les médias locaux.

« Fanatiques »

Mais même au Pakistan, tout fiche le camp. Cette proposition a été accueillie par une vague de moqueries dans les médias et sur Internet vendredi. Le premier journal en langue anglaise du pays, le Dawn, a publié un article satirique avec une liste de choses que les gens devraient battre à la place des femmes : notamment les oeufs ou le dos des bouteilles de ketchup. Le projet a également été condamné par la Commission des droits de l’homme du Pakistan (HRCP), un organisme indépendant, qui l’a qualifié de « ridicule » et a appelé à la dissolution de ce conseil de « fanatiques ». « Il est difficile de comprendre comment une personne saine d’esprit pourrait croire qu’il faut plus d’encouragements et de justification aux violences faites aux femmes au Pakistan », a déclaré la Commission.

À savoir par ailleurs, au Pakistan, les atteintes à l’égard du prophète Mahomet sont passibles de la peine de mort, selon une loi controversée sur le blasphème.

Le Point.

Handicapées, plus jeunes et éduquées que leurs conjoints : portrait-robot des femmes victimes de violences

Je viens de lire cet article, le titre déjà m’a interpellée, je me reconnait dans ce portrait de femme, récit :

Les femmes diplômées sont victimes de conjoints qui le sont peu et le plus souvent plus âgés qu’elles : une étude inédite dévoile les profils des auteurs de violences au sein du couple.

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a publié mercredi une enquête inéditedressant le portrait des victimes de violences au sein de leur couple. Il propose une analyse des « profils des personnes de 18 à 75 ans » se déclarant victimes de violences physiques ou sexuelles et dont l’auteur(e) est le conjoint.

Ces informations ont été obtenues à partir des résultats des enquêtes dites de victimation conduites entre 2008 et 2014 avec l’Insee. Chaque année, quelque 17.000 ménages représentatifs sont ainsi interrogés sur des faits de délinquance qu’ils déclarent avoir subis et pour lesquels ils ne portent pas systématiquement plainte.

L’étude porte sur les hommes ou femmes se déclarant victimes de violences dans le couple sur deux ans: 8,2 pour mille des personnes interrogées pour les hommes, 18,7 pour mille pour les femmes. Pour l’ONDRP, une minorité des faits déclarés sont des cas de violences sexuelles.

L’étude note que les femmes victimes de violences le sont le plus souvent de la part d’hommes plus âgés qu’elles, alors que c’est l’inverse chez les hommes. Avoir un conjoint ayant un écart d’âge de plus de 5 ans conduit la part des femmes se déclarant victimes à 32 cas pour mille.

40 femmes diplômées sur 1000 violentées par le conjoint s’il n’a pas de diplôme 

Elle s’intéresse aussi aux diplômes des auteurs. Les « cas de figure » se révèlent, ici, « nombreux et variés », selon l’ONDRP. Globalement, les taux les plus élevés de violences visent des femmes diplômées dont le conjoint l’est peu. C’est l’inverse pour les hommes. Pour les femmes dont le conjoint est sans diplôme ou de niveau brevet des collèges, le taux de violences est proche de 26‰. Il est encore plus élevé si elles sont, ellesmêmes, d’un niveau supérieur: il s’établit à plus de 40‰ dès lors que la femme a au moins le baccalauréat, son conjoint étant sans diplôme ou de niveau brevet des collèges. En revanche, si la femme est peu ou pas diplômée et que son conjoint est diplômé de l’enseignement supérieur, la part des victimes déclarées est inférieure à 10‰.

Elle pointe également la répétition, ou non, de ces actes de violences sur deux ans: plus de la moitié des hommes répondent par l’affirmative, près de 3/4 des femmes. Et celles-ci ajoutent, pour près de la moitié d’entre elles, que les violences avaient commencé bien avant les deux années retenues.

Les résultats de ces enquêtes de victimation tranchent sur les chiffres officiels de la délinquance, basés notamment sur les plaintes effectives des Français. En matière de violences conjugales ou intra-familiales, les taux de plaintes sont souvent très bas en France, selon l’ONDRP.

la nouvelle application : app elles pour protéger les femmes

 

France : familles et couples en chiffres

  • 1 famille sur 10 est recomposée
  • 2,7 millions de mineurs vivent dans un ménage pauvre
  • 20 % c’est la perte de niveau de vie des femmes après une séparation, contre 3% pour les hommes (c’est honteux, là encore les femmes sont paupérisées)
  • 3 couples sur 4 sont mariés
  • 2 familles sur 10 sont monoparentales
  • 3,4 millions d’enfants mineurs ne vivent pas avec leur parents

Source Insee Décembre 2015