Santé : L’exercice physique agirait comme un anti-inflammatoire

De toutes mes expériences, il ressort que je me sens bien mieux après une bonne marche à pied dans la journée ou une promenade à vélo ou alors une séance de natation.

Une étude menée par la faculté de médecine de San Diego apporte un éclairage nouveau sur les effets anti-inflammatoires d’une activité physique modérée.

Les scientifiques de l’université de San Diego, en Californie, se sont penchés sur les bénéfices sur la santé d’une activité physique modérée. Si les bienfaits de l’activité physique régulière ne sont plus à démontrer, cette étude vient apporter un éclairage nouveau. Elle a porté sur 47 participants que les scientifiques ont fait marcher sur un tapis roulant à un niveau d’intensité adapté à la forme physique de chacun. Les candidats ont subi un prélèvement sanguin avant et après chaque séquence d’exercice.

Dans leur publication, les chercheurs décrivent les réactions en chaîne qui se succèdent au cours de l’effort physique. Le système nerveux sympathique est activé et des hormones, l’adrénaline et la noradrénaline, sont sécrétées. Outre cette sécrétion hormonale, la fréquence cardiaque augmente ainsi que la pression artérielle.

Stimuler le système immunitaire

La grande trouvaille des scientifiques américains est à chercher du côté des récepteurs adrénergiques activés par l’adrénaline et la noradrénaline. Ces récepteurs possèdent des cellules immunitaires, leur stimulation par l’adrénaline et la noradrénaline enclenche une réaction immunologique. Cette réaction régule la sécrétion de cytokines dont l’une d’entre elles appelée TNFα est plus particulièrement en lien avec les mécanismes inflammatoires.

Ainsi, 20 minutes  d’exercice permettraient de diminuer de 5 % la production de cellules immunitaires qui stimulent la production du TNFα. Et, bonne nouvelle, l’exercice n’a pas besoin d’être intense pour déclencher ce mécanisme, ainsi, entre 20 et 30 minutes de marche rapide seraient suffisantes. Cette étude bouscule une nouvelle fois l’idée reçue que le repos est nécessaire en cas d’inflammation, notamment de l’arthrose de genou. Une activité physique modérée est plus que jamais recommandée.

Stéphane Demorand pour Le Point.

 

 

Cancer et téléphone portable : une nouvelle étude relance le débat

Une étude de la « National Toxicology Program » vient relancer le débat scientifique sur la dangerosité des ondes des téléphones portables.

Les rapports entre téléphonie mobile et cancer ont été la source de nombreuses études contradictoires ces dernières années, sans qu’aucune d’entre elles ne réussissent à faire l’unanimité au sein de la communauté scientifique. Une nouvelle étude parue le 26 mai et réalisée par le National Toxicology Program (NTP), un programme géré par le Ministère de la Santé américain, vient remettre la question sur le devant de la scène. Et ce n’est pas n’importe quelle étude : « C’est la plus vaste étude de ce type conduite à ce jour sur le sujet », dit le  toxicologue Christopher Portier, ancien directeur adjoint du NTP, selon Le Monde, puisqu’elle a coûté 20 millions de dollars et a été réalisée pendant deux ans et demi.

Afin de réaliser cette étude, les chercheurs ont exposé plusieurs groupes de 90 rats à des niveaux de rayonnement allant de 1,5 Watt par kilogramme (W/kg) à 6 W/kg. Deux limites sont à pointer du doigt d’emblée : ce sont des niveaux d’exposition supérieurs à ceux des humains puisque les téléphones mobiles présentent pour la plupart des niveaux inférieurs à 1 W/kg. De plus, durant l’expérience, c’est le corps entier des rats qui a été exposé à des radiations inimaginables pour un humain puisque les rats ont été exposés tout au long de leur vie, 18 heures par jour.

Les femelles ne contractent pas ces maladies

Résultats ? L’incidence de deux types de cancers, le gliome cérébral et le schwannome cardiaque, est observé et progresse globalement avec le niveau de rayonnement reçu par les animaux.

Les scientifiques observent également une différence sexuée des résultats puisque les femelles ne contractent pas les maladies, ce qui est pour l’instant inexpliqué. Le NTP précise d’ailleurs que ces résultats ne sont que partiels et que d’autres, actuellement en cours de révision, viendront dans les prochains mois compléter et préciser le tableau.

Une étude australienne présentait des résultats opposés il y a 15 jours

Des résultats qui viennent en tout cas réfuter ceux d’une étude dévoilée au début du mois de mai. Cette étude australienne indiquait en effet que le téléphone portable ne serait pas responsable d’une augmentation des cas de cancers du cerveau, ces 30 dernières années. Pour parvenir à cette rassurante conclusion, les chercheurs de l’université de Sidney avaient comparé l’incidence des cancers du cerveau et l’évolution du marché de la téléphonie mobile entre le milieu des années 1980 et 2012, observant que l’incidence des cancers cérébraux est restée quasiment stable ces trente dernières années. La dangerosité des ondes de téléphone portable est donc encore loin de faire l’unanimité chez les scientifiques.

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