Coup de cœur : Jacques Salomé, un beau poème sur l’écoute de l’autre…

Un superbe sujet de méditation ou de réflexion, une bonne base tout simplement pour réfléchir à sa propre communication avec autrui, lisez ces mots …

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.
Accorde-moi seulement quelques instants,
Accepte ce que je vis, ce que je sens,
Sans réticence, sans jugement.

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.
Ne me bombarde pas de conseils et d’idées,
Ne te crois pas obligé de régler mes difficultés.
Manquerais-tu de confiance en mes capacités ?

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.
N’essaie pas de me distraire ou de m’amuser,
Je croirais que tu ne comprends pas
L’importance de ce que je vis en moi

 

Écoute-moi, s »il te plaît, j’ai besoin de parler.
Surtout, ne me juge pas, ne me blâme pas.
Voudrais-tu que ta moralité
Me fasse crouler de culpabilité ?

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
Ne te crois pas non plus obligé d’approuver
Si j’ai besoin de me raconter
C’est simplement pour être libéré

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler
N’interprète pas et n’essaie pas d’analyser
Je me sentirais incompris et manipulé
Et je ne pourrais plus rien te communiquer

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.
Ne m’interromps pas pour me questionner,
N’essaie pas de forcer mon domaine caché.
Je sais jusqu’où je peux et veux aller

 

Écoute-moi, s’il te plaît, j’ai besoin de parler.
Respecte les silences qui me font cheminer.
Gardes-toi bien de les briser,
C’est par eux bien souvent que je suis éclairé.

 

Alors maintenant que tu m’as bien écouté
Je t’en prie, tu peux parler
Avec tendresse et disponibilité
À mon tour, je t’écouterai

 

Jacques Salomé

Psycho : l’importance de l’écoute dans un couple

Je trouve cet article bien fait, j’ai toujours adhéré à ce qu’il prône alors récit :

Pour une chaussette sale qui traîne, pour l’éducation des enfants, à cause de la dernière allocution du Président ou de fins de mois difficiles, les discussions dans un couple peuvent vite tourner à la dispute. Une étude de l’Université de Californie recommande de se montrer compréhensif et à l’écoute vis-à-vis de son conjoint. Des psychologues nous donnent d’autres petits conseils utiles.

«Au départ d’un couple, on est dans la fusion : l’autre est moi. Moi je suis l’autre. On est tellement pareils. Et c’est nécessaire dans la construction d’un couple, explique Sabrina Philippe, psychologue et spécialiste du couple. Les disputes arrivent quand je m’aperçois que l’autre ne fonctionne pas comme moi : il ne comprend pas ce que je lui dis, il n’a pas les mêmes valeurs que moi. »

Pas de panique pour autant ! « Les couples qui se disputent régulièrement ne sont pas forcément voués à l’échec », affirme Amie Gordon, psychologue californienne spécialiste du rôle des émotions dans les relations de couple. Mais les querelles sont-elles toutes nocives à la stabilité d’une relation ? C’est une question à laquelle a essayé de répondre, avec Serena Chen, une autre psychologue californienne.

Tous concernés

En laboratoire, elles ont mené une étude d’envergure, en faisant participer à sept expériences différentes sept panels représentatifs de la population. Une centaine de personnes ont répondu à chaque fois à des questionnaires et se sont prêtées à des discussions sur des sujets donnés.

« Je vois où tu veux en venir »

Et la conclusion de l’étude, si évidente, mettra du baume au cœur aux couples abonnés aux régulières crises de nerfs. Être à l’écoute de l’autre, ouvert et compréhensif : trois mots d’ordre résumés en une phrase magique pour apaiser toute discorde : « Je vois où tu veux en venir. » C’est d’ailleurs le titre de leur étude.

Plutôt que de vouloir à tout prix avoir le dernier mot, en criant toujours plus fort, l’idéal, selon les résultats de l’étude, serait de gérer la dispute dans le calme, avec affection et écoute. Les deux psychologues en déduisent que « pour limiter les effets néfastes d’une dispute sur la santé du couple, il faut vraiment se montrer compréhensif, prendre en compte les sentiments et le point de vue de l’autre ».

L’ouverture d’esprit est plus propice à la discussion qu’à la querelle.« Et les couples qui savent plaisanter, rire et partager des moments traversent plus facilement une dispute et sont plus heureux dans leurs relations », selon Amie Gordon.

(Photo : Fotolia)

La critique est facile

Oui, mais concrètement, que faire ? Pour Amie Gordon, « il est normal de se plaindre de ce qui ne va pas dans une relation, mais le problème, c’est quand une plainte se transforme en une critique,explique-t-elle. La plainte porte sur un événement ou un comportement qui dérange tandis qu’une critique attaque directement le partenaire. »

Alors la psychologue conseille de ne pas faire de reproches ni de juger. Le plus dur reste sans doute de trouver les bons mots, les bonnes formules. « Évitez les termes « toujours » ou « jamais » ! » Se mettre sur la défensive n’est pas non plus une bonne solution. Oubliez le naturel « c’est pas ma faute! », souvent sorti trop vite de la bouche et parfois suivi d’une excuse. « Lorsque votre partenaire vous fait comprendre que quelque chose le dérange, prenez vos responsabilités, présentez éventuellement vos excuses et demandez-lui ce qu’il souhaiterait que vous fassiez pour remédier à la situation. »

(Photo : Fotolia)

Le silence n’est pas d’or

Le mépris n’arrangera pas non plus la situation. Selon la psychologue californienne, « c’est même parfois un signe avant-coureur de divorce ou de séparation, quand l’un des deux partenaires se sent supérieur à l’autre, qu’il se moque de son conjoint avec l’intention de blesser ». Alors, elle recommande de se concentrer sur les qualités du conjoint et non sur ses défauts.

Le dernier conseil d’Amie Gordon n’est pas des moindres. « Ne restez pas évasif. Pour comprendre, imaginez-vous devant un mur de pierres. Cela se produit souvent lorsqu’on se retrouve confronté à une forte négativité de la part de son partenaire. Le professeur John Gottman a constaté que les hommes se bloquent plus facilement que les femmes. » Si répliquer par une réponse trop courte ou fuir n’arrangera en rien le conflit, faites savoir à votre moitié que vous avez besoin de prendre l’air, de prendre du temps pour vous calmer mais que vous avez « l’intention de revenir à la conversation une fois détendu ».

Pour en lire plus sur ce sujet :

 

20160402 – News : Etre en couple, un boulot à temps plein? – DH.be

France : familles et couples en chiffres

  • 1 famille sur 10 est recomposée
  • 2,7 millions de mineurs vivent dans un ménage pauvre
  • 20 % c’est la perte de niveau de vie des femmes après une séparation, contre 3% pour les hommes (c’est honteux, là encore les femmes sont paupérisées)
  • 3 couples sur 4 sont mariés
  • 2 familles sur 10 sont monoparentales
  • 3,4 millions d’enfants mineurs ne vivent pas avec leur parents

Source Insee Décembre 2015

Vous avez plus de chances de rencontrer l’amour au travail que sur internet

Aie ! je vais me faire Meetic comme ennemi, mais les faits sont là, récit :

 

Vous cherchez le grand amour ? Vous aurez du mal à le trouver sur internet. « Les sites de rencontres attirent un public nombreux, mais ils participent encore peu à la formation de couples », explique l’Institut national d’études démographiques (Ined), dans une étude publiée mercredi 10 février et relayée par le Huffington Post.

Quelque 14% des 26-65 ans s’étaient déjà inscrits sur des sites de rencontres en France en 2013, selon l’étude, qui ne prend pas en compte les applications comme Tinder ou Happn. Si ces sites ont « réussi le pari inédit d’être populaires », seuls 9% des Français qui se sont mis en couple entre 2005 et 2013 ont rencontré leurs conjoints sur internet.

Des relations en majorité éphémères

« C’est une minorité significative, mais ce n’est pas encore devenu un mode de rencontre durable dominant », souligne Marie Bergström, auteure de l’étude. La plupart des relations formées sur ces sites sont en effet « éphémères », selon l’Ined.

« Le lieu de travail, les soirées entre amis ou les lieux publics (…) restent les endroits les plus courants où les couples français se forment », rappelle le Huffington Post. Les sites de rencontres n’arrivent qu’en cinquième position, sauf pour les couples homosexuels, pour qui internet reste le « moyen principal » pour se mettre en couple.