Santé/Nature : attention au miel frelaté

Le miel  est un produit précieux, fabriqué par les abeille, travailleuse indispensable dans la chaîne alimentaire. C’est aussi un alicament indispensable en hiver pour nos infusions, yaourts… surtout si on le prend de thym ou d’eucalyptus.

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Mais attention à la provenance du miel que vous achetez :

 

Du miel fabriqué en usine… sans la moindre abeille !

Ces dernières années, plusieurs enquêtes ont montré que 10 à 30 % des pots de miel commercialisés sont gravement trafiqués.

La plupart viennent de Chine… et il se trouve que notre ingénieur connaît sur le bout des doigts les « techniques » chinoises :

« Au début, ils ont commencé à couper le miel avec un peu d’eau. Le miel étant un antibiotique naturel, il peut contenir jusqu’à 18 % d’eau sans s’altérer.

Mais certains, trop gourmands, ont eu la main lourde sur le robinet et des lots de miel ont commencé à fermenter lors du transport. La solution a été d’ajouter une bonne dose d’antibiotiques de synthèse. »

Heureusement, ce pot aux roses a été découvert, et le miel chinois a été banni d’Europe en 2002.

Mais cela n’a pas duré longtemps. Dès 2004, les importations de miel ont repris, avec de nouveaux « tours de magie » :

« Nos amis chinois ont alors ajouté discrètement des « sucres exogènes ». Ils ont commencé par ajouter le sucre industriel le moins cher, du sirop de glucose liquide.»

Mais pour ne pas se faire « attraper » en cas de contrôle, il leur fallait garder la proportion naturelle de fructose et de glucose dans le miel (40 % contre 30 %). Ils ont donc ajouté du fructose liquide de céréales.

Et bientôt, le miel n’a plus rien eu de naturel : « il n’était en réalité qu’un assemblage artificiel de sirops de glucose et de fructose industriels, coloré avec du caramel, le tout subtilement aromatisé ».

Problème : comme il n’y avait plus un gramme de vrai miel… les analyses ont révélé que ces miels ne contenaient pas de pollen.

Qu’à cela ne tienne : les Chinois ont alors décidé d’ajouter un peu de pollen à leur mélange de sucres et d’arômes artificiels… Et on trouve ce « miel » aujourd’hui dans nos supermarchés :

« Aujourd’hui, certaines sociétés chinoises, mais pas seulement, fabriquent un « miel » comme n’importe quel produit industriel. C’est pratiquement indétectable si la fraude et faite intelligemment, c’est-à-dire en respectant les ratios glucose/fructose naturels, en ajoutant la bonne dose du bon pollen, le bon colorant et le bon arôme.

Ce n’est pas 10 % de la fraude, mais bien davantage en réalité, croyez-moi ».

Il faut dire que, pour un industriel, le miel chinois a tout pour plaire : grosses quantités, petits prix… et une production stable, qui ne dépend ni de la météo… ni même des abeilles, dont le nombre se réduit d’ailleurs comme peau de chagrin en Chine.

Ah, et au cas où vous vous diriez qu’il suffit d’éviter le miel chinois, sachez qu’il n’est jamais mentionné tel quel ! Il se cache sous des termes vagues comme « hors Union européenne ».

Faites bien attention, donc, au miel que vous mettez dans votre thé.

Les pesticides qu’est ce que c’est ?

Qu’est-ce qu’un pesticide ?

Les pesticides sont un nom générique donné à ces substances chimiques, que l’on peut classer en trois familles principales : ceux destinés à éliminer les champignons (fongicides), les insectes (insecticides) et les mauvaises herbes (herbicides). Ils ont pour point commun la lutte contre des organismes vivants considérés comme nuisibles pour les cultures, voire pour l’homme.

Les pesticides, parfois appelés produits phytosanitaires ou phytopharmaceutiques ou produits de protection des plantes, sont utilisés en agriculture, au jardin ou encore dans les collectivités territoriales pour se débarrasser d’insectes « ravageurs » (il s’agit alors des insecticides), dont les néonicotinoïdes qui sont particulièrement nocifs pour les abeilles, de maladies causées par des champignons (les fongicides) et/ou d’herbes concurrentes (les herbicides).

Une France accro aux pesticides

Quelques chiffres pour preuves : En France, plus de 90% des pesticides ont un usage agricole. En moyenne, 75 000 tonnes de pesticides sont produites tous les ans en France, et 65 000 sont utilisées, ce qui représente 1/3 des tonnages consommés en Europe. La production de pesticides en France a permis aux industriels du secteur d’atteindre un chiffre d’affaire de deux milliards d’euro en 2011 … ce qui fait de la France le 1er marché européen ! Et le 3ème usager de pesticides dans le monde.

Depuis le début des années 1990, le niveau de production de ces produits reste à peu près le même alors que les pesticides actuels sont beaucoup plus puissants et donc s’utilisent à plus faible dose. Auparavant, on se servait d’environ 1 kg/ha alors que maintenant, il suffit de 100 g/ha, mais la France reste complètement dépendante de ces produits …

Des acteurs industriels influents

Bayer, leader sur le marché français des pesticides, BASF, Syngenta, Monsanto … Tous sont des acteurs très influents dans le secteur des produits phytosanitaires et contribuent à accroître la dépendance française aux pesticides. Pesticides qui, pour certains, en plus d’être une menace pour l’environnement et la santé, sont particulièrement nocifs pour les pollinisateurs. Tous sont représentés par l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP), lobby de l’industrie des pesticides en France. Le rôle premier de l’UIPP est la mise sur le marché des produits phytosanitaires et la définition de leur utilisation. L’UIPP représente aujourd’hui 19 entreprises adhérentes, représentant elles-mêmes 96% du marché.

Greenpeace

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