Capvern, la dernière balade…. comme un au revoir

Beauté d’une après midi d’octobre qui se termine, les lueurs sont douces, la chaleur est telle que l’on pourrait se croire en été.

Ce jour, un groupe de curiste se l’est joué sauvage, pas de randonnée organisée, ce n’est pas grave on se réunit tout de même entre amis de cure et on part pour une der de der.

Aurore de l’office sera cependant notre guide, cette rando aux lueurs et impressions d’au revoir reste gravée dans mon cœur. Nous allons faire une boucle autour de Capvern vers Mauvezin, ça grimpe, nous nous retrouvons toutes vite en t shirt, puis ça redescend… les ombres entre-temps se seront allongées, retour à Capvern…. vivement l’année prochaine.

Le lendemain la plupart d’entre nous iront à leurs soins, d’autres vont les zapper, alors ces moments nous les avons savourés au fil des pas, pour le plaisir d’être une dernière fois ensemble, curistes complices et heureux.

Voici les photos, je les adore, elles ne sont que douceur et ambiance, loin des standards des cartes postales, elles ont un caractère certain.

En les regardant, je revis cette journée au fil des pas, des conversations, du plaisir partagé.

 

Capvern les bains – Jolies images Nice pictures from Capvern

Oui j’ai beaucoup écrit sur Capvern les bains, j’ai découvert tant de belles choses….. mais faute de temps je n’ai pas tout relaté, les jours se sont suivis avec d’autres excursions.

Loin des fromages fabriqué à la chaîne en usine,j’ai visité aussi une fabrication artisanale de fromages fermiers de vache. la productrice recevait directement le lait des vaches qui étaient élevées juste à coté de son atelier.

Passionnée, elle nous a fait une démonstration magistrale de fabrication de fromage : de l’arrivée dans les cuves du lait, à l’emprésurage, puis au moulage, au salage à la main, enfin à l’affinage.

Avant de partir, la vente évidemment des produits, délicieux car peu salés.

je vais mettre les photos de la cave à fromages sous peu.

capvern fromage

 

 

Mais en attendant voici de jolis clichés qui sont restés dans ma boîte à malices 🙂

 

Le gouffre d’esparros, promenade près de Capvern les Bains

Autre jour, autre sortie, ce jour là le but est le célèbre et superbe gouffre d’Esparros, il se situe non loin de la cascade du même nom, pour y aller on entre dans le décor des Baronnies, j’adore.

Nous partons de Capvern, en covoiturage, je me fais conduire, ohhh ça fait du bien et je peux admirer le paysage à loisir.

Nous descendons vers Labastide, nous traversons ce village de montagne pour nous diriger vers Esparros, la lumière en cette demi saison est somtueuse, une légère brume nimbe les reliefs mais le fier soleil d’automne réchauffe les nuances de plus en plus fauve que prend la nature J’admire,  mon chauffeur est bon guide, alors c’est top.vers esparros

 

 

NOus arrivons à la grotte, et arff, là interdiction de prendre des photos à l’intérieur, même sans flash, ça retarderait le groupe.

 

Nous prenons notre ticket dans une boutique dédiée aux minéraux, je suis gâtée, j’adore ça, je m’achète une jolie peluche un petit izard fait en France.

On pénètre dans le gouffre par un court tunnel. Les découvreurs du gouffres eux sont venus par une ouverture à 100 mètres au dessus des salles actuellement ouvertes au public.

Il est dur de décrire l’intérieur du gouffre, mais c’est juste somptueux, les stalactites sont en draperies, des énormes salles se succèdent L’humidité est énorme, elle avoisine les 100%, la température est stable à l’intérieur, là il fait 12,4 °.

Notre guide se prénomme Pierre, en souriant il nous dit qu’il a un prénom prédestiné pour son métier. la visite est commentée et les lumières mettent en valeur les reliefs minéraux au fur et à mesure de l’avancée du groupe.

Je mettrais en lien en fin d’article le site du gouffre d’Esparros ainsi vous pourrez admirer les photos de l’intérieur.

Notre visite se déroule au rythme des illuminations, souvent le temps est un peu court pour admirer pleinement les draperies et les scènes tant il y a à voir. Je le dit à notre guide, il me suggère de revenir…

Comme la préservation du site est à ce prix, ce n’est pas grave, tant de beauté c’est un trésor, protégeons le.

 

Un site protégé et étudié !
Le Gouffre d’ESPARROS bénéficie de mesures d’études et de protection exceptionnelles. Le visiter, c’est découvrir l’extrême variété et délicatesse des cristaux et concrétions mais aussi leur fragilité et les mesures développées pour mieux le connaître et le protéger.
Les aragonites d’ESPARROS sont en effet, parmi les concrétions les plus belles mais aussi les plus délicates et toute modification du subtil équilibre climatologique pourrait les détruire de façon irréversible.
Un site éco-responsable. Les nouvelles technologies Leds ! Le Gouffre d’ESPARROS utilise les nouvelles lumières leds qui participent à la mise en lumière du site mais aussi à sa protection (pas de diffusion de chaleur, faible consommation, lumière adaptée..).
Il est parmi les premiers sites ayant privilégié et développé cette technologie.
Le Gouffre d’ESPARROS, au cœur de la vallée préservée des Baronnies dans les Pyrénées, compte parmi les plus beaux gouffres à visiter.
Le visiter est un privilège qui vous est proposé.
Délicates aragonites, véritables « fleurs de pierre », cristaux de gypse ou de calcite, concrétions excentriques défiant l’apesanteur, vastes salles ornées de draperies et de longues stalactites se baignant dans des bassins d’eau calme et bleutée… composent un véritable jardin souterrain que l’on découvre, seul ou en petits groupes, au cours d’une visite en son et lumières accompagnée par un guide.
Le Gouffre d’ESPARROS est un site classé, il compte parmi le patrimoine souterrain national le plus exceptionnel.
Il est aujourd’hui reconnu comme un modèle de protection et de mise en valeur du monde souterrain.Une référence !

Notre visite terminée nous retrouvons le soleil éclatant, après l’obscurité de la grotte, c’est encore plus lumineux.

Les collines entourent la grotte comme un écrin.

 

Nous reprenons les voitures, mon chauffeur me fera faire un détour pour me montrer un joli point de vue sur les baronnies. Une très jolie chapelle de la Vierge nous surprend près du village d’Avezac. Une superbe tour carrée trône sur son promontoire.

 

 

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Diaporama du panorama des Montagnes, le soleil décline tout est en demi teintes, la vierge présentant l’enfant fait face au couchant, la chapelle est atypique et majestueuse.

Tout sur le gouffre, les photos…..

Office du tourisme de Capvern

 

 

Le cochon est sur la paille dans les Neste Baronnies

Cet après midi départ direction un producteur de Porc Noir de Bigorre à Bonnemazon, à nouveau tout près de Capvern.

porc noir panneau ferme
L’élevage qui nous a reçus.

Connaissez vous cet animal si différent du porc classique que l’on trouve un peu partout en France ?

J’ai voulu lors de cette visite voir la différence, en effet je suis bretonne et je connais majoritairement l’élevage du porc sur caillebotis :

  • Les animaux vivent dans des bâtiments dont le sol est ajouré. Appelé caillebotis, ce sol permet l’évacuation rapide des déjections animales et de l’eau de lavage du sol dans des fosses situées dans la partie basse des bâtiments. Le porc est un animal qui aime la propreté : l’élevage sur caillebotis répond à ce besoin en permettant de garder un espace de vie toujours propre pour les animaux. Le mélange de déjections et d’eau s’écoule ensuite vers des cuves de stockage : les fosses à lisier. Le lisier est stocké en attendant le moment propice à la fertilisation des cultures. En France, 95% des porcs sont élevés en bâtiment sur caillebotis. C’est aussi le mode d’élevage le plus répandu en Europe et dans le monde.
  • .porc caillebotis

Ce mode d’élevage laisse un support fertilsant le lisier, celui ci est épandu sur les champs et cause des problèmes écologiques. Il traverse la couche fertile, va jusqu’aux nappes phréatiques, arrive dans les cours d’eau, sur les plages. Sous l’action du soleil ce mélange d’excréments de porc va donner naissance à un fléau écologique les algues vertes.

Voici un lien vers un article de Libération qui en parle

En Bretagne le lisier coupable des marées vertes

Alors j’ai voulu voir un modèle différent d’élevage des animaux, je vous propose de visiter à mes côtés cet élevage.

Au préalable petite présentation du pourquoi de cet élevage et son histoire.

Les éleveurs qui ont fait le choix de ce type d’élevage sont des passionnés, ils aiment leurs animaux qui sont soignés, bichonnés, ceux ci vivent en plein air, ont une alimentation choisie en plus de paître dans les prés. En saison par exemple le porc noir se nourrit de glands, de châtaigne et d’herbe cette alimentation est complétée par du seigle et de l’orge.

Le porc Noir : Présentation

De l’extinction ….. à aujourd’hui… une viande d’exception

De tous temps le porc noir a peuplé les paysages de la Bigorre… mais il faillit disparaître..

Ce porc de race autochtone, pure et très ancienne a toujours existé dans les Pyrénées centrales et l’espèce en fut toujours noire. Sa présence est prouvée depuis l’époque romaine.

Sa population est encore importante dans les années 30, là on comptait encore 28.000 truies, mais ces animaux ne supportèrent pas le changement de mode de vie à cause de l’industrialisation de l’agriculture après la seconde guerre mondiale, le cheptel diminua très rapidement.

Précédemment, dans les fermes, le Porc Noir  vivait avec les autres animaux de la basse cour et était quotidiennement conduit à la pâture. De ce fait, en étant en contact régulier avec les éleveurs, il a développé un caractère paisible et familier qu’il manifeste par sa docilité et sa curiosité.

Les années 1980 : vers la sauvegarde de l’espèce

En 1981, le programme de sauvegarde du patrimoine génétique mis en place, afin de sauvegarder les différentes variétés végétales ou races animales menacées de disparition, a permis de sauver le porc noir qui était alors en voie d’extinction.

Il ne restait à ce moment là que 2 verrats et une trentaine de truies conservés dans quelques fermes des Hautes-Pyrénées. Le repeuplement fut aussi possible grâce à de la semence congelée par l’INRA, afin d’éviter la consanguinité.
A la fin des années 80, le patrimoine génétique fut ainsi techniquement sauvé.

de 1990 à 2000 – La structuration de la filière

Le défi de ces éleveurs passionnés était de produire et réussir à mettre sur le marché des produits de très haute qualité.
L’adhésion de l’ensemble des partenaires au projet de produire, transformer et promouvoir des produits de très grande qualité gustative, fut déterminante. Mais l’enjeu était également stratégique pour réussir le pari de positionner les produits issus du porc Noir de Bigorre et notamment le jambon, parmi les plus grands produits européens.

A partir des années 2000 vers la reconnaissance en AOC

Du Porc noir de Bigorre d’un coté et du jambon noir de Bigorre.

La notoriété du Noir de Bigorre a grandi au cours des années. grâce à l’action du consortium du Noir de Bigorre, qui en lien avec les éleveurs et les partenaires de la filière, a fait découvrir ou redécouvrir l’excellence des produits frais et secs ou transformés. Les gastronomes, séduits, en sont ainsi devenus les meilleurs ambassadeurs.

Petit portrait de l’animal

Le porc noir de bigorre est un porc de pure race gasconne issu de reproducteurs inscrits au livre généalogique, élevé dans son aire géographique historique au pied des Pyrénées, dans son milieu naturel de prairies et de sous-bois selon un mode d’élevage ancestral.

Il appartient à la famille des porcs méditerranéens. C’est un cochon « Marcheur » habitué depuis toujours à se déplacer pour se nourrir. J’ai trouvé amusant de le voir fouiner de son groin dans le sol à la recherche de sa nourriture. Il est rustique et vigoureux.

Il vit en liberté sur son territoire d’origine, la Bigorre, aux confins des Hautes Pyrénées, du Gers et de la Haute Garonne, dans un paysage doux et paisible au pied des montagnes.

Ce porc comme son nom l’indique a une robe de couleur  entièrement noire, le groin et les onglons sont noirs également, adulte sa taille avoisine 0.75 m. Le corps est cylindrique, le jambon est fort bien fait, épais et rond. Les os des membres sont plutot fins, mais très denses durs comme de l’ivoire,  il est plus gras que le cochon classique, mais le mode d’alimentation fait de ce gras une substance qui n’augmente pas le mauvais cholestérol.

Les muscles apparaissent très développés aux épaules et à la croupe. La tête mince, très longue surtout dans sa partie faciale est droite et pointue, terminée par un adorable petit groin solide et très mobile qui lui permet de fouiller le sol pour y chercher sa nourriture.

Les oreilles sont de longueur moyenne, peu charnues, plutôt étroites, puis faiblement divergentes vers leurs pointes, elles sont portées horizontalement ou légèrement inclinées.

porc noir beauté porc noir gros plan

  • La Visite elle même :

A notre arrivée un des troupeaux de l’éleveur nous attend dans un enclos, encore dans la cour de la ferme. Le cheptel est divisé en petits groupes, en nous attendant l’éleveur les a gardé dans la cour. Là j’assiste à la douche des cochons, c’est inouï, à tour de rôle les cochons vont quand ils en ont envie sous une douchette, ils en sortent les soies trempées et tout proprets ! Ils remuent beaucoup, j’ai du mal à prendre une photo tant ils sont vifs. Dans cet élévage, le cheptel est ainsi divisé par 20 animaux, après la douche ils sont libérés sur un hectare de prés. Leur alimentation est celle que leur offre la nature, les glands, les pommes, les noix, l’herbe. L’éleveur lui rajoute des céréales du seigle et de l’orge.

Le porc est un animal propre de nature, il ne mange pas là où il fait ses besoins.

porc noir douche
Les porcs sous la douche, là c’est un peu la bousculade 🙂
porc noir éleveur chien
L’éleveur et son auxiliaire le chien, il va conduire les porcs au champ.
porc noir pré
Voilà, ils sont dans leur pré, ils peuvent se dégourdir les jambes.

Nous sortons de la cour de la ferme, un autre petit troupeau nous est présenté dans un champ dont une partie est boueuse. Les cochons se prélassent dans la boue. J’adore les voir ainsi, il se roulent, se couvrent de boue, ou fouinent de leur museau dans celle ci à la recherche de nourriture. Ils sont dans un champ face à des forêts, sur la crête nous domine le château de Mauvezin.

porc bain boue face mauvezin
Leur bain de boue au soleil face à la colline couronnée par le chateau de Mauvezin.
porc bain boue
Les porcs se roulent de plus belle dans la boue.

Nous sommes des curistes et le parallèle avec ces cochons est vite fait en effet le matin nous avons et des douches et des bains de boue.

  • Retour à la ferme, là il vendent directement les produits issus de leur cheptel, jambons, pâtés; saucissons…. une généreuse dégustation nous attend.

Un jambon sec est tranché en fine lamelles, la terrine maison circule sur des assiettes tout comme de fines tranches de saucisson.

porc noir jambon porc jambon porc noir saucisson porc noir toast

J’ai aimé dans cette visite l’amour du métier de ce couple d’éleveurs, la chaleur de leur accueil. Les animaux sont beaux et superbement traités. Quelque part j’ai fait un bond en arrière dans le temps, cet élevage d’animaux en plein champ, c’est celui de l’animal tel qu’il vivait antérieurement dans son milieu naturel. Au fil de mes promenades ici dans les baronnies j’ai vu bien des troupeaux de vaches, moutons, chèvres, tous ainsi en pleine nature.

porc noir salue après douche
Porc noir qui vous salue après sa douche

Voici le lien vers leur site

EURL traditions des Baronnies, élevage de porcs noirs

 Office du tourisme de Capvern les bains

Balade autour de Capvern : le château de Mauvezin…. fière forteresse face aux Pyrénées

Départ de Capvern les bains en covoiturage, en direction ce jour du superbe château médiéval de Mauvezin.

Il se situe très près de Capvern, on y arrive en traversant le village en crête de Mauvezin, de ce château d’origine médiévale on profite d’une vue imprenable sur les Pyrénées. Il est bâti dans le prolongement du village au bout du promontoire, il domine vraiment de façon écrasante les alentours.

Ce château n’a pas toujours été en son état actuel, il revient de loin, ce fut une ruine, voici son histoire telle que relatée par le Wikipédia

Histoire

Le site, occupé dès la protohistoire, s’est transformé en castrum au Haut Moyen Âge. Un château fort a été bâti au xie siècle par les Comtes de Bigorre. Il a été reconstruit par Gaston Fébus vers 1380. Il reste dans la famille des Béarn-Foix qui deviennent plus tard rois de Navarre, et ainsi passe à Henri IV.

Il tombe en désuétude après le rattachement de la Bigorre au royaume de France en 1607 ; c’est la fin des châteaux forts à vocation défensive. Il fut démantelé petit à petit, ses pierres servant alors pour d’autres constructions.

Aujourd’hui, le château est en cours de restauration et abrite un musée historique et folklorique du Béarn et de la Bigorre. Le château et le donjon de Gaston Fébus ont été inscrits monument historique par arrêté du 22 décembre 19411.

Description

Le château de Mauvezin avec son enceinte et son donjon quadrangulaire est un exemple caractéristique de l’architecture militaire méridionale.

Le donjon de trente-sept mètres de hauteur possède des murs de trois mètres cinquante d’épaisseur à la base et de deux mètres au sommet. Ils sont construits, en grande partie, avec des cailloux roulés de l’Arros, mêlés par endroits à des assises de briques3. La chaux utilisée provenait des carrières voisines, situées au nord-ouest du château. Les murailles de la forteresse forment un quadrilatère rectangle de trente-cinq mètres de côté sur quinze mètres de haut, consolidées par sept épais contreforts et couronnées par un chemin de ronde de deux mètres de largeur4. Les remparts sont surmontés de mâchicoulis.

Restauration et visites

Le château est entièrement restauré. Deux salles vidéos présentent l’histoire du château et des restaurations. Dans le donjon, six salles aménagées reprennent des scènes de la vie quotidienne au Moyen Âge. Le château est ouvert à la visite libre tous les jours et toute l’année. Des visites guidées sont proposées tous les jours en juillet et août, et toute l’année sur réservation pour les groupes. Des journées à thèmes et visites scolaires sont également possibles. Des spectacles sont organisés tous les dimanches en Juillet et Août.

Revenons à notre groupe. Nous sommes arrivés au pied de cette superbe forteresse, un regard vers les Pyrénées nous révèle déjà que ce jour on ne les verra guère, elles sont coiffées de nuages qui les drapent, parfois joliment, mais en photo ça ne rendra pas.

Nous rentrons dans le château, certaines personnes ont des soucis de santé, aie les escaliers !!!

Le ticket acheté, nous suivons notre hôtesse pour la visite guidée. Nous commencerons par le bas de la forteresse, la cour est un musée de reproductions à échelle réduite de machines de guerre médiévales.

Un Trébuchet qui servait à lancer des pierres sur les ennemis, arme redoutable mais peu facile à déplacer car sans roues. C’est une énorme fronde. Le levier est par un treuil. La fronde contient un boulet de pierre (jusqu’à 100 kg). En libérant le levier, le contrepoids s’abaisse brusquement et lance le levier qui projette le boulet. Les tirs sont lents (1 à 2 coups par heure) mais redoutables. Portée jusqu’à 200 m

trébuchet
Un trébuchet

Un scorpion(aussi connu sous le nom de baliste quand il lançait des boulets) était une catapulte à flèches, inventée probablement par les grecs puis adoptée et utilisée à grande échelle par les légions romaines. A la différence d’un arc qui fonctionne grâce à la torsion de ses bras, le scorpion utilisait un système de ressort à torsion permettant d’obtenir une très grande puissance pour les bras et donc une grande vitesse d’éjection pour les flèches. On pouvait régler cette torsion en quatre point de l’arme grâce à une clé spéciale pour augmenter la portée, la puissance ou la précision.

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maquette du scorpion

Un bélier, une arme classique du Moyen Âge. Grâce au bélier, les lourdes portes des forteresses sont défoncées. Il sert également à ébranler des murs d’enceinte soit peu épais, soit mal entretenus, et à y provoquer des brèches plus rapidement que par la sape qui consistait à creuser pour construire une galerie sous le mur d’enceinte.

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Reconstitution du bélier, il est en bois, au moyen âge on le couvrait de peaux que l’on mouillait pour éviter qu’il ne prenne feu lors des combats.

La bricole est une pièce d’artillerie médiévale. Constituée d’un balancier appelé verge au bout duquel est attaché une poche contenant des projectiles, elle était actionnée en tirant sur l’autre extrémité du balancier, la traction étant facilité par l’ajout d’un contre-poids. Ce redoutable engin pouvait ainsi projeter un boulet de 10 à 30 kg par minute. C’est cet engin qui est à l’origine de l’expression s’attirer des bricoles. Les bricoles étaient parfois maniées par des femmes, les assiégés y mettaient parfois des morceaux de corps de leurs ennemis pour démoraliser l’adversaire.

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Une bricole, elle était souvent actionnée par des femmes ou des enfants car elle demandait moins de force que le trébuchet.

Les condamnés à mort étaient enfermés dans une cage comme ici on les y laissait sans nourriture et sans eau, la cage était pendue à l’entrée du château pour suggérer à des criminels potentiels de passer leur chemin ; d’autres supplices existaient, l’écartèlement, la décapitation la pendaison… Brrr ça donne froid dans le dos.

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Le condamné était enfermé dans la cage, sans eau ni nourriture, bien en vue de préférence pour servir de modèle.

Les condamnés à des broutilles étaient attachés au pilori, tête et mains prisonniers il étaient laissés aux maltraitance de la populace, on peut imaginer que le temps devait leur paraitre long, ils étaient laissés sans manger, on leur donnait à boire dans des seaux, pour les rabaisser encore plus.

Après cette visite de la cour, nous entrons dans le donjon. Il nous sera impossible de le gravir jusqu’à son sommet. Le toit est en cours de restauration. La charpente est à sa finition, elle a été montée déjà assemblée grâce à une grue. Cette charpente est chevillée à l’ancienne, massive. Un superbe travail de menuiserie.

Dans la salle basse du donjon une scène de corps de garde est reconstituée. On voit les paillasses des gardes, ils dormaient par tour.

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Reconstitution de la salle des gardes, les paillasses sont isolée du sol pour éviter à l’humidité de monter dans la paille qui servait de matelas.

Nous sortons de cette pièces pour monter sur les remparts,  seule la partie qui fait face aux montagnes est ouverte au public. Nous longeons les rempart et admirons les paysages des montagnes ornées de coton ce jour, c’est super graphique à l’œil nu mais en photo, ça ne rendra rien.

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Montagnes au loin dans la brume par une meutrière

Nous pénétrons à nouveau dans le donjon par son entrée sur le chemin de garde, sa caractéristique est d’être ouverte en biais pour être inattaquable par les béliers. Les murailles sont d’une impressionnante épaisseur.

Au premier étage, une superbe reconstitution de l’époque féodale.

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La chatelaine trône au centre entre l’enfant, un garçon qui apprend à lire et la servante qui est une personne de haute naissance. La table est mise sur la photo, après les repas elle est remisée contre un mur, la nuit la pièce sert de chambre et les paillasses sont posées à même le sol, tout le monde dort ensemble pour avoir chaud, en effet les énormes murailles n’empêchent pas le froid de rentrer.

Cette pièce est la pièce chauffée du château, une énorme cheminée y trône.

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Le Seigneur, maître des lieux.

Le seigneur, celui qui a tous les pouvoirs. A coté de lui un enfant un garçon, ceux ci étaient éduqués apprenaient à lire sous la houlette des moines qui étaient des professeurs très exigeants, les fessées ou autres châtiments étaient la règle. Les filles elles étaient juste préparées à devenir des épouses de seigneur, ou des servantes, voire des religieuses. A cause des dots, les pères tentaient de les placer à moindre coût.

La Femme du seigneur, elle devait faire des enfants, si le seigneur était absent elle avait ses pouvoirs en son absence.

La Servante du seigneur, une personne de haute naissance, parfois la nourrice des enfants de chatelaine. Elle était souvent engrossée par un chevalier sinon le seigneur se dévouait … 🙂

Les chateaux n’étaient pas meublés, les affaires étaient rangées dans des coffres afin de pouvoir partir rapidement en cas de danger. tout ce beau monde dormait, mangeait, se lavait dans la même pièce. Une petite pièce était aménagée en douche, la pente de la pierre permettait à l’eau de s’évacuer vers l’extérieur des murailles, les latrines étaient des trous au dessus de la muraille.

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Un soldat au petit coin …

Le jour on « mettait la table », avec une cuillère pour deux, des tranchoirs pour mettre les mets, une cruche, des gobelets, le verre était rare car cher. La nuit la table était remisée contre un mur, on posait sur le sol des matelas de paille recouverte de jute. Ils dormaient tous ensemble pour se tenir chaud, malgré l’épaisseur des murs les châteaux étaient bien froids la nuit. Les nobles ne faisaient que passer dans ces châteaux forts ils avaient d’autres demeures plus confortables.

A l’étage supérieur nous admirons une superbe exposition d’armes et d’oriflammes ainsi que de blasons. Des reconstitutions d’armure des chevaliers sont impressionnantes. Si lourde que le chevalier ne pouvait monter seul sur son cheval quand il en était habillé.

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Reconstitution d’un chevalier en armure.
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Collection d’armes médiévales diverses.
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Une belle présentation d’épée, la grande épée est une épée d’apparat, trop lourde elle ne peut pas servir pour combattre.
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Deux blasons dont celui du haut porte les armes de Gaston Phoebus.
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La collection d’oriflammes.

Et voilà, notre visite se termine, ce château est un superbe travail de restauration, un précieux vestige témoin de l’architecture médiévale.

Nous ressortons, en passant j’admire le blason qui orne l’entrée, la devise du Seigneur est en français car il avait séjourné à la cour du Roi : j’ai belle dame.

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Le blason et la devise.

Pour en savoir plus voici le lien vers le site officiel du château, si vous passez dans la région allez y, visitez le, vous ne regretterez pas, j’ai passé un moment fort instructif et agréable.

Site officiel du château de Mauvezin

beauté et fraîcheur de la cascade d’Esparros près de Capvern les bains

Bonjour,

Le premier dimanche de cure, je pensais me retrouver seule, alors comme j’aime partager mes promenades et découvertes,  j’avais proposé un covoiturage au départ de Capvern.

La fatigue étant là je voulais m’évader sans faire trop de route, Aurore de l’office du Tourisme m’a conseillée d’aller vers la cascade d’Esparros.Cette jeune femme n’est jamais sans inspiration, c’est super. La cascade s’appelle la cascade du Pountil.

Finalement je n’irai pas seule, mon annonce a trouvé une amatrice. Nous partons toutes deux en début d’après midi, direction la ligne de crête des Pyrénées, Oh nous n’irons pas si loin nous nous arrêterons bien avant dans un endroit charmant des baronnies.

Nous passons le joli village de Labastide, on descend vers lui par une route en lacets, il parait enchâssé dans sa vallée. Au village cap sur Esparros.

Je ne suis pas fan des routes de montagne mais je me débrouille bien, nous trouvons le petit parking près de l’accès piétonnier à la cascade, il est à environ deux kilomètres du centre du village d’Esparros.

panneau cascade pountil
vue de la route de l’accès vers la cascade

Je prends avec moi mon bâton, j’ai bien raison le chemin par endroit glisse, entre les feuilles et la boue, la descente, les marches irrégulières il faut être prudent.

cascade une vue du sentier
le sentier est fort irrégulier, il faut avoir de bonnes chaussures et faire attention où on pose ses pieds.

En bas de la descente, on arrivé au franchissement du ruisseau de l’Artigaou, un sacré pont de palettes et de bois posés, il me fait penser à la chanson : le petit pont de bois qui ne tenait plus guère, que par un grand mystère….

cependant avec la branche posée qui sert de rampe il est facile à traverser. De l’autre coté du ruisseau le chemin devient boueux désormais nous grimpons.

cascade fin du chemin
Nous montons vers la cascade, elle se devine entre les arbres.

Nous suivons le cours de l’Artigaou, il coule un peu en contrebas, entretemps nous avons admiré une petite retenue naturelle, telle une vasque pavée de pierres, l’eau y est cristalline, un régal.

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La vasque naturelle

Haut de la montée, nous avons cotoyé des paysages envahis par les mousses, j’adore ça fait Amazonie, mais tout est si humide ici que c’est logique.

cascade mousse
Une belle mousse épaisse, les arbres sont cernés.

Arrivée en vue de la cascade, j’adore, elle mesure environ 40 mètres de haut, selon la saison elle a plus ou moins d’eau, là c’est impeccable elle est belle, ce serait idéal avec un rayon de soleil, mais bon ce sera pour la prochaine fois je me suis promis de revenir.

Elle est haute et fine, on dirait une cascade de draperies d’eau, j’aime cette finesse, aucune violence dans l’eau qui tombe seulement un esthétisme que je savoure.

Je m’approche, je sens les gouttes me mouiller le visage, quelle impression de paix, le bruit de la cascade est doux.

Admirative, contemplative….. puis je la mitraille, elle est si belle.

Voici quelques photos, la prochaine fois promis je le prendrai sous le soleil 🙂

P1070122
Mousses et longs filets d’eau..
sauvegarde 8 11 2015 carte 32 gb 428
L’eau telle une bruine drape en un voile les roches
cascade vue de dessous
Le haut de la cascade, l’eau s’élance
cascade vue de coté
une vue de coté où l’on devine les drapés de mousse

cascade autre vue

Attention ne vous approchez pas trop des photos, ça mouille.

Je vais rester un long moment près de la cascade, la femme qui m’accompagne s’impatiente, seule je serais restée encore un moment. Nous reprenons le chemin… la montée est rude pour rejoindre la route.

A la route surprise, le soleil fait une trouée !!! un comble.

Enfin c’est une superbe excursion, il faut des chaussures et une tenue adaptées, si vous la faites avec des enfants gardez les près de vous, c’est un peu magique comme endroit.

Pour l’anecdote j’ai su que le soir des jeunes sont allés à la cascade à la nuit tombée ce dimanche là, il n’ont pu retrouver la route seul, les secours les ont retrouvés…. alors de toutes façons il faut la voir…

Voici un lien pour en savoir plus sur cet endroit

Office du tourisme Cœur des Pyrénées

Les matinées d’une curiste à Capvern les bains, jolie station thermale… si proche des Pyrénées.

Bonjour,

Certains d’entre vous ont déjà fait des cures thermales donc ils connaissent déjà ; pour les autres je vais les introduire dans ce monde de soins, d’attente et de sourires.. Là où les curistes viennent pour aller mieux. Des curistes souvent qui ont tout tenté dans les médecines classiques et constaté l’échec de celles ci.

L’eau thermale soigne, en profondeur et en douceur, j’en ai eu la preuve sur une dermite séborrhéique, j’ai vu aussi des brûlés récupérer de cicatrices horribles à la Roche Posay. Ici à Capvern les Bains les témoignages de guérisons jugées improbables par les médecins sont légion. En aucun cas l’eau fait des miracles, elle soigne tout simplement car elle contient des oligoéléments qui combattent les pathologies rebelles.

Une cure vue par Marie la Curiste

Le premier jour de votre cure c’est le rendez vous obligé avec le médecin thermal, il établit en fonction de vos pathologies les soins adaptés à votre état de santé, il prescrit aussi une cure de boisson, l’eau EST un médicament, elle doit être consommée comme tel, nulle personne sans ordonnance n’est censée la boire.

Muni de votre ordonnance vous vous présentez à l’accueil, là est établi votre planning de soins pour la cure. Souvent, une mauvaise tolérance aux soins et à l’eau fera qu’il sera à revoir.

Voilà, vous commencez votre première journée.

Un peu perdue là,  à Capvern les Bains, j’ai couru après les services qui sont signalés par des couleurs, je suis aux Thermes du Bourridé pour ma première journée, cet établissement est ancien mais je l’adore. Toutes ses fenêtres donnent sur la nature. Ces thermes sont indiqués entre autre pour les pathologies digestives… foie, estomac intestin……

Thermes du bourridé
Thermes du Bourridés, anciens et enchâssés dans la nature.

Primo, après le sourire et l’accueil chaleureux de la réceptionniste, je prends un peignoir et deux serviettes, je me déshabille et commence à déambuler en blanc dans les services.

bourridé accueil 2
salle d’accueil lumineuse et fonctionnelle du Bourridé, on y prend son peignoir, ses serviettes, on laisse au vestiaire ses vêtements et affaires.

bourridé accueil

Premier soin, les applications de boues, j’adore, c’est chaud et très cocoon, la boue est trempée à l’eau thermale, vous la gardez 10 minutes, le corps est bien enveloppé dans du papier cellophane, une couverture garde la chaleur. Je l’aurais bien gardée plus longtemps tant c’est doux et ça fait du bien, ça assouplit le corps, détend les zones douloureuses.

De la boue je passe à la baignoire à bulles, même vocation thérapeutique : détendre et faire pénétrer dans votre corps les actifs de l’eau thermale. Ce premier jour de la baignoire j’ai le plaisir de voir les arbres arborer les couleurs automnales, un plaisir.

Je quitte la première journée après des soins écourtés, en effet le temps de voir le médecin et de faire mon planning m’a empêchée d’avoir le temps de faire tous mes soins, mais ce n’est pas grave, ultérieurement je vais les rattraper.

Je sors sous un beau soleil, un peu fatiguée, mon corps réagit déjà, j’ai bu un peu d’eau, mon estomac râle, mais bon c’est comme ça, je sais que mon corps doit s’adapter.

source bourridé
Fontaine de l’eau du Bourridé, c’est le seul endroit ou les curistes peuvent puiser cette eau à Capvern.

Je rejoins mon logement, ce début d’après midi sera pour du repos, ce repos est important il fait aussi partie de la cure.

Le lendemain, je change d’établissement thermal, direction les plus grands thermes Hount Caouté, ceux ci soignent plus spécifiquement les problèmes rénaux. Cette eau est sulfatée calcique et magnésienne. Elle contient aussi du cuivre et de la silice. Diurétique, elle lutte efficacement contre les calculs et les affections urinaires. En rhumatologie elle atténue les lombalgies rebelles. Mais je ne vais pas rentrer dans les détails médicaux, je mettrais en fin de post le lien vers l’établissement thermal de Capvern.

hount caoute 1
Thermes de Hount Caouté, les plus grands thermes de Capvern les bains, l’entrée.
hount caoute 2
Thermes de Hount Caouté, une autre vue.

Ces thermes sont plus vastes que les précédents, je prends un peignoir, deux serviettes, un panier…ce petit rituel du matin se répétera chaque jour de la cure..

Je cherche le service où la soigneuse m’attend, un dédale ces thermes, les services sont repérés par une couleur : parme, bleu, blanc, vert, rouge…

Je file vers le service parme, direction ce matin la douche pénétrante…. j’ai une heure de passage définie et précise.. je prends place sur une chaise en attendant mon tour, je m’annonce à la soigneuse afin de lui faire part de mon arrivée.

Les curistes se croisent en un ballet d’allées et venues dans le couloir en marbre noir et blanc. Ce ballet en peignoir sera celui de toutes mes matinées pendant trois semaines.

La soigneuse m’appelle et m’introduit dans la cabine, ce soin comme tous les autres est individuel, je m’allonge sur une table, près du plafond des jets oscillants projettent de l’eau thermale des pieds à la tête. Tout le corps est comme massé et pénétré de ces jets qui piquent quelque peu la peau, ça relaxe aussi énormément. Le soin dure cinq minutes coté pile puis 5 minutes coté face…. Hmmm je préfère le coté pile, l’eau qui masse le dos c’est top.

Une soigneuse vient arrêter le soin, pfff c’est court, mais bon, je me sèche et me rhabille, d’autres soins m’attendent.

douche pénétrante
Une cabine de douche pénétrante, les jets près du plafond projettent une eau chaude en jets fins qui balayent le corps de la tête aux pieds.

Direction la douche générale et locale. C’est top, une doucheuse me projette de l’eau à haute pression (elle peu moduler la pression) sur le corps, elle insiste sur les endroits à drainer, le ventre notamment, les endroits douloureux… on a l’impression d’un bien être immédiat, ma soignante est top, je la remercie en écrivant ce texte. Elle va dans la continuité me faire la douche locale, un jet plus large qui stimule le ventre, pour faire travailler le système digestif, puis le dos, contre les lombalgies. Ce soin est très complet, l’eau à haute pression stimule merveilleusement le corps.

Mon soin se termine, ma doucheuse me congédie de son grand sourire et d’un joli : bonne journée !

Je continue à suivre mon emploi du temps, changement de service…. il est rare de rester dans un même service pour tous ses soins, je descends vers le sous sol pour poursuivre.

Au passage j’admire la salle de repos, elle invite à une pause, c’est même recommandé si on a un moment dans son planning, s’allonger un moment car les soins fatiguent. Mais là je n’ai pas le temps.

Je cherche le service qui doit me faire mon Illutation du jour : c’est le nom qu’ils donnent à l’application de boue. Hmm même délice que la veille, c’est vraiment une parenthèse où le corps se ressource en se soignant, il est moins fatiguant que les douches ou le bain, il permet de se reposer un peu.

Bien sûr, le soin me paraît fort court…

Les soins avancent, l’étuve s’annonce, l’étuve ????? ….. je me demande ce que ça peut bien être.

Eh bien c’est comme un fauteuil, on s’assied dedans, de l’eau thermale sous forme de vapeur vient chauffer les lombaires et les cervicales, le but est de dénouer les tensions de soulager les douleurs.

étuve cervicale et dorsale
Le fauteuil de l’étuve, des buses prodiguent de la vapeur d’eau thermale, ça dénoue vraiment les tensions, c’est chaud et délassant.

Je continue mon parcours… direction le kiné… là il me sera prodigué un massage pour tenter de dénouer des blocages anciens aux épaules… pas facile de soigner ce véritable nœud de muscles et de tendons que j’ai négligé et qui commence à me faire souffrir énormément. Le massage dure 10 minutes.

Voilà, je me sèche et me remets en tenue de curiste une dernière fois pour ce matin, il est presque midi et demie, je suis bien lasse, les soins à l’eau chaude laissent des marques sur le corps, ça fatigue.

Je passe aux vestiaires, je me remets en tenue de ville.

Il me reste une étape, remplir ma bouteille d’eau de Capvern celle du Houn Caoute ce jour ; hier je n’avais pas pu puiser celle du Bourridé, je n’avais pas ma précieuse bouteille plastique.

hount caoute la buvette
La salle de la buvette, je la trouve très joliment décorée, claire et agréable.
hount caoute la buvette eau thermale
L’arrivée de l’eau thermale Hount Caouté.

Ces eaux, je dois les boire, à intervalles réguliers dans la journée, c’est une partie importante du traitement thermal.

Je remonte à ma location, j’ai les jambes lourdes, je mange et je vais m’allonger. REPOS.

Ainsi se déroule une cure, des soins planifiés, du repos, l’accueil souriant dans les services par un personnel très agréable.

L’après midi, après les coups de fatigue des premiers jours, je vais aller prendre l’air,  ça fait aussi partie du traitement. Dans d’autres articles je raconte ces sorties si belles et riches en découvertes, ici la nature est si généreuse, elle donne envie d’y plonger tête baissée.

Sourires, rencontres et échanges avec les autres curistes, découvertes, émotions.. dépaysement…. Tant de choses, là mon corps a été soigné, j’espère que cet hiver je vais le passer en pleine forme.

Voici le lien vers l’Etablissement thermal de Capvern les Bains

Les Thermes de Capvern

Cure de Capvern…. le mot fin se profile déjà

Ces semaines sont passées à la vitesse de la lumière, j’ai voulu tout voir tout découvrir.. ce n’a pas été possible évidemment, ce sera pour l’année prochaine j’espère, j’ai demain une sortie découverte que je partagerai sur ce blog.

J’accuse la fatigue de cette avidité de voir, de visiter, alors ce soir je file me reposer et je vous offre des images prises ces jours derniers, je les adore.

chapelle à la vierge
Une petite chapelle peu ordinaire dédiée à la vierge Marie
baronnies vallons
Vallonnement des baronnies, les arbres sont une mosaïque colorée
foret allée
La promenade de ce jour, les forêts prennent une jolie couleur d’automne.
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