Insolite : Seule en captivité, une requin-zèbre a appris à faire des bébés sans mâle

Une femelle requin-zèbre en captivité a, à la surprise des scientifiques, développé la capacité de se reproduire toute seule. Une version moderne de l’immaculée conception, en somme, qui trouble les scientifiques. En effet, les analyses ont montré que les trois petits en bonne santé nés en 2016 n’ont pas d’autre ADN que celui de leur mère.

C’est une histoire étonnante que nous rapportent nos confrères de New Scientist. En Australie, une femelle requin-zèbre dans un aquarium, du nom de Léonie, isolée de tout mâle depuis une 4 ans, a mis au monde trois petits requins zèbres en bonne santé. Comme les analyses l’ont confirmé par la suite, ces petits requins portent uniquement l’ADN de leur mère.

Ce qui est étonnant n’est pas en soit qu’un requin puisse mettre au monde des petits via reproduction asexuée. Certains requins, mais aussi « Dragons de Komodo » (gros lézards), raies de mer, grenouilles, ou serpents peuvent s’adonner à ce mode solitaire de reproduction. Mais la reproduction asexuée ne se manifeste en général que chez les femelles n’étant jamais entrées en contact avec les mâles.

 

Une requin zèbre qui passe d’un mode reproductif asexué à sexué, c’est extrêmement rare

Mais comme nous vous le disions plus haut, le patrimoine génétique des petits montre que ce n’est pas le cas. Ce genre de chose est extrêmement rare puisque seuls deux autres cas similaires ont jamais été répertoriés : une fois avec une raie une autre avec un boa. Selon Russel Buduriansky, professeur à l’Université de New South Wales :

Chez les espèces capables des deux modes de reproduction, on a quelques observations de changement du mode asexué au mode de reproduction sexué, mais il est rarissime de voir l’inverse se produire

En fait, lorsque l’animal se met à adopter la production asexuée, il produit ce que l’on appelle des globules polaires en plus des ovocytes, ce qui permet de fertiliser le second avec le matériel génétique de la même femelle. Problème, à l’échelle de plusieurs génération, la diversité génétique diminue.

Ce qui fait que cette espèce peut avoir des individus qui se reproduisent de manière asexuée et d’autres de manière sexuée, avec un avantage pour ce dernier mode de reproduction. Bien que cela peut aussi être nécessaire à la survie de l’espèce lorsque les mâles ne sont pas nombreux. Cette découverte pourrait remettre en question nos certitudes sur le sujet. Même si les observations sont rares.

Car la possibilité de passer également d’un mode de reproduction sexué à asexué « à la demande », si elle n’est en réalité pas si rare, serait un formidable avantage pour la survie de cette espèce. On imagine que désormais d’autres expériences seront lancées, pour voir si davantage d’individus possèdent cette faculté.

 

Ce qui ne colle pas avec l’histoire de Léonie : elle qui a vécu 12 ans avec un mâle, jusqu’en 2012, compagnon avec lequel elle a eu 24 petits. Depuis 2012 elle vit seule dans un autre aquarium. Alors immédiatement, il y avait comme un soupçon, celui qu’elle est en quelque sorte pu stocker le patrimoine génétique de son « ex ».

Source : le très bon site Paper geek

 

 

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