Santé : Vous avez un symptôme ? Google vous propose un diagnostic

A consommer évident avec modération et avis médical si besoin !!!!!

 

À chaque symptôme recherché, Google proposera prochainement aux internautes causes potentielles, pistes de traitement en automédication et signes qui doivent pousser à consulter un médecin.

 

Imaginez que vous vous soyez réveillé aujourd’hui avec un mal au crâne qui n’a fait qu’empirer toute la journée, et vous ne savez pas si vous devriez vous inquiéter outre mesure. Vous ouvrez donc l’application « Google » sur votre smartphone et vous tapez vos symptômes. Après avoir passé vingt minutes à scruter des forums de santé, votre cerveau est probablement submergé par nombre de termes médicaux complexes et vous êtes pris de sueurs, ne sachant plus si elles sont liées à vos maux de tête ou bien à la surdose d’information ! Eh bien, sachez que vous n’êtes pas seul. » Tels sont les propos préliminaires – imagés et parlants – de Google, sur son blog, pour annoncer le lancement de son nouveau service consistant à afficher des informations médicales détaillées lorsqu’un internaute cherchera à se renseigner sur des symptômes. Un projet né de la popularité des requêtes de symptômes médicaux sur Google – environ 1% de la totalité des recherches – et testé dans les prochaines semaines aux États-Unis sur l’application mobile.

Une concurrence aux forums, jugés peu fiables

Concrètement, si un internaute tape dans la barre de recherche « maux de tête », Google affichera les causes probables, une liste de symptômes connexes (« migraine », « céphalée de tension », « sinusite », etc.), dont ceux qui justifient une visite chez un médecin, ainsi que les possibilités de traitement en automédication. Une concurrence aux forums spécialisés en santé très consultés et jugés peu fiables par les professionnels de santé. Mais Google l’assure : ses informations seront, elles, fiables. « Le contenu de ces fiches médicales a été conçu en collaboration avec des médecins de la Havard Medical School et de la Mayo Clinic », précise le géant du web. Une concurrence directe au corps médical ? Non, répond Google qui rappelle que « la recherche des symptômes (comme toutes les informations médicales sur Google) est destinée à des fins d’information seulement, et qu’il est toujours conseillé de consulter un médecin pour obtenir des conseils médicaux ». Ce n’est pas la première fois que Google se sert des requêtes des symptômes de ses internautes : en 2008, la firme lançait le service « Google Flu Trends » utilisant les mots-clés tels que « grippe », « symptômes », « thermomètre », « douleurs musculaires », « congestion pulmonaires », « toux » pour prévoir les prochaines épidémies de grippe pays par pays avant même les autorités sanitaires. Un échec, qui a vu le projet disparaître définitivement en 2015, les prévisions d’épidémies étant surestimées

 

Sciences et Avenir : Lise Loumé

 

Le bonheur

Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce qu’on possède.
Citations de Saint Augustin
Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur.
Citations de Horace
Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui ; mais on ne dit pas assez que ce que nous pouvons faire de mieux pour ceux qui nous aiment, c’est encore d’être heureux.
Citations de Alain

bonheur 2

 

bonheur 3

 

Et vous votre bonheur vous le voyez comment ? j’attends avec impatience vos points de vue.

 

bonheur 4

bonheur 5

Santé : le Chocolat un ami qui vous veut du bien

Plus la peine d’attendre Noël ou Pâques ou autre alibi pour déguster votre péché mignon le chocolat, il est un concentré de bienfaits pour l’organisme, à déguster cependant avec modération mais miam !!! comme c’est bon pour nous et bon tout court… Il est à lui seul un voyage au pays des sens… bienvenue au paradis des cacaos.

Il est en effet notre gourmandise préférée, vous l’amateur de chocolat vous avez noble figure comparé à l’accroc de bonbons ou autres produits gélifiés…

Il est riche en nutriments précieux pour notre santé, déjà les Aztèques en profitaient.

  • du magnésium contre le sress, la fatigue nerveuse et musculaire.
  • des polyphénols, anti oxydants et protecteurs du système cardio-vasculaire.
  • de la théobromine qui stimule le corps et l’esprit.
  • de la caféine qui dope le système nerveux.
  • La sérotonine qui régule l’humeur et chasse la déprime.

Toutes ces drogues douces sont cependant en quantité limitée dans le chocolat, alors les chercheurs optent pour le fait que les effets du chocolats sur notre corps viennent plutôt de sa teneur en sucre et lipides, elle est génératrice d’une sensation de plaisir et donne une envie de replonger dans ce plaisir…. un appel irrésistible que nous connaissons tous si bien !

Pour Victoire Finaz, spécialiste de la dégustation du chocolat, l’enfance un rôle majeur dans la force de notre addiction au chocolat : « Le chocolat est associé à des moments heureux de l’enfance, à des récompenses, des fêtes, des goûters réconfortants, des gestes de tendresse et de partage, il doté d’une charge affective beaucoup plus forte qu’un gâteau ou une glace ».

Pendant des années le chocolat noir s’est adjugé le monopole de la sensation addictive en grimpant même jusqu’à 99 % de cacao, (mais mon Dieu, comme c’est amer, il est dur de fermer la bouche sur cette composition de chocolat, pourtant je suis fan de chocolat noir !)

Le cacao noir était alors considéré comme le summun de l’extase chocolatée.

Aujourd’hui le chocolat au lait est réhabilité auprès des amateurs de fines sensations. Les grands chocolatiers l’anoblissent en le corsant en cacao et lui offrant des fèves de grandes origines. Il a droit lui aussi, aux meilleurs fruits secs et aux pralinés délicats.

Victoire Finaz  a observé que les deux chocolats se consomment différemment :

  • L’amateur de chocolat au lait a tendance à déchirer l’emballage de la tablette, à mettre un carreau en bouche puis à le coller contre le palais pour le laisser fondre lentement, il déclenche une action de succion réconfortante qui rappelle le lait maternel.
  • Le consommateur de chocolat noir ouvre sa tablette plus délicatement, et croque le carré, par la mastication, il recherche l’intensité de la saveur cacaotée.

 

Alors pourquoi est t-on plutôt chocolat noir ou chocolat au lait ?

Le gout pour le gras et le sucré est inné, pas celui pour l’amertume qui s’acquiert par l’éducation au goût. Constate Victoire Finaz. Un apprentissage pas si facile puisque le chocolat au lait reste bien plus consommé que le chocolat noir.

Alors, êtes vous noir ou au lait ? Plutôt Madagascar, Vietnam, Brésil, Pérou, Mexique, Sao Tomé ou Jamaïque ? Tous ces noms de grands crus de cacao, ils mettent l’eau à la bouche n’est ce pas… envie de voyage gustatif pour moi, pas pour vour ?

Comment savourez vous votre chocolat ?

Hop je file, ma tablette de noir premier cru m’attend, j’ai bien mérité une pause !

Source : Catherine Gerbod pour Marie Claire.

Pour en lire plus ce ce sujet délicieux :

Ordonnance du jour : cacao thérapie

Marie et la Chocolaterie….. ou la visite chez un artisan chocolatier… miam miam

 

Sciences : Pourquoi on a tendance à s’embrasser les yeux fermés

Baisser les paupières lors d’un baiser permettrait de préserver toutes les sensations, selon des chercheurs britanniques.

Baiser, illustration.
Baiser, illustration. – SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Pourquoi s’embrasse-t-on, le plus souvent, les yeux fermés ? Des chercheurs de l’université de Londres (Royaume-Uni) viennent d’avancer une explication à ce phénomène : cela permettrait de mieux se concentrer sur les sensations du toucher, rapporte Top Santé.

« Mettre de côté la vision laisse plus de ressources mentales pour se concentrer sur d’autres aspects de notre expérience » précise le Dr Polly Dalton, coauteure de l’étude publiée dans le Journal of Experimental Psychology : Human Perception and Performance.

Seize personnes soumises à des tests visuels et sensoriels

Pour mettre en relief ce phénomène, les universitaires ont fait passer des tests à seize personnes qui devaient se concentrer pour repérer deux lettres parmi les six qui défilaient devant leurs yeux.

Dans le même temps, elles étaient munies d’un appareil vibreur dans les mains et devaient signaler si elles percevaient un stimulus tactile ou non, précise Pourquoi Docteur.

Réduire la sollicitation visuelle pour améliorer la conscience tactile

Les participants ont été incapables de réussir les deux opérations. Soit ils se concentraient sur le repérage des lettres, soit sur les pulsations tactiles.

Pour Polly Dalton, « cela implique que réduire la sollicitation visuelle (par exemple en baissant les paupières) peut améliorer la conscience tactile, ce qui peut être une des raisons pour lesquels les gens ferment les yeux lorsqu’ils s’embrassent. »

Les amoureux savent désormais ce qu’il leur reste à faire afin de conserver toute la saveur de leurs  baisers …..

Grippe : le retour

L’épidémie de grippe qui semblait pourtant avoir ralenti, est repartie de plus belle depuis deux semaines en France métropolitaine. Cette reprise serait due à la vague de froid combinée à la fin des vacances scolaires, selon l’Institut de veille sanitaire.

SOS Médecins relève dans un communiqué de presse que « depuis quinze jours-trois semaines », il y a « une recrudescence marquée du nombre de cas de grippe dans toutes les régions françaises, comme si une seconde épidémie s’installait« . Lors de la première phase de l’épidémie, le profil des patients atteints était « plutôt classique, avec peu de complications respiratoires« , le nombre d’enfants de moins de 10 ans touchés « est nettement plus important que d’habitude » depuis le début de la seconde phase.

« Les symptômes cliniques sont marqués par des fièvres très élevées, de nombreux malaises vagaux et une durée des symptômes qui s’étale souvent pendant huit jours » ajoute SOS Médecins, précisant que « les signes respiratoires et les complications bactériennes sont aussi souvent présents« .

Dans son bulletin hebdomadaire, l’Institut de veille sanitaire (InVS) note pour sa part « une reprise » de l’activité dans la majorité des régions « possiblement liée à la vague de froid, combinée à la fin des vacances scolaires » (de février). L’InVS rappelle toutefois que l’épidémie reste « majoritairement liée aux virus de type B et sans signe apparent de gravité« .

Selon le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm qui ne prend en compte que les grippes avec fièvre supérieure à 39 degrés, 1,4 million de personnes ont consulté un médecin pour des syndromes grippaux en sept semaines d’épidémie, dont 277.000 nouveaux cas la semaine dernière, contre 241.000 la semaine précédente.

Les régions les plus touchées étaient la Champagne-Ardenne (853 cas pour 100.000 habitants), le Nord-Pas-de-Calais (814 cas) et la Haute-Normandie (728).

L’Institut de recherche pour la valorisation des données de santé (Irsan), qui se base sur des données fournies en temps réel par SOS Médecins, évalue pour sa part, à partir de critères plus larges, le nombre d’individus touchés par la grippe à 2,1 millions à la date du 14 mars.

Voici le lien vers l’article sos coups de froid  :

Huiles essentielles : allergie, coup de froid, syndrome grippal…et leurs complications : nez qui coule, éternuements, nez bouché, mal de gorge…

Règles douloureuses : une société propose un « congé menstruel »

Depuis peu, la société britannique Coexist propose à ses employées la possibilité de s’absenter en raison de menstruations douloureuses.

C’est peut-être le rêve de certaines femmes qui vivent très mal cette période. L’entreprise britannique Coexist, installée à Bristol (Angleterre), a décidé de mettre en place des temps de pause et de congés supplémentaires pour ses employées pendant leurs règles menstruelles douloureuses..

Pour comprendre cette décision, Bex Baxter, une des dirigeantes de Coexist, a expliqué auBristol Post : « J’ai managé de nombreuses employées féminines ces dernières années et j’ai déjà vu des femmes pliées en deux à cause de la douleur provoquée par leurs règles. Bien qu’elles souffrent profondément, elles se sentent coupables à l’idée de rentrer chez elles car elles n’osent pas se définir comme souffrantes uniquement en raison de leurs règles. Et cela est injuste (…) Si une personne souffre, peu importe la raison, il est important de l’encourager à rentrer chez elle », pense-t-elle.

Favoriser aussi la productivité

Les objectifs sont clairs : la société veut augmenter le bien-être de ses employées, favoriser leur productivité et surtout « briser un tabou ». Une stratégie à vérifier car la majorité du personnel de cette entreprise est féminin (17 femmes sur un effectif de 24 personnes).
« Nous nous sommes dits qu’il fallait faire quelque chose (…) Rien de tel n’a jamais été fait en Angleterre avant, ou, si cela a déjà été fait, c’était à toute petite échelle », précise Bex Baxter.
Concrètement, elle propose désormais à ses salariées de travailler à domicile ou de prendre un ou deux jours de congés payés.
Enfin, l’entreprise indique qu’elle n’a pas encore mis en place de véritable politique « spéciale règles ». Avant, elle souhaite ouvrir un débat sur le sujet prévu le 15 mars prochain, lors d’un séminaire intitulé « S’engager pour une politique des règles : valoriser les cycles naturels au travail », auquel 50 entreprises se sont déjà inscrites.

Selon une étude citée par  le site d’actualité Mashable, 40 % des femmes interrogées disent être « gênées » dans leur travail au moment de leurs règles.
Pour rappel, le congé menstruel existe déjà dans plusieurs pays d’Asie comme le Japon, Taïwan, la Corée du Sud ou l’Indonésie. D’autres ont engagé le débat, sans succès, comme la Russie ou les Etats-Unis.

Journée de l’audition. 50% des Français sont « agressés » par le bruit

« Nous sommes soumis à une pression sonore permanente », assurent les experts. Un bruit en continu qui joue sur notre santé et « agresse » un Français sur deux.

Échec scolaire, difficultés de socialisation, carrière professionnelle contrariée, voire risque accru de démence : la perte auditive est un fléau à tous les âges, souligne l’association JNA dont la campagne de prévention 2016 cible les bruits du quotidien qui dégradent la santé de nos oreilles.

Les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantesD’ailleurs, un Français sur deux se sent agressé par le bruit au travail ou dans les transports, et neuf sur dix estiment que le bruit a des effets directs sur la santé, selon un sondage Ifop publié ce jeudi en vue de la 19e journée nationale de l’audition (JNA) le 10 mars.

Le bruit est aujourd’hui perçu comme une nuisance, une « pollution sonore » parce que les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantes. « La grande différence est qu’autrefois le bruit ne rentrait pas dans la sphère privée », observe Sébastien Leroy, de JNA.

Une action directe sur la zone la plus sensible de l’oreille interne Alors qu’il n’est pas rare à présent que des jeunes vivent jour et nuit avec un casque sur la tête pour écouter de la musique, regarder des vidéos ou masquer le bruit des autres. Que ce soit dans la rue, dans les transports en commun, au restaurant, au bureau ou à domicile, « nous sommes soumis à une pression sonore permanente », constate ainsi le professeur Jean-Luc Puel, directeur de recherche de l’Inserm.

Or cette exposition permanente affecte non seulement l’ouïe mais encore la santé en général, insiste Pascal Foeillet, médecin ORL. « Le bruit a une action directe sur la zone la plus sensible : la partie auditive de l’oreille interne », explique-t-il, rappelant que les effets sont liés à l’intensité et à la durée de l’exposition.

Selon ces chercheurs, les personnes vivant dans une zone où les bruits générés par la circulation routière dépassent 60 décibels dans la journée ont un risque accru de décès de l'ordre de 4%.

Dans une rue à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 décibelsAinsi à partir de 85/87 décibels (dB) et une exposition variant de huit heures à quelques minutes selon l’intensité du bruit, « le système auditif souffre et, à long terme, des troubles auditifs ou des acouphènes vont s’installer ». À titre d’exemple, dans une rue animée ou à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 dB. Les sports mécaniques génèrent eux un bruit allant de 90 à 110 dB.

Le Dr Foeillet ajoute que la « lésion s’installe de manière très insidieuse, sans forcément être perçue immédiatement ». Et, elle est irréversible. Dans les discothèques où le bruit peut atteindre les 110 décibels et plus, « des dégâts considérables peuvent intervenir en quelques minutes », insiste de son côté Martine Ohresser, médecin ORL.

Troubles du sommeil, surpoids et anxiétéLe bruit a en outre des effets plus généraux sur la santé en agissant sur le système émotionnel. Des études ont ainsi montré que des personnes exposées au bruit quotidien comme celles habitant à proximité d’un aéroport présentaient plus fréquemment des maladies cardiovasculaires, des pressions artérielles plus élevées ou des troubles psychiques comme l’anxiété voire la dépression. Elles souffrent aussi davantage de troubles du sommeil.

Dans les bureaux en « open space », le bruit généré par les conversations, les sonneries des téléphones, entraîne plus de fatigue, les salariés étant contraints d’être « hyper concentrés » pour rester efficaces.

Plus de 6 millions de Français touchés par des problèmes d’auditionEn France, 12 à 13 % de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d’audition, selon des données de la JNA. L’association estime que ces données sont probablement inférieures à la réalité faute, notamment de dépistage efficace.

« Les tests basiques sont insuffisants », déplore le professeur Hung Thaï Van, chef de service audiologie qui évoque de mauvais diagnostics. Selon lui, « près de 40 % des enfants en difficultés scolaires peuvent ainsi avoir un trouble central d’audition ». L’an dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait averti que plus d’un milliard de jeunes dans le monde étaient menacés par des troubles auditifs parce qu’ils écoutent de la musique trop forte.

source Ouest France

Découverte de 30 petits neurones qui endorment la douleur

Une trentaine de neurones situés dans une région du cerveau, l’hypothalamus, provoquent la libération d’une substance naturelle, l’ocytocine, dans le sang et la moelle épinière, qui inhibe la douleur, selon une étude publiée le 3 mars dans la revue américaine spécialisée Neuron.

 

« L’ocytocine est un acteur essentiel dans la modulation de la perception de la douleur« , a expliqué à l’AFP Alexandre Charlet, chercheur du CNRS qui a coordonné l’étude menée par près de 30 scientifiques internationaux (France, Allemagne, Chine, Suisse, Italie, Etats-Unis).

Jusqu’à présent, le processus de libération de cette ocytocine (qui est notamment synthétisé par l’hypothalamus, dans le cerveau), était mal connu.

Les chercheurs sont parvenus à identifier un « centre de contrôle de la douleur » constitué d’une trentaine de neurones qui coordonnent la libération d’ocytocine dans le sang et la moelle épinière.

« Lors de douleurs aiguës ou d’une sensibilisation inflammatoire (brûlure, pincement, coupure, etc.), l’information est acheminée par les nerfs périphériques jusqu’aux neurones de la moelle épinière« , explique le CNRS à l’AFP.

« L’information est alors adressée à d’autres neurones, parmi lesquels une petite population de 30 cellules de petite taille […] de l’hypothalamus, identifiés par l’équipe d’Alexandre Charlet. En retour, ils activent une famille de gros neurones […] dans une autre région de l’hypothalamus, qui libèrent l’ocytocine dans la circulation sanguine« .

L’ocytocine vient alors « endormir » les neurones périphériques (situés près de la zone douloureuse) qui envoient au cerveau le message responsable de la douleur. Parallèlement, le prolongement de ces trente neurones (appelés axones et mesurant jusqu’à un mètre) atteint la plus profonde des dix couches de la moelle épinière. « C’est précisément à cet endroit, où le message sensoriel est codé en intensité, qu’ils libèrent l’ocytocine. Ils diminuent donc, par deux voies simultanées, la reconduction du message douloureux au cerveau« , selon le CNRS.

Les chercheurs espèrent à présent « trouver des marqueurs génétiques capables d’activer ou inhiber de manière spécifique ces trente neurones« , afin de mieux atténuer les symptômes de patients souffrant de douleurs pathologiques, tout en limitant les effets secondaires, a commenté Alexandre Charlet.

Par Allodocteurs

 

Insolite : quand la joie vous brise le coeur !

Dans de rares cas, une émotion négative intense peut provoquer une arythmie, rétrécir l’un des ventricules cardiaques, et conduire à un arrêt cardiaque. Un tableau clinique associé depuis les années 1990 à un nom, « takotsubo », ou « syndrome des cœurs brisés ». Selon une étude européenne, portant sur 485 cas de takotsubo indéniablement liés à un choc émotionnel, environ 4% d’entre eux semblent en fait liés à… une joie intense ! Aucun cas mortel n’a encore été recensé.

Sur la table d’examen, l’échographe constate des mouvements anormaux de la paroi du ventricule cardiaque gauche. Dans sa partie basse, cette paroi devient très fine. La morphologie du ventricule évoque ainsi une sorte de jarre – semblable à celle traditionnellement utilisée au Japon pour pêcher le poulpe, selon les premiers médecins qui ont décrit le phénomène (voir encadré).

Les cardiologues ont rapidement noté que cette anomalie cardiaque, aussi rare que grave (elle peut conduire à l’arrêt du cœur), survenait essentiellement chez des femmes ménopausées, après un choc émotionnel violent : accès de colère, peur, annonce d’un décès, etc. En laboratoire, le syndrome semble pouvoir être reproduit grâce à une injection de diverses hormones (des catécholamines, telles que l’adrénaline, la noradrénaline ou la dopamine), habituellement produite en situation de stress. Un événement qui « brise le cœur » (au sens figuré) peut, en somme, réellement déformer le muscle cardiaque, et l’arrêter.

Un registre international des cas probables de « takotsubo » existe depuis 2011. En analysant la description de 1.750 cas enregistrés, des chercheurs ont constaté que près des trois quarts n’étaient pas clairement associés à un choc émotionnel préalable. Mais dans 485 cas, la chronologie des évènements laisse peu de place au doute.

Or, les mêmes chercheurs ont noté que, dans vingt cas, l’émotion forte qui a précédé le dévastateur takotsubo n’avait rien de négatif. Bien au contraire : le mariage d’un fils, l’annonce d’une naissance… Il n’y aurait donc pas que la tristesse, la rage ou la peur qui peuvent déverser un torrent d’hormones suffisamment puissant pour déformer notre cœur.

Aucun des vingt cas de « syndrome du cœur heureux » – ainsi l’ont baptisé les chercheurs – n’a été fatal aux patients qui l’ont expérimenté. Aucun cas de « mort de joie », donc chacun a pu encore profiter de la vie, et de tout ce que l’événement déclencheur de l’accident portait en lui d’agréable et d’émouvant. ♥

Source : Happy heart syndrome: role of positive emotional stress in takotsubo syndrome. J.R. Ghadri et al. European Heart Journal, publication avancée en ligne du 2 mars 2016. doi:10.1093/eurheartj/ehv757

Source Allodocteur.fr