Ecologie : Amazonie, des indigènes menacés depuis l’élection de Bolsonaro !

Attention danger, l’amazonie est à nouveau dangereusement menacée.

Voici la vidéo publiée sur le site Le Monde :

Amazonie en danger

Au Brésil, 850 000 indigènes vivent en tribu dans de vastes réserves protégées d’Amazonie. Depuis la prise de fonction du nouveau président, en janvier, ils sont en danger. Jair Bolsonaro a en effet déclaré vouloir ouvrir ces territoires à l’exploitation agricole, forestière et minière.

Des territoires qu’il juge « surdimensionnés » pour les indigènes. Depuis début 2019, les menaces et les incursions illégales d’hommes en armes se multiplient. Leur but : s’emparer des richesses naturelles de ces réserves, qui couvrent 13 % du territoire.

Le site du Chef Raonihttp://raoni.com/actualites.php

Le Monde

Un exemple parlant des dangers des exploitations minières : ile de Nauru un désastre écologique

Il

Insolite :L’ayahuasca, psychotrope à la mode aux Etats-Unis et en psychiatrie

Un hallucinogène peut il devenir un médicament ? peut-être…. explications…

Dominique était « cocaïnomane au dernier degré » et fumait deux paquets de cigarettes par jour lorsqu’elle a découvert l’ayahuasca, une boisson hallucinogène originaire d’Amazonie: « J’ai tout arrêté du jour au lendemain, sans efforts ».

Cette Franco-américaine de Los Angeles fait partie des milliers d’adeptes de ce breuvage psychédélique qui fait fureur aux Etats-Unis et intéresse des chercheurs en psychiatrie, qui y voient un remède potentiel aux addictions, à la dépression ou au syndrome post-traumatique.

Classée drogue dure par les autorités sanitaires, l’ayahuasca n’est pas sans risques. D’autant qu’elle est absorbée dans la clandestinité, ouvrant la porte aux dérives.

Cette décoction de liane Banisteriopsis caapi et de feuilles de chacruna, préparée et ingérée selon des rituels chamaniques, jouit depuis dix ans d’une popularité exponentielle. En particulier dans la Silicon Valley et à Hollywood où plusieurs vedettes – Sting, Paul Simon, Tori Amos, Lindsey Lohan – ont décrit leur expérience.

« On croit à tort que ce sont des hippies avec des plumes dans les cheveux qui en prennent, mais il y a des stylistes, des acteurs, des coiffeurs, des dirigeants d’entreprises, des avocats… », assure Jeff, organisateur de cérémonies. Son prénom et ceux des consommateurs ont été changés pour préserver leur anonymat.

« A une époque marquée par le consumérisme et le divertissement, les gens cherchent des expériences spirituelles fortes », insiste-t-il.

100 cérémonies par nuit à New York

D’après Dennis McKenna, professeur au Centre de Spiritualité de l’Université du Minnesota, « chaque nuit environ 100 cérémonies se tiennent à New York, et ce doit aussi être vrai pour Los Angeles ou San Francisco ».

Mais il est difficile de le savoir précisément, en raison du caractère illicite de cette substance qui contient du DMT, un puissant psychotrope. Aux Etats-Unis, seules deux églises d’origine brésilienne installées dans l’ouest américain peuvent l’utiliser légalement, au nom de leur rituel.

Des critiques se moquent de l’engouement pour l’ayahuasca comme de la dernière tocade en date pour planer.

Les adeptes, eux, affirment n’en prendre qu’avec plusieurs mois d’intervalle. Ils doivent d’abord suivre une « diète » stricte d’une semaine avant de participer à des cérémonies, qui ont souvent lieu en pleine nature, rythmées de séquences méditatives et de chants traditionnels.

Hirondelles violettes

L’ingestion d’ayahuasca génère des hallucinations euphoriques: « J’ai eu la sensation de sortir de mon corps », raconte Dominique. « J’ai vu des hirondelles roses et violettes, des formes géométriques vertes », renchérit Leonard, un autre enthousiaste.

Mais d’autres visions sont beaucoup plus sombres, parfois terrifiantes. Elles s’accompagnent généralement de vomissements, c’est la « purge », « dans la jungle, c’est considéré comme un purificateur », affirme Jeff.

Si certains en ressortent inchangés, d’autres décrivent des transformations radicales. « J’ai arrêté de fumer, commencé à méditer, à me reconnecter avec la nature, j’ai fait la paix avec mes parents », énumère Leonard.

Les effets curatifs potentiels intéressent de plus en plus de chercheurs, à l’instar de Jessica Nielson, du Centre des lésions cérébrales de l’Université de Californie San Francisco (UCSF).

Elle a commencé à étudier l’ayahuasca après un voyage au Pérou où elle a vu « deux personnes atteintes de syndrome post-traumatique qui ont semblé totalement guéries après » en avoir pris.

Elle essaie d’obtenir l’agrément de l’Autorité américaine du médicament (FDA) pour un essai clinique, mais le chemin est laborieux avec cette substance classée drogue dure, même si des psychotropes comme le MDMA ou le LSD font un retour en grâce en psychiatrie.

Pourtant, estime Charles Grob, professeur au département de psychiatrie du centre médical Harbor-UCLA à Los Angeles, « la médecine occidentale a souvent des difficultés à traiter les addictions aux drogues et à l’alcool, alors ça vaut la peine d’étudier » ces pistes.

Une substance qui peut être dangereuse

Si les recherches aux Etats-Unis sont freinées par le cadre juridique, elles se multiplient ailleurs, notamment au Brésil où l’ayahuasca est légal –il l’est aussi dans plusieurs autres pays d’Amérique latine comme le Mexique, le Pérou ou la Colombie– et en Espagne où il profite d’un flou juridique.

M. Grob cite notamment « une étude pilote au Brésil sur des gens qui souffrent de dépression chronique et ne réagissent pas bien aux anti-dépresseurs. Les résultats préliminaires sont positifs ».

L’ayahuasca peut néanmoins être dangereux, notamment pour les personnes prenant des anti-dépresseurs, souffrant de problèmes cardiaques ou psychotiques, pour les épileptiques ou les asthmatiques.

« Il faut évaluer les personnes, s’assurer qu’elles sont physiquement et mentalement à même de le supporter », explique Jeff, affirmant que « ce n’est pas dangereux » lorsque ces précautions sont prises.

« Une fois, quelqu’un a crié pendant plusieurs heures mais le lendemain il allait très bien », ajoute-t-il.

La popularité de cette plante, que certains achètent sur internet, attire aussi les charlatans, reconnaissent des experts comme Jeff et M. McKenna.

Et elle peut créer des drames. Au Pérou, où le tourisme de l’ayahuasca bat son plein, des agressions sexuelles ont été signalées et un Britannique a été poignardé par un Canadien après une cérémonie, car cette drogue suscite des transes euphoriques mais aussi parfois des phases dépressives et plus rarement, des crises de panique ou paranoïa.

Tout ce qui est suffisamment puissant pour être utile l’est aussi pour faire du mal. Ce qu’il faut, c’est davantage de recherche », conclut Mark Barad, un psychiatre de UCLA.

Le chef Raoni Metuktire en France à la cop21

Voici son message :«Il faut que les Européens mangent ce qu’ils produisent sur leur propre sol»

Portrait de cet homme atypique et admirable :

Né au début des années 30, Raoni Metuktire est le cacique du peuple Kayopo d’Amazonie. Chef de cette communauté brésilienne d’environ 7 000 âmes, il s’est fait connaître en 1989 en accompagnant le chanteur Sting dans une tournée mondiale, pendant laquelle il a rencontré, entre autres, François Mitterrand, Jean Paul II ou l’empereur du Japon. Jeudi, il a tenu au Bourget une conférence grand public, durant laquelle il s’est élevé contre la construction de barrages hydroélectriques et a lancé un appel aux dons pour son institut. L’interview a été réalisée via une double traduction, du kayopo au portugais, puis du portugais au français. Et vice versa.

raoni sting

Raison de sa venue à la cop21

« Je suis venu à la COP21 pour demander enfin aux gouvernements de prendre les mesures qui s’imposent contre la dégradation du milieu ambiant, et pour lancer l’alliance des Gardiens de la Mère Nature, avec d’autres chefs indigènes. Il est indispensable qu’on s’unisse car nous subissons tous les mêmes menaces face à un ennemi identique, et c’était l’occasion de nous rencontrer. Notre texte avec des propositions pour défendre la nature et les générations futures a été signé par 8 chefs, venus d’Amérique du Nord, du Pérou, de Bolivie, d’Afrique, de Papouasie, de Thaïlande « [en plus de 5 chefs amazoniens, ndt].

«Les jeunes sont obligés par la loi brésilienne d’apprendre le portugais, et avec la langue ils apprennent la manière d’être des Brésiliens. Ils sont très attirés par la technologie, ce qui a deux effets opposés. Ce qui est positif, c’est qu’ils nous ramènent des informations sur le monde, et que nous sommes au courant des choses qui nous concernent. Le mauvais côté, c’est que cela les éloigne de la culture traditionnelle, ils s’habituent à des divertissements qui ne sont pas typiques. Dès que l’on apprend que l’un d’eux a des problèmes d’alcool, on le rapatrie immédiatement au village.

«Aux garçons, on leur dit d’apprendre d’abord leur culture, ensuite celle des autres. Et je leur conseille de continuer à préserver notre culture. Chez nous, la vie des femmes est très différente, elles travaillent aux champs, à la maison, transmettent aux filles leurs connaissances. C’est très important que les femmes continuent à avoir un comportement traditionnel.

 

«Personnellement, je ne ressens aucun problème à naviguer entre les deux cultures depuis trente ans. Je m’adapte, je regarde, j’aime découvrir le monde, les différences de climat m’amusent. J’aime beaucoup la France, et les Français m’aiment beaucoup. Au Brésil, les industries minières, agricoles et de l’énergie menacent notre forêt. Les grands propriétaires fonciers déboisent pour faire des cultures, y déversent des pesticides, qui se retrouvent dans les rivières dont nous buvons l’eau. Il faudrait boycotter les produits issus de cette dévastation, et que les Européens mangent ce qu’ils produisent sur leur propre sol. J’espère que vous allez m’aider dans ce combat, et le nerf de la guerre, c’est l’argent.»

raoni planet

Lien vers l’article de libération ma source

Article de Libé’