Un superbe texte du Docteur Louis Fouché

Le docteur Louis Fouché, vient d’écrire ce texte au nom des 60.000 personnes de son association réinfoCovid.

Du Dr Louis Fouché- Médecin anesthésiste – réanimateur.

« Tout d’abord chapeau bas à tous ceux qui ont réussi à transformer le Coronavirus en « crise sanitaire mondiale », en « pandémie globale ».

Merci aux médias alarmistes, merci aux politiques dictatoriaux, merci aux scientifiques corrompus ou dogmatiques.

Nous tenons par cet article à leur exprimer toute notre gratitude.Gratitude qui vient du mot « grâce ». Oui nous avons été touchés par la grâce, grâce à vous.Cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse.Et après l’apocalypse vient un autre monde. Nous ne reviendrons jamais au monde d’avant, n’en déplaise à ceux qui s’y accrochent encore.

Depuis plusieurs années, nous sentions bien que plusieurs choses « clochaient » dans ce monde.Pris par la vie de tous les jours avec ce sentiment confus d’un « quelque chose » qui n’allait pas, nous errions sans vraiment comprendre, nous raccrochant à ce monde vicié pour éviter la douleur de s’en détacher.

Heureusement, le virus et son narratif burlesque envahissant la surface du globe est arrivé, nous arrachant nos oeillères, nous laissant contempler le désastre.D’abord, nous avons essayé de comprendre.Je peux vous le dire, nous n’avons jamais autant travaillé. Et je vais vous faire mal : nous sommes tous bénévoles ! Nous avons épluché tous les articles de sciences, toutes les informations, lois, décrets, ordonnances.Nous avons lu toutes les informations, celles des médias mainstream comme celles des « complotistes ».Nous avons appris à maîtriser internet, les réseaux sociaux, la communication, le graphisme, la communication non violente…Nous avons écrit, filmé, publié, coordonné, dessiné, chanté, dansé créé des œuvres d’art. Nous nous levons aux aurores et nous couchons lorsque nos yeux se ferment.Vous vouliez nous appauvrir, vous nous avez tant enrichis : nos connaissances sont plus grandes, nous nous sommes découverts de nouveaux talents.

Nous avons repoussé nos limites : plus que jamais nous sommes emplis d’espoir, de courage et d’allégresse.Vous vouliez notre mort mais nous nous sentons plus vivants et rayonnants que jamais.Vous vouliez nous désespérer, nous n’avons plus besoin d’espoir pour entreprendre.

Grâce à vous, nous avons pu cerner ce que nous ne voulions pas.

Nous ne voulons pas vivre masqués.

Nous ne voulons pas vivre en nous méfiant les uns des autres.

Nous ne voulons pas vivre dans la culpabilité hypothétique de « donner la mort » à nos proches en transmettant un virus.

Nous ne voulons pas vivre vaccinés de force tous les mois pour tous les virus qui sont ou viendront.

Nous ne voulons pas de passeport sanitaire, de reconnaissance faciale, nous ne voulons pas vivre fichés.

Nous ne voulons pas être incarcérés dans nos domiciles..

Vous vouliez nous séparer. «Attention, distanciation sociale: 1m, puis 1m50, puis 2m avec les nouveaux variants ».Vous nous avez rassemblés.

Vous vouliez nous faire peur, nous sommes sortis de la caverne. Jouez tous seuls avec vos ombres.

Vous vouliez nous abrutir devant la télévision, nous l’avons éteinte et demain nous jetterons devant nos seuils tous vos biens de consommation à l’obsolescence programmée.

Vous vouliez nous imposer le passeport sanitaire, nous surveiller, nous reconnaître facialement, nous pucer peut-être ? Nous avons faim de liberté.

Vous vouliez nous vendre des médicaments coûteux à l’efficacité et à la sécurité douteuse ? Nous arpentons d’autres chemins de santé.

Vous vouliez nous imposer votre vision du monde, marchande et basée sur la dette éternelle, la dépossession intégrale, jusqu’à celle de nos propres vies ?

Nous posons les premières pierres d’un autre monde enthousiasmant basé sur la gratitude, la joie et la présence à l’autre

Alors un immense merci à vous pour tous ces bienfaits. »

Texte : Dr Louis Fouché

société : journée des libertés de la femme, zoom sur le sexe féminin cet inconnu

Bonjour,

Nous célébrons aujourd’hui la journée dédiées aux libertés de la femme.

J’en ai fait l’historique, je mettrai le lien en fin d’article, alors je vais partager un article de Mathilde Debry, très d’actualité, hélas : Les Françaises sont encore mal à l’aise avec l’aspect de leur sexe !

Encore aujourd’hui, il règne un véritable tabou autour du corps des femmes, et l’intimité féminine n’est que trop rarement mise en valeur. « Dans l’art ? Alors que les statues ou les peintures d’hommes nus remplissent les musées, le sexe des femmes est habituellement caché. D’un point de vue éducatif ? Même l’école lui fait la tête, au point que certains manuels scolaires n’en fassent même pas mention. Les réseaux sociaux ? Actuellement, les réseaux sociaux censurent régulièrement certains contenus car ils ne font pas de différence entre l’expression sexuelle et l’exploitation sexuelle malgré l’émergence de contenus d’éducation sexuelle, contenus pour palier au cours que l’on aurait aimé avoir au lycée. Dans les médias ? Il faut attendre 1998 pour voir apparaître le premier sondage sur le clitoris », analyse Terpan Prévention, en s’appuyant sur les chiffres d’un nouveau sondage.

Les raisons de ce tabou

En France, plus d’1 femme sur 3 n’a jamais observé son intimité. 35% des sondées déclarent n’avoir jamais vu leur clitoris, et un autre tiers seulement une fois ou deux. Les raisons de ce tabou ? « Ce n’est pas beau », « Je n’ai pas ressenti le besoin de l’observer », ou encore « Je n’ai pas osé », expliquent les femmes de l’enquête.

En revanche, 4 femmes sur 5 savent situer leur clitoris. 53% d’entre elles déclarent l’avoir découvert de manière anatomique, et 43% l’ont identifié comme objet de plaisir.

Un manque d’enseignement de l’anatomie féminine

Concernant la masturbation, 24% des répondantes avouent que leur première expérience n’a eu lieu que vers 18 ans et plus. Elles sont aujourd’hui 45% à avoir connu leur première masturbation entre 13 et 14 ans, 17% entre 15 et 16 ans, et 14% entre 16 et 17 ans. 

Pour les sondeurs, ces chiffres s’expliquent par un manque d’enseignement de l’anatomie féminine. « La représentation que l’on se fait du sexe féminin passe surtout par les pornos », rappelle Kamal Yahiaoui, président de Terpan Prévention. « Il règne même encore aujourd’hui une sorte d’obscurantisme clitoridien. Alors que le corps masculin et son anatomie bénéficient d’une exposition assumée à travers le temps, le corps féminin et son intimité restent cachés », conclut Kamal Yahiaoui.

Danser encore : la version originale de Hk et celle de Marseille…..

Pour la journée de la femme : dansons pour la liberté !

Paroles pour le karaoké :

la version originale

Paroles de la chanson Danser encore par HK

copie de paroles.net

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Nous sommes des oiseaux de passage
Jamais dociles ni vraiment sages
Nous ne faisons pas allégeance
À l’aube en toutes circonstances
Nous venons briser le silence

Et quand le soir à la télé
Monsieur le bon roi a parlé
Venu annoncer la sentence
Nous faisons preuve d’irrévérence
Mais toujours avec élégance

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Auto-métro-boulot-conso
Auto attestation qu’on signe
Absurdité sur ordonnance
Et malheur à celui qui pense
Et malheur à celui qui danse

Chaque mesure autoritaire
Chaque relent sécuritaire
Voit s’envoler notre confiance
Ils font preuve de tant d’insistance
Pour confiner notre conscience

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Ne soyons pas impressionnables
Par tous ces gens déraisonnables
Vendeurs de peur en abondance
Angoissants, jusqu’à l’indécence

Sachons les tenir à distance
Pour notre santé mentale
Sociale et environnementale
Nos sourires, notre intelligence
Ne soyons pas sans résistance
Les instruments de leur démence

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords


Paroles.net dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

A Marseille

Actualités : Clash Maître Carlos Brusa/Morandini

Les flacons destinés aux vaccins ont été commandés à l’avance, écoutez Maître Carlos Brusa !

Vidéo

Vous pouvez trouver l’émission entière avec ce lien :

Emission ehttps://www.jeanmarcmorandini.com/article-447938-peut-on-faire-confiance-au-vaccin-revoir-en-integralite-le-face-a-face-tendu-dans-morandini-live-sur-cnews-entre-le-dr-jean-michel-cohen-et-me-carlos-brusa-video.htmlntière

Bon visionnage à tous.

Prenez bien soin de vous.

Marie

Humeur : Fou ! le monde est Fou

Je relaye ce texte de Mi Ranah, je n’ai pas pu joindre l’auteur mais je partage car ce qui est écrit est très bien vu !

ON TE PREND POUR UN FOU SI…

On te prend pour un fou SI tu fais un câlin aux arbres MAIS c’est normal si tu le coupes…

On te prend pour un fou SI tu jeûnes MAIS c’est normal si tu vas au Mac Do…

On te prend pour un fou SI tu médites MAIS c’est normal si tu regardes la TV…

On te prend pour un fou SI tu sauves un escargot MAIS c’est normal si tu fais agoniser un taureau pendant des heures…

On te prend pour un fou SI tu troques MAIS c’est normal si tu as plein d’argent en ayant écrasé tout le monde…

On te prend pour un fou SI tu essaies de moins consommer MAIS c’est normal si tu te bats pour des articles en soldes…

On te prend pour un fou SI tu fais des recherches pour savoir ce que l’on veut injecter dans ton propre corps MAIS c’est normal si tu continues à faire aveuglément confiance à des gens qui se sont trompés maintes fois

On te prend pour un fou SI tes chiens dorment sur le canapé MAIS c’est normal si des humains dorment par terre…

On te prend pour un fou SI tu te soignes avec les plantes MAIS c’est normal si tu t’empoisonnes avec du MEDIATOR…

On te prend pour un fou SI tu travailles moins pour vivre mieux MAIS c’est normal si tu consommes des antidépresseurs pendant des années pour tenir le coup professionnellement

On te prend pour un fou SI tu fais des cures de jus de légumes MAIS c’est normal si tu bois du Coca…

On te prend pour un fou SI tu ne désherbes pas ton chemin MAIS c’est normal si tu te rends malade avec un pesticide…

On te prend pour un fou SI tu n’as pas de micro-ondes MAIS c’est normal si tu prends de la 5G en pleine tête…

On te prend pour un fou SI tu fais l’école à la maison MAIS c’est normal si ton enfant vomit le matin de phobie scolaire…

Et ben très franchement je suis vraiment hyper, hyper heureuse de faire partie des fous… Continuez à me considérer comme telle, c’est très très bien

😌
😌
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Amis fous (et les autres aussi d’ailleurs), je vous souhaite une merveilleuse et immensément folle nuit ou journée!!Et continuons à inonder le monde de notre douce et joyeuse folie!!!

Mi Ranah

Actualité : pétition pour la réouverture des plages dès le 11 mai 2020

Car après avoir subi un confinement qui nous à poussé à bout un peu de détente ne serait pas un luxe, de plus, l’air du littoral est bien le plus pur !

Voici le lien pour la pétition ;

http://chng.it/sygwM8TPQW

C’est un point d’interdiction qui provoque la colère de certains. Édouard Philippe a annoncé que les plages resteraient fermées après le 11 mai. La navigatrice bretonne Anne Quéméré est à l’origine d’une pétition «Rouvrir les plages du littoral pour la pratique d’une activité sportive» déjà signée par près de 70 000 personnes. 

Autoriser à nouveau l’accès aux plages pour la pratique sportive. C’est l’objet d’une pétition lancée par la navigatrice bretonne Anne Quéméré. « Nous demandons donc la réouverture des plages pour les surfeurs, les nageurs, les joggers, les promeneurs et toute autre personne pratiquant une activité physique pour une durée déterminée sans regroupement sur la plage, ni sur les parkings et en respectant les distances de sécurité à l’eau et sur terre ». L’auteur invoque d’ailleurs des exemples où les plages sont rouvertes. C’est d’ailleurs déjà le cas à Hawaii, aux US, en Australie et en Angleterre. 

Pour justifier cette demande, le texte de la pétition fait également référence aux propos du médecin Guillaume Barucq, adjoint au maire de Biarritz. Ce dernier est favorable à la réouverture des plages pour lui « le surf est essentiel à la bonne hygiène physique et mentale de bon nombre de pratiquants ».

A l’heure où nous rédigeons ces lignes 68 357 personnes ont déjà signé cette pétition.

Plage près de l’Ile Tudy

8 députés d’Occitanie signent une lettre

La navigatrice bretonne n’est pas la seule à monter au créneau à ce sujet. Le hashtag #RendezNousLaMer a été lancé par des Bretons sur les réseaux sociaux. Les politiques se sont ensuite emparés du sujet. 60 parlementaires dont 8 de la région Occitanie ont écrit au Premier ministre, Edouard Philippe, et à la Ministre des Sports, pour réclamer la réouverture des plages en deux temps pour la pratique sportive comme le surf, le kitesurf, le kayak de mer, la voile ou encore la nage. Actuellement l’accès aux plages est prohibé jusqu’au 2 juin.

Les 8 députés signataires de la région Occitanie sont : pour l’Hérault, Coralie Dubost (LREM), Patrick Vignal (LREM), Christophe Euzet (LREM), pour l’Aude, Alain Péréa (LREM) et Danièle Hérin (LREM), pour le Gard, Annie Chapelier (ex-LREM), pour la Haute-Garonne, Pierre Cabaré (LREM), et pour les Pyrénées-Orientales, Laurence Gayte (LREM).

Les photos de cet articles, je les ai prises lors de journées à la plage l’été dernier en Finistère.

Plage du sud finistère, août 2019.

Alors en conclusion, envoyez moi des photos de plages….. et cherchons pourquoi donc les interdire est totalement déplacé !

vague se brisant sur le sable

Humeur : André Comte-Sponville: « J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire »

Bonjour,

j’ai repris cet article initialement au début du premier confinement, je parlais déjà de dérive dictatoriale… Hélas vérifiée depuis.

Il s’avère aussi que bien des éléments se sont rajoutés, on peut citer la désinformation venant de médias subventionnés, les scientifiques achetés par les laboratoires… un Vaxx qui est très peu testé et tue ou handicape… il tient de la thérapie génique plus que d’une protection contre un pseudo virus.

Année 2020 à l’actualité chargée ! Je gage que le début de 2021 va aussi déménager !

Bon courage à tous ! Prenez soin de vous ❤️

Je n’ai pas pris la plume depuis le début du confinement, cependant je désire partager dans quelques articles des jalons sur cette crise sanitaire ou dictatoriale !

Je mets en avant un point de vue que je partage, c’est un article de Simon Brunfaut publié dans l’écho.

Le philosophe André Comte-Sponville nous livre ses impressions sur la crise sanitaire actuelle et s’insurge contre le politiquement correct.

Figure incontournable de la pensée française contemporaine, André Comte-Sponville a rendu la philosophie populaire. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a notamment publié le fameux « Petit traité des grandes vertus », qui s’est vendu à des milliers d’exemplaires. Entretien.

La grippe de 1968 – « grippe de Hong Kong » – a fait environ un million de morts, dans l’indifférence quasi générale. Pourquoi, cinquante ans plus tard, nos sociétés réagissent-elles de manière totalement différente face à la menace du coronavirus?

La grippe dite « asiatique », en 1957-1958, en avait fait encore plus, et tout le monde l’a oubliée. Pourquoi cette différence de traitement? J’y vois trois raisons principales. D’abord la mondialisation, dans son aspect médiatique: nous sommes désormais informés en temps réel de tout ce qui se passe dans le monde, par exemple, chaque jour, du nombre de morts en Chine ou aux États-Unis, en Italie ou en Belgique… Ensuite, la nouveauté et le « biais cognitif » qu’elle entraîne: le Covid-19 est une maladie nouvelle, qui, pour cette raison, inquiète et surprend davantage. Enfin une mise à l’écart de la mort, qui la rend, lorsqu’elle se rappelle à nous, encore plus inacceptable.

Notre rapport à la mort a-t-il changé? La mort est-elle devenue en quelque sorte inacceptable aujourd’hui?

Elle l’a toujours été, mais comme on y pense de moins en moins, on s’en effraie de plus en plus, lorsqu’elle s’approche. Tout se passe comme si les médias découvraient que nous sommes mortels! Vous parlez d’un scoop! On nous fait tous les soirs, sur toutes les télés du monde, le décompte des morts du Covid-19. 14.000 en France, à l’heure actuelle, plus de 4.000 en Belgique… C’est beaucoup. C’est trop. C’est triste. Mais enfin faut-il rappeler qu’il meurt 600.000 personnes par an en France? Que le cancer, par exemple, toujours en France, tue environ 150.000 personnes chaque année, dont plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents? Pourquoi devrais-je porter le deuil des 14.000 mors du Covid 19, dont la moyenne d’âge est de 81 ans, davantage que celui des 600.000 autres? Encore ne vous parlais-je là que de la France. À l’échelle du monde, c’est bien pire. La malnutrition tue 9 millions d’êtres humains chaque année, dont 3 millions d’enfants. Cela n’empêche pas que le Covid-19 soit une crise sanitaire majeure, qui justifie le confinement. Mais ce n’est pas une raison pour ne parler plus que de ça, comme font nos télévisions depuis un mois, ni pour avoir en permanence « la peur au ventre », comme je l’ai tant entendu répéter ces derniers jours. Un journaliste m’a demandé – je vous jure que c’est vrai – si c’était la fin du monde! Vous vous rendez compte? Nous sommes confrontés à une maladie dont le taux de létalité est de 1 ou 2% (sans doute moins, si on tient compte des cas non diagnostiqués), et les gens vous parlent de fin du monde.

Emmanuel Macron a rappelé dans son dernier discours que « la santé était la priorité ». La santé est-elle devenue la valeur absolue dans nos sociétés?

Hélas, oui! Trois fois hélas! En tout cas c’est un danger, qui nous menace. C’est ce que j’appelle le pan-médicalisme: faire de la santé (et non plus de la justice, de l’amour ou de la liberté) la valeur suprême, ce qui revient à confier à la médecine, non seulement notre santé, ce qui est normal, mais la conduite de nos vies et de nos sociétés. Terrible erreur! La médecine est une grande chose, mais qui ne saurait tenir lieu de politique, de morale, ni de spiritualité. Voyez nos journaux télévisés: on ne voit plus que des médecins. Remercions-les pour le formidable travail qu’ils font, et pour les risques qu’ils prennent. Mais enfin, les experts sont là pour éclairer le peuple et ses élus, pas pour gouverner.

Cette crise est-elle révélatrice de notre finitude et de notre vulnérabilité?

Finitude et vulnérabilité font partie de notre condition. Personne ne l’avait oublié, sauf, peut-être, quelques journalistes… Tant mieux s’ils redeviennent plus lucides!

INTERVIEW | Charles Michel: « Après cette crise, si nous posons les bons choix, nous serons plus forts »

Cette épidémie nous place devant l’inconnu. Nous allons plus que jamais devoir apprendre à vivre avec l’incertitude?

Il suffit de vivre. L’incertitude, depuis toujours, est notre destin.

Certains ont parlé d’une espèce de « vengeance de la nature » au sujet de cette épidémie. Est-elle le signe, selon vous, d’un déséquilibre profond entre l’être humain et son environnement?

Parler d’une vengeance de la nature, c’est une sottise superstitieuse. En revanche, qu’il y ait un déséquilibre entre l’homme et son environnement, ce n’est que trop vrai. Cela s’explique à la fois par la surpopulation – nos enfants ne meurent plus en bas-âge: on ne va pas s’en plaindre – et la révolution industrielle, grâce à laquelle la famine a disparu de nos pays et a formidablement reculé dans le monde: là encore, on ne va pas s’en plaindre. Mais la conjonction de ces deux faits nous pose des problèmes énormes. Le réchauffement climatique fera beaucoup plus de morts que le Covid-19!

Par son caractère planétaire, cette crise nous force-t-elle à repenser la mondialisation ainsi que les liens entre les États? Peut-elle déboucher, selon vous, sur une nouvelle donne géopolitique?

Moi, ce qui me frappe, c’est d’abord la formidable coopération, à l’échelle du monde, de nos scientifiques, et les progrès très rapides qu’ils font, par exemple pour trouver le code génétique de ce virus et chercher un vaccin et un traitement. Ce n’est pas la mondialisation qui crée les virus. La peste noire, au 14e siècle, a tué la moitié de la population européenne, et la mondialisation n’y était pour rien. En revanche, ce que cette crise nous apprend, c’est qu’il est dangereux de déléguer à d’autres pays, par exemple à la Chine, les industries les plus nécessaires à notre santé. Bonne leçon, dont il faudra tenir compte!

Certaines voix s’élèvent pour critiquer le blocage économique, qui pourrait créer des dégâts immenses, pires peut-être que le virus lui-même… Qu’en pensez-vous?

J’en suis d’accord, et c’est ce qui m’effraie. Je me fais plus de soucis pour l’avenir professionnel de mes enfants que pour ma santé de presque septuagénaire. La France prévoit des dépenses supplémentaires, à cause du Covid et du confinement, de 100 milliards d’euros. Je ne suis pas contre. Mais qui va payer? Qui va rembourser nos dettes? Nos enfants, comme d’habitude… Cela me donne envie de pleurer.

Cette crise aura-t-elle un impact à plus long terme sur nos libertés?

Le confinement est la plus forte restriction de liberté que j’aie jamais vécue, et j’ai hâte, comme tout le monde, d’en sortir. Pas question, sur le long terme, de sacrifier la liberté à la santé. J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire!

Au sujet de l’après-crise, certains réclament le retour à la normale et au monde d’avant, tandis que d’autres prédisent un monde nouveau…

Le monde d’avant ne revient jamais. Essayez un peu de revenir aux années 1970… Mais à l’inverse, on ne recommence jamais à partir de zéro. L’histoire n’est jamais une page blanche. Ceux qui croient que tout va rester pareil se trompent. Ceux qui croient que tout va changer se trompent aussi.

INTERVIEW | Jonathan Holslag (sinologue): « Le problème n’est pas la Chine: c’est nous-mêmes »

On a vu se développer des mouvements de solidarité, notamment envers les ainés, ainsi qu’une plus grande reconnaissance envers le personnel soignant et d’autres professions souvent dévaluées. Ces comportements altruistes peuvent-ils s’inscrire naturellement dans la durée ou faudra-t-il leur donner un cadre légal et politique pour les faire exister à plus long terme?

L’altruisme ne date pas d’hier. L’égoïsme non plus. Ils continueront donc de cohabiter, comme ils le font depuis 200.000 ans. Donc oui, comptons sur la politique et le droit plutôt que sur les bons sentiments. Quant à nos aînés, leur problème ne commence pas avec le Covid-19. Vous êtes déjà allé dans un EHPAD? Le personnel y fait un travail admirable, mais quelle tristesse chez tant de résidents. Pardon de n’être pas sanitairement correct. En France, il y a 225.000 nouveaux cas de la maladie d’Alzheimer chaque année, donc peut-être dix fois plus que ce que le Covid-19, si le confinement fonctionne bien, risque de faire. Eh bien, pour ma part, je préfère être atteint par le coronavirus, et même en mourir, que par la maladie d’Alzheimer!

Le confinement est-il le moment opportun pour réfléchir à nos modes de vie? De quelle manière la philosophie peut-elle nous aider en cette période?

Tous les moments sont opportuns pour philosopher. La philosophie peut nous aider en nous poussant à réfléchir, à prendre du recul, plutôt que de nous laisser emporter par nos émotions – à commencer par la peur – et le politiquement correct.

Quels sont les enseignements positifs que nous pouvons tirer de cette crise?

J’en vois trois principaux. D’abord l’importance de la solidarité: se protéger soi, c’est aussi protéger les autres, et réciproquement. Ensuite le goût de la liberté: quel plaisir ce sera de sortir de cette « assignation à résidence » » qu’est le confinement! Enfin l’amour de la vie, d’autant plus précieuse quand on comprend qu’elle est mortelle. Gide l’a dit en une phrase qui m’a toujours frappé: « Une pas assez constante pensée de la mort n’a donné pas assez de prix au plus petit instant de ta vie. » Le Covid-19, qui fait que nous pensons à la mort plus souvent que d’habitude, pourrait nous pousser à vivre plus intensément, plus lucidement, et même – lorsqu’il sera vaincu – plus heureusement.