Ecologie/santé : pollution en ville, respirer équivaut à fumer

Triste constat d’une étude.

 

Séjourner quatre jours à Paris début août représentait l’équivalent de deux cigarettes fumées, selon une étude l’ONG Transport et environnement.

 

Dans les grandes villes, la pollution de l’air atteint un niveau tel qu’elle équivaut à fumer plusieurs cigarettes, rapporte une étude de l’ONG Transport et environnement, publiée vendredi 10 août et relayée par Le Parisien. Ainsi respirer l’air de Paris pendant quatre jours aurait le même impact que de fumer deux cigarettes. Il en est de même pour Amsterdam (Pays-Bas), Rome (Italie) et Vienne (Autriche), soulignent Les Echos.

Cette étude a été réalisée avec le niveau médian de particules observé du 1er au 8 août dernier, en plein épisode caniculaire. Le résultat a ensuite été converti en « équivalent cigarette ». Les chercheurs estiment que respirer 22 microgrammes/m3 de particules fines produit les mêmes effets sur les poumons que le tabagisme. Lorsqu’on extrapole ces données sur une année, un Parisien respirerait (en cas de pollution de l’air élevée) l’équivalent de 183 cigarettes.

« C’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants »

Quatre jours passés à Barcelone (Espagne) ou Dublin (Irlande) représentent l’équivalent d’une cigarette fumée. Parmi les mauvais élèves figurent Londres (Royaume-Uni), où l’on « fume » 2,75 cigarettes en quatre jours ou Milan, avec trois cigarettes pour la même durée de séjour. Pire, à Istanbul (Turquie) et Prague (République Tchèque), un séjour de quatre jours y représente quatre cigarettes fumées.

L’ONG Transport et Environnement rappelle qu’en cas de pic de pollution, il est recommandé d’éviter les activités en extérieur. Toutefois, « passer ses vacances dans une ville consiste essentiellement à marcher et à déjeuner en terrasse. Au regard des impacts de la pollution de l’air sur la santé, c’est comme si on obligeait les touristes à fumer, y compris les enfants », souligne auprès du Parisien Jens Muller, coordinateur des dossiers qualité de l’air au sein de Transport et environnement.

Santé : les jambes lourdes…. avec les chaleurs de ces jours… aie aie

Chevilles gonflées, jambes pesantes, picotements, sensation de chaleur, marbrures, varices… On parle souvent de jambes lourdes, de douleurs lors d’une longue attente debout. Ces symptômes sont tout simplement les premiers signes de l’installation de cette fameuse maladie veineuse. Or une chose est sure, mieux on utilise notre arsenal pour la combattre en amont et pour prévenir ses suites, mieux l’on se porte. La prévention est le maître mot face à la maladie veineuse et aux jambes lourdes !

La mauvaise circulation est banale et fréquente, mais elle fait souffrir et peut s’aggraver.

L’insuffisance veineuse est fréquente, alors êtes vous concerné ?

En France, selon les statistiques Insee, 18 millions d’adultes se plaignent de lourdeurs et de douleurs dans les jambes, signes évocateurs d’insuffisance veineuse superficielle. Soit une femme sur deux et un homme sur quatre. C’est donc une pathologie fréquente et plus encore passé l’âge de 60 ans.

Pourtant, six Français sur dix à risque, de par leur hérédité ou leur métier par exemple, ignorent qu’ils sont concernés et ne prennent donc pas les mesures qui s’imposent pour éviter d’avoir des troubles veineux ou ralentir leur évolution. En fait, tant qu’on n’a pas de varices, on a tendance à négliger ses jambes.

Or, contrairement à une idée répandue, la maladie veineuse ne se signale pas systématiquement par leur présence. On peut souffrir d’insuffisance veineuse, jambes lourdes et enflées, fourmillements, rougeurs, sans avoir de varices.

Pour faire simple, l’insuffisance veineuse est l’incapacité des veines à faire remonter convenablement le sang des pieds vers le cœur. Contrairement aux artères, constituées de fibres élastiques, les parois des veines sont peu extensibles, beaucoup plus minces et contiennent moins de tissus musculaires. Pour assurer le retour veineux, les veines disposent de valvules antireflux, sortes de petits clapets disposés le long des parois, qui empêchent le sang de redescendre. Mais ils peuvent se détériorer…

La pression plantaire au cours de la marche pousse aussi le sang veineux, c’est la chasse plantaire, relayée par la contraction des mollets. Encore faut-il marcher…

A savoir : les hommes consultent moins et plus tard que les femmes parce que les varices sont invisibles sous les pantalons et qu’ils sont moins concernés par des préoccupations esthétiques. Ils consultent quand ils ont vraiment mal ou qu’ils ont déjà des complications.

Il y a déjà trois grands facteurs d’insuffisance veineuse :

  • L’âge.
    Les veines vieillissent aussi et le risque d’avoir des varices augmente.
    À 35 ans, 15 % de la population ont des varices, pour 65 % à 75 ans.
  • Le sexe féminin.
    Les veines des femmes ont sur leurs parois des récepteurs hormonaux qui les rendent sensibles aux modifications hormonales, puberté, pilule, grossesse, ménopause. Pendant la grossesse, s’ajoutent la compression des veines abdominales et pelviennes par l’utérus et une augmentation du volume sanguin.
  • L’hérédité.
    Quand les deux parents ont des varices, les enfants en souffrent à leur tour dans 90 % des cas ; avec un seul parent, le risque est de 25 % pour les garçons et de 62 % pour les filles.

jambes frigo

 

Mais auxquels se rajoute un autre facteur le mode de vie

 

  • Professions à risque.
    Ce sont celles qui obligent à piétiner, à rester longtemps debout ou assis(e), dans une atmosphère chaude et humide, ou à porter des charges lourdes : coiffeur(se), infirmier(e), hôtesse de l’air ou steward, serveur(se), ven­­deur(se), mais aussi cui­sinier(e), boulanger(e)…
  • Voyages de longue durée.
    Surtout ceux en avion.
    Rester assis(e) plus de 3 ou 4 heures sur un siège étroit et les jambes sous le menton gêne le retour veineux.
    De plus, la déshydratation due à la dépressurisation et la sécheresse de l’air influent sur la concentration du sang.
  • Certains sports.
    Tous ceux qui entraînent des à-coups violents et nécessitent une contraction des muscles en respiration bloquée ou en apnée : tennis, squash, escrime, trampoline, haltérophilie, basket-ball, judo…
  • Sédentarité.
    Ne pas bouger ou marcher assez compromet la chasse plantaire.
  • Chaleur et soleil.
    La chaleur provoque une dilatation des veines qui empêche les valvules de remplir leur rôle, ainsi que l’exposition prolongée au soleil et les bains chauds.
  • Surpoids et obésité.
    Les kilos en trop pèsent sur le réseau veineux.
  • Tabagisme.
    Le tabac affaiblit la tonicité des veines.

 

Si la maladie s’aggrave : les complications :

 

  • Les varices.
    Elles s’aggravent, différemment selon les personnes, en l’absence de traitements adaptés.
  • Dermite ocre.
    La peau mal oxygénée s’asphyxie peu à peu et devient brunâtre.
  • Hypodermite scléreuse.
    Les plaques évoluent vers une inflammation des tissus sous-cutanés et prennent un aspect cartonné.
    La peau est si fine qu’au moindre choc, l’ulcère peut survenir.
  • Eczéma variqueux.
    Il provoque démangeaisons, desquamation et suintement qui peuvent, sans traitement (crème corticoïde), donner un ulcère.
  • Ulcère variqueux.
    Il faut réagir vite pour éviter qu’il ne se creuse.
    Le traitement cicatrisant est long (pansements hydrocolloïdes). Quand la plaie fait mal, car infectée, antibiotiques et corticoïdes sont indispensables.
  • Thrombose veineuse, ou phlébite.
    Autre conséquence grave du ralentissement du flux veineux.
    Toutes les varices ne provoquent pas de phlébite, mais elles la favorisent.
  • Phlébite.
    Le sang coagule, bouche la veine et forme un caillot.
    La veine est dure, rouge, chaude et la jambe douloureuse.
    Consulter rapidement pour mettre en route un traitement et éviter que le caillot migre, remonte vers le cœur et bouche une artère pulmonaire.
  • Embolie pulmonaire.
    C’est une complication gravissime.
    Au moindre doute, allez à l’hôpital.

 

Alors prenons la santé de nos jambes en main : soulageons et évitons les complications

 

Même si vous n’avez pas encore de signes visibles sur les jambes, inutile de souffrir et de risquer une aggravation. Prenez-les en mains.

Le soir après la journée chaude d’été, faites une bonne marche à pieds, vous vous oxygénerez et favoriserez le retour veineux, une marche dans l’eau froide est géniale. Une douche froide lente de bas en haut de la jambe soulage et tonifie le réseau veineux, nager est aussi excellent.

Habillez vous de façon ample, surélevez vos jambes devant la télévision ou en lisant, surtout évitez de les croiser…. Hydratez vous, rappelez vous que faute d’hydratation suffisante vous risquez aussi des douloureuses crampes !

Puis cool………… faites vous un massage des jambes avec des huiles essentielles, diluées dans une huile végétale comme l’amande douce ou l’argan utilisez de l’HE de cyprès, de menthe poivrée, de ciste, ainsi que le cèdre……….

Encore mieux faites vous massez les jambes, nirvana garanti, je vous l’atteste, j’ai testé…

Autres remèdes pour nos chères jambes…

  • Les vertus des plantes.
    Petit houx, marronnier d’Inde, fragon, hamamélis, vigne rouge, cassis, ginkgo biloba, myrtille…
    Ces plantes sont reconnues de longue date pour leurs effets bénéfiques sur la circulation sanguine.
  • Veinotoniques en gélules, comprimés, ampoules, solutions buvables.
    Appelés aussi phlébotoniques, ils sont utiles l’été en cures de 2 à 3 mois voire plus longtemps.
    Ils soulagent en stimulant le tonus veineux et peuvent aussi avoir une action locale sur l’inflammation, responsable de douleur et d’œdème.
    Ils associent le plus souvent plusieurs plantes, aux actions complémentaires.
  • Gels et crèmes.
    Ils contiennent les mêmes composants issus de plantes et en plus, menthol, menthe poivrée ou camphre.
    A appliquer 2 ou 3 fois par jour en massages circulaires, en remontant du bas vers le haut de la jambe.
    Ils apportent un soulagement et une sensation de fraîcheur, appréciée l’été.
    Les conserver au réfrigérateur renforce l’effet froid.
  • Indispensable compression.
    Elle consiste à appliquer sur les jambes ou segments de jambe, chaussettes, bas jarret ou autofixants, collants, au­­jourd’hui esthétiques, voire bandes, constitués d’un tissu ou d’un tricot élastique.
    Contrairement aux veinotoniques, la compression, dégressive de la cheville vers la cuisse, ne soulage pas seulement les symptômes, mais prévient aussi les complications ou les traite. À ce titre, elle est prise en charge par l’Assurance maladie sur prescription.
    À chaque stade de la maladie correspond une classe, de la classe 1 à la classe 4, compression extra-forte.
    Le médecin choisit celle qui est la plus adaptée à votre cas, mais c’est au pharmacien que revient de prendre vos mesures : tour de cheville, de mollet, de cuisse, de hanches, hauteur.
    Certaines gammes sont plus perfectionnées et plus élégantes (coloris, matière, motif).
    Si l’enfilage est difficile, superposez 2 articles de classe inférieure ou utilisez un enfile-bas, en pharmacie également.
    Les modèles dits de confort (classe 0), également en pharmacie, ne sont pas remboursés, mais sont utiles dans l’insuffisance veineuse légère.

 

Voilà, pour ne plus prendre nos jambes à la légère en cette saison où elles souffrent et avoir une démarche de sylphide.

 

Bonne journée à tous.

 

Sources :

E santé, doctissimo, consoglobe et ce que j’ai pu tester par moi même… j’avais les jambes lourdes…. eh oui …. le problème n’est jamais complètement terminé, j’ai un terrain héréditaire, mais je surveille et j’ai une meilleure circulation.

Voici aussi un lien vers un article que je trouve aussi très bien construit et vite lu :

jambes lourdes et varicosités

Un autre très précis sur les  huiles essentielles :

http://www.sports-sante.com/index.php/jambes-lourdes-et-huiles-essentielles

 

Protégeons les jeunes du tabac et des produits inhalés !

À l’occasion de la Journée Mondiale sans tabac le 31 mai qui vise à mettre l’accent sur le rôle décisif joué par les professionnels de la santé dans la lutte antitabac, la Fondation du Souffle se mobilise.

Thierry Urban, pneumologue et cancérologue au CHU d’Angers, pense que les risques du tabagisme nécessitent des plans ambitieux d’information et de pédagogie renforcés auprès des jeunes mais également des familles et de tous les adultes qui les encadrent.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que d’ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an. Le tabagisme entraînera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la tuberculose, la mortalité maternelle, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés…

Plus de 200 000 mineurs commencent à fumer en France chaque année. Presque un tiers des jeunes Français de 17 ans fument du tabac. Une proportion très importante, beaucoup plus que dans d’autres pays. En Norvège, par exemple, « seulement » 14 % des adolescents de 17 ans fument et 12 % aux États-Unis. Il faut y voir un échec de notre politique de lutte contre le tabagisme. La loi Evin n’est pas toujours respectée, notamment en ce qui concerne la publicité autour du tabagisme. Or, nous ne savons que trop combien les jeunes sont sensibles au marketing. D’autant plus que l’industrie du tabac n’hésite pas à cibler les films et les réseaux sociaux, prisés par les adolescents. En outre, nous sommes en retard par rapport à bien d’autres pays – qui ont réussi à faire baisser le pourcentage de fumeurs – en ce qui concerne l’application de la CCLAT, la Convention-Cadre de l’OMS

Récemment, de très nombreux proviseurs ont accepté, parfois sous la pression de parents d’élèves, que le tabac ait à nouveau une place dans leur établissement. Ce n’est que le reflet d’une société où le risque tabac et le risque majeur d’entrer dans l’addiction quand on commence à fumer tôt sont largement sous-estimés. Nous, pneumologues, malades respiratoires, acteurs de prévention de la Fondation du Souffle, pensons que les risques du tabagisme nécessitent des plans ambitieux d’information et de pédagogie renforcés auprès des jeunes mais également des familles et de tous les adultes qui les encadrent. L’objectif est que chacun intègre que le tabac est responsable de 200 morts chaque jour en France et réagisse en fonction de cette réalité.

Hausse de la consommation de cannabis chez les jeunes

Outre le tabac, les jeunes de notre pays sont de plus en plus nombreux à consommer du cannabis. D’après des enquêtes récentes, près de 50 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir fumé du cannabis. Un chiffre inquiétant quand on connaît le danger du cannabis pour la santé : effets sur le cerveau mais aussi impact délétère sur le système respiratoire.

Hausse de l’expérimentation de la e-cigarette chez les jeunes

A souligner aussi, de nombreux adolescents testent les cigarettes électroniques. Celles-ci, en maintenant la gestuelle du fumeur et en initiant à la nicotine, ne rassurent pas complètement les associations de lutte contre le tabagisme, même si elles sont finalement bien moins nocives que les cigarettes et ne semblent pas favoriser le tabagisme ultérieur.

Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) a récemment actualisé son avis relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique étendus en population générale. Le HCSP recommande :

– d’informer, sans en faire publicité, les professionnels de santé et les fumeurs que la cigarette électronique est une aide à l’arrêt du tabac,

– de maintenir les modalités d’interdictions de vente et de publicité prévues par la loi et d’étendre l’interdiction d’utilisation à tous les lieux affectés à un usage collectif.

La Fondation du Souffle suit activement les évaluations de la relation bénéfices/ risques de l’usage de la cigarette électronique.

Protéger les jeunes des produits toxiques inhalés, une urgence

Nos autorités vont devoir frapper fort pour faire baisser tous ces chiffres. Les différents moyens à mettre en œuvre divisent, mais les experts sont d’accord pour dire qu’une hausse brutale des prix du tabac est essentielle, tout comme la déconstruction de l’image positive du tabac. Pour cela, maintenons la pression pour que la loi Evin soit réellement appliquée ; que les espaces publics soient tous non-fumeurs et que l’industrie du tabac ne puisse pas promouvoir ses produits ; informons les jeunes des manœuvres des cigarettiers. Enfin, il est essentiel que les professionnels de santé soient formés à l’aide au sevrage tabagique et à la prise en charge des consommateurs de cannabis, y compris ceux du plus jeune âge, et que des programmes de prévention adaptés soient organisés. Autant d’actions mises en place et/ou soutenues par la Fondation du Souffle. Les pneumologues restent mobilisés avec la Fondation. Nous ne pouvons pas laisser tant de jeunes vies partir en fumée.

Santé : ce mardi 31 Mai journée sans tabac

Dur d’arrêter de fumer, j’ai déjà publié sur le sujet, je compatis avec les fumeurs pris au piège de la cigarette, bravo à ceux qui ont le courage d’arrêter.

Voyons l’expérience d’un ex-fumeur, j’ai croisé un autre au cours de ma cure, pour ce dernier c’est sa volonté qui l’a mené à la victoire, il avait pris une date clé, et laissé le tabac derrière lui ….. chapeau.

Voyons donc les méthode possibles : Patch, hypnose ou cigarette électronique ?

David, ex fumeur, a testé différents sevrages tabagiques avant d’en finir avec sa dépendance. Il nous éclaire sur des méthodes plus ou moins efficaces.

Chewing-gums, acupuncture, e-cigarettes, etc. De nombreux traitements d’aide à l’arrêt du tabac sont proposés aux fumeurs qui souhaitent retrouver la liberté. « La meilleure méthode est celle qui ne nous culpabilise pas » affirme David, ex fumeur, qui a passé tous les traitements au banc d’essai.

Patchs :

Ce traitement substitutif se colle directement sur la peau. Il agit 30 minutes après sa pose en diffusant de la nicotine dans l’organisme de façon lente et régulière. Plusieurs types de patchs existent en fonction du degré de dépendance du fumeur.

Points forts : Un traitement qui comble le manque en douceur.
Points faibles : Les patchs causent parfois des allergies cutanées. Pour les éviter, il est recommandé de changer l’endroit d’application tous les jours.

Combien ça coûte : à partir de 33 euros  la boite de 28 patchs.

L’avis de David : «  C’est un traitement totalement inefficace ! Et contrairement aux idées reçues, l’utilisation du patch n’est pas incompatible avec la consommation de cigarettes. Je me souviens que je fumais autant que d’habitude avec mes trois ou quatre patchs collés sur le bras » ! 

Attention, fumer avec plusieurs patchs peut provoquer un risque de surdosage de nicotine et créer des effets indésirables (vomissements, nausées). Ce n’est donc pas recommandé.

Chewing-gums à la nicotine, pastilles à sucer :

Avec cette méthode, la nicotine se diffuse à travers la muqueuse de la bouche. Les effets sont immédiats puisque le manque est comblé quelques minutes seulement après l’ingestion.

Points forts : Différents goûts et différents dosages sont proposés.
Points faibles : Un traitement peu efficace pour les fumeurs très dépendants.

Combien ça coûte : à partir de 46 euros la boite de 105 chewing-gums.

L’avis de David :  » Même problème qu’avec les patchs, ce traitement ne coupe pas suffisamment l’envie de fumer. Je conseillerais les chewing-gums ou les pastilles aux  petits fumeurs ou à ceux qui souhaitent davantage ralentir leur consommation que l’arrêter ».

Dans tous les cas, il est impératif de ne pas fumer en parallèle d’une utilisation de substitut nicotinique au risque d’en annuler les effets.

Médicaments type Zyban et Champix :

Ces médicaments sont des traitements lourds délivrés exclusivement sous ordonnance et en cas de dernier recours lorsqu’aucune autre méthode n’a fonctionné.
A l’origine, le Zyban est un psychotrope antidépresseur mais des chercheurs américains lui ont découvert des vertus pour arrêter de fumer.
Le Champix utilise une molécule qui cible des récepteurs nicotiniques.

Points forts : Un traitement puissant qui inhibe la sensation de plaisir ressentie par les fumeurs après avoir fumé une cigarette.
Points faibles : Des effets secondaires importants comme des nausées, des troubles digestifs, des insomnies et/ou des états dépressifs peuvent apparaitre.

Combien ça coute : 117 euros la boîte de Zyban et 75 euros la boite de Champix.

L’avis de David : « Je garde un très mauvais souvenir de ces médicaments. Pendant toute la période du traitement, je n’avais que des idées noires. J’ai même envisagé le suicide ».

Zyban et Champix sont des médicaments très controversés qui peuvent créer de graves troubles de santé. Il est donc important de se faire suivre par un médecin ».

Cigarette électronique (ou vapoteuse) :

Sous la forme d’un gros stylo, ce dispositif électronique produit de la vapeur d’eau à partir d’un liquide aromatisé qui est ensuite inhalé.

Points forts : Un plaisir proche de la cigarette, une multitude de parfums proposés, une compensation à la gestuelle compulsive, aucun effet secondaire et de meilleures chances de succès que les chewing-gums et les patchs.
Points faibles : La cigarette électronique reste une dépendance.

Combien ça coûte :en gros 10 %  du prix des cigarettes.

L’avis de David :  » Je conseille le passage à la cigarette électronique pour les petits fumeurs qui souhaitent  lever le pied. Au bout de 2 mois, j’avais réduit de moitié ma consommation de tabac et je me sentais enfin prêt à me sevrer « .

Pour autant, les chercheurs ne savent pas encore si l’utilisation à long terme de la cigarette électronique comporte des risques pour la santé.

Hypnose, acupuncture :

L’hypnose consiste à aider le fumeur à modifier sa perception du tabac. L’acupuncture repose sur l’introduction de fines aiguilles dans la peau pour influer sur les flux d’énergie. Ces piqures sont censées couper l’envie de fumer.

Points forts : Des méthodes douces qui favorisent le relâchement des tensions.
Points faibles : Des perturbations du sommeil ou de la digestion sont parfois constatées.

Combien ça coute : à partir de 40 euros la séance chez un hypnotiseur ou un acupuncteur privé. (variable)

L’avis de David :  » L’hypnose a été la méthode miracle pour arrêter de fumer parce qu’il n’était pas question de volonté ou de morale, contrairement au discours classique sur l’addiction. Je voulais simplement sortir d’une dépendance que je m’infligeais et l’hypnothérapeute m’a aidé à ouvrir la porte. Soudainement, je ne vivais plus l’arrêt du tabac comme un combat lent et difficile mais comme une liberté retrouvée ! C’était il y a deux ans. L’envie de fumer n’est jamais revenue « .

L’expérience de David a été un succès mais tout le monde n’est pas hypnotisable. De plus, l’hypnose reste une méthode contestée. En effet, de nombreux psychanalystes l’assimilent à une manipulation mentale d’où la nécessité de choisir un très bon praticien.

Pour en lire plus :

Protégeons les jeunes du tabac et des produits inhalés !

Santé : Les mesures de lutte anti-tabac sont elles efficaces ?

Demain mardi c’est la journée sans tabac, une occasion de faire le point.

Instant plaisir ou véritable addiction, pour un tiers des Français, impossible de faire une croix sur la cigarette. Les campagnes anti-tabac du gouvernement n’y font rien pour cette frange d’irréductibles fumeurs, qui ne parviennent toujours pas à résister à l’appel de la nicotine. L’arrivée du paquet neutre, entré en vigueur le 20 mai dernier, complète l’arsenal déployé contre le tabagisme. Mais ces mesures suffisent-elles ? A l’occasion ce mardi de la Journée mondiale sans tabac, 20 Minutes fait l’état des lieux de la lutte française contre cette addiction qui coûte chaque année la vie à 80.000 personnes.

Dissuader les jeunes de commencer à fumer

Adieu couleurs et logos reconnaissables au premier coup d’œil. Entré en vigueur le 20 mai dernier, le paquet neutre devrait fleurir dès les prochains jours dans les bureaux de tabac, au grand dam des buralistes qui ne décolèrent pas. Si de nombreux fumeurs ne comptent pas abandonner leur café-clope pour autant, ce nouveau look pourrait toutefois dissuader les jeunes de tomber dans le tabac. « Quand on fume depuis vingt ou trente ans, ce n’est pas l’arrivée du paquet neutre qui peut donner envie d’arrêter de fumer, estime Jean-Paul, fumeur occasionnel. Mais je pense que cette mesure a un vrai potentiel sur la lutte anti-tabac chez les jeunes. Fumer aura l’air moins cool pour eux ».

Casser l’image véhiculée par les marques de tabac, c’est ce sur quoi le ministère de la Santé a décidé de miser. « Les jeunes sont totalement marketés. Ils n’achètent pas un jean, ils achètent une marque spécifique, analyse le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue et auteur de L’e-cigarette, pour en finir avec le tabac ? (Ixelles Editions). Avec le tabac, c’est pareil : ils n’achètent pas un paquet de cigarettes, mais une marque, un logo et une image. Le paquet neutre et son look pas très glamour, ça devrait en dissuader plus d’un de commencer la cigarette ».

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L’objectif aujourd’hui, c’est de « dénormaliser le tabac », insiste le pneumologue. « C’est comme avec l’interdition de fumer en voiture avec ses enfants à l’intérieur, on est dans l’éducatif. Le gouvernement est là pour faire évoluer les mentalités ».

« Il faut franchir un seuil psychologique »

Depuis plus de vingt-cinq ans, le gouvernement a fait de la lutte anti-tabac l’une de ses priorités. Hausses répétées du prix du paquet, images chocs et messages de prévention ont été instaurés pour couper l’envie aux fumeurs de s’en griller une. Avec une efficacité certaine, mais qui ne séduit pas tout le monde. « Je fume depuis plus de trente-cinq ans, j’en suis désormais à deux paquets par jour », raconte Mohammad, 53 ans. S’il aimerait arrêter de fumer, les mesures anti-tabac ne suffisent pas encore à lui faire sauter le pas. « Quand on fume depuis longtemps, ce n’est pas ça qui nous donne envie d’arrêter. On le sait déjà que ce n’est pas bien de fumer, ça ne sert à rien de nous prendre pour des imbéciles », siffle Jean-Luc, qui ne renonce pas à ses deux à trois cigarettes quotidiennes.

Tout cela ne servirait-il donc à rien ? Pas si sûr. « Avant l’entrée en vigueur de la loi Evin, en 1991, on vendait deux fois plus de cigarettes en France qu’aujourd’hui », souligne le Pr Bertrand Dautzenberg. « L’action du gouvernement dans la lutte anti-tabac n’a peut-être pas touché tous les Français, mais elle a eu un impact positif : globalement, les Français fument moins et sont moins nombreux à fumer ». D’ailleurs Mohammad le reconnaît : « Si un jour le paquet coûte 15 euros, là c’est sûr, j’arrêterai ! ». Frapper un grand coup au porte-monnaie, c’est donc cela qui dissuaderait le plus grand nombre. « Le tournant radical, c’est l’augmentation massive du prix du paquet », estime Michèle Delaunay, députée de la Gironde et fer de lance de la lutte anti-tabac. « Il faut passer un seuil psychologique avec un paquet vendu au moins 10 euros », préconise l’ancienne ministre.

Toutefois, un gros bémol est à mettre sur l’accompagnement des fumeurs qui veulent arrêter le tabac. « On a un Etat schizophrène, avec le ministère de la Santé qui œuvre dans la lutte anti-tabac et celui du Budget qui a la pression des buralistes et reçoit les milliards d’euros de taxes générés par les ventes de cigarettes. Au final, cela donne une grande inégalité sociale sur le terrain du tabagisme : les dispositifs d’accompagnement à l’arrêt du tabac ne sont pas assez remboursés, au détriment les plus démunis qui ne sont pas assez accompagnés », regrette le pneumologue. « Il y a eu de gros progrès mais il reste encore du boulot ».

Cigarette électronique : le grand enfumage ?

Les médecins britanniques ont tranché : la cigarette électronique permet de lutter efficacement contre le tabagisme. En France, elle fait encore polémique.

 

«  La cigarette électronique est susceptible d’être bénéfique pour la santé publique » : telle est en substance la conclusion du rapport du Collège royal des médecins britanniques publié le 28 avril. En France, où la cigarette électronique fait encore polémique, huit associations ont sauté sur l’occasion pour interpeller les pouvoirs publics. « La cigarette électronique est une arme de réduction massive des risques mortels liés au tabac », rappellent-elles, alors que le tabac provoque chaque année la mort de 78 000 Français.

Deux millions d’adeptes en France

En France, où, en dix ans, près de deux millions de fumeurs ont adopté la cigarette électronique, le « vapotage » subit le feu nourri de différents groupes de pression. Marchands de patchs à la nicotine – maintenant remboursés par la Sécurité sociale -, buralistes, industriels du tabac – bien qu’ils soient en train de créer leurs propres filiales de cigarettes électroniques – et l’État, pour qui la généralisation de la cigarette électronique ferait chuter les recettes – 12 milliards d’euros, soit 6 % du budget… Alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé des campagnes de promotion, la France, qui compte 34 % de fumeurs, prend carrément le chemin inverse : l’e-cigarette est désormais interdite dans les avions, les bureaux, les lieux publics, les transports. Demain, elle sera sans doute non grata dans les jardins et sur les plages.

Pour ses détracteurs, le remède est pire que le mal. L’e-cigarette favoriserait le tabagisme passif. La nicotine qu’elle contient entraînerait une addiction et inciterait les jeunes à fumer parce qu’elle reproduit le geste du fumeur. En fait, comme l’ont rappelé les 32 000 membres du Collège royal des médecins britanniques, « à long terme, les méfaits de l’e-cigarette représentent probablement 5 %, voire moins, de ceux occasionnés par le tabac ». Si la cigarette électronique recèle un peu de nicotine, elle ne contient en effet aucun des 60 produits cancérigènes identifiés dans le tabac. En outre, le vapotage passif n’existe pas. Enfin, difficile de croire que l’e-cigarette donne envie de fumer aux jeunes qui n’y auraient autrement pas songé, quand on sait que les adolescents français sont les plus gros consommateurs de cigarettes en Europe : 26,3 % des 12-15 ans et 40 % des 15-20 ans.

« La lutte contre la cigarette électronique se fait au détriment de la santé publique, prévient le professeur Didier Raoult, de la faculté de médecine de Marseille. Pour réduire la consommation de cigarettes, on aura tout essayé. Les stratégies retenues par notre pays se sont focalisées sur l’augmentation considérable des taxes sur le tabac, avec comme principale conséquence d’affecter le pouvoir d’achat des plus pauvres, qui sont aussi les plus grands consommateurs. » Quant à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, elle n’a eu aucun effet sur la consommation. Chez les femmes, l’addiction au tabac continue même d’augmenter, rattrapant celle des hommes, avec, en corollaire, une fréquence des cancers du poumon qui a quadruplé en 15 ans !

L’adhésion spectaculaire des consommateurs

Certes, dans un monde parfait, il vaudrait beaucoup mieux ne pas fumer du tout. Mais nombre de médecins, de tabacologues, d’addictologues… voient dans la cigarette électronique le premier espoir de lutter – enfin – efficacement contre le tabac. L’e-cigarette, disent-ils, aide les fumeurs les plus invétérés à un peu moins fumer. « Pour la première fois, la généralisation d’une alternative au tabac se fait non pas avec l’aide des pouvoirs publics ou des spécialistes de la santé, mais par l’adhésion spectaculaire des consommateurs, constate ainsi Didier Raoult. Pour trois raisons, jamais réunies jusqu’à présent : la facilité de son usage, son faible coût et sa ressemblance avec la cigarette dont elle permet de reproduire le geste, la lumière, la dose de nicotine et même la fumée sous forme de vapeur d’eau. Compte tenu de l’enjeu de santé, et de notre dramatique incapacité à lutter contre le fléau du tabac, c’est une lumière dans la nuit. »

Le 9 mai, un « Sommet de la vape » s’est tenu à Paris, réunissant scientifiques, usagers, associations…, mais sans la ministre de la Santé, Marisol Touraine, que les associations avaient invitée à participer aux débats…

Humeur : Triste constat ce dimanche : notre terre va mal !

Ce blog défend la nature, au fil de mes article je relate les signes d’alerte, les erreurs humaines, je tente par des repères d’amener à la réflexion, pour que enfin notre mère Nature soit respectée.

.Suite à un commentaire, je vais faire un tour d’horizon de ce que j’ai publié comme appels de détresses… au moins une partie sinon cet article va faire deux pages et personne ne le lira.

Alors ayez le courage de prendre conscience que chacun peut agir dans son coin, ce n’est pas au voisin de faire le premier pas, mais à vous lecteur, ou vous qui lisez, vous fumez ok, mais jetez votre mégot dans un endroit prévu à cet effet ! vous avez un potager, ok mais faites un compost, vous avez un appartement, triez vos déchets !

Articles traitant de la nature, de l’action humaine qui dégrade celle ci et les dérèglements climatiques générés par l’homme.

 

En Mongolie, un hiver extrême décime les cheptels et menace les éleveurs

Record de chaleur en février, une première depuis 1880

Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

Roundup: quels sont les autres produits dangereux que veut autoriser l’Europe?

Bretagne : tempête au menu ce jour, inondations aussi !

Nature : quand la société de consommation est un fléau

Epargnez la nature, ne jetez pas vos mégots partout…. Merci …

 

Alors merci pour tous les petites choses que vous ferez pour la nature… ne pas jeter des ordures n’importe où, marcher pour les petites distances au lieu de prendre votre voiture, l’avenir de notre planète est entre les mains de chacun.

Puis bougez, agissez, si vous ne voyez pas que notre planète est en danger vous êtes ou tout à fait crétin ou totalement aveugle ou égoïste, ce n’est pas au voisin d’agir mais à chacun d’agir……

Asthme : tout se joue in utero

En direct du 23e congrès mondial de l’asthme. Une étude américaine démontre la toxicité précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

 

TOXICITÉ. Difficile période pour les asthmatiques. Alors que l’Europe du Nord a fait face ce week-end ensoleillé de mars aux premiers pics de pollution atmosphérique de l’année, c’est en Europe du sud, à Madrid, que se déroule le 23eCongrès mondial sur l’asthme. Hasard du calendrier? Tout juste 24 heures avant le démarrage du congrès, une étude américaine d’envergure était publiée dans le Journal of allergy and clinical of immunology. Elle démontre la toxicité extrêmement précoce des particules fines chez les femmes enceintes asthmatiques et ce même avant la conception.

Chez les femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est 30% plus élevé

Le suivi de 225.000 grossesses dans 19 hôpitaux américains a en effet démontré que les futures mères sont d’autant plus à risque d’accoucher prématurément qu’elles ont été exposées aux polluants extérieurs et ce jusqu’à trois mois avant la conception du futur enfant. Dans le groupe des femmes asthmatiques, le risque d’avoir un enfant prématuré est ainsi 30% plus élevé. « On savait déjà que tout se jouait très tôt in utero, réagit à Madrid le Pr Eugenio Baraldi, de l’université de Padoue (Italie). Car les poumons immatures des nouveaux nés prématurés sont d’une part plus à risque de développer dans les premières années de vie une sensibilité aux infections virales (comme le virus respiratoire syncitial, VRS , agent majeur de la bronchiolite ) mais aussi, à plus long terme, une maladie asthmatique« .

TABAGISME.

Les futures mères asthmatiques devraient donc logiquement, selon l’étude américaine, éviter les activités en extérieur bien avant la conception de leur enfant. « Celles qui ne sont pas asthmatiques devraient surtout arrêter le tabac et ce avant leur grossesse. Car le tabagisme, actif et passif, est un facteur connu pour ralentir la maturation des poumons des enfants à naître« , insiste le spécialiste. « Pendant la grossesse, il est d’ailleurs important d’intensifier le suivi des femmes pour aborder par exemple le sujet du sevrage tabagique« , insiste un autre spécialiste, le Dr Louis-Philippe Boulet, de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (hôpital Laval) et ainsi voir les femmes toutes les 4 à 6 semaines ».

Sylvie Riou – Association Strasbourg respire

Santé : Le nombre d’infarctus bondit chez les jeunes femmes

Triste constat à l’occasion de la journée de la femme, récit :

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes, rappelle la Fédération française de cardiologie à l’occasion du 8 mars.

De plus en plus de femmes jeunes sont touchées par les maladies cardio-vasculaires, en particulier les infarctus, phénomène qui s’explique notamment par des comportements à risque comme la consommation de tabac ou d’alcool autrefois essentiellement observés chez les hommes.

Une hausse des hospitalisations. Sur les cinq dernières années, le nombre d’hospitalisations en France pour infarctus chez les femmes jeunes s’est accru de manière significative, révèle une étude publiée mardi dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) à l’occasion de la journée de la femme. « La progression du nombre d’hospitalisations pour un infarctus du myocarde chez les femmes de 45 à 54 ans est passée de +3% par an entre 2002 et 2008 à +4,8% par an entre 2009 et 2013″.

80% des victimes sont fumeuses. Tabagisme, stress, sédentarité, mauvaises habitudes alimentaires, plus récemment alcool, certaines femmes ont vu leur hygiène de vie se dégrader ces dernières décennies. « C’est l’accumulation de ces facteurs qui crée le risque », souligne la Fédération française de cardiologie (FFC). »Le tabagisme est le facteur de risque majeur de l’infarctus du myocarde chez la femme jeune », précise toutefois le Professeur Daniel Thomas, président d’honneur de la FFC.

La pilule, facteur de risque. Outre ces comportements à risque, les femmes sont exposées à des facteurs typiquement féminins, à commencer par des facteurs hormonaux spécifiques tout au long de leur vie (contraception avec œstrogènes de synthèse, grossesse, ménopause).

Pour lutter contre les maladies cardio-vasculaires chez les femmes, la FFC a émis une série de recommandation comme la constitution d’un recueil de données spécifiques pour améliorer l’évaluation du risque cardio-vasculaire féminin (mode de contraception, ancienneté de la ménopause, quantification du stress, environnement socio-économique, etc.).

Source : Europe 1.

Tabac : le sevrage des additifs

Qu’appelle-t-on un additif du tabac ?

Les additifs du tabac sont :

  • les agents de texture
  • les agents de saveur
  • les conservateurs

ajoutés au tabac dans l’opération appelée sauçage. Un tabac sans additifs est aussi appelé « tabac naturel » puisqu’il ne contient rien d’autre que du tabac.

Tous les tabacs (avec ou sans additifs) contiennent de la nicotine, des goudrons et du monoxyde de carbone (CO).

Pas de dépendance à la nicotine :

Rappelons qu’il n’y a pas de dépendance physique à la nicotine seule et que ladépendance physique est celle de l’association additifs sucrés + nicotine. Donc unsevrage total des additifs en fumant (paradoxalement) exclusivement du tabac sans additifs (pendant au minimum 6 semaines) suffit pour ne plus avoir de manque physique !

Attention, passer directement du tabac avec additifs au tabac sans additifs est souvent difficile à vivre au bout de 15 jours/3 semaines. Ainsi, je conseille fortement de faire un sevrage progressif des additifs comme expliqué plus bas :

En effet, lorsque l’on est complètement dépendant ou addict à l’associationadditifs sucrés + nicotine, le sevrage total des additifs est parfois trop brutal. Il peut provoquer un vrai syndrome de manque pendant plusieurs jours ou semaines accompagné d’une augmentation du nombre de cigarettes fumées puisqu’on a beau fumer, on est toujours en manque d’additifs.
Après avoir fumé une sans additifs, le manque physique d’additifs persiste. Alors, on fait ce que l’on fait d’habitude: on fume une autre cigarette en espérant combler son manque comme autrefois, mais comme elle est aussi sans additifs, le manque persiste ce qui donne envie d’en fumer une autre, seule chose que l’organisme sait faire pour combler le manque physique d’additifs.
Ainsi, par ce phénomène, le nombre de cigarettes fumées peut augmenter considérablement jusqu’à parfois doubler.
Certain fumeurs voient avec le temps leur manque s’atténuer, alors que chez d’autres il reste toujours là même après des années de sans additifs !
Il semble que certains arrivent à diminuer la sensation de manque en alternant des sans additifs et des additifs, alors que chez d’autres au contraire l’alternance d’additifs et de sans additifs augmente la sensation de manque qui a tendance plutôt pour eux à diminuer avec le temps. Ainsi, les effets du sevrage ne sont donc pas les mêmes selon les personnes et chacun doit estimer par l’expérience la méthode de sevrage qui lui convient le mieux.

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Les additifs du papier :

Rappelons aussi que les cigarettes manufacturées (avec ou sans additifs dans le tabac) contiennent toutes des additifs dans le papier (qui donnent en général un léger manque physique). Chez certaines personnes, les additifs du papier peuvent provoquer une envie compulsive de fumer une autre cigarette. Ainsi, un sevrage des additifs se fait en roulant ses cigarettes avec du papier non gommé !

Le sevrage total des additifs :

Les additifs sucrés se transformant lors de leur combustion en acétaldéhyde qui est un antidépresseur IMAO des plus puissants qui soient, la dépendance est exactement celle de l’association antidépresseur IMAO + nicotine. Ainsi, le sevrage des additifs ne fonctionne pas pour les personnes déjà sous antidépresseur IMAO (ce qui est rare, les IMAO sont réservés à l’usage hospitalier). Dans ce cas, il faut s’orienter vers les gommes et patchs nicotiniques !

Si vous êtes sous antidépresseur non IMAO, la méthode doit fonctionner.

Le sevrage total des additifs du tabac est réalisable directement, mais est en généraldifficile à vivre au bout de 15 jours/3 semaines. En effet, c’est à ce moment là que l’on ressent un manque d’additifs pendant plusieurs semaines – voire moistout en fumant du tabac sans additifs !

La sensation étrange de n’avoir rien fumé après une cigarette sans additifs est le signe le plus marquant d’un manque d’additifs !
L’arrêt du tabac sans additifs se fait sans ressentir de manque physique ni prise de poids !

Les dépendances psychologiques et comportementales doivent, elles, faire l’objet d’un sevrage adapté.

Le sevrage progressif des additifs :

On peut aussi se sevrer progressivement des additifs comme montré dans l’exemple ci-dessous, où l’on suppose que la personne fume au départ des Marlboros Rouge. Cela permet de diminuer progressivement, de ralentir le besoin compulsif de cigarette.

  1. On fait le sevrage en diminuant uniquement le pourcentage d’additifs des cigarettes fumées, et en gardant constant le taux de nicotine.
  2. On continue de fumer la nouvelle marque pendant 15 jours/3 semaines obligatoirement (période pendant laquelle les additifs de l’ancien tabac font encore leurs effets) et on attend à partir de ce moment là que la consommation de cigarettes se stabilise.

    Dans l’exemple plus bas : si vous fumiez 2 paquets par jour de Marlboro, en passant aux Gauloises Blondes bleues, il faut attendre 15 jours/3 semaines minimum et d’en fumer autant ou moins que deux paquets par jour avant de passer aux Peter Stuyvesant Rouge.
    Et ainsi de suite. Le sevrage « additifs + nicotine » se fait ainsi progressivement et sans manque.

  3. Pour cela, à partir du tableau Office Excel que vous avez téléchargé (Voir menuTableaux des additifs), trier les données à partir des colonnes « Additifs totaux » et « Nicotine en mg » . Comment trier le tableau selon les additifs et la nicotine ?
  4. Si vous fumez des cigarettes manufacturées, alors veiller grâce à la liste à diminuer le pourcentage d’additifs et à conserver à l’identique (ou aux environs) le taux de nicotine comme montré dans l’exemple suivant d’un sevrage des additifs d’un fumeur de Marlboros Rouge :
    MARQUE  % ADDITIFS GOUDRONS NICOTINE CO
    MARLBORO rouge 9 % 10 mg 0,8 mg 10 mg
    GAULOISES Blondes bleues 6,5 % 10 mg 0,8 mg 10 mg
    PETER STUYVESANT Rouge 3 % 10 mg 0,8 mg 10 mg
    YUMA jaune 0 % 8 mg 0,8 mg 9 mg
  5. Lorsque l’on est arrivé à fumer des cigarettes manufacturées sans additifs (tabac naturel, 0 % d’additifs), il est nécessaire de poursuivre le sevrage en se sevrant des additifs du papier à cigarettes. Il faut alors rouler soi-même ses cigarettes avec du tabac à rouler naturel (sans additifs) et du papier à rouler sans additifs (non auto-combustible, éviter le Zig-Zag).
  6. On roule dans un premier temps avec du papier gommé (avec colle) JOB SUP AIR ou équivalent (éviter le RAW qui colle au sucre, celui-ci rendant dépendant). Puis quand on a appris à rouler, on roule au papier non gommé JOB (sans colle et donc sans additifs).

Durée du sevrage des additifs :

Le SEVRAGE est TOTAL lorsque l’on roule son tabac naturel avec du papier non gommé (sans colle), puisque ni le tabac, ni le papier ne contiennent d’additifs.
Entre six semaines et trois mois après le début de la fume du tabac naturel (selon les personnes), le sevrage des additifs est terminé, vous pouvez alors vous arrêter sans ressentir de manque physique ni prendre de poids.

Cas des e-cigs :

Les fumeurs ayant effectué le sevrage des addtifs du tabac ne doivent surtout pas se mettre à vapoter des e-cigs contenant de la nicotine.
En effet, les e-liquides contiennent très souvent des aldéhydes qui ont exactement le même effet que les additifs du tabac.

Si vous avez envie de vapoter, utilisez des e-liquides sans nicotine, ce qui empêche l’association aldéhydes+nicotine de créer la dépendance physique. En effet, les aldéhydes présents dans ces e-liquides vont réactiver immédiatement le manque physique et réduire à néant tous vos efforts.

Si malheureusement, vous êtes devenu accro à l’aldéhyde des e-cigs, il vous faudra tout en conservant le même fabricant de e-liquides, diminuer la dose de nicotine des e-liquides inhalée afin que l’association de ces deux produits deviennent moins opérante.

A mon avis, le même principe que pour les additifs du tabac doit logiquement s’appliquer, c’est à dire attendre 15 jours/3 semaines de vapotage avec un liquide avant de changer pour un e-liquide de la même marque moins dosé.

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Un site pour arrêter de fumer