société : journée des libertés de la femme, zoom sur le sexe féminin cet inconnu

Bonjour,

Nous célébrons aujourd’hui la journée dédiées aux libertés de la femme.

J’en ai fait l’historique, je mettrai le lien en fin d’article, alors je vais partager un article de Mathilde Debry, très d’actualité, hélas : Les Françaises sont encore mal à l’aise avec l’aspect de leur sexe !

Encore aujourd’hui, il règne un véritable tabou autour du corps des femmes, et l’intimité féminine n’est que trop rarement mise en valeur. « Dans l’art ? Alors que les statues ou les peintures d’hommes nus remplissent les musées, le sexe des femmes est habituellement caché. D’un point de vue éducatif ? Même l’école lui fait la tête, au point que certains manuels scolaires n’en fassent même pas mention. Les réseaux sociaux ? Actuellement, les réseaux sociaux censurent régulièrement certains contenus car ils ne font pas de différence entre l’expression sexuelle et l’exploitation sexuelle malgré l’émergence de contenus d’éducation sexuelle, contenus pour palier au cours que l’on aurait aimé avoir au lycée. Dans les médias ? Il faut attendre 1998 pour voir apparaître le premier sondage sur le clitoris », analyse Terpan Prévention, en s’appuyant sur les chiffres d’un nouveau sondage.

Les raisons de ce tabou

En France, plus d’1 femme sur 3 n’a jamais observé son intimité. 35% des sondées déclarent n’avoir jamais vu leur clitoris, et un autre tiers seulement une fois ou deux. Les raisons de ce tabou ? « Ce n’est pas beau », « Je n’ai pas ressenti le besoin de l’observer », ou encore « Je n’ai pas osé », expliquent les femmes de l’enquête.

En revanche, 4 femmes sur 5 savent situer leur clitoris. 53% d’entre elles déclarent l’avoir découvert de manière anatomique, et 43% l’ont identifié comme objet de plaisir.

Un manque d’enseignement de l’anatomie féminine

Concernant la masturbation, 24% des répondantes avouent que leur première expérience n’a eu lieu que vers 18 ans et plus. Elles sont aujourd’hui 45% à avoir connu leur première masturbation entre 13 et 14 ans, 17% entre 15 et 16 ans, et 14% entre 16 et 17 ans. 

Pour les sondeurs, ces chiffres s’expliquent par un manque d’enseignement de l’anatomie féminine. « La représentation que l’on se fait du sexe féminin passe surtout par les pornos », rappelle Kamal Yahiaoui, président de Terpan Prévention. « Il règne même encore aujourd’hui une sorte d’obscurantisme clitoridien. Alors que le corps masculin et son anatomie bénéficient d’une exposition assumée à travers le temps, le corps féminin et son intimité restent cachés », conclut Kamal Yahiaoui.

Danser encore : la version originale de Hk et celle de Marseille…..

Pour la journée de la femme : dansons pour la liberté !

Paroles pour le karaoké :

la version originale

Paroles de la chanson Danser encore par HK

copie de paroles.net

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Nous sommes des oiseaux de passage
Jamais dociles ni vraiment sages
Nous ne faisons pas allégeance
À l’aube en toutes circonstances
Nous venons briser le silence

Et quand le soir à la télé
Monsieur le bon roi a parlé
Venu annoncer la sentence
Nous faisons preuve d’irrévérence
Mais toujours avec élégance

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Auto-métro-boulot-conso
Auto attestation qu’on signe
Absurdité sur ordonnance
Et malheur à celui qui pense
Et malheur à celui qui danse

Chaque mesure autoritaire
Chaque relent sécuritaire
Voit s’envoler notre confiance
Ils font preuve de tant d’insistance
Pour confiner notre conscience

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords

Ne soyons pas impressionnables
Par tous ces gens déraisonnables
Vendeurs de peur en abondance
Angoissants, jusqu’à l’indécence

Sachons les tenir à distance
Pour notre santé mentale
Sociale et environnementale
Nos sourires, notre intelligence
Ne soyons pas sans résistance
Les instruments de leur démence

Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords
Oh, non non non non non non
Nous on veut continuer à danser encore
Voir nos pensées enlacer nos corps
Passer nos vies sur une grille d’accords


Paroles.net dispose d’un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

A Marseille

Christophe André, né en 1956 à Montpellier est un psychiatre/psychotérapeute français.

Je cite le Wiki : Il soutient sa thèse de doctorat en médecine à Toulouse en 1980, puis son mémoire de psychiatrie en 1982. De 1992 à 2018, il exerce à l’hôpital Sainte-Anne à Paris, au sein du service hospitalo-universitaire de santé mentale et de thérapeutique. Il est spécialisé dans la prise en charge des troubles anxieux et dépressifs, et tout particulièrement dans le domaine de la prévention des rechutes.

Chef de file des thérapies contemportementales cognitives, il a introduit la méditation comme moyen thérapeutique en psychothérapie.

Voici donc la vidéo où il exprime son avis sur les effets du confinement sur la santé mentale

Vous pouvez laisser en commentaire votre vécu du confinement, un partage est toujours enrichissant.

Bonne journée à vous.

Marie

Santé : le zinc indispensable en prévention !

Je relaye un billet d’information de Jean Marc Dupuis : Oui le zinc est une excellente prévention !

Covid : le zinc était bien nécessaire


Chère lectrice, cher lecteur,
Pendant des mois, les grands experts qui passaient à la télévision ont ridiculisé les “charlatans” de la santé naturelle, comme moi et tant d’autres, qui appelaient à prendre du zinc.

Sur Internet, il est même devenu interdit de faire la promotion du zinc contre le Covid : Facebook, Google ou Youtube coupent les comptes des personnes qui donnent ce conseil “non agréé” par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et les autorités sanitaires.Il faut lutter contre les “Fake news”, vous comprenez ?

Cela faisait des années que le rôle du zinc contre les virus était connu
Pourtant, cela faisait des années qu’on savait que le zinc ralentit la réplication et la reproduction de nombreux virus dans le sang.Bien entendu, la relation entre le zinc et le Sars-CoV-2 (le virus responsable du Covid-19) n’était pas connue. Pour cause, on venait à peine de découvrir le virus, il ne pouvait bien entendu pas y avoir d’études publiées à son sujet !Il était pourtant plus que raisonnable de conseiller à la population de prendre d’urgence une supplémentation en zinc. Cela ne coûte quasiment rien, il n’y aucun effet secondaire néfaste si l’on reste sous 15 mg par jour. Au contraire, il n’y a que des bienfaits complémentaires à en attendre, car de nombreuses personnes manquent de zinc.
Le zinc a de nombreuses vertus complémentaires !
Le zinc augmente la production de lymphocytes T et permet leur activation, ce qui permet de lutter contre les maladies infectieuses.
Il permet de fabriquer des prostaglandines anti-inflammatoires à partir des acides gras oméga-3 et 6.Le zinc permet aussi de préserver l’odorat et le goût, ce qui est particulièrement intéressant dans le cas du Covid (pour cette raison, on donne du zinc aux personnes en chimio ou radiothérapie, qui souvent perdent le goût et l’odorat).
Enfin, et c’est toujours très appréciable, le zinc donne une belle peau et de beaux cheveux. Il est efficace pour lutter contre l’acné, le psoriasis et l’eczéma. Il rend les cheveux plus robustes et leur donne de l’éclat.

Mais peu importe. Dans un mouvement unanime, les Autorités sanitaires sont restées dangereusement silencieuses sur ce sujet, et les rares experts ayant publiquement appelé la population à prendre du zinc ont été traités par des ricanements et du mépris, quand ils n’ont pas été tout simplement déprogrammés des émissions de télévision.Des médecins espagnols étudient le zinc chez les patients Covid et… devinez quoi !Des médecins de Barcelone (Espagne, Hospital Del Mar) ont toutefois réalisé une analyse rétrospective sur 611 patients Covid hospitalisés entre mars et avril 2020 [1].Parmi eux, ceux qui sont morts avaient en moyenne 43 microgrammes de zinc par décilitre de sang (43 mcg/dl), tandis que ceux qui ont survécu, la moyenne était de 63 mcg/dl, soit près de 50 % de plus.Plus les patients avaient de zinc, moins leur niveau d’inflammation (mesuré par le taux d’interleukines 6) était élevé, indiquant une gravité moindre de la maladie.

L’étude a constaté un risque 2,3 fois plus élevé de mourir chez les personnes ayant moins de 50 mcg de zinc par dl de sang :“Un taux de zinc faible lors de l’admission à l’hôpital est corrélé avec une inflammation plus forte durant la maladie, et un pronostic moins favorable. Le taux plasmatique de zinc à l’admission est associé au taux de mortalité due au Covid-19 dans notre étude.”Cette étude a été présentée lors de la Conférence ESCMID sur la maladie à coronavirus (ESCMID Conference on Coronavirus Disease).Comme pour la complémentation en vitamine D, les Autorités de Santé et les grands médias restent pour l’instant silencieux, tout l’espace étant apparemment occupé par les vaccins.Vitamine D et zinc sont pourtant plus faciles à trouver, moins chers, moins compliqués. Ce sont des substances naturelles bien connues de tous les thérapeutes qui se respectent. Ils ont, de plus, de nombreux effets bénéfiques sur la santé, en plus de leur effet favorable contre le Covid-19. Qu’est-ce qui bloque, alors ?Mystère.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis
Voilà, le zinc un précieux oligo élément peu onéreux et si utile à notre corps !

Nota : une forme est remboursée le rubozinc ™, sur prescription médicale.

Actualités : Clash Maître Carlos Brusa/Morandini

Les flacons destinés aux vaccins ont été commandés à l’avance, écoutez Maître Carlos Brusa !

Vidéo

Vous pouvez trouver l’émission entière avec ce lien :

Emission ehttps://www.jeanmarcmorandini.com/article-447938-peut-on-faire-confiance-au-vaccin-revoir-en-integralite-le-face-a-face-tendu-dans-morandini-live-sur-cnews-entre-le-dr-jean-michel-cohen-et-me-carlos-brusa-video.htmlntière

Bon visionnage à tous.

Prenez bien soin de vous.

Marie

Santé : Grippe, virus, refroidissement.. les bons réflexes naturels.

La clé de votre santé est dans vos mains, donc évidemment celle de votre immunité naturelle.

Vous pouvez la booster :

– en mangeant sain et équilibré,

avoir un exercice physique régulier

rire, chanter, danser…

méditer, prendre le temps de respirer.

Il est important aussi de rester Zen ! évitez les informations anxiogènes distillées par les médias, Télévision et journaux ou autres, faites confiance à votre corps, votre système immunitaire est présent dès votre naissance !

Les Boost

A titre préventif pendant la période où nous sommes tous plus fragile prenez de la vitamine D, du Zinc, de la vitamine C, du magnésium. Prenez en régulièrement le résultat en dépend.

Les premiers secours si coup de froid

1 – Les plantes

Le thym en infusion

La mélisse, l’eucalyptus radiata pour les voies respiratoires hautes et le globulus pour les poumons.

L’artemisia annua

L’huile de nigelle entretient également les défenses immunitaires, selon les pays arabe : « elle guérirait de tout sauf de la mort »

L’extrait de pépins de pamplemousse

2 – Les Huiles essentielles :

Le ravintsara, la cannelle, le niaouli, le saro, l’eucalyptus, l’origan

J’ai développé les huiles essentielles dans cet article :

Mon article anti refroidissement

Autres remèdes élaborés

Le vinaigre des 4 voleurs

L’approche médicamenteuse si le reste a échoué :

 Si vous êtes une personne a risque, consulter votre médecin et essayez d obtenir de l artemisia ou de l’ivermectine, de l’azithromycine (antibiotique) ou de l’hydroxychloroquine (equivalente à l’ivermectine)….les médecins peuvent a nouveau prescrire !

Alors bonne santé à tous ! nous en sommes les premiers acteurs et notre corps a des capacités extraordinaires !

Marie

Cet article ne remplace pas une consultation médicale ! mais il peut vous aider à ne pas arriver là !

Humeur : André Comte-Sponville: « J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire »

Bonjour,

j’ai repris cet article initialement au début du premier confinement, je parlais déjà de dérive dictatoriale… Hélas vérifiée depuis.

Il s’avère aussi que bien des éléments se sont rajoutés, on peut citer la désinformation venant de médias subventionnés, les scientifiques achetés par les laboratoires… un Vaxx qui est très peu testé et tue ou handicape… il tient de la thérapie génique plus que d’une protection contre un pseudo virus.

Année 2020 à l’actualité chargée ! Je gage que le début de 2021 va aussi déménager !

Bon courage à tous ! Prenez soin de vous ❤️

Je n’ai pas pris la plume depuis le début du confinement, cependant je désire partager dans quelques articles des jalons sur cette crise sanitaire ou dictatoriale !

Je mets en avant un point de vue que je partage, c’est un article de Simon Brunfaut publié dans l’écho.

Le philosophe André Comte-Sponville nous livre ses impressions sur la crise sanitaire actuelle et s’insurge contre le politiquement correct.

Figure incontournable de la pensée française contemporaine, André Comte-Sponville a rendu la philosophie populaire. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, il a notamment publié le fameux « Petit traité des grandes vertus », qui s’est vendu à des milliers d’exemplaires. Entretien.

La grippe de 1968 – « grippe de Hong Kong » – a fait environ un million de morts, dans l’indifférence quasi générale. Pourquoi, cinquante ans plus tard, nos sociétés réagissent-elles de manière totalement différente face à la menace du coronavirus?

La grippe dite « asiatique », en 1957-1958, en avait fait encore plus, et tout le monde l’a oubliée. Pourquoi cette différence de traitement? J’y vois trois raisons principales. D’abord la mondialisation, dans son aspect médiatique: nous sommes désormais informés en temps réel de tout ce qui se passe dans le monde, par exemple, chaque jour, du nombre de morts en Chine ou aux États-Unis, en Italie ou en Belgique… Ensuite, la nouveauté et le « biais cognitif » qu’elle entraîne: le Covid-19 est une maladie nouvelle, qui, pour cette raison, inquiète et surprend davantage. Enfin une mise à l’écart de la mort, qui la rend, lorsqu’elle se rappelle à nous, encore plus inacceptable.

Notre rapport à la mort a-t-il changé? La mort est-elle devenue en quelque sorte inacceptable aujourd’hui?

Elle l’a toujours été, mais comme on y pense de moins en moins, on s’en effraie de plus en plus, lorsqu’elle s’approche. Tout se passe comme si les médias découvraient que nous sommes mortels! Vous parlez d’un scoop! On nous fait tous les soirs, sur toutes les télés du monde, le décompte des morts du Covid-19. 14.000 en France, à l’heure actuelle, plus de 4.000 en Belgique… C’est beaucoup. C’est trop. C’est triste. Mais enfin faut-il rappeler qu’il meurt 600.000 personnes par an en France? Que le cancer, par exemple, toujours en France, tue environ 150.000 personnes chaque année, dont plusieurs milliers d’enfants et d’adolescents? Pourquoi devrais-je porter le deuil des 14.000 mors du Covid 19, dont la moyenne d’âge est de 81 ans, davantage que celui des 600.000 autres? Encore ne vous parlais-je là que de la France. À l’échelle du monde, c’est bien pire. La malnutrition tue 9 millions d’êtres humains chaque année, dont 3 millions d’enfants. Cela n’empêche pas que le Covid-19 soit une crise sanitaire majeure, qui justifie le confinement. Mais ce n’est pas une raison pour ne parler plus que de ça, comme font nos télévisions depuis un mois, ni pour avoir en permanence « la peur au ventre », comme je l’ai tant entendu répéter ces derniers jours. Un journaliste m’a demandé – je vous jure que c’est vrai – si c’était la fin du monde! Vous vous rendez compte? Nous sommes confrontés à une maladie dont le taux de létalité est de 1 ou 2% (sans doute moins, si on tient compte des cas non diagnostiqués), et les gens vous parlent de fin du monde.

Emmanuel Macron a rappelé dans son dernier discours que « la santé était la priorité ». La santé est-elle devenue la valeur absolue dans nos sociétés?

Hélas, oui! Trois fois hélas! En tout cas c’est un danger, qui nous menace. C’est ce que j’appelle le pan-médicalisme: faire de la santé (et non plus de la justice, de l’amour ou de la liberté) la valeur suprême, ce qui revient à confier à la médecine, non seulement notre santé, ce qui est normal, mais la conduite de nos vies et de nos sociétés. Terrible erreur! La médecine est une grande chose, mais qui ne saurait tenir lieu de politique, de morale, ni de spiritualité. Voyez nos journaux télévisés: on ne voit plus que des médecins. Remercions-les pour le formidable travail qu’ils font, et pour les risques qu’ils prennent. Mais enfin, les experts sont là pour éclairer le peuple et ses élus, pas pour gouverner.

Cette crise est-elle révélatrice de notre finitude et de notre vulnérabilité?

Finitude et vulnérabilité font partie de notre condition. Personne ne l’avait oublié, sauf, peut-être, quelques journalistes… Tant mieux s’ils redeviennent plus lucides!

INTERVIEW | Charles Michel: « Après cette crise, si nous posons les bons choix, nous serons plus forts »

Cette épidémie nous place devant l’inconnu. Nous allons plus que jamais devoir apprendre à vivre avec l’incertitude?

Il suffit de vivre. L’incertitude, depuis toujours, est notre destin.

Certains ont parlé d’une espèce de « vengeance de la nature » au sujet de cette épidémie. Est-elle le signe, selon vous, d’un déséquilibre profond entre l’être humain et son environnement?

Parler d’une vengeance de la nature, c’est une sottise superstitieuse. En revanche, qu’il y ait un déséquilibre entre l’homme et son environnement, ce n’est que trop vrai. Cela s’explique à la fois par la surpopulation – nos enfants ne meurent plus en bas-âge: on ne va pas s’en plaindre – et la révolution industrielle, grâce à laquelle la famine a disparu de nos pays et a formidablement reculé dans le monde: là encore, on ne va pas s’en plaindre. Mais la conjonction de ces deux faits nous pose des problèmes énormes. Le réchauffement climatique fera beaucoup plus de morts que le Covid-19!

Par son caractère planétaire, cette crise nous force-t-elle à repenser la mondialisation ainsi que les liens entre les États? Peut-elle déboucher, selon vous, sur une nouvelle donne géopolitique?

Moi, ce qui me frappe, c’est d’abord la formidable coopération, à l’échelle du monde, de nos scientifiques, et les progrès très rapides qu’ils font, par exemple pour trouver le code génétique de ce virus et chercher un vaccin et un traitement. Ce n’est pas la mondialisation qui crée les virus. La peste noire, au 14e siècle, a tué la moitié de la population européenne, et la mondialisation n’y était pour rien. En revanche, ce que cette crise nous apprend, c’est qu’il est dangereux de déléguer à d’autres pays, par exemple à la Chine, les industries les plus nécessaires à notre santé. Bonne leçon, dont il faudra tenir compte!

Certaines voix s’élèvent pour critiquer le blocage économique, qui pourrait créer des dégâts immenses, pires peut-être que le virus lui-même… Qu’en pensez-vous?

J’en suis d’accord, et c’est ce qui m’effraie. Je me fais plus de soucis pour l’avenir professionnel de mes enfants que pour ma santé de presque septuagénaire. La France prévoit des dépenses supplémentaires, à cause du Covid et du confinement, de 100 milliards d’euros. Je ne suis pas contre. Mais qui va payer? Qui va rembourser nos dettes? Nos enfants, comme d’habitude… Cela me donne envie de pleurer.

Cette crise aura-t-elle un impact à plus long terme sur nos libertés?

Le confinement est la plus forte restriction de liberté que j’aie jamais vécue, et j’ai hâte, comme tout le monde, d’en sortir. Pas question, sur le long terme, de sacrifier la liberté à la santé. J’aime mieux attraper le Covid-19 dans un pays libre qu’y échapper dans un État totalitaire!

Au sujet de l’après-crise, certains réclament le retour à la normale et au monde d’avant, tandis que d’autres prédisent un monde nouveau…

Le monde d’avant ne revient jamais. Essayez un peu de revenir aux années 1970… Mais à l’inverse, on ne recommence jamais à partir de zéro. L’histoire n’est jamais une page blanche. Ceux qui croient que tout va rester pareil se trompent. Ceux qui croient que tout va changer se trompent aussi.

INTERVIEW | Jonathan Holslag (sinologue): « Le problème n’est pas la Chine: c’est nous-mêmes »

On a vu se développer des mouvements de solidarité, notamment envers les ainés, ainsi qu’une plus grande reconnaissance envers le personnel soignant et d’autres professions souvent dévaluées. Ces comportements altruistes peuvent-ils s’inscrire naturellement dans la durée ou faudra-t-il leur donner un cadre légal et politique pour les faire exister à plus long terme?

L’altruisme ne date pas d’hier. L’égoïsme non plus. Ils continueront donc de cohabiter, comme ils le font depuis 200.000 ans. Donc oui, comptons sur la politique et le droit plutôt que sur les bons sentiments. Quant à nos aînés, leur problème ne commence pas avec le Covid-19. Vous êtes déjà allé dans un EHPAD? Le personnel y fait un travail admirable, mais quelle tristesse chez tant de résidents. Pardon de n’être pas sanitairement correct. En France, il y a 225.000 nouveaux cas de la maladie d’Alzheimer chaque année, donc peut-être dix fois plus que ce que le Covid-19, si le confinement fonctionne bien, risque de faire. Eh bien, pour ma part, je préfère être atteint par le coronavirus, et même en mourir, que par la maladie d’Alzheimer!

Le confinement est-il le moment opportun pour réfléchir à nos modes de vie? De quelle manière la philosophie peut-elle nous aider en cette période?

Tous les moments sont opportuns pour philosopher. La philosophie peut nous aider en nous poussant à réfléchir, à prendre du recul, plutôt que de nous laisser emporter par nos émotions – à commencer par la peur – et le politiquement correct.

Quels sont les enseignements positifs que nous pouvons tirer de cette crise?

J’en vois trois principaux. D’abord l’importance de la solidarité: se protéger soi, c’est aussi protéger les autres, et réciproquement. Ensuite le goût de la liberté: quel plaisir ce sera de sortir de cette « assignation à résidence » » qu’est le confinement! Enfin l’amour de la vie, d’autant plus précieuse quand on comprend qu’elle est mortelle. Gide l’a dit en une phrase qui m’a toujours frappé: « Une pas assez constante pensée de la mort n’a donné pas assez de prix au plus petit instant de ta vie. » Le Covid-19, qui fait que nous pensons à la mort plus souvent que d’habitude, pourrait nous pousser à vivre plus intensément, plus lucidement, et même – lorsqu’il sera vaincu – plus heureusement.