Promenade bretonne : chapelle de Lospars – Walk in Brittany

Jolie excursion pour ce week end de printemps, la chapelle de Lospars en Châteaulin :

Elle se dresse au cœur d’une petite clairière.

La chapelle fut construite au XVIe siècle sur plan rectangulaire, puis reconstruite en 1699 et en 1884. Abandonnée et en ruines, elle fut sauvée en 1989, à l’initiative de Pierre Doux et du comité de sauvegarde.

Sur la façade extérieure, au-dessus de la statue de saint Compars, on observe  les armoiries de la famille noble de Trésiguidy. A l’extérieur, l’enclos planté de vieux chênes fait office de porche et une croix monumentale du XVIIe siècle subsiste. La chapelle qui abrite une exposition de vêtements et d’objets religieux, est vouée au culte de saint Compars, patron et guérisseur des animaux.
À découvrir : bénitier ancien de style gallo-romain, vitraux, et triptyque de Yves Drénou.

Chaque année, le pardon a lieu de lundi de la Pentecôte.
Messe à 10h30, suivie de la bénédiction des animaux à 11h30.

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La chapelle en son enclos arboré
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Lospars une superbe chapelle bretonne
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dans l’enclos de la chapelle cette superbe croix celte

Autre belle visite :

Promenade en Bretagne/Walk in Brittany : La chapelle de Saint Aubin un joyau caché

Promenade en Bretagne/Walk in Brittany : La chapelle de Saint Aubin un joyau caché

Je vous avais laissé sur les bords de l’Aulne à Port Launay.

Voilà, maintenant nous avons grimpé le Roz Lanvaïdic, sur cette même Commune. Là, au sein d’un hameau de ferme se dresse un joyau, la chapelle de Saint Aubin.

Le clocher est branlant, les pierre en tombent, la porte orientée à l’ouest est trouée, pourtant que cette chapelle est belle.

Elle est protégée par les Monuments Historiques, mais aurait grandement besoin de soins.

Eléments protégés :
La chapelle en totalité, son calvaire et son enclos comprenant murs et sol d’assiette (cad. AD 67) : inscription par arrêté du 16 novembre 2011

Période de construction : Troisième quart du 17ème siècle

Propriété de la commune de Port Launay. (en breton : Meilh-ar-Wern, en français : moulin de l’Aulnaie)

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La chapelle de Saint Aubin dans le Hameau de Lanvaïdic à Port Launay
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Chapelle de Saint Aubin le clocher si joli, dont les pierres tombent.
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Saint Aubin, la porte principale trouée laisse entrevoir un vitrail rénové.
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Saint Aubin, coté Nord Est la chapelle a un superbe calvaire.

Autre promenade, le joli port de Port Launay … another nice walk in Brittany :

 

Promenade bretonne -Walk in Brittany : Port Launay

Promenade bretonne -Walk in Brittany : Port Launay mignon petit port

Je vous offre ce dimanche une image de la Bretagne

Au fil de mes promenades je reviens des images plein la tête et mon appareil photo…

Je partage…

Ici une vue peu commune de la Commune de Port Launay.

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Port-Launay est une commune située sur la rive droite de l’Aulne. En cet endroit l’Aulne est canalisée et soumise au régime des plus hautes marée. Une écluse est en Port Launay, l’écluse de Guilly Glaz, elle est munie d’un barrage mobile depuis quelques années. L’Aulne se jette au fond de la Rade de Brest.

La commune de Port Launay est toute petite, environ 2 km carrés, et compte moins de 400 habitants.

Elle est dans le Parc Naturel Régional d’Armorique.

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port-launay-hiver-superbe

Une autre jolie découverte :

Suite de la promenade.. another Walk : chapelle de Saint Aubin

 

 

 

 

Santé : L’exercice physique agirait comme un anti-inflammatoire

De toutes mes expériences, il ressort que je me sens bien mieux après une bonne marche à pied dans la journée ou une promenade à vélo ou alors une séance de natation.

Une étude menée par la faculté de médecine de San Diego apporte un éclairage nouveau sur les effets anti-inflammatoires d’une activité physique modérée.

Les scientifiques de l’université de San Diego, en Californie, se sont penchés sur les bénéfices sur la santé d’une activité physique modérée. Si les bienfaits de l’activité physique régulière ne sont plus à démontrer, cette étude vient apporter un éclairage nouveau. Elle a porté sur 47 participants que les scientifiques ont fait marcher sur un tapis roulant à un niveau d’intensité adapté à la forme physique de chacun. Les candidats ont subi un prélèvement sanguin avant et après chaque séquence d’exercice.

Dans leur publication, les chercheurs décrivent les réactions en chaîne qui se succèdent au cours de l’effort physique. Le système nerveux sympathique est activé et des hormones, l’adrénaline et la noradrénaline, sont sécrétées. Outre cette sécrétion hormonale, la fréquence cardiaque augmente ainsi que la pression artérielle.

Stimuler le système immunitaire

La grande trouvaille des scientifiques américains est à chercher du côté des récepteurs adrénergiques activés par l’adrénaline et la noradrénaline. Ces récepteurs possèdent des cellules immunitaires, leur stimulation par l’adrénaline et la noradrénaline enclenche une réaction immunologique. Cette réaction régule la sécrétion de cytokines dont l’une d’entre elles appelée TNFα est plus particulièrement en lien avec les mécanismes inflammatoires.

Ainsi, 20 minutes  d’exercice permettraient de diminuer de 5 % la production de cellules immunitaires qui stimulent la production du TNFα. Et, bonne nouvelle, l’exercice n’a pas besoin d’être intense pour déclencher ce mécanisme, ainsi, entre 20 et 30 minutes de marche rapide seraient suffisantes. Cette étude bouscule une nouvelle fois l’idée reçue que le repos est nécessaire en cas d’inflammation, notamment de l’arthrose de genou. Une activité physique modérée est plus que jamais recommandée.

Stéphane Demorand pour Le Point.

 

 

Brest 2016 :superbe moment de partages entre marins de tous horizons….

Les fêtes maritimes de Brest 2016 je les attendais, pour rien au monde je n’aurais voulu les manquer… elles ne m’ont pas déçue, bien au contraire le « melting pot » de tant de nationalités de marins, la fraternité, les belles  images, les moments où le temps s’arrête et tout cela sous un ciel uniformément bleu, le paradis, la fête, des moments à graver dans le marbre.

Nous sommes arrivés à la mi-journée, allez les pirates d’eau douce, à l’abordage… nous descendons vers l’arsenal par la porte près de la tour Tanguy, déjà du haut le spectacle est magique, ce n’est que le début.

 

 

Sur le quai, après le contrôles  de sécurité nous sommes dans la fêtes, musique, foule, bateau, soleil…. et c’est parti pour la visite.

Nous allons traverser le pont métallique qui enjambe l’arsenal pour arriver près du fort Vauban qui domine la Penfeld, ce fort abrite aussi la Préfecture Maritime de Brest.

 

Dans le port la fête bat son plein, au niveau de l’arsenal, les bateaux sont très bien mis en valeurs dans le cadre resserré de cet arsenal militaire transformé en chaudron maritime de fête pour le temps arrêté de ce Brest 2016, même si certains voiliers paradent en rade le spectacle est fort en couleurs et incite au voyage.

Les mats des voiliers, dressés vers le ciel donnent des envies d’ailleurs, les couleurs des coques se juxtaposent comme sur une toile d’artiste, le château de Brest et son granit gris sert d’écrin à ces beautés.

Nous avançons dans la foule, notre but en prendre plein les yeux.

Il y a une queue énorme  pour visiter l’Hermione, c’est bien trop long nous passerons notre chemin. Au passage j’admire cette reconstitution du bateau de Lafayette, que de beauté !

Juste à coté l’étoile du Roy, magnifique lui aussi, ces grands voiliers sont un régal pour les yeux.

Après avoir longé ces merveilles, nous allons passer par le souterrain qui court sous le Château pour rejoindre l’autre partie de la fête dans le port de commerce. L’attente est longue là aussi mais elle vaut le coup, après le passage du souterrain on longe la mer, nous sommes alors au plus près pour mater au passage les bateaux qui paradent à l’entrée de l’arsenal, de là la vue sur la rade et le port est aussi exceptionnelle.

Nous continuons, le spectacle est partout, des enfants ici s’initient au paddle, plus loin il y a une démonstration de plongée avec scaphandre.

La fête est tout au long des quais, les bateaux sont pavoisés, nous descendons plus près des coques, c’est génial, le spectacle est encore plus beau.

 

Nous allons ainsi longer peu à peu tout le port, éperon après éperon, le spectacle maritime haut en couleurs est partout et se réinvente au fil de la marche.

Les marins de toutes  nations se mêlent avec harmonie et bonheur, c’est superbe, un hommage à la différence.

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La poupe d’un superbe bâteau hollandais, vue des pontons

 

Oui, ce point de vue des pontons mérite le coup d’oeil, nous ressentons une immersion dans la fête, ce monde des bateaux que j’adore.

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La proue du même bateau, une de mes photos préférées, car tout est dans le détail.

 

 

Après la remontée (à regrets des pontons le spectacle continue) voici un 4 mats superbe et pavoisé, oh comme j’ai envie de prendre le large !

 

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Alignement et méli mélo de voiles, n’est ce pas génial !
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Insolite, sur le quai : le Tarzan

Au fil de nos pas le spectacle des bateaux se dévoile, nous allons traverser la passerelle pour aller vers le village indonésien sur le dernier éperon du port, là sont également mouillés les bateaux russes.

 

Mais hommage à un bateau unique, le remorqueur Abeille bourbon, celui qui surveille le  rail d’Ouessant,  il est beau et fort, grâce à lui et au courage de ses marins bien des vies ainsi que la  nature sont préservés.

 

 

Approche des bateaux russes et du village russe.

 

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Jolie manœuvre dans le port

Bateaux de tous horizons mêlés, le spectacle est partout

 

Suite de la fête :

Brest 2016 : fête de la mer en nuances de douceur

Nature : « L’air n’est pas respirable » : la carte de France des victimes des pesticides

L’association Générations Futures publie une carte interactive où l’on peut lire les témoignages de 400 personnes exposées aux pesticides sur tout le territoire français.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

Générations Futures, association nationale de défense de l’environnement agréée depuis 2008 par le ministère de l’Ecologie, publie ce jeudi 21 avril une carte interactive qui livre 200 témoignages de professionnels ou de riverains victimes des pesticides. 200 témoignages supplémentaires, en cours de validation, devraient compléter la carte. A terme, l’association souhaite mettre en place une coordination nationale d’aide regroupant des organisations d’aide aux victimes.

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Lien vers la carte interactive :

Carte interactive des victimes des pesticides

Maux de tête, allergies, asthmes…

L’ambition de cette carte est de prouver que l’ensemble du territoire est exposé à des produits nocifs pour l’homme qui peuvent provoquer maux de tête, allergies, asthmes et irritations. Voire favoriser le développement de cancers du poumon, de l’intestin ou de la prostate, de leucémies ou de maladies de Parkinson.

Patrick, agriculteur alsacien qui utilisait des pesticides, a développé un Parkinson précoce à l’âge de 35 ans. Laurent, ancien salarié d’une entreprise agroalimentaire dans les Côtes d’Armor a, quant à lui, été licencié pour inaptitude à cause d’une hypersensibilité aux produits chimiques multiples développée au contact de céréales traitées avec des pesticides.

100.000 tonnes de pesticides dangereux

Le 20 mars 2016, l’agence internationale de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (IARC) a désigné cinq pesticides aux effets cancérogènes. L’herbicide glyphosate, présent dans le produit Roundup, et les insecticides malathion et diazinon ont été classés « cancérogènes probables chez l’homme » par l’association. Les insecticides tetrachlorvinphos et parathion sont, quant à eux, considérés comme des « cancérogènes possibles ».

Mais les preuves concernant le lien entre le développement de ces maladies et l’exposition aux pesticides ne sont pas suffisamment solides pour que ces produits fassent l’objet d’une interdiction en France. La plupart des agriculteurs peinent à faire reconnaître leur maladie de Parkinson ou leur cancer comme maladie professionnelle due à l’exposition aux pesticides.

D’après une enquête menée par « Cash Investigation », diffusée sur France 2 le 2 février dernier, 100.000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l’homme sont utilisés chaque année en France.

M. H.

Liens vers des articles antérieurs sur les pesticides :

Cash Investigation : “20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole”

Pesticides, un vigneron témoigne : « Viticulteur, je contamine mes voisins, mes ouvriers et moi »

Les pesticides qu’est ce que c’est ?

 

En Mongolie, un hiver extrême décime les cheptels et menace les éleveurs

Un phénomène climatique exceptionnel caractérisé par un hiver extrêmement rigoureux a déjà décimé dans les steppes mongoles des centaines de milliers d’animaux d’élevage, mais l’aide internationale reste insuffisante et le catastrophique bilan ne cesse de s’alourdir, a averti la Croix-Rouge vendredi.

La Mongolie est frappée cette année par un « dzud », phénomène climatique caractérisé par une vague de froid extrême en hiver faisant suite à un été caniculaire, a expliqué la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge (IFRC).

La raréfaction des pâturages pendant les mois estivaux empêche les chèvres, moutons et vaches de se nourrir suffisamment pour supporter ensuite les rigueurs hivernales, lorsque les températures tombent sous les 50 degrés Celsius. Un givre et un enneigement excessif viennent encore compliquer l’accès des animaux aux couches de verdure.

Plus de 350.000 animaux ont déjà péri de faim et de froid, selon les dernières statistiques en date de la mission des Nations-Unies dans le pays, rapporte l’IFRC.

Et ce n’est qu’un début: « Nous ne sommes à l’heure actuelle qu’à un tiers de la catastrophe », a indiqué à l’AFP Hler Gudjonsson, responsable de communication de l’organisation en Asie orientale, suggérant que le pire reste à venir.

Un désastre de grande ampleur dans ce pays peu densément peuplé où un habitant sur trois vit de l’élevage.

Dans une vidéo diffusée par l’IFRC, on voit des éleveurs rassemblant des carcasses de chèvres en un grand tas au milieu de la steppe, où le sol est jonché de crânes, côtes et autres os d’animaux.

Bayankhand Myagmar, une éleveuse de 50 ans dont la fille est handicapée et le mari malade, explique dans cette même vidéo qu’elle a déjà perdu 400 de ses 700 animaux: elle s’était endettée pour accroître son cheptel, misant sur le cachemire produit pour rembourser ses créances ; un espoir désormais envolé.

« Si (les chèvres) s’affaiblissent et meurent devant mes yeux, c’est très difficile à supporter. J’ai essayé de les sauver mais je n’y suis pas parvenue », confie-t-elle en pleurant. « C’est l’hiver le plus rigoureux que j’ai jamais connu ».

L’IFRC a lancé un appel pressant en vue de débloquer une aide internationale d’au moins 800.000 dollars pour soutenir environ 25.000 des éleveurs les plus vulnérables. Mais plus de deux semaines plus tard, moins de la moitié de cette somme a pu être réunie.

« Nous avions déjà conscience en novembre de ce qui allait se passer, mais nous savions bien qu’il était impossible de commencer à lever des fonds pour répondre à quelque chose qui n’était pas encore arrivé », soupire M. Gudjonsson.

Et de reconnaître que le caractère lent et peu spectaculaire du phénomène rend plus difficile de sensibiliser l’opinion: « Ce n’est pas un tsunami, ce n’est pas un séisme, ce n’est pas une catastrophe naturelle soudaine. C’est une situation qui s’installe sur le long terme ».

Les conséquences sont pourtant bien réelles et souvent tragiques: « Nous nous attendons à voir un nombre très important de familles qui auront tout perdu, et qui passeront (en l’espace d’un hiver) de la prospérité à la pauvreté », insiste M. Gudjonsson.

La perte de leur cheptel prive les familles d’éleveurs de leurs moyens de subsistance, les obligeant à émigrer vers les centres urbains, en lisère desquels elles installent leurs tentes, survivant sans infrastructures de base et la plupart de temps sans emploi.

Pesticides, un vigneron témoigne : « Viticulteur, je contamine mes voisins, mes ouvriers et moi »

Mardi soir après avoir regardé Cash Investigation France 2, Philippe, viticulteur de l’Entre-deux-Mers, a eu une nuit agitée, et en a fait part sur Facebook. Rue89 Bordeaux a recueilli son témoignage, qu’il a souhaité garder anonyme.

Je suis vigneron depuis 14 ans et mon père l’a été 30 ans de plus avant moi. Je sais que les produits utilisés polluent, malgré la réduction de dose que je m’impose, malgré le recours le plus possible aux produits homologués bio. Je me contamine, je contamine mes ouvriers et mes voisins.

Je suis en colère et victime car, en 2006, j’ai perdu ma mère à 51 ans d’une leucémie. Elle était en permanence dans les vignes et hier soir (mardi, NDLR) il a été démontré que la leucémie était une maladie courante pour notre population. Victime, car étant dans une AOC (appellation d’origine contrôlée) avec une concurrence tellement forte, je n’arrive pas à augmenter mon prix de vente susceptible de me garantir une rentabilité autrement que par ce mode de production. Et là je parle de la masse !

Il faut qu’on aille plus loin. Notre population agricole est vieillissante (plus de 50% de nos agriculteurs ont plus de 50 ans) et elle aimerait arriver à la retraite sans qu’on les emmerde encore une fois ! Alors on fait quoi ?

Nos chers élus doivent imposer des conditionnalités d’aide et de vrais coups de pouce pour une culture plus raisonnable. A mon sens, 90 % des viticulteurs font de la lutte raisonnée. On doit aider à hauteur de 80% l’achat de pulvérisateur anti-dérive qui permet de réduire de 60 % les résidus dans l’atmosphère. Comment se fait-il qu’un pulvérisateur classique coûtant 12 à 15000 euros revient à 30000 euros une fois que le constructeur a mis des panneaux en plastique autour du rang ? On aide ce type d’achat, mais comme pour les panneaux photovoltaïque, les constructeurs se gavent de l’autre côté et empêchent la vulgarisation de ces machines.

Ces députés qui participent à l’omerta

Les vignerons sont prêts, mais pas à être des bêtes de somme. Je veux bien travailler 70 h par semaine pour un Smic alors que les autres sont à 35h et partent le week-end en me faisant coucou depuis leur voiture. Mon père, né en 1955, a vu son père se tuer à la tâche. J’ai failli ne pas faire ce métier car j’ai vu mon père se tuer à la tâche. Les vignerons seront prêt à y aller si leur qualité de vie ne diminue pas.

Est-ce qu’on est prêt à payer le vin plus cher car une année a été plus compliquée et qu’il nous faut de la trésorerie pour tenir ? Pour que je puisse faire du bio, il me faudrait 400000 euros en banque, en protection, en placement, pour assurer mes arrières.

Le plus gênant, ce sont les députés et sénateurs à table avec le gars de Syngenta et qui sont les plus virulents pour virer Madame Lucet de la pièce. Ils participent à l’omerta.

Comment se fait-il que des préparateur de purin et autre produits dit de substitution n’arrivent pas à avoir d’homologation dans des temps corrects pour que nous puissions arrêter le Folpel (un pesticide cancérigène, NDLR) ? Comment se fait-il que l’on favorise aujourd’hui l’agrandissement de propriétés (…) et que nos petites structures souffrent alors que nous, petit agriculteurs,  sommes les plus à même de maintenir haies, petites parcelles et biodiversité ?

Plus de formation à la bio

Pour ne plus impacter l’environnement, on a investi dans une station d’épuration pour mes produits œnologiques, 12000 à 20000 euros pour mettre aux normes les produits phytosanitaires, et 30000 euros pour un pulvérisateur. Avec les aides, j’aurai encore 25000 euros à débourser.

Les aides existent pour les pulvérisateurs mais les prix sont exorbitants, aussi chers que les atomiseurs classiques mais en plus contraignants. Il faudrait au moins 80% d’aide sur ces appareils là. Mais il faut surtout obliger les industries de produits phytosanitaires à nous offrir des produits plus sains car sinon ce sera encore le contribuable qui paiera par le biais des aides !

Toute la formation pour les actuels ou futurs ouvriers n’intègre rien ou presque sur l’agriculture biologique. ça commence par là. Moi, si j’utilise peu de produits biologiques, c’est parce que je ne les connais pas tous et je ne suis pas sûr de savoir bien les utiliser.

Bouc émissaire, on est aussi coupable

Pendant 30 ou 40 ans, on nous a formé pour vinifier et travailler avec nos produits actuels. Pour faire marche arrière, il va falloir 30 ans. Un sol qui ne vit pas, qui n’a pas son écosystème en place – la vigne n’étant pas autosuffisante – perd la moitié de son rendement. Ça doit repartir du sol. Alors petit à petit, on refait des semis, on met de l’engrais vert. C’est un travail avec un objectif sur dix ans. Une reconversion d’une parcelle sur trois ans, je n’y crois pas forcément.

Aujourd’hui, je pense que beaucoup d’entre-nous sont prêts à changer, mais pas contre notre qualité de vie. Nous ne sommes pas prêts à payer à la place de ces grands groupes. Toujours est-il que l’on s’empoisonne et que l’on empoisonne nos voisins et nos enfants et que les vignerons susceptibles de changer ça ne sont pas incités, contrairement aux années 1970 où on les a poussés vers le tout chimique !

On est en première ligne. Boucs émissaires, on est aussi coupables. On fait l’autruche mine de rien. J’ai appelé un ou deux copains pour savoir s’ils ont regardé l’émission mais ils ont préféré ne pas regarder en disant : « On sait qu’on va encore dire que nous sommes les vilains. » Il faut mettre tout le monde autour de la table sans accuser personne sauf le vrai responsable : les producteurs des produits phytosanitaires.

Article de rue89 : les vignerons réagissent cash

Cash Investigation : « 20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole »

L’affaire fait grand bruit. Au cours de l’émission « Cash Investigation » diffusée mardi 2 février sur France 2, une carte de France représentant, dans le détail et par département, les ventes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l’homme a été dévoilée. Le porte-parole de l’association Générations Futures François Veillerette, qui a conseillé les journalistes auteurs de l’enquête, revient pour « l’Obs » sur ce véritable « travail de titans ».

 

 

carte 1

 

Pourquoi les départements de la Marne, de la Gironde et de la Loire-Atlantique sont-ils les plus touchés par les pesticides ?

– La raison est simple. Elle s’explique par la nature des cultures dominantes de ces territoires. La Gironde possède une importante surface viticole. Il en va de même pour la Marne et plus largement de la Champagne ainsi que la Loire-Atlantique, d’où provient notamment le Muscadet.

En France, les cultures de vignes représentent 20% des pesticides utilisés alors qu’elles n’occupent que 3 % de la surface agricole française. Si les grandes cultures [exploitation des céréales, des plantes oléagineuses ou protéagineuses, NDLR] utilisent 70% des pesticides répandus sur le territoire national, elles sont beaucoup plus nombreuses et surtout beaucoup plus grandes. La densité de pesticides relevée y est donc moins importante que sur les exploitations de vignobles. Il faut bien avoir à l’esprit que les deux secteurs « demandeurs » de pesticides sont la viticulture et les grandes cultures. Enfin, il ne faut pas non plus sous-estimer l’arboriculture fruitière.

La France semble coupée en deux. Pourquoi y a-t-il moins de phytosanitaires dans l’est du pays ?

– Les régions claires recensées sur cette carte n’utilisent pas beaucoup de pesticides car elles ont peu de cultures favorisant le recours à ces produits. L’exemple le plus simple est celui du sud de la France. Cette région se concentre majoritairement sur l’élevage et bénéficie de nombreuses forêts. Mécaniquement ces territoires ont moins de place pour des exploitations de grandes cultures. L’existence de reliefs montagneux comme les Alpes explique également en partie que l’est de la France soit moins foncé. Enfin, statistiquement, l’élevage fait baisser de manière générale l’utilisation de pesticides dans une région.

Pour quelles raisons l’ouest de la France fait-il partie des zones les plus consommatrices en pesticides ?

– Ces régions profitent d’un climat océanique. Elles sont donc plus humides. Ce critère joue peut-être un rôle important dans l’utilisation de certains pesticides. Avec davantage d’humidité, il y a automatiquement un développement plus important d’indésirables comme les champignons, les limaces ou les pucerons. L’ouest abrite également un relief de plaine idéal pour les grandes cultures. Par conséquent, les pesticides sont plus utilisés. La Somme répond par exemple à ces critères.

Quelles filières agricoles sont les plus gourmandes en pesticides ?

– Les chiffres peuvent varier selon les produits cultivés. Selon le ministère de l’Agriculture, la pomme peut subir en moyenne 36 traitements de pesticides en un an. Dans le Limousin, la culture des pommes Golden, plus sensible aux maladies, peut faire l’objet de 40 traitements sur la même période. Plus basse mais toute de même considérée comme importante, la consommation de pesticides pour les betteraves et les pommes de terre est en moyenne de 16 à 18 applications de produits chimiques en France.

Le blé nécessite quant à lui peu de pesticides. Entre 5 et 6 traitements sont nécessaires, soit plus de trois fois moins que les variétés précédemment citées. Le nombre d’épandages de ces insecticides et autres fongicides dépend beaucoup des régions. Ainsi, on traite artificiellement plus souvent une pomme sensible à l’humidité en Normandie qu’en Ardèche où le climat est plus sec.

Quelles sont les solutions permettant de limiter l’utilisation des pesticides ?

– Le bon choix des variétés cultivées par les agriculteurs serait une bonne piste. Il est nécessaire de faire plus attention aux saisons et de ne plus produire certains produits toute l’année. La répartition des cultures doit également être moins serrée. En agissant ainsi, on réduit la prolifération des maladies et de facto l’utilisation de pesticides.

De nouvelles techniques agronomiques sont également mises en place qui permettent de produire avec un rendement profitable. Ce dernier serait légèrement inférieur, mais les agriculteurs gagneraient plus grâce à la diminution de leurs frais en phytosanitaires.

Enfin, il faut entretenir les abords des champs. Ne pas raser les haies et forêts afin de perpétuer la faune et la flore nécessaires à une production plus naturelle. L’espace cultivé ne doit pas être entouré d’un désert végétal et animal.

Propos recueillis le 3 février 2016 par Edouard Lamord pour le Nouvel Observateur

Article de Sud ouest

la gironde très exposée

Pétition à signer – Magazine Investigation de hier suite : Bayer contre Elise Lucet

Merci à tous de signer la pétition contre Bayer, il y va de notre avenir à tous, notre santé la santé de nos enfants de nos proches est menacée.

Cash Investigation a présenté hier soir (mardi 2 février) un reportage choc sur le folpel, un pesticide cancérogène de Bayer. Depuis plus de 35 ans, les cancers chez les enfants augmentent chaque année de 1% en France.

Ce sont 2 500 enfants malades de plus chaque année en France, et les pesticides sont mis en cause! Il est inadmissible de jouer ainsi avec la santé des enfants!

Dites au gouvernement français d’interdire la vente du pesticide cancérogène folpel.

Les États-Unis considèrent déjà le folpel «cancérogène probable pour l’homme». En France, les études inquiétantes se multiplient. «On retrouve du folpel dans l’air de presque toutes les régions françaises, notamment près d’un certain nombre d’écoles» selon Cash Investigation. En Gironde, un maire a alerté les autorités en 2012: 4 enfants de sa petite commune souffraient d’un cancer! L’épandage de pesticides à proximité de l’école primaire est pointé du doigt.

Le cancer est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant: il est temps de nous mobiliser et d’éliminer les risques liés aux pesticides.

Bayer a menacé de poursuivre SumOfUs l’an dernier lorsque nous avons lancé une pétition contre les néonics, ces pesticides qui tuent les abeilles. Nous y avons fait face et redoublé d’efforts en dénonçant plus que jamais la multinationale du toxique. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) s’est d’ailleurs positionné de notre côté en préconisant d’élargir les restrictions d’usage des néonics aux semences d’hiver et de mettre en place des mesures restrictives supplémentaires pour trois néonics.

Signez pour les enfants! Leur santé passe avant les profits des multinationales de l’industrie chimique comme Bayer.

Il faut juste mettre son nom, indiquer un mail, puis signer voici le lien :

Dites au gouvernement français de retirer le folpel des étalages!

Merci pour tout ce que vous faites,
Fatah, Nabil, Marie et le reste de l’équipe SumOfUs

Lien vers l’article sur le reportage du magazine Investigation

magazine investigation sur les pesticides du 2 janvier 2016

Ce que sont les pesticides article de Greenpeace

Greenpeace présente les pesticides