Humeur : les footballeurs français sont des magiciens

Bravo à l’équipe de France, elle a gagné la coupe du monde, 4 à 2 face à la Croatie ! Bien joué !

Bon, ils ont fait leur travail, comme le plombier qui répare une  fuite, le boulanger qui cuit son pain, l’informaticien qui met le point final à un programme…

Bref, vous, lui, le voisin, moi ou n’importe qui effectue parfaitement une tâche..

 

Oui je suis fière de ces sportifs et de mon pays, mais pourquoi les arroser de tant d’argent alors que bien d’autres personnes ne peuvent vivre de leur savoir faire.

Les chercheurs n’ont pas de bourses d’études pour les doctorats, les laboratoires  manquent de fonds pour les recherches, les APL ont baissé pour les plus nécessiteux.

L’euphorie de la victoire escamote de façon transitoire et hystérique les problèmes de notre beau pays.

 

Il nous faudra hélas retomber sur terre….

 

Sachons retenir de cette superbe union nationale qu’il nous faut rester solidaire et se rappeler de la devise de la France :

Egalité, Liberté et Fraternité.

 

Que la France soit comme les footballeurs, une équipe qui ne laisse personne sur la touche.

 

Insolite : AU REVOIR LES « PIPIS SAUVAGES », BONJOUR LES FLEURS : L’URITROTTOIR DÉBARQUE À PARIS ET À NANTES

Là où le pipi devient utile au lieu de nuisible…

Faltazi, une agence de design nantaise, a créé l’Uritrottoir, un urinoir de rue qui permet de faire du compost… tout en luttant contre l’urine sauvage. Deux modèles vont être installés à Paris en décembre, et trois autres à Nantes.

Fin de soirée arrosée. Les bars fermés et dans la rue, pas de toilettes aux alentours. Un peu alcoolisés, les fêtards finissent par se soulager contre un bout de mur. Ces « pipis sauvages » peuvent être une véritable plaie dans certains quartiers. Municipalités et conseils de quartier s’y sont attelés, mais sans qu’aucune solution réellement efficace n’ait été trouvée.

Mais Faltazi, agence de design nantaise, a peut-être trouvé la solution du futur avec sa dernière création : les Uritrottoirs, des urinoirs secs de rue qui permettent, en plus de lutter contre les épanchements urinaires sauvages masculins, de fabriquer du compost… et de faire pousser des fleurs. Ne riez pas, cette solution est tout aussi sérieuse que le problème auquel elle s’attaque.

L’Uritrottoir se compose de deux bacs, l’un en bas qui renferme de la matière sèche, et l’autre, celui sous lequel le passant urine, qui contient une jardinière. Les urines sont stockées dans un  lit de matière sèche, ramassé régulièrement par une société délégataire. Comble de la sophistication, tous les Uritrottoirs sont connectés, permettant au gestionnaire des toilettes sèches d’intervenir avant tout débordement.

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Car tout cela est très scientifique : mélangés, le carbone présent dans la paille et l’azote de l’urine  font du fumier… et donc du compost, parfaitement utilisable par les agriculteurs ou les jardiniers.

uritrottoir-1

Invention insolite ? Loufoque ? Originale peut-être, mais bien sérieuse. Deux exemplaires vont être installés fin décembre à la gare de Lyon à Paris, et trois autres le seront au printemps à Nantes, pour une phase d’expérimentation.

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L’agence Faltazi n’en est pas à ses débuts en matière de gestion d’urine. Il y a trois ans, elle avait créée l’Uritonnoir, là encore sur un concept  apparemment foldingue, mais qui répondait à un vrai besoin : le problème des toilettes en festival. Les Uritonnoirs étaient constitués d’énormes bottes de paille, dans lesquelles étaient fichés des cônes en plastique où urinaient les festivaliers. Une fois remplies d’urine, elles pouvaient ensuite servir directement d’engrais. « L’Uritonnoir était l’urinoir sec des champs, pour le fond des jardins, les festivals », explique à LCI Laurent Lebot, cofondateur de l’agence avec Victor Massip. « Nous nous sommes demandés : et si on le met dans les villes, ça donne quoi ? C’est comme cela qu’est né l’Uritrottoir. »

Insolite :Paul Morlet lance les lunettes pour tous

Envie de voir plus clair sur ce sujet, ça tombe bien j’ai bientôt besoin de changer de lunettes et le prix m’effraye.

Alors Lunettes pour tous qu’est ce que c’est ?

Lunettes Pour Tous ou la promesse de ne plus payer ses lunettes trop cher

Paul Morlet, c’est un peu le Xavier Niel de l’optique. A l’instar de Free qui a révolutionné le marché de la téléphonie mobile, Lunettes Pour Tous chamboule celui de l’optique. Le pari fou de ce jeune PDG (24 ans !) : rendre la vision accessible à tous en proposant des lunettes de vue (ou des solaires) à 10€ et prêtes en 10 minutes. Des lunettes de vue low cost, l’idée semble géniale sur le papier, mais dans la pratique ça se passe comment ?

lunettes morlet

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Inégalités territoriales : cartes de la France en anamorphose

LE CONCEPT

La cartographie en anamorphose a pour but d´adapter la forme de la carte non pas à la réalité physique mais plutôt à la réalité perçue. Cette déformation de l´espace peut être construite par un modèle mathématique (interpolation d´un champ vectoriel selon un modèle gravitaire) à partir de données quantitatives réelles (les temps d´accès ferroviaire de ville à ville par exemple). La carte est donc considérée ici non plus comme un modèle de la réalité géographique, mais avant tout comme un document de communication.

CYBERGEO – Patrice Langlois et Jean-Charles Denain

QUELQUES APPLICATIONS :

A) LES TRANSPORTS

Dans un système de transport ferroviaire, les villes ne bénéficient pas toutes des mêmes conditions d´accès, lesquelles dépendent de la forme du réseau et de l´organisation des dessertes. On constate empiriquement une contraction des grandes distances avec le TGV et une dilatation des courtes distances avec l´omnibus. La carte en anamorphose, centrée sur chaque capitale nationale, va permettre d´illustrer cette notion de “rugosité de l´espace”, et de montrergraphiquement la différence entre deux logiques territoriales en matière de grande vitesse ferroviaire. En 1992-93, dix-sept villes anglaises étaient reliées par InterCity (200km/h) alors que seule la liaison Paris/Le Mans bénéficiait du TGV (300km/h).

La déformation est sensible en Angleterre, notamment à l´ouest où un grand nombre de villes se rapproche de Londres, tandis qu´en France elle est spectaculaire, la Bretagne faisant un bond en avant vers Paris (“effet-tunnel” du TGV). On voit que Le Mans (LEM) se positionne avant Chartres (CHA), ce qui provoque même un pli du quadrillage ; ou encore que la déformation pour la liaison Paris/Brest (PRS et BRE) est plus forte que celle de Londres/Penzance (LDN et PEN), alors que la distance en kilomètre est plus importante pour la première.

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Entre distance réelle et temps de trajet il y a un fossé

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Comparaison UK et France
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pour l’Europe c’est criant
france carte tgv
Desserte en tgv très inégalitaire
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Carte e France selon la sncf
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importance de Paris, la seule métropole de taille mondiale
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Poids des métropoles

Le coup de pied à la jeune femme en marge des manifestations

De nouvelles manifestations contre la réforme du code du travail ont eu lieu le 14 avril à Paris, à Nantes ou à Montpellier. Dans la capitale, une manifestation non autorisée, essentiellement composée de lycéens, est partie de la place de la République pour aller place de Stalingrad, dans le 19e arrondissement, et ensuite repartir vers Bastille, lourdement encadrée par la police tout du long. Poursuivre la lecture de « Le coup de pied à la jeune femme en marge des manifestations »

Action choc : Des noms de femme pour toutes les rues de l’Ile de la Cité

Des militantes de l’association Osez le féminisme ont rebaptisé mardi soir toutes les rues de l’Ile de la Cité à Paris, avec des noms de femmes exceptionnelles. Une façon de demander à la mairie de Paris d’aller plus loin dans la féminisation des noms de rue de la capitale. Mais les rues à baptiser sont rares…

Sur les 6.200 et quelques voies et places parisiennes, moins de 200 seulement portent un nom de femmes(1).  Pour marquer les 45 ans de la création du MLF (le 26 août 1970), L’association Osez le féminisme a réalisé hier soir une opération de changement (temporaire) des noms de rue sur la très touristique Ile de la Cité au cœur de Paris : des patronymes de femmes exceptionnelles, comme celui de la navigatrice Florence Arthaud, la « petite fiancée de l’Atlantique », ou du prix Nobel l’écrivain Toni Morrison, ont été posés par-dessus les vraies plaques. Près de 200 rues ont ainsi été rebaptisées, du nom de 40 femmes remarquables, telle la mathématicienne Sophie Germain, l’océanographe Anita Conti, la jeune résistante allemande Sophie Scholl (du groupe la Rose blanche).

Certaines de ces femmes ne sont pas forcément très connues du grand public, comme la physicienne autrichienne Lise Meitner qui découvrit la fission nucléaire en 1939, ou Rose Valland, l’historienne de l’art qui a catalogué les œuvres d’art volées par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. Les nouvelles « plaques » en papier plastifié ont été collées avec des perches bricolées, et du double scotch (pour ne rien abîmer) par 25 militantes et quelques militants.

Le mercredi matin, des plans avec les nouveaux noms (quais Nina Simone par exemple) devaient être distribuées aux passants pour expliquer la démarche d’Osez le féminisme. Et des noms de femmes écrits grâce à des carrés en crochet devaient être accrochés pont de l’Archevêché (devenu pont Nina Simone).

 

Près de 100 noms de femme apposés dans les rues de Paris depuis 2001

L’objectif de l’association est de souligner l’absence –et la non-reconnaissance- de ces scientifiques, exploratrices, sportives, artistes dans l’espace public. Et de demander que la mairie de Paris attribue le nom d’une femme à une grande place parisienne. Osez le féminisme réclame également que le nombre de rues portant un nom féminin soit multiplié par cinq d’ici 2019.

Depuis 2001, la mairie de Paris -la dénomination des rues et places est une prérogative municipale- a pourtant fait des efforts. Entre 2001 et 2007, 53 voies sur 171 rues nouvellement baptisées ont reçues un nom de femmes. En 2013, 50 nouveaux patronymes féminins ont été proposés et peu à peu officiellement inaugurés dans l’espace public.

La difficulté réside dans le fait que les nouvelles rues à nommer sont… rares ; c’est le cas de la rue Annie-Girardot dans le 13e, créée de toutes pièces dans une ZAC, un quartier sortis de terre. Mais parfois, il faut faire des contorsions afin de trouver un espace disponible, comme ce terre-plein devenu place Olympe de Gouge, dans le 3e arrondissement, au croisement entre les rues Turenne, Béranger et Charlot.

Des noms de femmes ont aussi été donnés à de nouveaux ouvrages telle la passerelle Simone-de-Beauvoir, à des équipements neufs comme les médiathèques Marguerite-Yourcenar, ou Françoise-Sagan tout récemment inaugurée dans le 10e arrondissement, ou à une esplanade créée devant la Halle Pajol, appelée place Nathalie-Sarraute, dans le 18e. En juin 2015, la maire de Paris Anne Hidalgo a inauguré la promenade Dora-Bruder, du nom de la jeune fille juive tuée par les Allemands pendant la guerre et devenue une héroïne sous la plume de l’écrivain Patrick Modiano. Il ne s’agit, cependant, pas vraiment d’une rue, mais d’un terre-plein sur une avenue dans le 18e.

 

Une place Nation-Beauvoir?

S’il n’y a qu’une seule station de métro portant uniquement le nom d’une femme (Louise-Michel)(2), neuf nouvelles stations du tramway des Maréchaux portent des noms féminins (Colette-Besson, Ella-Fitzgerald…). Une gare, la première à Paris, qui sera inaugurée en décembre prochain dans le 19e, s’appellera Rosa-Parks, du nom de la passagère noire qui refusa de laisser sa place à un blanc dans un bus aux Etats-Unis en 1955.

Pour multiplier le nombre de rues aux noms de femme en quatre ans, « il faudrait débaptiser, pas forcément des rues aux noms d’homme, mais des rues aux noms quelconque comme du marché, ou ajouter un nom de femme par exemple, pourquoi pas une place de la Nation-Simone de Beauvoir » précise Marie Allibert, porte-parole de l’association.

Pour Osez le féminisme, « les toponymes sont des outils qui permettent de se repérer dans l’espace. […] Ils sont écrits, répétés et intègrent en quelque sorte une culture commune des habitants de l’espace concerné. Qui ne s’est pas demandé : « mais qui est untel, qui a donné son nom à telle rue à côté de chez moi? » »

Une question qui devrait être à l’avenir, plus souvent, « qui est unetelle? « , espèrent les militantes. « Les femmes se dévalorisent, elles n’accèdent pas aux meilleurs postes. Leur visibilité dans l’espace public fait partie d’un tout et n’est pas anodin, estime Aurélia Speziale, qui a organisé toute l’opération, cela permettrait de mettre en avant des héroïnes, auxquelles s’identifier, et cela passe aussi par les plaques de rue. »

(1) Selon l’historienne Malka Marcovich, qui a écrit Parisiennes. De Marie Stuart à Simone de Beauvoir, ces femmes qui ont inspiré les rues de la capitale!

(2) Les stations Barbès-Rochechouart et Pierre et Marie Curie célèbrent des femmes (mais pas toutes seules).

Marie-Anne Kleiber – leJDD.fr

mercredi 26 août 2015

Mon article sur ce sujet :

Chiffre du jour : Seulement 2% des rues françaises portent le nom d’une femme

Chiffre du jour : Seulement 2% des rues françaises portent le nom d’une femme

Lors de mes marches à pied j’ai regardé les noms de rue….. j’ai été interpellées par le peu de rues au Féminin, alors j’ai enquêté sur le Web pour vous, j’ai trouvé une enquête de 2014, je crains que depuis la parité, sauf miracle ne soit pas à l’ordre du jour !

 

Une enquête de l’ONG Soroptimist dévoile que sur les 63 500 rues, moins de 1500 sont baptisées au féminin

Une enquête de l’ONG Soroptimist (du latin sorores ad optimum, « sœurs pour le meilleur »), rendue publique le 22 janvier 2014, dévoile que sur 63 500 rues françaises, seules 2 % portent le nom d’une femme. L’Union française Soroptimist qui a pour crédo « Des femmes, au service des femmes », réunit plus de 3000 adhérentes à travers la France qui se mobilisent pour l’amélioration de la condition des femmes et soutiennent leur autonomisation. ONG 100% féminine, Soroptimist est représentée dans 125 pays.

Dans la démarche présente, elles ont étudié les noms des rues françaises. « Il était logique d’explorer quels sont les modèles opérants pour les jeunes femmes, et les noms de rue en font partie intégrante car ils reflètent notre vision de l’Histoire de France », explique Christine Dagain, présidente de l’Union française Soroptimist. L’ONG a réalisé son étude sur 63 500 rues, dans 111 communes françaises. Pour arriver à la conclusion que seulement 2% des voies (soit moins de 1500) portent le nom d’une femme. Un constat affligeant de plus en matière de parité, tant le déséquilibre est flagrant.

Les résultats de cette enquête auraient fortement déplu à Suzanne Noël, pionnière de la chirurgie esthétique qui réparait les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale, à une époque où une femme digne se devait de rester à la maison, aux fourneaux pour le moins. Décédée en 1954, Suzanne Noël est à l’origine du mouvement des Soroptimist en Europe. On compte une dizaine de petites plaques bleues portant son nom en France. Suite à cette étude, l’ONG veut voir augmenter le nombre de plaques en hommage à cette personnalité hors du commun au nombre de 80. Courant 2014, on devrait d’ailleurs pouvoir lire son nom dans un parc de Périgueux, ainsi qu’à la Rochelle et dans de nombreuses rues. Première victoire.

L’enquête du Soroptimist révèle également que sur les 33% de rues arborant des noms de personnalités, seuls 6% sont des patronymes femmes. « Cela revient en quelque sorte, comme au Panthéon, à entériner poliment l’idée que les femmes accomplissant de grandes choses sont des exceptions et ce n’est pas ce que nous voulons proposer aux générations futures », insiste la présidente de l’Union française Soroptimist. Au milieu des débats autour de la loi pour l’égalité femmes-hommes, impossible d’ignorer combien le combat est nécessaire tant la femme est sous-représentée en France – que ce soit au Panthéon, au Forum Economique Mondial à Davos, où sur les plaquettes nominatives dans nos rues.

Parmi les 2% de rues de France baptisées au féminin, certaines personnalités se détachent. Dans le top 3 des femmes les plus representées sur les plaques bleues, Jeanne d’Arc arrive en tête, avec 49 rues. Vient ensuite l’aviatrice Hélène Boucher (39 rues), puis la romancière George Sand (37 rues). On ne recense que 9 rues « Marguerite Yourcenar », et 7 rues « Simone Weil ».

Les marathoniens de la tour Eiffel

Jeudi 17 mars, de drôles d’athlètes se rassemblent au Champ-de-Mars à Paris, au pied de la tour Eiffel. Cent athlètes se sont donné rendez-vous pour la deuxième édition de la Verticale de la tour Eiffel. Le but ? Parcourir en moins de 7 minutes 50 secondes (record en cours) les 1 665 marches du monument symbole de la ville de Paris.

Parmi ces fous des marches, deux champions sont favoris. Piotr Lobodzinski, qui détient le fameux record, et Suzanne Walsham, son alter ego chez les femmes, qui a remporté l’édition de 2015. Cette dernière s’est fait une spécialité de la montée de l’Empire State Building, à New York, 86 étages, 1 576 marches. Elle a même remporté la course six fois, dont les trois éditions précédentes. Elle fait cavalière seule dans la discipline depuis 2012, survolant chaque année le Circuit vertical mondial, championnat basé sur les résultats de huit courses à travers le monde.

Pas une course de marathoniens

Ces courses verticales sont particulières à bien des égards. Le départ est fondamental, il faut, par exemple, passer la porte de la cage d’escalier la première, sous peine d’être coincée par l’encadrement ou la carrure de ses concurrentes. Et surtout ménager ses efforts. Pour l’Empire State, Walsham grimpe les marches deux par deux, une technique de base pour les habitués du tower running, qui consiste en une course jusqu’au sommet d’un gratte-ciel. Les meilleures athlètes féminines montent l’emblématique immeuble new-yorkais en à peine moins de 12 minutes. Cent trente et une marches à la minute. Soit deux à la seconde.
Le Monde sport

et le vainqueur 2016 est Piotr LOBODZINSKI, Pologne il a grimpé en 7 minutes 48 secondes 77 centièmes… bravo à lui !

 

 

 

Il y a pire que les bouchons parisiens

Hier je parlais de l’association « Strasbourg respire », elle alerte sur la qualité de l’air dans sa ville, mais évidemment il n’y a pas que là que la circulation automobile pollue, notamment par les bouchons ! aie aie ..

Récit :

Déjà cette illustration parle d’elle même :

bouchons en f.png

Sur le podium français : Paris, Lyon puis Toulon.

Regardez les chiffres de la congestion automobile à Londres ou Los Angeles (voir tableau plus bas). Ça ne console pas, mais en matière de maîtrise de ses émotions un vendredi après-midi sur le périph parisien entre Porte Maillot et Porte de Clignancourt, ça peut aider. Certes, le temps moyen perdu dans les embouteillages parisiens en 2015 est de 45 heures par conducteur, selon une étude parue mercredi et réalisée par Inrix, spécialiste des services d’infotrafic. Soit près de deux jours.

Mais le rapport, qui s’est concentré sur la collecte de données en Europe et aux Etats-Unis, montre qu’un conducteur équivalent a perdu l’an dernier 101 heures dans les bouchons londoniens (soit plus de quatre jours), 70 à Bruxelles ou 57 heures à Moscou. Londres est la première ville à dépasser les 100 heures. Un niveau record d’embouteillages qui s’expliquerait, selon l’étude, par un nombre très élevé de travaux routiers, destinés justement à améliorer la fluidité.

Les zones métropolitaines les plus engorgées en Europe en 2015

La capitale française n’est «que» 15e au classement des villes «les plus saturées d’Europe», écrit Inrix. Mais en France, Paris est sans surprise la grande gagnante du pare-choc contre pare-choc, suivi d’assez loin par Lyon (36 heures) et Toulon (35 heures). L’étude pointe un fait étonnant : pour la quatrième année consécutive, cette congestion baisse. «Les conducteurs français ont perdu en moyenne 28 heures dans les bouchons, soit une heure de moins qu’en 2014» écrit le rapport. Un phénomène qui s’explique «en partie par le ralentissement de l’économie et par le taux de chômage élevé qui ont réduit le nombre de conducteurs et donc conduit à un trafic moindre», assure la société. Elle relève aussi, comme point positif, la position pionnière du pays en matière de covoiturage qui a «conduit à une réduction des conducteurs sur les routes».

Au-delà du temps perdu dans les embouteillages – un comptage sans doute incomplet, les conducteurs traversant souvent plusieurs villes lors de leurs trajets domicile/travail – cette étude donne un aperçu des pays les plus congestionnés. Et, en Europe, la Belgique, petit pays fortement urbanisé, arrive en tête (44 heures de bouchons par conducteur dans les zones suburbaines), suivi des Pays-Bas et de l’Allemagne. Mais les Etats-Unis arrivent premiers sans peine, avec près de 50 heures perdues dans les embouteillages.

Inrix assure qu’il faut s’attendre, dans les grandes métropoles, à une hausse générale et «inévitable du trafic» dans les années à venir. Et conclut en affirmant que «le problème de la congestion du trafic ne sera pas résolu en ajoutant simplement de nouvelles routes ou en rénovant le revêtement des voies existantes».

Richard Poirot – Libération

Pollution automobiel à Strasbourg :
Polémique : « Strasbourg respire » conteste les propos d’un pneumologue

 

 

François Hollande essuie les critiques pour avoir décoré le prince héritier saoudien

Vendredi 4 mars, François Hollande a remis la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur au prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz al-Saoud, qui est aussi ministre de l’Intérieur dans son pays. Des voix s’élèvent en France contre cette prestigieuse décoration. Le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, notamment, ne mâche pas ses mots. Mais le ministre français des Affaires étrangères défend le geste du chef de l’Etat.

Vendredi, le président français recevait à l’Elysée le prince héritier saoudien Mohammed ben Nayef ben Abdelaziz al-Saoud, vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur d’Arabie saoudite. Cette rencontre fait depuis lors l’objet d’une polémique en France.

La Saudi Press Agency a en effet révélé qu’après cette visite, « le président français a remis à son Altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur, qui est la plus haute distinction française, pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme ».

« C’est le bon client que la France décore ? »

Depuis, les critiques fusent, pour dénoncer cette Légion d’honneur, remise à l’un des principaux dirigeants d’un pays qui procède notamment à de nombreuses exécutions capitales : plus de 150 l’année dernière, 70 depuis début 2016. D’autant que la présidence française n’a pas jugé utile de confirmer l’information avant dimanche.

« On se demande ce que la France décore. C’est le bon client que la France décore ? C’est l’amateur de peine de mort ? C’est le propagandiste d’un islam rigoriste ? L’Arabie saoudite exécute ses opposants, elle exécute des déliquants de droit commun, elle maintient les femmes dans un régime moyen-âgeux », dénonce Michel Tubiana, président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme.

« Des attitudes contraires au minimum de nos valeurs »

« Que le gouvernement français vende des armes à l’Arabie saoudite, ma foi, dans l’ordre international qui est le nôtre, il ne faut pas trop s’en étonner, ajoute Michel Tubiana sur RFI.Mais qu’en revanche, il se donne le ridicule d’aller glorifier un homme qui participe du régime que je viens de décrire, là, franchement, on se demande à quoi ce gouvernement pense. »

Pour le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme, au fond, en décorant Mohammed ben Nayef, le gouvernement français « cautionne un régime, les attitudes de ses dirigeants, qui sont contraires au minimum de nos valeurs, et il galvaude aussi la plus grande distinction française ».

« Je pourrais vous en citer plein, des Légions d’honneur »

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, était présent vendredi à l’Elysée lors de l’entrevue entre le chef de l’Etat français et le prince héritier saoudien. Sur la radio France Inter, ce lundi matin, il a tenté d’expliquer le geste du président envers son hôte :

« C’est une tradition diplomatique, et je pourrais vous en citer plein, des Légions d’honneur qui ont été données. Il n’y avait rien de solennel. Il y a parfois des traditions diplomatiques qui peuvent étonner, il faut le prendre comme tel », assume l’ancien Premier ministre.

« Dans la paix en Syrie, l’Arabie saoudite a un rôle à jouer »

« J’ai vu les réactions. On peut les comprendre. Mais je crois que nous discutons avec ce pays, l’Arabie saoudite. J’ai rencontré mon homologue, le ministre des Affaires étrangères, à deux reprises déjà. Et de quoi nous discutons ? Nous discutons de la paix en Syrie. Et dans la paix en Syrie, l’Arabie saoudite a un rôle à jouer », assure Jean-Marc Ayrault.

Et le chef de la diplomatie de rappeler la position – partagée par Paris -, que l’Arabie saoudite défend dans le dossier syrien : encourager la reprise des négociations, si le cessez-le-feu est totalement respecté, mais aussi faire en sorte que l’aide humanitaire arrive, et enfin encourager l’opposition. Pour Jean-Marc Ayrault, « ça méritait une Légion d’honneur ».

Articl RFI Voix du monde.

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