COP21 ce qu’il faut retenir de l’accord sur le climat

Laurent Fabius a présenté samedi matin les grandes lignes du projet de texte final de la COP21 sur le climat. Ce texte doit à présent être adopté à l’unanimité des 195 pays présents à la conférence climat à Paris.

Les principaux points du projet d’accord sur le climat

-Limiter le réchauffement climatique à 1,5°

-Une aide 100 milliards de dollars par an attribués aux pays en voie de développement.

-Un bilan des progrès tous les 5 ans

-Un accord  juridiquement contraignant

Limiter le réchauffement à 1,5°: mieux que prévu

Le projet d’accord présenté samedi aux délégués de 195 pays par la présidence française de la conférence de l’ONU sur le climat propose de contenir le réchauffement « bien en-deçà de 2° » et de « s’efforcer de le limiter à 1,5° », a déclaré le président de la COP21, Laurent Fabius.

Le projet « confirme notre objectif central, vital même, de contenir l’augmentation de la température moyenne bien en-deçà de 2° et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°, ce qui permettrait de réduire significativement les risques et les impacts liés au changement climatique », a déclaré le ministre français, très applaudi par les délégués réunis en séance plénière.

Jusqu’ici la communauté internationale s’était, en 2010 à la COP de Cancun, engagée à garder la hausse du mercure « en-deçà de 2° ». « Bien en-deçà » serait donc un progrès, de même qu’une mention aussi claire de l’importance de garder le monde sous 1,5°. La présence dans l’accord de l’objectif 1,5°C est une revendication de plus d’une centaine de pays, les plus vulnérables aux impacts du réchauffement mais aussi d’autres comme l’Union européenne. Arabie Saoudite, Inde, Russie — parmi les principaux producteurs de carburants fossiles dans le monde — ont en revanche exprimé leur opposition. Il faudrait réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 40 à 70% d’ici 2050 (et les faire disparaître en 2100) pour espérer rester sous 2°C, et les baisser de 70 à 95% pour rester sous 1,5°C, selon le groupement international d’experts du climat (Giec). Au cours de cette COP du Bourget, d’autres pays peu favorables au 1,5°C se sont ralliés aussi à l’idée de sa mention dans le texte, comme les Etats-Unis. Les scientifiques soulignent que les impacts seront déjà forts dans un monde à +2°C, notamment en terme d’élévation du niveau des océans, et qu’il serait préférable de tendre vers 1,5°C. Sous l’effet des GES émis depuis 150 ans et issus pour l’essentiel de la combustion des énergies fossiles, le monde a déjà gagné 1°C. Et selon le GIEC, il est sans doute parti pour un réchauffement d’au moins 1,5°C du fait des seuls gaz déjà émis, le CO2 persistant environ un siècle dans l’atmosphère.

100 milliards de dollars par an pour les pays du Sud

Selon Laurent Fabius, l’aide aux pays en développement pour faire face au réchauffement, qui doit atteindre 100 milliards de dollars annuels en 2020, devra « être un plancher »: une exigence de longue date des pays du Sud. L’objectif de parvenir en 2015 à un accord universel et contraignant a été fixé en 2011 à Durban, en Afrique du Sud, et a été au coeur des conférences annuelles de l’ONU sur le climat depuis. Les discussions engagées ont culminé pendant deux semaines au Bourget, au nord de Paris.

 Pas de vote, mais une adoption formelle du texte est nécessaire

Après d’intenses tractations pour conclure un accord devant donner une ampleur inédite à la lutte contre le réchauffement climatique, les délégations qui ont négocié jour et nuit sur la fin de la COP, doivent se retrouver à 15H45 (14H45 GMT) en vue une adoption formelle du texte.  Le texte ne fera pas l’objet d’un vote formel, le consensus étant requis dans le cadre de la Convention climat de l’Onu.  Ban Ki-moon a appelé l’ensemble des pays à « finir le travail », en adoptant un pacte climatique contre un réchauffement qui aggrave les vagues de chaleur, les sécheresses, les inondations.  François Hollande, qui avait décidé en 2013 de proposer la France comme pays hôte de la COP21, a lui exhorté la communauté internationale à faire « un pas décisif ».

Ouest France

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lutte contre le gaspillage alimentaire : les grandes surfaces ne pourront plus asperger de javel leurs invendus !

Gaspillage alimentaire: la grande distribution ne pourra plus jeter de la javel dans les poubelles. À la place,ils seront dans l’obligation de faire don de leur surproduction à des associations caritatives !

Nos députés français ont adopté à l’unanimité dans la nuit de mercredi à jeudi une proposition de loi PS visant à lutter contre le gaspillage alimentaire.

Des gens qui meurent de faim, il n’y en a pas qu’en Afrique, il y en a aussi juste en bas de la rue. Et qu’à côté du reste d’épinards qui finira à la poubelle, des quantités astronomiques de nourriture sont jetées ou détruites par l’industrie alimentaire, et par les grands distributeurs.

Pire, certains distributeurs aspergent le contenu de leurs poubelles de javel, histoire de décourager les personnes qui voudraient venir « voler » les produits (comprendre, récupérer les produits dont l’enseigne veut pourtant se débarrasser). Une pratique scandaleuse, qui aurait soi-disant pour but d’éviter les intoxications alimentaires (en aspergeant les aliments d’un produit hautement toxique ?) et qui permet surtout aux magasins de s’assurer que personne n’a accès à leurs produits sans payer, même quand ces derniers ne peuvent plus être vendus. (Profit quand tu nous tiens !)

Mais tout cela est bientôt fini ! En effet, les députés Français ont adopté jeudi à l’unanimité un projet de loi visant à lutter contre le gaspillage alimentaire — en interdisant de javelliser, de jeter les aliments et en forçant les grandes surface à faire don de leurs invendus.

Cette proposition, proposée par le député PS Guillaume Garot, et cosignée par plus de 300 députés de tous bords politiques confondus, reprend des mesures qui avaient été introduites dans le projet de loi relatif à la transition énergétique (mais qui avaient alors été censurées par le Conseil constitutionnel qui n’avait pas trouvé pertinent le lien avec le reste du texte).

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Interdit de jeter et de javelliser

Il sera donc désormais interdit aux grandes surfaces de jeter de la nourriture consommable sous le seul prétexte qu’elle n’a pas été vendue, il leur sera également interdit de détruire volontairement la nourriture (en l’aspergeant d’eau de javel ou en la broyant, des procédés communs jusqu’alors). De plus, les entreprises auront l’obligation de signer un contrat avec une association en vue de la redistribution des invendus sous forme de dons aux plus démunis !

De même, la loi propose de se pencher sur le problème des dates limites de consommation, qui pour certains produits, sont volontairement raccourcies.

Autre point important : la lutte contre le gaspillage se fera aussi par l’éducation à l’alimentation,notamment pour les enfants à travers le parcours scolaire. En effet, bon nombre de personnes se laissent abuser par les dates de validité des aliments et la différence entre la date limite de consommation (à consommer avant fin/ jusqu’au) et la date de limite d’utilisation optimale (à consommer de préférence avant). À cause de la seconde, de nombreuses personnes jettent des aliments à la poubelle alors qu’ils sont pourtant tout à fait consommables.

Outre l’enjeu écologique, cette décision permettra de lutter contre la précarité dans laquelle se trouve un bon nombre de personnes et de familles… Et d’œuvrer pour la sécurité alimentaire des plus démunis.

Des chiffres qui donnent le tournis

« Jeter une baguette de pain, c’est laisser se vider une baignoire entière, jeter un kilo de viande de boeuf c’est 15 000 litres d’eau gaspillés », a lancé Jean-Pierre Decool, co-signataire du texte, ajoutant que le gaspillage représente chaque année en France : « 56 repas par foyer, des chiffres à nous donner le tournis ».

Les industries ne sont pas les seules à gaspiller. En fait, si cette loi est déjà un bon début et qu’elle signe la fin d’une aberration totale (30% de la production alimentaire mondiale est jetée, tandis que dans le monde entier, 1 être humain sur 9 souffre de la faim), le plus gros reste à faire. Et pour le coup, c’est à nous tous d’agir. Car le plus gros du gaspillage ne se trouve pas dans les poubelles des grands magasins… mais dans les nôtres.

Rien qu’en France, chacun jette, en moyenne, vingt à trente kilos de nourriture… dont sept kilos même pas sortis de leur emballage ! En termes d’argent, cela correspond à près de 100 € de perdus par personnes — soit 12 à 20 milliards d’euros gaspillés chaque année dans tout le pays. Et c’est sans compter sur la pollution que tout cela génère : si le gaspillage alimentaire était un pays, à l’échelle mondiale, il serait le troisième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, après la Chine et les États-Unis.

Et puis, il y a aussi les ressources utilisées inutilement pour produire des aliments qui ne seront pas consommés : « Jeter une baguette de pain, c’est laisser se vider une baignoire entière, jeter un kilo de viande de bœuf c’est 15 000 litres d’eau gaspillés » explique à ce sujet le député Jean-Pierre Decool.

Pour en revenir à la loi sur le gaspillage, il est bien sûr établi que tous les aliments ne pourront pas être consommés, car ils représenteraient un danger sanitaire s’ils ont dépassé leur limite de validité. Ainsi, la loi instaurera une hiérarchie dans l’ordre des procédés de la chaîne alimentaire pour agir à chaque étape : Prévention du gaspillage, puis utilisation des invendus pour la consommation humaine, puis pour l’alimentation animale et enfin, ce qui ne pourra pas être consommé ni par les hommes ni par les bêtes sera rendu à la terre, pour alimenter les sols (notamment sous forme de compost).

Une pétition pour dire « stop au gâchis alimentaire », initiée par le conseiller municipal (LR) de Courbevoie (Hauts-de-Seine), Arash Derambarsh, a dépassé en France les 211 000 signatures, et 740 000 en Europe. L’élu local a salué mercredi avec le vote, « l’aboutissement d’un combat exceptionnel ».

Certains magasins déjà maintenant pratiquent un début de politique intéressante, ils proposent les produits dont la date limite de consommation à moins 50 % ou moins 30 %, je les recherche systématiquement en rayon, pour des yaourts notamment il n’y a aucun souci, à la caisse le panier coûte moins cher.

Source : Ouest France

Marcel Pagnol en bandes dessinée, joli cadeau de Noël

Une belle histoire enfin en bandes dessinées, La Gloire de mon père de Marcel Pagnol est sortie juste avant les fêtes, j’adore Pagnol et le trait de crayon de Morgann Tanco rend superbement hommage à la Provence.

Il nous prend des envies de cigales et de garrigues, de soleil écrasant les roches brûlantes.

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Ce premier tome des souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol raconte des vacances d’été qui sont  une révélation pour le jeune Marcel Pagnol et son petit frère, qui tombent amoureux des collines, de sa végétation sauvage, de ses massifs de roche : Garlaban… Scènes truculentes de vie, humour et souvenirs nostalgiques, le sens inné de Pagnol de la mise en situation, son goût de la farce, émaillent ce récit chaleureux, dont le charme se partage entre les décors et la saveur ciselée des dialogues.

 

 

lien vers un site qui vend le livre :

site Angle.fr

Centrale voltaique de Cestas elle est la plus puissante d’europe

Elle est entrée en production il y a trois semaines.

Elle s’étend sur 260 Hectares, précédemment plantés de pins, le long de la route d’Arcachon à Cestas.

Elle a été construite en 10 mois par la  société Neoenen.

Quelques chiffres :

Coüt : 360 millions d’Euros

1 Million de panneaux solaires

Production de 350 Gigawatts par heure, l’équivalent de la consommation domestique d’une ville comme Bordeaux.

Pour son fonctionnement elle emploie 5 agents de maintenance.

Les panneaux ne sont pas bétonnés mais vissés dans le sol selon une technologie d’origine allemande.

cestas 2

Pour en savoir plus :

Article du moniteur des travaux Publics

Article du journal Sud Ouest

Invasion de silures à Guerlédan.. tentative d’explication

La confirmation de la présence de silures au lac de Guerlédan vient de tomber. Déjà, des pêcheurs avaient indiqué en avoir pris alors que le lac était encore plein. Mais fin août, début septembre, lors de l’Assec du lac de Guerlédan, c’est en aval que ce poisson a été repéré dans des quantités jamais vues jusqu’à présent sur la rivière Le Blavet, classée en première catégorie, salmonidés.

La relation entre la vidange du lac et la prolifération du poisson semble à privilégier. Le silure est un gros poisson carnassier. Et pas forcément sympathique : « c’est un redoutable chasseur doté d’un appétit féroce si l’on en juge les analyses de contenus stomacaux. Rongeurs, cormorans et autres oiseaux, poissons toutes espèces confondues, y compris des carpes de bel embonpoint, sont aux menus de ce glouton », indique sur son site « Le pêcheur professionnel ».

Aie un gros bémol écologique que cette nouvelle, le silure est nuisible à l’écosystème, il détruit l’équilibre entre les espèces de poissons.
Mais ces silures, d’où viennent t’elles ?
 Alors que le lac était en eaux, des pêcheurs en avaient trouvé dans le lac. Puis fin août, début septembre, lors de l’Assec de Guerlédan, c’est en aval que ce poisson avait été repéré. Notamment et dans des quantités jamais vues jusqu’à présent dans la rivière Le Blavet, classée en première catégorie, salmonidés…..

Selon des spécialistes pêche de Mûr-de-Bretagne, la logique voudrait que les poissons aient été présents dans le lac de Guerlédan avant la vidange. Et aussi dans le lit du canal de Nantes à Brest qui est resté alimenté en eau durant la vidange. Ils ont probablement réussi à passer dans le Blavet lors de la tentative  de récupération des poissons au pied du barrage. Un des deux filets tendus n’allait pas en effet jusqu’au fond du bief. Les poissons ont donc filé droit dans la rivière et dans le canal en aval du barrage….