Sciences et superbe :Cette lycéenne sud-africaine a trouvé l’arme anti-sécheresse

Kiara Nirghin a 16 ans et c’est une génie

Écorce d’orange, peaux d’avocat… Contre le manque de ressources en eau, Kiara Nirghin a trouvé une étonnante solution.

Sélectionnée dans le cadre du concours des meilleures inventions, Kiara Nirghin a découvert une solution naturelle permettant d’alimenter les sols en eau. Un produit miracle à base d’écorce d’orange et de peau d’avocat.

Un poème universel – Notre terre est notre mère – Our mother earth

A lire et à relire, afin de ne jamais oublier….

Rappelons nous chaque jour que la terre est notre mère, nous devons la respecter…..

 PHYSICAL WORLD  :  Our LAND Our LIFE 

‘We don’t own the land, the land owns us’

‘The Land is my mother, my mother is the land’

‘Land is the starting point to where it all began. It is like picking up a piece of dirt and saying this is where I started and this is where I will go’

‘The land is our food, our culture, our spirit and identity’

‘We don’t have boundaries like fences, as farmers do. We have spiritual connections’

 

Joli exemple : Brachoua : la permaculture sort un village de la misère

Il y a trois ans, le village marocain de Brachoua vivait encore dans une grande précarité, sans eau, ni électricité. Aujourd’hui, les habitants vivent dignement, la lumière est partout et trois fontaines coulent en permanence. Que s’est-il passé dans l’intervalle ? Rien de spécial. Ah, si : tous les habitants ont fait le pari de la permaculture !

Comment tout un village a pu basculer dans l’autosuffisance et la prospérité en si peu de temps ? Cette formidable et soudaine mutation nous est racontée par Le Soir, un grand quotidien belge.

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Brachoua se situe à une cinquantaine de kilomètres de Rabat, la capitale du pays. En 2013, fatigués de leurs interminables difficultés financières, les habitants des 60 familles du village ont décidé de se regrouper au sein de l’association Agriculteur Moderne. Objectif : identifier et mettre en oeuvre des solutions collectives et pérennes.

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Soutenus par une association voisine (l’association Ibn Albaytar), les villageois sont alors invités à visiter une ferme biologique. Et là, c’est la révélation. D’un commun accord, tous décident d’apprendre les techniques de la permaculture et du développement durable pour les dupliquer chez eux.

L’objectif initial était alors d’atteindre rapidement l’autosuffisance alimentaire. C’était déjà ambitieux, mais le résultat ira bien au delà de leurs espérances !

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Très rapidement, les jardins potagers se mettent à fleurir aux quatre coins du village, un peu à la façon des Incroyables Comestibles (qui ont d’ailleurs envoyé quelque-uns de leurs membres en renfort).

De 2013, à 2015, le nombre de jardins potagers est passé de 1… à 40 ! Suffisant pour fournir assez de nourriture à toutes les familles !

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Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Constatant que leur production était très appréciée des gens de passage, ces nouveaux adeptes de la permaculture ont décidé de proposer le fruit de leur travail aux habitants de la ville voisine…

Sans passer par le souk, ils se sont constitué une clientèle urbaine à qui ils distribuent chaque semaine des paniers 100% constitués de leurs produits (poulet, oeufs, couscous, légumes…)

Leurs paniers sont tellement demandés que les villageois peuvent même se permettre de vendre plus cher qu’au souk (exemple : leur poulet coute environ 7,50€ contre 5,50€ au souk).

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Mais, encore, une fois, l’histoire ne s’arrête pas là ! Avec un magnifique couscous en guise d’étendard, le village de Brachoua séduit les régions environnantes et se fait une publicité d’enfer. Résultat : le tourisme est en train d’exploser ! Chaque semaine, près de 250 personnes y séjournent pour savourer la gastronomie locale, faire de la randonnée et admirer la beauté du village et des paysages !

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Du coup, une famille qui, il y a à peine trois ans, vivait avec trois fois rien, peut désormais espérer gagner 60 euros en une seule journée ! De quoi vivre sans l’éternel souci du lendemain.

Certains craindront peut-être que ces soudaines rentrées d’régent ne dénaturent ce qui fait le succès de Brachoua. Ce serait sans doute oublier que le village a justement bâti sa réussite sur le développement durable : ils savent mieux que personne l’importance d’un environnement choyé et préservé !

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Ce magnifique exemple de développement réussi prouve plusieurs choses : 1- La terre peut être profitable sans qu’on ne l’exploite abusivement. 2-Les fruits du travail peuvent être équitablement redistribués. 3-La volonté collective peut bouleverser le destin de tout un village.

Vive l’agriculture raisonnée et vive Brachoua.

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Si certains parmi vous sont intéressés par un séjour à Brachoua (pour s’en inspirer et mieux comprendre) sachez que des habitants du village ouvrent grand leur maison en échange de quelques heures de travail.

Images, source workaway

Nature : Bretagne, la seule hydrolienne reliée au réseau électrique débranchée

C’était la seule hydrolienne raccordée au réseau électrique en France. La machine de dix mètres de diamètre immergée au large de l’île d’Ouessant (Finistère) par la PME bretonne Sabella a dû être débranchée. La production d’électricité a dû être suspendue en avril.

La bretelle du câble reliant la machine à Ouessant avait été endommagée lors de la pose de l’hydrolienne en juin 2015 par 55 mètres de fond. Cet incident « a affecté les possibilités de freinage et de contrôle de l’hydrolienne », a expliqué Jean-François Daviau, patron de l’entreprise. En mars, les capteurs avaient montré que la poursuite de l’injection de courant sur le réseau îlien pouvait endommager la machine.

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La taille d’un immeuble de cinq étages

L’hydrolienne, de la taille d’un immeuble de cinq étages, avait été reliée le 22 septembre à l’île grâce à un câble sous-marin, mais l’énergie produite n’avait commencé à être injectée sur le réseau ouessantin qu’à partir du 5 novembre.

La turbine de l’hydrolienne, qui dispose d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public de 12 mois, sera relevée en juillet dans le cadre d’un contrôle programmé et ramenée à Brest. A cette occasion, la bretelle défaillante sera changée, a indiqué le patron de Sabella.

Deux autres hydroliennes immergées au large de l’île de Bréhat par EDF devraient être raccordées au réseau dans le courant de l’été selon le fournisseur d’électricité.

Nature : Singapour détruit 7,9 tonnes d’ivoire de contrebande

Contrebande: quelque 7,9 tonnes d’ivoire de contrebande saisies ces deux dernières années par les autorités à Singapour

Quelque 7,9 tonnes d’ivoire de contrebande saisies ces deux dernières années par les autorités à Singapour ont été brûlées lundi, ont indiqué les autorités de l’archipel d’Asie du Sud-Est, espérant ainsi dissuader le commerce illégal de défenses d’éléphants.

Plus de 2.700 défenses d’éléphants d’Afrique, dont la valeur marchande est estimée à environ 13 millions de dollars de Singapour (8,5 millions d’euros), ont été broyées dans un concasseur de roches avant d’être incinérées.

En mai 2015, environ 2.000 défenses d’éléphants dissimulées dans des sacs de thé provenant du Kenya avaient été saisies à la douane, ont précisé les autorités.

« La destruction publique d’ivoire envoie un message fort indiquant que Singapour condamne le commerce illégal d’espèces sauvages. En détruisant l’ivoire, nous garantissons qu’elle ne pénètre pas à nouveau sur le marché de l’ivoire », a déclaré le ministre délégué auprès des ministères de l’Intérieur et du Développement national, Desmond Lee, dans un communiqué.

Le commerce international d’ivoire est interdit depuis 1989, à de rares exceptions près, afin de lutter contre le déclin de la population des éléphants d’Afrique qui étaient encore plusieurs millions au milieu du XXe siècle contre seulement 600.000 à la fin des années 1980.

Mais le braconnage et la contrebande se sont poursuivis pour répondre à la demande principalement d’Asie, en particulier de Chine, où l’ivoire est très prisé à des fins médicales et pour fabriquer des objets de décoration.

Orange informations.

Nature : balade avec la LPO à la découverte des oiseaux

Une balade destinée aux amoureux des animaux et de la nature.

Nous partons en compagnie de Madame Chantal Deschamps, bénévole à la Ligue pour la protection des Oiseaux , elle sera notre guide cet après-midi.

Elle nous confie des jumelles, pour observer les oiseaux c’est indispensable.

Nous marchons jusqu’au jardin de René, là elle nous dit : « écoutez les chants »

Un merle est dans l’herbe à chercher à manger. Il n’est pas peureux, notre groupe ne le dérange pas du tout !

merle

Elle identifie le chant d’un chardonneret élégant. Nous le montre perché sur un toit.

chardonneret

Cherche celui du serin Cini.

serin

Elle est épatante, elle reconnait les chants comme ça à leur cadence, les roulements, les silences, les notes, les trilles, j’adore.

Un choucas se pose sur un toit, hop elle nous fait l’observer, les jumelles se braquent, comme il est gros ! il a la tête grise, de loin ça ne se voit pas. On voit même son œil qui luit au soleil !

choucas

Puis nous regardons le ballet des hirondelles, elles chassent en volant, ce sont des hirondelles des fenêtres leur queue est plus courte que celle de l’hirondelle rustique, leur robe est aussi différente. Sur un livre elle nous montre les différences.

hirondelle

 

Elle connait très bien les oiseaux, au fil du propos nous apprenons beaucoup de choses sur eux, pourquoi ils chantent, notamment pour marquer leur territoire mais pas seulement, que le chant est émis par le mâle aussi pour attirer la femelle, c’est aussi la lumière qui les fait chanter.

Chaque oiseau mâle possède son territoire, mais deux espèces qui se nourrissent différemment partagent la même zone géographique.

Elle nous explique aussi que les oiseaux se reconnaissent aussi grace à leur façon de voler, certain ont un vol erratique comme les hirondelles, d’autres ont un  vol linéaire où avec des hauts et des bas…

Elle aurait été à enregistrer tant le propos est dense et intéressant.

Nous continuons notre chemin, nous voyons des nids d’hirondelles sous des gouttières, ces nids sont protégés, il est interdit de les détruire, mais parfois il tombent spontanément. Les hirondelles reviennent d’une année sur l’autre dans le même nid fait de petites boules que l’hirondelle juxtapose, elle utilise de la boue, des brindilles et de la salive, un nid est très long à bâtir. Si d’une saison sur l’autre un nid est abîme l’hirondelle va le réparer.

Nous descendons vers la Creuse, entre temps, d’autre oiseaux ont été vus, accenteur mouchet, pinson des arbres…

accenteur
Accenteur mouchet

 

troglodyte
troglodyte mignon

 

Le groupe suit désormais la Creuse j’adore cette promenade de la Roche Posay. elle est sous les arbres, le long du cours d’eau, nous irons  jusqu’à l’ancien pont de chemin de fer, à notre retour le héron cendré qui niche dans le secteur nous fera le plaisir de poser,mais hélas pas assez longtemps pour que j’aie le temps de l’immortaliser !

 

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La Creuse, superbe endroit bucolique.

Cette sortie a été si riche, je la recommande à toute personne qui aime la nature, nous en avons tant à apprendre,  les oiseaux nous entourent, c’est banal mais si précieux comme chaque maillon de l’éco système qui donne son équilibre à notre belle terre.

Pour écouter le chant des oiseaux voici un site très bien fait :

Pour tout savoir, ou presque sur les oiseaux, le site Oiseaux.net

Voici le lien pour le site de la Ligue de Protection des Oiseaux :

Le site de la Ligue de Protection des Oiseaux

 

 

 

Ecologie : La première ville verte va sortir de terre aux États-Unis

Ancien joueur de football américain, Syd Kitson a les poches bien garnies et une fibre d’écologiste bien développée, ce qui lui a permis de lancer en Floride la construction de la première ville américaine uniquement alimentée par l’énergie solaire. Dix ans après avoir acquis le terrain, la construction bat aujourd’hui son plein pour ce qui sera la première cité verte du pays, une ville capable d’accueillir 50.000 personnes.

Construction is bustling at Florida's first 'sustainable town'

Aucune maison n’est encore achevée, mais les premiers résidents devraient être en mesure d’emménager en début d’année prochaine, estime Syd Kitson, 57 ans, qui a joué dans la lucrative Ligue de football américaine (NFL) pendant cinq saisons avant de devenir promoteur immobilier. «On est en train de créer une nouvelle ville», souligne l’ancien joueur des Green Bay Packers et des Dallas Cowboys. «Notre mission est de prouver que croissance raisonnable et protection de l’environnement peuvent aller de pair».

Plutôt que de bâtir un énième quartier résidentiel ou un lotissement éloigné du centre ville, il a décidé de construire une ville écologique de A à Z, avec tout le confort nécessaire à la vie moderne. Son projet prévoit un établissement scolaire public, un quartier avec boutiques et restaurants, des chemins de randonnée et des lacs pour s’adonner aux sports nautiques. Les habitants de «Babcock Ranch» devraient pouvoir à terme commander avec leurs smartphones une voiture sans chauffeur pour se déplacer. Appartements et maisons imposantes sont conçus pour des occupants de tous âges, à des prix allant de 200.000 à 800.000 dollars, selon M. Kitson. La fin de la première phase de construction, avec 1.100 logements, est prévue d’ici 2017.

Une ville alimentée en électricité par le soleil

La ville devrait être équipée des toutes dernières technologies écologiques et être certifiée respectueuse des critères de développement durable par la Coalition pour la construction verte de Floride. Mais le parcours a été truffé d’obstacles. A commencer par la crise financière mondiale de 2007, qui a éclaté juste après l’achat des terrains. La construction est un temps restée au point mort. Des habitants ont aussi argué que le projet allait porter atteinte à l’environnement et affecter leur mode de vie rural. Certains ont menacé de lancer des poursuites pour tenter de bloquer la vente du terrain par ses propriétaires depuis 1914, les Babcock.

M. Kitson est parvenu à éteindre l’opposition en achetant les presque 370 km2 détenus par la société familiale Babcock Florida avant d’en revendre la grande majorité – 295 km2 – à l’Etat de Floride pour créer une réserve naturelle. Il a versé environ 700 millions de dollars à la famille Babcock, puis récupéré quelque 350 millions avec la vente des terrains à l’Etat, a indiqué sa porte-parole à l’AFP. Et il y avait aussi des doutes sur la possibilité de produire de l’énergie solaire à un prix abordable. «Une ville alimentée en électricité par le Soleil? Ca ne s’était jamais fait auparavant», a relevé Eric Silagy, PDG de la compagnie d’électricité Florida Power and Light (FPL).

Construction is bustling at Florida's first 'sustainable town'

Lorsqu’il a rencontré le promoteur immobilier pour la première fois il y a neuf ans, M. Silagy l’a prévenu du coût élevé de l’énergie solaire. «Syd a écouté avec grande attention et il a dit OK. On va tout simplement vous donner le terrain», se souvient le patron du producteur d’électricité. «Et, honnêtement, ça m’a surpris.» Le promoteur a finalement donné 179 hectares à FPL pour la construction d’une ferme solaire. Si les documents de présentation du projet évoquent «la première ville au monde marchant à l’électricité entièrement solaire», l’énergie produite par l’installation solaire n’alimentera pas directement le nouvel éco-village mais sera injectée dans le réseau de FPL.

 

En France un exemple de l’utilisation du solaire

Centrale voltaique de Cestas elle est la plus puissante d’europe

Nature : Italie: la nappe de pétrole en grande partie dissoute au large de la Riviera et de la Côte d’Azur

Rome – La nappe de pétrole apparue au large de la Riviera italienne s’est en grande partie dissoute et ne pose plus de risques aux plages des côtes italiennes et françaises, ont annoncé dimanche les responsables de l’opération de nettoyage.

« La situation dans les eaux entre Gênes et la frontière française s’est améliorée de manière significative« , a déclaré Giovanni Pettorino, commandant du port italien de Gênes.

« Grâce aux conditions météorologiques (pluies intenses, NDLR) la nappe de pétrole aperçue au cours des derniers jours sur des images satellites s’est en grande partie dissoute ou s’est dispersée en de plus petites nappes sous l’effet de traitement« , a-t-il assuré à la chaîne italienne Sky TG24.

Une nappe de pétrole de quelque deux kilomètres de long et 500 mètres de large menace la côte italienne vers Gênes (nord-ouest) mais aussi la Côte d’Azur en France, avaient indiqué samedi les autorités italiennes.

« La nappe n’ira pas en France. La situation semble désormais maîtrisée« , a affirmé dimanche M. Pettorino, une déclaration qui devrait soulager la population et l’industrie touristique du sud de la France.

Le pétrole provient vraisemblablement d’une raffinerie située au nord de Gênes, où la fuite d’un oléoduc le week-end dernier a déversé de grandes quantités de brut dans un torrent voisin.

Les secours avaient vite réussi à construire une digue provisoire pour empêcher le pétrole de se répandre et commencé à le pomper, jusqu’à ce que de fortes pluies dans la nuit de vendredi à samedi détruisent une digue.

La nappe qui s’est échappée se déplaçait lentement samedi vers l’ouest du port de Gênes, en Méditerranée, faisant redouter une pollution sur des plages de la zone frontalière entre Italie et France.

Les autorités portuaires de Gênes et le gouvernement avaient affirmé que les barrières flottantes mises en place dans l’embouchure du torrent avaient ensuite été efficaces pour éviter d’autres fuites d’hydrocarbures.

« Ce n’est pas un désastre mais un incident sérieux qui n’aurait pas dû se produire« , a déclaré le chimiste environnemental Federico Valerio au quotidien italien La Repubblica. « Le système de prévention en place a échoué. Le plus lourd tribut sera pour le torrent où a eu lieu le déversement. Les conséquences toxiques auront des répercussions sur son écosystème pendant des mois, sinon des années« , a-t-il prévenu.

Climat: un nombre record de pays signent à l’ONU l’accord de Paris

Un nombre record de pays –175 au total– dont les Etats-Unis et la Chine, les plus grands pollueurs du monde, ont signé vendredi à l’ONU un accord historique destiné à ralentir le réchauffement de la planète.

Symboliquement, le président français François Hollande a été le premier à parapher le document, conclu en décembre dernier à Paris.

« Jamais auparavant un aussi grand nombre de pays n’avait signé un accord international en une seule journée », s’est réjoui le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon en saluant un « moment d’histoire ».

D'une COP à l'autre, pour un accord mondial © Iris Vericourt, Jonathan STOREY AFP
D’une COP à l’autre, pour un accord mondial © Iris Vericourt, Jonathan STOREY AFP

« La participation de tant de pays et de dirigeants ne laisse planer aucun doute sur la détermination du monde à agir sur le climat », a-t-il estimé.

« La prochaine étape essentielle est de s’assurer que cet accord entre en vigueur dès que possible », a-t-il ajouté en exhortant les signataires à le ratifier « sans délai ».

Quinze pays, pour la plupart des petits Etats insulaires menacés par les cyclones ou la montée des eaux, l’ont d’ores et déjà fait.

La Chine et les Etats-Unis étaient représentés respectivement par le vice-Premier ministre Zhang Gaoli et le secrétaire d’Etat John Kerry. Ce dernier est venu signer avec sa petite-fille Isabelle, 2 ans, dans les bras, et a été très applaudi.

Les pays ayant signé vendredi –qui était aussi la Journée de la Terre– représentent plus de 93% des émissions de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique, selon l’ONG World Ressources Institute.

« Déjà l’année dernière, les investissements en matière d’énergies renouvelables étaient à un plus haut historique, presque 330 milliards. Et il est prévu que nous investirons des milliers de milliards de dollars d’ici la fin du siècle », a déclaré vendredi M. Kerry.

La signature n’est qu’une première étape. L’accord n’entrera en vigueur que lorsque 55 pays responsables d’au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre l’auront ratifié.

– DiCaprio à la tribune –

Avant de signer, M. Hollande a appelé la planète à traduire l’accord en « actes » et a souhaité que l’Union européenne « donne l’exemple » en le ratifiant « d’ici la fin de l’année ». « Il faut aller vite, encore plus vite », a-t-il insisté.

L'acteur et défenseur de l'environnement Leonardo DiCaprio à la tribune de l'ONU à New York, le 22 avril 2016 © JEWEL SAMAD AFP
L’acteur et défenseur de l’environnement Leonardo DiCaprio à la tribune de l’ONU à New York, le 22 avril 2016 © JEWEL SAMAD AFP

« Le monde nous regarde (…) plus de beaux discours, plus d’excuses, plus de manipulation de la science et des politiques par les entreprises liées aux énergies fossiles » comme le pétrole ou le charbon, a martelé à la tribune l’acteur et défenseur de l’environnement Leonardo DiCaprio.

« Oui, a-t-il dit, l’accord de Paris est une raison d’espérer mais ce ne sera pas assez ».

Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents au siège de l’ONU pour cette séance de signature.

La présidente du Brésil Dilma Rousseff, menacée de destitution, a brièvement évoqué, à la fin de son discours, la crise politique dans son pays, exprimant l’espoir que les Brésiliens sauraient empêcher tout « recul » de la démocratie.

La société civile s’est réjouie de ce coup de pouce donné à l’accord. « C’est un tournant pour l’humanité, afin qu’elle s’oriente vers une économie propre à 100% », a affirmé Michael Brune, directeur exécutif du Sierra Club.

– Ouvert à signature pendant un an –

Il est grand temps d’agir avec audace car le réchauffement s’accélère, a souligné Leonardo DiCaprio.

Le mois dernier a été le mois de mars le plus chaud jamais enregistré, selon les météorologues américains.

Le président français François Hollande signe l'accord sur le climat, à l'ONU à New York, le 22 avril 2016  © JEWEL SAMAD AFP
Le président français François Hollande signe l’accord sur le climat, à l’ONU à New York, le 22 avril 2016 © JEWEL SAMAD AFP

L’accord de Paris engage ses signataires à limiter la hausse de température « bien en deçà de 2°C » et à « poursuivre leurs efforts » pour limiter cette hausse à 1,5°C.

Cet objectif très ambitieux exigera une volonté soutenue et des centaines de milliards de dollars pour assurer la transition vers des énergies propres.

L’accord reste ouvert pendant un an à la signature des 195 pays qui l’ont négocié.

Quinze petits pays très exposés, dont Fidji, Tuvalu, les Maldives, Belize, la Barbade ou Samoa, l’ont ratifié dès vendredi.

« L’accord de Paris doit sauver Tuvalu et sauver la planète », a déclaré le Premier ministre de cet archipel de Polynésie, Enele Sosene Sopoaga.

Pour atteindre rapidement le seuil des 55 pays/55%, il faudra qu’au moins un ou deux des grands pollueurs (Etats-Unis, Chine, Union européenne, Russie, Inde) ratifie l’accord. Pékin (responsable de 20% des émissions) et Washington (18%) ont promis de le faire avant la fin de l’année.

Côté américain, le président Barack Obama n’aura pas besoin de l’aval du Congrès contrôlé par les républicains, hostiles au texte.

Le Canada ratifiera lui aussi dans l’année, a affirmé son Premier ministre Justin Trudeau. « Nous devons protéger la planète qui nous nourrit et, aujourd’hui, nous nous sommes tous rapprochés de cet objectif », a-t-il déclaré.

22/04/2016 21:56:01 –  Nations unies (Etats-Unis) (AFP) –  © 2016 AFP

Articles sur la cop 21 :

COP21 ce qu’il faut retenir de l’accord sur le climat

Le chef Raoni Metuktire en France à la cop21

Journée internationale de la terre : focus sur 10 merveilles menacées

  • Le parc national Virunga
    IFDC Photography/Flickr
    Le parc national des Virunga se trouve en République démocratique du Congo. Il abrite parmi les derniers gorilles des montagnes et une série de volcans en activité.
  • Le parc national des Virunga
    flöschen/Flickr
    La survie du parc est remise en question par des forages pétroliers, son sous-sol est très riche et les conflits qui agite le pays.
  • Le parc national des Virunga
    weesam2010/Flickr
  • La barrière de corail de Belize
    halseike/Flickr
    Dans ces eaux translucides, un écosystème fragile. Des espèces de lamantins et de crocodiles marins sont d’ores et déjà en danger.
  • La barrière de corail de Belize
    anoldent/Flickr
    La pêche illégale et le développement massif met en danger ce paysage de carte postale.
  • Les îles Marshall
    Christopher.Michel/Flickr
    Ces petits atolls sont au niveau de la mer ce qui les rend plus vulnérables aux effets du changement climatique.
  • La forêt tropicale de Sumatra
    Wild Sumatra/Flickr
    Les 2,5 millions d’hectares de la forêt tropicale de Sumatra abrite une biodiversité extrêmement riche, dont une espèce endémique d’orang-outan. L’exploitation forestière et le braconnage sont ses principaux ennemis.
  • Le mont Kilimanjaro
    hoteldephil/Flickr
    Le plus haut sommet d’Afrique est lui aussi victime du réchauffement climatique.
  • La vallée de Bamiyan
    ‘ Nasim Fekrat/Flickr
    Cette vallée afghane inscrite au patrimoine mondial de l’humanité a été ravagée par la guerre. Son sol est par endroit inaccessible à cause de la présence de mines antipersonnelles.
  • Les Everglades
    airlines470/Flickr
    En Floride, les Everglades sont aussi en danger à cause du développement urbain des zones alentour et du drainage des eaux.
  • La mer morte
    Israel_photo_gallery/Flickr
    La mer morte perd 4 km² de sa surface tous les ans. Ce n’est pas le réchauffement climatique qui est en cause mais les activités humaines.
  • La forêt tropicale de Madagascar
    Frank.Vassen/Flickr
    C’est un rêve de naturaliste depuis des siècles mais la déforestation menace désormais ce formidable écosystème.
  • La forêt tropicale de Madagascar
    Ron McGuire 1241/Flickr
  • Les réserves naturelles de l’Aïr et de Ténéré
    (Paolo)/Flickr
    Situé au Niger, ce parc représente la plus grande zone protégée d’Afrique. Les dissensions politiques et les conflits militaires mettent en péril cette zone alternant entre un massif montagneux, celuide l’Aïr et le désert de Ténéré.