Bébé abandonné en Normandie : appel à témoins

 

Un nourrisson de 2,100 kg a été découvert ce mardi 9 février à 20h30 dans les couloirs du service d’urgences de l’Hôpital de Falaise (Calvados). Au vu de son petit poids, la naissance de ce bébé a été estimée à moins de deux jours. Simplement emmailloté dans des serviettes et déshydraté, « il était en hypothermie majeure », a précisé Carole Etienne, la procureure de la République de Caen. Lorsque l’équipe médicale l’a découvert, le bébé présentait une température corporelle de 28 degrés seulement. Si son pronostic vital n’est pas engagé, l’enfant a été placé en soins intensifs et est désormais hors de danger.

La procureure de la République de Caen a lancé un appel à témoins afin de retrouver la mère de l’enfant, poursuivie pour « délaissement de mineur de moins de 15 ans ». Selon la procureure, il est d’autant plus crucial que la justice retrouve la mère, qui doit très certainement avoir besoin de soins médicaux. Toute personne susceptible de fournir des éléments sur l’identité de la mère de ce bébé est invitée à contacter la gendarmerie de Falaise au 02 31 41 65 50.

Source : Le Parisien avec AFP

Série noire dans les accidents de cars scolaires

La collision survenue jeudi entre un minibus scolaire et un poids lourd en Charente-Maritime est le deuxième accident mortel en deux jours impliquant des transports d’enfants. À ce jour, le dramatique accident survenu en août 1982 et qui avait coûté la vie à 53 personnes, dont 44 enfants, reste cependant le plus meurtrier en France.

C’est le deuxième drame de ce type en deux jours: ce jeudi 11 février 2016, la collision entre un minibus scolaire et un poids lourd en Charente-Maritime a tué au moins six adolescents. Il s’agit du deuxième accident mortel en deux jours impliquant des transports d’enfants: la veille, la sortie de route d’un car scolaire près de Montflovin, dans le Doubs, a fait deux morts, des adolescents de 12 et 15 ans, et sept blessés.

Ces nouveaux accidents de la route s’ajoutent à une longue liste de catastrophes liées au transport de personnes sur la route depuis une quarantaine d’années, dont le terrible carambolage de Beaune, en 1982, reste de loin le plus meurtrier.

• La tragédie de Beaune

Le carambolage dramatique est survenu dans la nuit du 31 juillet au 1er août, par temps de pluie. L’accident avait été causé par un ralentissement de la circulation sur l’autoroute A6 entre Paris et Lyon. Trois voitures arrivant trop vite sur la voie de gauche s’étaient rabattues sur la voie de droite entre deux autocars transportant une centaine d’enfants d’une colonie de vacances vers la Maurienne. Le premier car s’était arrêté sans encombre mais le second avait percuté à faible vitesse une des voitures dont le réservoir s’était éventré.

Le bilan sera terrible: 53 morts, dont 44 filles et garçons originaires de Crépy en Valois dans l’Oise qui partaient en colonie de vacances. Seuls une douzaine d’enfants assis à l’arrière étaient parvenus à s’échapper. Il reste à ce jour l’accident de la route le plus meurtrier en France. Plusieurs mesures ont par la suite été prises pour qu’une telle tragédie ne se reproduise plus. Ainsi, c’est à cette époque que la vitesse sur les autoroutes est abaissée à 110 km/h par temps de pluie. Depuis, le transport d’enfants en autocar est également interdit pendant les jours de grands départs.

«Beaune est à jamais associée à cette souffrance et à cette histoire», se souvenait en octobre Alain Suguenot, maire (Les Républicains) de Beaune en Côté d’or, contacté par Le Figaro. «Je me rappelle que dix ans après ce drame, les pompiers qui étaient intervenus cette nuit-là étaient toujours traumatisés. Pour eux, aller récupérer tous ces petits corps calcinés était une tragédie. Et l’on n’a jamais pu les identifier car le procureur ne voulait identifier que les adultes.»

• Puisseguin en 2015, 43 morts

Le 23 octobre 2015, dans cette commune du nord-ouest de la Gironde, un autocar percute un tracteur et une semi-remorque qui s’est déportée sur sa gauche et se trouve en travers de la route dans un virage d’une route départementale. Malgré un choc d’une violence modérée, l’autocar s’embrase en quelques minutes, le réservoir de l’autre véhicule ayant été perforé. Quarante-trois des passagers, prisonniers des flammes, périssent. Les voyageurs étaient des membres d’un club du troisième âge qui se rendaient en excursion dans le Béarn.

• Dardilly en 2003: 28 morts

Le 17 mai 2003, l’accident d’un car fera 28 morts et 46 blessés sur l’autoroute A6, près de Lyon. Le véhicule, qui transportait des touristes allemands sur la Costa Brava en Espagne, s’est renversé à hauteur de l’échangeur de Dardilly, dans le Rhône, après avoir quitté la chaussée et dévalé un talus. À l’époque, la presse évoque la vitesse excessive comme potentielle responsable du drame. Selon les enquêteurs, le car roulait à 117km/h alors que la limite sur autoroute est de 90km/h par temps de pluie pour ce type de véhicule.

• En 2007, 26 Polonais tués

Le 22 juillet 2007, un autocar transportant 50 pèlerins polonais était tombé dans un ravin après une sortie de route, en Isère. Vingt-six passagers avaient été tués sur le coup et les autres, blessés. Ce bilan très lourd avait même poussé Lech Kaczynski, le président polonais, à se déplacer au CHU de Grenoble. Deux accidents de bus se sont déjà produits au même endroit, en bas de rampe de Laffrey. Cette portion de route entre Grenoble et Gap, connue sous le nom de «Route Napoléon», est réputée particulièrement dangereuse.

• 1995, un car espagnol se renverse sur l’A9, 23 victimes

10 juillet 1995, il est 1h30 du matin quand un autocar espagnol se renverse sur l’A9 près de Roquemaure. L’accident fait 23 victimes. Le «mouchard» du véhicule révélera plusieurs infractions, notamment le non-respect des temps de repos hebdomadaire et la falsification des disques de l’autocar. Le chauffeur sera finalement condamné à deux ans de prison avec sursis. Le propriétaire et l’affréteur de l’autocar écoperont pour leur part de quinze mois de prison ferme.

• En 2004, 11 morts sur la RN 10

Le 22 juin 2004, onze personnes sont tuées et 39 blessées lorsqu’un autocar marocain fait un tonneau au-dessus du rail de sécurité de la RN 10 à quelques kilomètres au sud de Poitiers.


Les accidents impliquant des cars scolaires en France

Depuis la catatastrophe de Beaune, en 1982, dans laquelle 44 enfants se rendant en colonie de vacances ont péri, plusieurs accidents mortels ont frappé les transports scolaires. Les bilans, généralement moins lourds, suscitent néamoins une forte émotion, ces drames impliquant des enfants.

Le 15 janvier 1990 dans l’Aube, trois adolescents sont tués dans l’accident du car scolaire qui les emmenait au lycée, sur la RN77 entre Troyes et Arcis-sur-Aube.

Le 8 avril 1993, quatre personnes, dont trois enfants, sont tués dans la collision entre un train et leur minibus scolaire à un passage à niveau, près d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône).

Le 18 décembre 2000, quatre personnes, dont trois collégiens, sont tuées dans une collision entre un poids-lourd et un minibus de ramassage scolaire sur la RN60 entre Orléans et Montargis.

Le 2 juin 2008, sept enfants sont tués à Allinges (Haute-Savoie) dans la collision entre un TER et un car scolaire à un passage à niveau au lieu-dit Mésinges.

Le 22 juillet 2014, six personnes, dont cinq enfants âgés d’une dizaine d’années, sont tuées dans la collision entre un minibus et un poids lourd à Courterances, près de Troyes (Aube).

Le 10 février 2016, deux adolescents de 12 et 15 ans sont tués et sept personnes blessées à Montflovin dans un accident d’un autocar scolaire, probablement dû à de mauvaises conditions météorologiques. Le véhicule transportait 32 enfants.

(Avec AFP)

Sachez le : Facebook vous espionne (même si vous n’y êtes pas inscrit)

La Cnil s’insurge de la collecte abusive de nos données de navigation par le géant du Web. Facebook a trois mois pour rentrer dans le rang.

Certains internautes roublards adoptent une stratégie pour entraver la traque dont ils font l’objet sur internet : ils ne s’enregistrent pas sur Facebook. Futé. En théorie, les voilà abrités des algorthmes intrusifs mis en place par le géant de la Silicon Valley, notoirement connu pour puiser dans nos données privées, scruter, collecter et analyser nos comportements en ligne…

Mais l’entreprise de Mark Zuckerberg est bien plus retorse qu’elle n’y paraît de prime abord. Car même si vous n’êtes pas inscrit sur Facebook, le site dépose à votre insu un « cookie » sur votre machine dès que vous consultez une page publique (événement, page fan…). Ce discret petit fichier peut suivre à la trace votre navigation internet, et relever des informations propres à votre identité (localisation, langue, machine utilisée…).

Face à cet abus connu de longue date, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) tente de répliquer. Dans une décision rendue mardi 26 janvier, l’autorité met « Facebook Inc. » en demeure, jusqu’à ce que la société se mette en conformité avec la loi informatique et liberté de 1987. Elle l’accuse de « collecte déloyale » de données. Facebook dispose désormais de trois mois pour remédier à cette illégalité.

De nombreux manquements

« Cette mise en demeure est tout à fait normale et traduit certainement un certain ras-le-bol des utilisateurs », corrobore Jean-Baptiste Soufron, avocat spécialisé dans les questions numériques.

Car c’est au terme d’une enquête amorcée en mars, après que Facebook ait annoncé avoir modifié sa politique de confidentialité et au cours de laquelle la Cnil a inspecté les locaux du réseau social, que l’autorité a détecté « des manquements graves » au regard de la loi française, notamment pour ce qui a trait à la vie privée.

« Les géants du web ont très mauvaise presse en matière de protection de la vie privée, et c’est globalement mérité », réagit Tanguy de Caotpont, directeur général du laboratoire de sécurité Kaspersky. « La Cnil ne s’y est pas trompée en attaquant Facebook, qui compte près d’un Français sur deux dans son répertoire. »

Des cookies à finalité publicitaire

Outre les cookies déposés sur les navigateurs des non-inscrits, l’autorité protectrice épingle le recueil « sans consentement exprès » des utilisateurs de données « relatives à leurs opinions politiques, ou religieuses, et à leur orientation sexuelle ». Facebook n’offre aucune information sur l’usage qui est fait de ces données. Surtout, le mastodonte du web est sur la corde raide en ce qui concerne sa politique publicitaire :

Le site dépose sur l’ordinateur des internautes des cookies à finalité publicitaire, sans les en avoir au préalable correctement informés ni avoir recueilli leur consentement », alerte la Cnil.

Le géant américain se sert d’une combinaison de ces données pour afficher des publicités ciblées, « ce qui méconnaît leurs droits et intérêts fondamentaux et porte atteinte au respect de leur vie privée », estime la Cnil. Car derrière chaque internaute, il y a le cyber-consommateur, auquel ces réclames sont destinées.

Une traque invisible

La gestion faite par Facebook des cookies est au cœur des critiques de la Cnil. Tous les sites internet peuvent coller un cookie sur votre navigateur. A la manière d’un hameçon, ils « ancrent » dans un fichier des données qu’ils jugent utiles (adresse IP, identifiants, etc) afin de pouvoir les relire lors de vos futures consultations. En ce qui concerne Facebook, cela inclut l’âge, le sexe, et l’adresse e-mail.

Mais à l’ère de l’hypertexte et des codes embedded, les sites web ne sont plus des entités cloisonnées. Aujourd’hui, internet est sans frontières : les pages web sont truffées de bouts de codes (scripts), de fenêtres (iframes) et autres bandeaux commerciaux qui proviennent de sites extérieurs ou de régies publicitaires. Incrustés dans les pages, ces éléments fonctionnent comme des balises émettrices : les cookies pré-installés peuvent les détecter et les sonder.

Facebook enregistre des données qui ne sont pas que des données d’utilisateurs, mais aussi celles de gens qui passent sur des sites où il y a des boutons Facebook « , souligne Jean-Baptiste Soufron.

Lorsque vous naviguez sur un site d’information (« L’Obs », par exemple), Facebook peut, par l’entreprise du bouton « Partager », « J’aime » ou « Se connecter », mémoriser vos visites et collecter des comportements en ligne (fréquence de consultation, etc).

Mais si vous fréquentez frénétiquement les annonces de guides de voyages pour la Namibie sur Amazon, il est fort probable que les publicités sur internet vous aiguillent vers un petit billet Ryanair, à destination du sud-ouest africain.

Récupérer les données collectées ?

Le bras de fer entre Facebook et le droit français est loin d’être achevé. La loi bute encore sur le terrain de la portabilité des données. C’est-à-dire le droit pour les usagers à rapatrier les données collectées sur eux. Cela s’est apparenté à un véritable parcours du combattant pour Max Schrems, un jeune étudiant autrichien, pour le moins têtu, qui a tenté l’expérience pour récupérer en 2011 les données que facebook a collectées sur lui. En bout de course, 1.200 pages reprenant son activité sur le réseau social lui ont été délivrées. Dont des informations qu’il pensait avoir effacées.

« Quand vous quittez Facebook, il ne faudrait pas que vos données privées restent sur le réseau social sans que vous puissiez y avoir facilement accès ou les récupérer. L’entreprise n’est pas très claire sur qui peut récupérer quoi après la fermeture de votre compte », affirme encore Jean-Baptiste Soufron. La portabilité est l’une des mesures de la fort contestée PIL numérique, votée en novembre à l’Assemblée, et qui doit désormais passer l’épreuve du Sénat.

A l’échéance des trois mois de l’ultimatum fixé par la Cnil, la Commission pourrait alors entamer une procédure de sanction à l’encontre de Facebook. Au maximum, cette sanction peut s’élever à 150.000 euros.

Il y a deux ans, la cnil avait condamné Google à une amende de ce type, adjointe de l’obligation de publier sur sa page d’accueil un communiqué relatif à la décision, et ce pendant 48h. Un coup de force qui avait entamé la com’ de Google sur le respect de la vie privée.

Paul Conge pour le nouvel Observateur

Lamentable : Quand Apple interdit les réparations en dehors de ses propres boutiques

Je trouve que ça craint là pour les clients d’Apple, si ce n’est pas se mettre en situation de monopole ça !!! c’est moche.

 

L’erreur 53 est l’un des pires messages d’erreur qu’un utilisateur d’iPhone puisse voir s’afficher sur son téléphone. En effet, il survient notamment lorsque l’iPhone a été réparé ailleurs que dans un Apple Store ou une boutique agréée par la marque à la pomme. En cause : un risque pesant sur la sécurité du capteur d’empreintes digitales, selon Apple.

L’erreur 53 a fait le tour du Web ce week-end. Cette erreur est susceptible de s’afficher sur le téléphone lors de la restauration ou de la mise à jour d’un iPhone et empêche alors son utilisation ou la récupération des données. La seule solution, c’est de repasser à la caisse, en procédant à l’échange du téléphone, facturé entre 320 et 350 euros selon le modèle, même sous garantie.

En effet, dans la très grande majorité des cas, l’erreur 53 est la conséquence d’une réparation de l’écran effectuée en dehors du réseau Apple, à l’aide d’une boutique de quartier ou avec ses propres tournevis et un peu d’huile de coude.

 

Une histoire de capteurs d’empreintes

Plus exactement, l’erreur intervient lorsque le bouton physique (qui abrite le capteur d’empreintes digitales) d’origine a été changé, ce qui est le cas lorsque le réparateur ne prend pas la peine de retirer le bouton original de l’écran lors de l’échange de ce dernier. La carte mère de l’iPhone ne repère donc pas la signature du capteur original et refuse alors de fonctionner, sauf si la réparation a été réalisée par un réparateur agréé qui peut reprogrammer la carte mère. Ce qui semble possible en théorie, mais pas dans la pratique.

 

La conséquence d’une mise à jour

L’histoire est ressortie ce week-end à la faveur d’un article publié par le Guardian. Mais dans les faits, ce problème se pose depuis l’arrivée d’iOS 9, en septembre 2015. C’est cette mise à jour qui a rendu obsolètes tous les iPhone dont le bouton physique n’avait pas été changé dans les règles de l’art Apple, c’est-à-dire tous les clients d’Apple qui ne souhaitaient pas payer plusieurs centaines d’euros pour la réparation d’un écran brisé.

Apple se défend sur son site Internet en précisant que « si votre appareil iOS est doté de Touch ID, iOS vérifie que le capteur Touch ID correspond aux autres composants de votre appareil lors de la mise à jour ou de la restauration. Cette vérification garantit la sécurité de votre appareil et des fonctionnalités iOS associées à Touch ID ». Apple utilise donc l’argument de la sécurité qui est recevable puisqu’un réparateur non agréé pourrait installer des capteurs non sécurisés ou capables de mettre à mal la sécurité d’iOS.

Une mauvaise communication

Il y a toutefois un réel problème de communication chez Apple. L’entreprise aurait au moins pu prévenir ses clients que la mise à jour vers iOS 9 allait bloquer les terminaux dont le bouton physique avait été changé en dehors du réseau officiel. Les clients qui sont bloqués suite à la mise à jour ne peuvent alors plus utiliser leur téléphone ni récupérer leurs données.

La seule solution est de récupérer le bouton d’origine, ou de faire changer son iPhone dans un Apple Store, en dehors du cadre de la garantie. Un système fermé peut avoir des avantages comme la sécurité ou la facilité d’utilisation, mais on a aujourd’hui la preuve qu’il peut compliquer la vie des utilisateurs et des clients qui empruntent un chemin légèrement différent de celui tracé par l’entreprise.

Je trouve cette politique négative pour l’image de la marque.

Source : Article frandroid