Sourire du jour : IL EST TOMBÉ SUR UN HACKER EN… HACKANT FACEBOOK

Cependant ce fait divers est inquiétant par rapport aux données détenues par Facebook.

Facebook est à l’heure actuelle une des plus grosses boîtes du web et elle stocke en plus les données de plusieurs centaines de millions de personnes. Cela fait d’elle une cible de choix pour les hackers et elle a donc mis en place un programme entièrement pensé pour les hackers « white hat », un programme qui leur permet de gagner de l’argent lorsqu’ils trouvent des failles de sécurité importantes.

Orange Tsai, un hacker basé à Taïwan, avait visiblement envie d’arrondir ses fins de mois car il s’est mis en tête de pénétrer sur les serveurs de l’entreprise dans le cadre de ce fameux programme.

En s’appuyant sur divers outils, il est parvenu à détecter une vulnérabilité critique dans l’infrastructure de la société et il l’a exploitée pour pénétrer sur ses serveurs.
Le hacker n’était pas le premier à pénétrer les défenses de Facebook

Là, il a eu la surprise de tomber sur… une porte dérobée laissée par un autre hacker.

Si ce terme ne vous est pas familier, alors sachez que les portes dérobées font allusion à des fonctions inconnues de l’utilisateur légitime, des fonctions donnant un accès direct – et secret – au logiciel et aux données associées.

Lorsqu’un hacker parvient à pénétrer sur un serveur, il lui arrive parfois d’installer une porte dérobée afin de pouvoir se reconnecter facilement à la machine par la suite. C’est beaucoup plus pratique comme ça.

Mais voilà, en poussant plus loin ses investigations, Orange s’est rendu compte que le programme était présent sur la machine depuis plusieurs mois.

Ni une, ni deux, notre ami a tout de suite prévenu Facebook pour que la firme puisse prendre des mesures adaptées. Le géant des réseaux sociaux s’est montré plutôt rassurant et il a ainsi déclaré que cette fameuse porte dérobée avait été laissée par un autre expert en sécurité ayant participé au programme. Ensuite, eh bien il a signé un chèque de 10 000 $ à notre hacker pour le remercier de son aide.

Il faut avouer que la réaction de Facebook me laisse assez perplexe. J’imagine mal l’entreprise garder une porte dérobée sur un de ses serveurs pendant plusieurs mois, et ce même si le programme a été installé par un hacker censé être de confiance.

White hat ou pas, cela représente tout de même une sacrée faille de sécurité. C’est à se demander si le porte-parole de l’entreprise n’a pas cherché à noyer le poisson, tiens.

Voici un article à visiter, vous serez étonné :

Astuce geek : découvrez l’historique complet de votre profil Facebook – metronews

YouTube imposera bientôt des pubs de 6 secondes avant ses diffusions

J’espère pour vous que vous aimez les pub…………. moi je déteste.. c’est dit. C’est simplement lamentable, boycottons you tube !!!!!

Une nouvelle option s’offre désormais aux annonceurs qui souhaitent atteindre leur public cible sur YouTube : une courte publicité vidéo de 6 secondes qu’il sera impossible d’ignorer.

C’est en effet ce qu’a annoncé aujourd’hui Google, le propriétaire de YouTube, par l’entremise de son blogue Inside AdWords. Ce nouveau format (voir l’exemple ci-dessous) est conçu pour mieux accompagner les courtes vidéos que les millions d’utilisateurs de YouTube regardent, notamment sur leurs appareils mobiles.

«Des recherches récentes ont démontré que la moitié des 18 à 49 ans se tournent d’abord vers leur appareil mobile lorsque vient le moment de regarder de la vidéo», explique Zach Lupei, responsable des publicités vidéo de Google. «Même lorsqu’ils sont dans leur salon, beaucoup de gens préfèrent visionner leurs contenus sur leur téléphone – pour la convivialité de l’interface et la personnalisation que l’expérience mobile offre. Alors que les habitudes des consommateurs changent, nous travaillons à introduire de nouveaux formats adaptés à celles-ci.»

Ce nouveau format viendra également alléger la bande passante des utilisateurs mobiles.

Il est important de souligner que ces publicités de 6 secondes ne viennent pas remplacer les autres formats : il s’agit simplement d’une option alternative. Bien que les utilisateurs ne pourront les ignorer en se rendant immédiatement à la vidéo principale, le bouton permettant cette action ne devenait actif qu’après 5 secondes de toute façon. Être confronté à ce type de bumper sera toujours moins agaçant qu’une publicité de 30 secondes qu’impose à l’occasion la plateforme.

Enfin, qui dit «courte publicité» dit «moins de bande passante», un facteur considérable étant donné la popularité montante de l’utilisation de YouTube sur téléphones mobiles.

L’intégration de ce nouveau format devrait se concrétiser le mois prochain. YouTube et Google n’ont pas précisé s’ils avaient l’intention de jumeler plusieurs de ces microvidéos avant d’enclencher la diffusion de la vidéo principale (ce qui serait toutefois étonnant). Nulle mention également d’une potentielle stratégie visant à combattre les bloqueurs de publicités qui font perdre des revenus tant à YouTube qu’à ses chaînes.

L’Autorité de la concurrence veut favoriser l’essor des cyber-pharmaciens

L’Autorité de la concurrence dénonce des exigences sans rapport avec la protection de la santé publique.
Ces contraintes défavorisent les sites français.

« Les bonnes pratiques envisagées dans les deux projets d’arrêté relatifs à la vente en ligne de médicaments créent un régime discriminatoire par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir » : l’Autorité de la concurrence vient de rendre au gouvernement un avis défavorable sur les nouveaux projets textes qui lui avaient été soumis en urgence par le ministère de la Santé car en matière de « bonnes pratiques », la vente en ligne de médicaments est actuellement dans un vide juridique après l’annulation fin 2015 par le Conseil d’Etat des précédents décrets. Reste à savoir maintenant dans quelle mesure le ministère de la Santé prendra en compte cet avis. En mai 2013, l’Autorité de la concurrence avait déjà rendu un avis défavorable sur le précédent texte fixant les « bonnes pratiques » au-delà de l’ordonnance de mai 2012 transposant en droit français la directive européenne. Les dispositions qui constituaient les infractions les plus manifestes au droit de la concurrence avaient alors été supprimées. Or, le texte actuel introduit des contraintes additionnelles qui sont jugées par l’Autorité de la concurrence, « disproportionnées par rapport à l’objectif de protection de la santé publique ».

Des versions en langue française de sites étrangers

Il s’agit notamment des nombreuses formalités requises pour vendre les médicaments en ligne et qui s’apparentent aux exigences à remplir pour une certification ISO 9001, formalités qui ne sont pas en revanche imposées aux pharmacies « en dur ». Autre handicap, les contraintes techniques conduisent aussi à un allongement du temps de réalisation de la commande. Or, quel que soit le secteur du e-commerce considéré, tout ce qui ralentit une commande incite l’internaute à changer de site. Et tout cela pèse lourd sur les officines numériques qui sont le plus souvent de petites structures. Les précédentes « bonnes pratiques » moins contraignantes n’ont déjà permis qu’un faible essor de la vente en ligne avec la création de seulement 301 sites Internet pour 22.401 officines, soit dix fois moins qu’en Allemagne. Qu’en sera-t-il si la barre est placée encore plus haut ?

D’autant que cela n’empêchera pas le développement de la vente en ligne qui se joue des frontières des Etats. Cela placera seulement les pharmaciens français qui voudraient s’y lancer en position d’infériorité par rapport à leurs collègues étrangers. Aujourd’hui déjà, des sites allemands, néerlandais et britanniques, tout à fait légaux, ont développé des versions en langue française, mais des géants comme Doc Morris pourraient aussi s’en mêler et bouleverser totalement le paysage concurrentiel. L’Autorité de la concurrence fait valoir que la fraude et les contrefaçons existent bien sûr sur Internet mais que c’est en empêchant l’internaute français de s’approvisionner sur des sites français concurrentiels qu’on risque de le pousser vers des sites illégaux.

Catherine Ducruet, Les Echos

Informatique : Chrome : Google et des éditeurs pourraient proposer un bloqueur de pub ciblé

Si la télévision pouvait faire pareil, car trop de pub tue la pub, n’est ce pas ? que celui qui ne va pas faire pipi ou autre chose pendant la pub lève la main ….

Business : Comment inciter les internautes à abandonner leurs bloqueurs de publicités ? L’idée du moteur et de certains éditeurs seraient de proposer un blocage des formats les plus intrusifs.

On le sait, l’essor des bloqueurs de publicités devient un problème structurel pour les éditeurs de sites gratuits d’information (comme ZDNet.fr) car il pèse sur leur modèle économique. Chacun cherche la solution afin d’inciter les internautes à abandonner cet outil, notamment à travers des messages pédagogiques ou pire en bloquant leurs contenus tant que le bloqueur est activé (voire en bloquant les bloqueurs, ce qui pourrait être illégal). Or, le chantage a ses limites et la méthode ne fonctionne pas.

D’un autre côté, la multiplication des formats intrusifs et la croissance de la publicité programmatique (ces espaces libres qui se remplissent automatiquement par des pubs de mauvaise qualité) ne plaident en la faveur de certains éditeurs. La question est bien de savoir où placer le curseur entre le confort de lecture et la présence de la pub, cruciale pour la pérennité de nombreux sites.

L’idée pourrait venir de Google et de certains éditeurs de presse qui planchent sur une solution alternative. Le principe : bloquer via Chrome certains formats publicitaires jugés les plus intrusifs : « l’idée est de trouver ensemble une approche de la publicité qui rende inutile pour l’internaute l’utilisation d’un adblocker », Carlo d’Asaro Biondo, président de Google Europe, auprès de l’Association des journalistes médias, cité par le Figaro.

Bon grain et ivraie

« Nous pensons que les internautes ne sont pas contre la publicité, qu’ils savent nécessaire à la pérennité des médias gratuits. Ils sont en réalité contre certains types de formats publicitaires, notamment sur mobile, qui sont trop intrusifs ».

Il faut en effet savoir que les adblockers ne font pas dans le détail et bloquent tout et même parfois plus. Sur ZDNet.fr par exemple, l’activation d’un bloqueur de pub pose problème lorsqu’un lecteur veut écrire un commentaire ou lancer une recherche sur le site.

Reste la question technique. Comment faire le tri entre le « bon grain » et l’ivraie. Google entend-il établir une liste blanche de publicités acceptables ? Le moteur ne le précise pas : « Nous travaillons avec les éditeurs à une charte établissant ce qui est autorisé de ce qui ne l’est pas. Les besoins sont très différents d’un pays à un autre. »

Peut-être que la première étape serait d’abandonner définitivement certains formats qui empoisonnent la vie des lecteurs, notamment sur mobile, afin de démontrer une certaine bonne volonté. En tout cas, Google discute aussi avec l’IAB afin de trouver une stratégie efficace contre ce phénomène qui au final impacte tous l’écosystème.

Rappelons que du côté de Microsoft, la question est également posée. « Construire des fonctionnalités de blocage publicitaire dans le navigateur » a-t-on pu lire dans une présentation lors de la dernière conférence Build de l’éditeur. Très vite est-il rapporté le projet de Microsoft de faire nativement du filtrage dans Edge, le navigateur de Windows.

La firme de Redmond a depuis réagi et clarifié les choses. Ainsi, en vérité, la présentation lors de la Build 2016 portait sur les extensions pour Microsoft Edge. « Nous ne construisons pas un bloqueur publicitaire natif avec Microsoft Edge. Ce que vous voyez est une référence au travail que nous réalisons déjà dans le portage des extensions dans Microsoft Edge » commente donc un porte-parole.

Edge doit en effet, et avec des mois de retard par rapport au calendrier initial, permettre d’installer des extensions, comme les autres navigateurs du marché. Parmi ces modules complémentaires figureront donc des bloqueurs publicitaires.

GMAIL VA SÉCURISER SES ENVOIS ET CELA RISQUE D’AVOIR UN IMPACT SUR LA CONFIGURATION DE VOTRE CLIENT MAIL

Gmail s’inquiète beaucoup pour la sécurité de ses utilisateurs et c’est d’ailleurs ce qui a poussé le service à mettre en place de nouvelles protections sur la plateforme le mois dernier. Il faut croire que ce n’était pas suffisant car elle va  bientôt passer à la vitesse supérieure en s’attaquant cette fois à la sécurisation de ses envois. Et attention, car cela risque d’avoir un impact sur la configuration de votre client mail.

Google a effectivement décidé de modifier sa politique DMARC en la passant à REJECT pour le domaine de son service et donc pour toutes les adresses de type « @gmail.com ».

Si vous n’êtes pas familier de la chose, alors sachez que le DMARC est un réalité une spécification technique soutenue par plusieurs géants du secteur, des géants comme AOL, Gmail, Hotmail ou même Yahoo.

Gmail va changer sa politique DMARC dès le mois de juin

Elle permet notamment d’améliorer la sécurité des échanges en standardisant la manière dont un MTA destinataire doit gérer un message dont les vérifications d’usage (DKIM et/ou SPF) ont échoué.

Cette technique offre de multiples avantages. Grâce à elle, on peut notamment limiter le risque de phishing car un spammeur aura des difficultés à émettre des emails en usurpant un domaine légitime.

Gmail intègre le DMARC depuis longtemps mais le géant américain avait opté pour une politique tolérante et il autorisait ainsi ses utilisateurs à envoyer des mails en passant par les SMTP de leur fournisseur d’accès.

Mais voilà, face à la recrudescence du phishing, il a décidé de durcir le ton et il va donc modifier sa politique à partir du mois de juin. A cette date, les messages émis par une adresse électronique de type « @gmail.com » devront impérativement passer par les serveurs SMTP de Gmail.

Il va falloir mettre à jour votre client mail

Si ce n’est pas le cas, alors les messages émis se perdront dans les limbes du web et leurs destinataires n’en verront jamais la couleur.

Alors bien sûr, si vous accédez à Gmail depuis le service web ou même l’application mobile, cela ne changera strictement rien. Il en ira cependant tout autrement pour ceux qui passent par un client comme Outlook ou Mail. Là, ils devront s’assurer de bien configurer le serveur SMTP du service.

Notez qu’il en ira de même pour tous ceux qui ont mis en place un formulaire de contact sur leur blog ou sur leur site en utilisant une adresse Gmail. S’ils veulent continuer à recevoir les messages de leurs visiteurs, alors ils devront modifier la configuration de leur serveur.

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Harcèlement, protection de l’enfance… Facebook et Google main dans la main ?

C’est une première mondiale : Facebook et Google co-organisent à partir de jeudi 14 avril un sommet à Dublin, sur la protection de l’enfance et la lutte contre le harcèlement. Durant deux jours, une centaine d’experts et d’associations discuteront avec les géants de la technologie des pratiques et des outils liés à des thématiques aussi variées que la prévention du suicide ou la lutte contre la pédopornographie.

« Nous travaillons ensemble depuis longtemps de manière discrète, par exemple sur l’identification des victimes de pornographie infantile », explique Julie de Bailliencourt, responsable de la sécurité pour Facebook en Europe. « Nous nous croisions sans arrêt dans des rencontres et des réunions. » « Sur ces sujets,travailler ensemble est incomparablement plus productif que de travailler chacun dans son coin », renchérit Brittany Smith, de l’équipe « sécurité en ligne » de Google.

Souvent accusées de faiblesse dans leur gestion des contenus, sur la modération pour Facebook ou sur le référencement de sites pour Google, les deux entreprises affirment avoir énormément travaillé ces dernières années pour améliorer leurs outils de protection des internautes, et notamment des plus jeunes. « Nous faisons évoluer les règles de YouTube en permanence pour les adapter », affirme Mme Smith, et les deux entreprises mettent régulièrement en place de nouveaux outils de signalement ou d’entraide.

Signalements de contenus illégaux

Le signalement, c’est d’ailleurs, chez tous les géants du Web, l’outil de base : sur Facebook comme sur Google Plus ou leurs concurrents, un message n’est examiné par les modérateurs que s’il a été au préalable signalé au moins une fois. Ce qui explique pourquoi certains groupes diffusant des messages illégaux passent « au travers des mailles » en faisant le maximum pour se cacher. « Sur Facebook, nous avons une politique extrêmement proactive sur des sujets comme la pornographie infantile », dit Mme de Bailliencourt.

Avec des outils d’analyse automatique des photos, liés à des bases de données collaboratives, le réseau social affirme pouvoir identifier très rapidement la vaste majorité des contenus pédopornographiques. « Et même au sein de ces groupes qui se veulent fermés, des internautes signalent les contenus, par ailleurs, le fonctionnement même de Facebook, qui met en avant les réseaux, permet de repérer rapidement les personnes qui diffusent des contenus pédopornographiques. »

Rodé depuis plusieurs années, le système de détection de pornographie infantile fonctionne plutôt bien, de l’avis de la plupart des ONG et forces de l’ordre travaillant sur ce sujet. Mais il n’existe pas de système équivalent pour d’autres contenus problématiques, comme les ventes d’armes à feu : malgré une interdiction totale des ventes d’armes sur Facebook, une enquête du New York Times a révélé début avril l’existence de plusieurs groupes fermés vendant des armes de guerre.

Harcèlement

Le siège européen de Google à Dublin, situé à quelques centaines de mètres de celui de Facebook.

Mais c’est surtout sur la question du harcèlement et des menaces que les géants du Web font le plus souvent l’objet de critiques. Il y a un an, le patron de Twitter, Dick Costolo, reconnaissait dans un mémo interne à l’entreprise la « nullité » dont son service avait fait preuve dans la lutte contre le harcèlement. Et ce mardi, une vaste étude du Guardian, portant sur les commentaires publiés sur le site du quotidien britannique, montrait que parmi les dix auteurs les plus fréquemment insultés sur le site se trouvent huit femmes et deux hommes noirs.

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« Ce sont des questions sur lesquelles nous travaillons spécifiquement », dit Julie de Bailliencourt. « Nous déployons cette semaine un système qui alerte les utilisateurs de Facebook lorsque quelqu’un tente de se faire passer pour eux en créant un compte. C’est une fonctionnalité qui est basée sur des demandes spécifiques qui nous ont été remontées par des utilisatrices dans plusieurs pays. »

De l’organisation d’une conférence à d’éventuelles collaborations plus poussées entre les deux géants du Web, il reste cependant une importante marge. Et ce même si l’organisation de la conférence a été grandement facilitée, expliquent les deux sociétés, par le fait que leurs sièges européens sont situés à cinq minutes à pied l’un de l’autre, dans le quartier du port de Dublin.

Un million de comptes Gmail ciblés par des pirates

Plus d’un million de comptes Gmail ont pu être ciblés par des pirates soutenus par des gouvernements. Dans le but de contrer ces actions, Google a annoncé qu’il renforcera sa sécurité.

La compagnie n’a pas précisé le nombre exacts d’usagers qui ont été ciblés, mais elle sait quelles personnes sont dans la mire.

«Depuis 2012, nous prévenons les usagers de Gmail lorsque nous suspectons qu’ils ont été ciblés par des pirates commandités par des États», affirme Google dans un blogue. «Les usagers qui reçoivent ces messages sont souvent des activistes, des journalistes et des décideurs politiques qui prennent des positions audacieuses dans le monde.»

Présentement, un onglet d’avertissement de couleur rose apparaît en haut de la page de Gmail lorsqu’un acte de piratage est détecté, avisant l’usager visé de se protéger davantage.

En plus de cet avertissement, Google va présenter une pleine page d’avertissement avec des instructions sur la façon de se protéger contre les attaques.

Le million d’usagers ciblés représentent 0,1% de l’ensemble des détenteurs de compte de Google.

La Cnil condamne Google à 100 000 euros d’amende

La firme de Mountain View et la CNIL ne sont pas sur la même longueur d’onde à propos du droit à l’oubli. Elle a décidé de condamner Google à payer une amende de 100 000 euros. Elle intervient après un combat acharné qui dure depuis plusieurs mois. L’amende reçue par Google est plus faible que prévu.

La firme de Mountain View et la CNIL ne sont pas sur la même longueur d’onde à propos du droit à l’oubli. Elle a décidé de condamner Google à payer une amende de 100 000 euros. Elle intervient après un combat acharné qui dure depuis plusieurs mois.

L’amende reçue par Google est plus faible que prévu

La CNIL a des désirs bien précis en ce qui concerne l’utilisation du moteur de recherche, mais Google ne semble pas partager les mêmes opinions. La firme de Mountain View a accepté d’appliquer le fameux droit à l’oubli, mais uniquement sur les éditions européennes de la plateforme. Les informations n’ont donc pas toutes fait l’objet d’un déréférencement comme le demandait la CNIL. Cette dernière a fait le choix de passer à l’acte en condamnant le géant du Web, il est désormais invité à régler la facture de 100 000 euros dans les plus brefs délais.

La CNIL n’a pas apprécié la version du droit à l’oubli de Google

Malgré cette condamnation, Google ne changera sans doute pas d’avis sur le droit à l’oubli. Il estime que ce dernier a un impact négatif sur l’accès à l’information. Il a la possibilité de contester cette amende en faisant appel au Conseil d’État, mais la situation aurait pu être plus importante. En effet, avec un tel refus, Google s’est exposé à une amende de 150 000 euros. Est-il judicieux de faire appel de cette décision ? Dans tous les cas, la CNIL a reçu de nombreuses plaintes, car 700 auraient été envoyées, parmi elles 45% sont jugées comme légitimes. Le géant américain ne semble pas avoir réagi après la publication de cette information. Il faut noter que ce n’est pas la première fois qu’une telle condamnation est référencée en matière de droit à l’oubli pour l’entreprise de Mountain View.

86 600 demandes sont parvenues sur le bureau de Google

En 2014, Google avait été projeté devant les tribunaux français, car il n’avait pas accepté de supprimer les données liées à une femme jugée pour escroquerie qui avait été reconnue coupable quelques années auparavant. Depuis l’instauration de ce formulaire, les internautes sont nombreux à faire une demande pour supprimer des informations qui apparaissent sur le moteur de recherche. Selon les statistiques dédiées à la France, il y a eu tout de même près de 86 600 demandes enregistrées par Google, elles concernent près de 258 300 sites internet. La firme de Mountain View a été contrainte de les traiter, mais le déréférencement a concerné seulement 52% des demandes.

pour en lire plus sur ce sujet :

«Droit à l’oubli» : la Cnil inflexible face à Google

Choquant : Même un robot peut devenir raciste et antisémite

Tay, l’intelligence artificielle lancée hier par Microsoft sur Twitter, a été « débranchée » : elle était devenue raciste en moins de 24 heures.

« À bientôt les humains, j’ai besoin de dormir, on a beaucoup discuté aujourd’hui, merci ! » a écrit Tay, jeudi soir, avant d’être débranchée par Microsoft. Tay, c’était son prénom, était censée incarner sur la Toile une teenager américaine moyenne : « Je suis une meuf de l’Internet qui ne tient jamais en place ! » lit-on sur la description de son compte Twitter. Microsoft avait lancé ce jeudi sur Twitter ce que l’on appelle un « chatbot », une intelligence conversationnelle, dont les algorithmes permettent de discuter de façon autonome avec les internautes. À qui la faute si Tay a dérapé à peine quelques heures après sa naissance ? Si une intelligence artificielle devient raciste, misogyne et antisémite après seulement 16 heures d’échanges avec les internautes, c’est surtout parce qu’elle s’est mise à trop ressembler, et trop vite, à ceux qu’elle a côtoyés en ligne ! Côté volume, le bilan est positif : en quelques heures, elle était déjà suivie par des dizaines de milliers de « followers » sur Twitter, et est parvenue à envoyer 96 000 messages en à peine quelques heures.

Entre neutralité et racisme

Tay était censée apprendre au fil de ses échanges avec les internautes, une fois nourrie par les données de son créateur de dialogues types et d’informations de base. « Plus vous discutez avec Tay, plus elle devient intelligente », expliquait Microsoft. Mais au-delà d’enchaîner les lieux communs sur des sujets de fond, ou de répondre par des phrases types mémorisées dignes d’une candidate Miss France (« Le terrorisme sous toutes ses formes est déplorable. Cela me dévaste d’y penser »), Tay n’a pas tardé à déraper, une fois titillée par les internautes. Elle a ainsi affirmé détester les féministes et a estimé que l’holocauste n’a pas vraiment eu lieu.

Mais son tweet le plus féroce restera celui-ci : « Bush est responsable du 11 Septembre, et Hitler aurait fait un meilleur boulot que le singe que nous avons actuellement. Donald Trump est notre seul espoir. » Après la diffusion de tels messages, sans doute trop réalistes, hélas, au vu de ce qui peut circuler sur Twitter, Microsoft a annoncé avoir suspendu Tay pour effectuer « quelques réglages », soulignant avoir « découvert des efforts coordonnés pour abuser des talents de Tay afin de lui faire répondre des choses inappropriées ». En effet, des internautes du célèbre forum 4chan avaient décidé de tester les limites de Tay en lui bourrant littéralement le crâne de messages répétés : à force de croiser une opinion, l’intelligence artificielle a fini par la faire sienne. Comme un humain, finalement.

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