Actualités : 8 mars 2019 – Journée internationale des droits des femmes

« En cette Journée internationale des femmes, veillons à ce que les femmes et les filles puissent concevoir des politiques, des services et des infrastructures ayant un effet sur notre vie. Et apportons notre soutien aux femmes et aux filles qui suppriment les obstacles à la création d’un monde meilleur pour toutes et pour tous.  »

 António Guterres, Secrétaire général de l’ONU

Ambitions 2019

Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement

La Journée internationale des femmes, célébrée tous les ans le 8 mars, aura pour thème cette année « Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ».

La thématique propose de réfléchir aux moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, notamment dans les domaines suivants : les systèmes de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables.

La réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) exige des approches novatrices et intégrées, capables de rompre avec le statu quo, notamment lorsqu’il s’agit de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et les filles.

Les actions en cours ne suffiront pas en effet pour l’instauration d’une Planète 50-50 d’ici 2030 et il devient donc primordial d’éliminer les obstacles structurels pour faire en sorte qu’aucune femme ni aucune fille ne soit laissée de côté.

En ce qui concerne les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et le design par exemple, les femmes restent sous-représentées. Cela a un impact négatif à long terme car empêche ces dernières d’être à l’origine ou d’avoir une incidence sur les innovations susceptibles de réduire certaines inégalités, en tenant compte des sexospécificités, et de favoriser ainsi une transformation structurelle positive de la société.

En tenant compte et en évaluant les implications des hommes et des femmes dans toute action planifiée, il est en effet possible d’intégrer les préoccupations et expériences de ceux-ci à la conception, mise en œuvre, contrôle et évaluation des procédures et programmes dans toutes les sphères politiques, économiques et sociétales afin qu’ils en bénéficient de manière égale. Il est donc fondamental que les idées et les expériences des femmes interviennent également dans la conception et la mise en œuvre des innovations qui façonneront les sociétés de demain, y compris quand il s’agit de services bancaires mobiles, d’intelligence artificielle ou d’Internet des objets.

Faisant écho au thème prioritaire de la 63e Commission de la condition de la femme (CSW63), la Journée internationale des femmes 2019 s’adressera aux grands de l’industrie, aux jeunes pousses ou « startups » qui changent la donne, aux entrepreneurs sociaux, à toutes celles et tous ceux qui militent en faveur de l’égalité des sexes ainsi qu’aux femmes innovatrices, afin d’envisager comment l’innovation peut aider à éliminer les obstacles et à accélérer le progrès vers l’égalité des sexes, encourager les investissements dans des systèmes sociaux sensibles à la dimension de genre et bâtir des services et infrastructures adaptés aux besoins des femmes et des filles.

Le 8 mars 2019, soyez à nos côtés pour promouvoir un avenir où l’innovation et la technologie ouvriront de nouvelles portes aux femmes et aux filles, afin qu’elles puissent jouer un rôle actif dans la mise en place de systèmes plus inclusifs, de services efficaces et d’infrastructures durables qui serviront à atteindre plus rapidement les ODD et l’égalité des sexes.

Humeur : la journée mondiale du droit des femmes

L’évolution est lente, l’impatience guette… ironie j’ai appris que le 7 mars serait la journée du livre et le 8 mars la journée internationale du droit des femmes, alors faut il continuer et s’obstiner.

Oui Oui et Oui !

Même si les choses n’évoluent pas aussi rapidement qu’elles le devraient !

Dans ce monde celui qui a la puissance et la richesse a tous les droits et souvent le Droit pour lui…

Nous ne vivons plus au temps de l’Age de Pierre ni de la guerre du feu, pourtant nous en avons souvent la mentalité.

Cherchez l’erreur !!!!

L’humanité est elle une espèce animale qui a son extinction instillée dans ses veines ?

Il faut bouger, réviser ses valeurs, gommer son égo..

Alors haro sur :

  • les dominations
  • le harcèlement de tout poil
  • la subordination des plus faibles
  • le sectarisme
  • les castes
  • les guerres…. j’arrête là vous rajoutez ce qui vous tient à coeur !

Et Vive

  • l’entraide
  • l’éloge de la différence
  • l’empathie
  • les mains tendues
  • les oreilles attentives
  • la paix

Sachons tous nous tenir la main…

Puis dans quelques générations ont se souviendra d’une Journée des Droits des femmes et on se dira en souriant : « Mais pourquoi existait t’elle ? »

La route et la lutte sera longue mais elle doit se faire et se fera.

Humeur : très chères règles !!!!

J’ai déjà consacré un article à la « taxe rose » voici encore comment être une femme est tout sauf égalitaire aujourd’hui.

Quand l’égalité entre les femmes et les hommes est évoquée, certains pensent au salaire, d’autres à ce que les deux sexes puissent agir de la même manière sans avoir à subir de jugements hérités d’une société des plus patriarcales… Mais peu pensent aux dépenses auxquelles sont confrontées les femmes chaque mois et ce, de l’adolescence jusqu’à la ménopause, en raison de leurs règles.

C’est un fait, encore tabou soit, mais un fait. Tous les mois, les femmes ont leurs règles. Jusqu’ici, rien de nouveau sous le soleil. Pourtant, ce que beaucoup d’hommes ignorent, davantage encore ceux qui refusent d’entendre parler du grand vilain mot « menstruations« , c’est que ce phénomène naturel a un prix et pousse les femmes à dépenser des sommes colossales en protections hygiéniques.

Si en décembre 2015 l’Assemblée nationale votait (enfin) en faveur de la baisse du taux de TVA appliqué aux protections hygiéniques féminines à 5,5% contre 20% auparavant, mettant ainsi un terme à la tristement célèbre « taxe tampon« , cette diminution n’a pas véritablement impacté le porte-monnaie des femmes. Malgré la demande faite aux industriels de répercuter cette réduction sur les prix des protections en rayon, ces derniers demeurent particulièrement élevés.

« Parce qu’avoir ses règles pour une femme, ce n’est pas optionnel »

Depuis le 1er janvier 2016, en France, les tampons, serviettes et coupes menstruelles sont donc taxés à 5,5 %, tout comme d’autres produits jugés de première nécessité tels que l’eau ou les denrées alimentaires et ce, contre l’avis de nombreuses associations féministes qui réclament une taxation à 2,1% « comme c’est le cas pour les médicaments remboursables par la sécurité sociale. Parce qu’avoir ses règles pour une femme, ce n’est pas optionnel » pouvait-on lire sur la pétition lancée en février 2015 par Georgette Sand.

Un budget « règles » astronomique !

Et pour cause ! Selon une étude britannique relayée par nos confrères du Huffington Post, au cours de leur vie, c’est pas moins de 23 500 euros que nos voisines anglaises consacreraient pour leurs règles. Un budget affolant qui s’expliquerait notamment par le prix toujours aussi élevé des tampons et autres serviettes hygiéniques, mais pas seulement…

Car en plus du coût des protections, l’étude s’est également attardée sur les autres dépenses engendrées par les règles. Anti-douleurs, grignotages liés à cette période, achat de nouveau sous-vêtements à cause de fuites… Chaque année, c’est un budget de 675 euros qui serait alloué par les Britanniques à cette question.

Si l’on part du fait qu’une femme aura en moyenne 450 fois ses règles au cours de sa vie, il devient alors évident que pour beaucoup, cette dépense est considérable, voire impossible.
Ainsi, de nombreuses femmes qui se trouvent dans une situation précaire sont aujourd’hui contraintes de se passer de protections, mais également de médicaments qui, dans certains cas, semblent indispensables pour éviter les douleurs menstruelles.
Un constat affligeant contre lequel luttent activement des associations comme Règles Élémentaires qui collecte des produits hygiéniques pour les femmes sans-abri ou mal logées.
Une belle initiative dont on ne peut que s’inspirer !

la « taxe rose » pour les femmes

Coup de cœur : femmes croulant sous le poids des taches ménagères, une statue espagnole l’illustre…..

hommage aux femmes

Coup de cœur : femmes croulant sous le poids des taches ménagères, une statue espagnole l’illustre…..

Le groupe culturel espagnol Asociación Culltural Octubre a érigé dans la ville de Torrelavega en Cantabrie, une gigantesque statue, nommée A mother’s Love (ou l’amour d’une mère), qui représente une femme, soutenant son enfant et portant sur son dos tout une montagne d’appareils ménagers, de linge, de poussettes, une table à repasser… Cette femme semble, comme qui dirait, au bout du rouleau et semble avoir du mal à maintenir un équilibre entre toutes ces tâches. Cette statue au réalisme frappant donne l’impression que la femme est prête à s’écrouler à tout moment.

Le groupe a souhaité représenter ici les inégalités qui pèsent au sein des familles, et ce dans le monde entier. En effet, même si les mentalités commencent à changer, on garde encore dans de nombreuses familles l’image de la mère qui doit s’occuper du foyer et de l’éducation des enfants. Cette construction vise à ouvrir les yeux et appelle à une répartition plus juste des rôles au sein des familles.

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Une construction éphémère :

 

Cette statue a maintenant été démontée mais semble avoir touché son but. Les passants qui ont croisé sa route se sont questionnés et ont ouvert les yeux sur ce que tout le monde sait mais qui reste néanmoins invisible à tous. L’Asociación Culltural Octubre a d’ailleurs déclaré sur son compte Facebook que : « Notre protagoniste a quitté la rue. Elle nous a dit qu’elle s’était sentie très accompagnée et comprise et qu’elle espérait que son message sera mis en lumière. »

Cette femme n’était pas seule à arpenter les rues de Torrelavega. En effet, cette installation s’inscrivait dans le cadre d’une manifestation culturelle de plus grande envergure organisée par le groupe comme cela est fait régulièrement. Cette fois-ci le thème était la “Déconstruction” et on peut dire qu’ils ont réussi à “déconstruire” les clichés et les préjugés.

hommage aux femmes

Cet hommage est écrit par une femme mais il est né d’une conversation mixte alors je le considère comme tel.

J’ai déniché de très belles citations, je vous en livre quelques unes :

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes 👩 est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, 👫 mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Les femmes voient aujourd’hui un peu plus rongés leurs droits au regard de la loi, qui n’ont jamais été égaux à ceux des hommes sur aucun des continents. La Journée internationale de la femme encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Les plus belles citations pour la Journée Internationale de la Femme

 

 Si Dieu n’avait fait la femme, il n’aurait pas fait la fleur. 

Victor Hugo

femme couleurs

 Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde. 

femme paye

 Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel 

René Barjavel

 Si j’étais Dieu, je recommencerais tout, sauf… la femme 

René Barjavel

 Le travail d’une femme vaut plus que le discours de cent hommes 

Proverbe afghan

 On ne naît pas femme, on le devient. 

Simone de Beauvoi

 Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ; Aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé, Elle élève le cœur et calme la souffrance, Comme un esprit des cieux sur la terre exilé. 

Gérard de Nerval

 L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son Ame. Elle est sa rumeur et son bruit. Et sans Elle, il n’est qu’un blasphème 

Louis Aragon

 La femme est l’avenir de l’homme – Le poète a toujours raison – Qui voit plus haut que l’horizon – Et le futur est son royaume – Face à notre génération – Je déclare avec Aragon – La femme est l’avenir de l’homme 

Jean Ferrat

Les hommes c’est comme tout le monde les femmes c’est comme personne. 

Christian Bobin

 Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes. 

Gandhi

Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir. 

Talleyrand

Si la première femme créée par Dieu était assez forte pour renverser le monde à elle toute seule, les femmes devraient être capables de le remettre à l’endroit. Et maintenant que les femmes le demandent, les hommes feraient mieux de les laisser faire. 

Sojourner Truth

Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles. 

Montaigne, Essais, III, 5

Si j’étais Dieu, je recommencerais tout, sauf… la femme. 

René Barjavel

Supérieures par l’amour, mieux disposées à toujours subordonner au sentiment l’intelligence et l’activité, les femmes constituent spontanément des êtres intermédiaires entre l’Humanité et les hommes.

Auguste Comte

Chez les peuples vraiment libres, les femmes sont libres et adorées. 

Antoine de Saint-Just

Ce que femme veut, Dieu le veut. 

Proverbe français

Léon Tolstoï

Citations trouvées sur le site du Monde.

Je désire finir en musique, voici la très belle chanson de Jean Ferrat :

La femme est l’avenir de l’homme de Jean Ferrat

ferrat

Femme hors du commun :portrait d’hildegarde de Bingen féministe avant l’heure

 

Hildegarde est la dixième enfant d’une grande famille. Née le 16 septembre 1098 à Bermersheim vor der Höhe près d’Alzey.

Ses parents très croyants la consacrèrent au Seigneur dès son plus jeune âge, en application de la règle de l’Ancien Testament : tu donneras à l’Eternel un dixième de tout ce qui t’appartiens. C’est donc dès l’âge de 8 ans que la petite Hildegarde entra au couvent des Bénédictines de Disi Bodenberg, d’abord pour son instruction puis pour y prendre le voile dès l’âge de quatorze ans sous la tutelle de la Mère supérieure Jutta De Sponheim.

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Ses visions

Hildegarde de BINGEN y prononça ses voeux définitifs et à la mort Jutta De Sponheim elle devint la Mère supérieure du couvent à l’âge de 38 ans. C’est à l’âge de 43 ans que commencèrent  » ses visions  » qu’elle décrivit dans un grand livre qui comporte l’intégralité de son oeuvre qui reste soigneusement conservé dans la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden. Cette oeuvre exceptionnelle écrite sur des parchemins de 50 cm de hauteur est scellé par des ferrures d’acier et pèse plus de 50 kg.

Hildegarde de BINGEN recevait des visions prophétiques ainsi que des visions concernant les grands personnages de son temps. Elle diffusa  » ces messages de l’au-delà non seulement dans son entourage mais les expédia à Bernard de Clairvaux pour lui demander son avis. Bernard lui répondit que ses visions étaient une grâce du ciel, donc une manifestation de l’Esprit Saint et qu’il fallait continuer à les publier.

hildegarde bleue

Son féminisme

Hildegarde de BINGEN soutenait en particulier que l’esprit de la femme est en tous points comparable et égal à celui de l’homme. Ces déclarations lui avaient attiré les bonnes grâces du peuple, mais n’avaient pas manqué de choquer des hauts membres du clergé de Mayence et même la noblesse masculine allemande de l’époque.

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Soutien du Pape

Le 13 janvier 1148 lors du grand synode allemand de Trèves, (Trier) présidé par le pape Eugène III en personne, on demanda au Saint Père ce qu’il pensait des visions de la mère supérieure Hildegarde…Or devant toute l’assemblée réunie le pape prit entre ses mains un extrait des écrits d’Hildegarde, le lut à haute voix et souhaita une continuité des oeuvres littéraires de l’abbesse. Quelques mois plus tard Hildegarde de BINGEN reçut une lettre du pape qui lui écrivait notamment :

Dieu nous accorde des grâces qui sont notre joie et notre bonheur, mais à quoi serviraient-elles si ne nous savons pas nous en servir ? Ecrivez donc ce que l’Esprit de Dieu vous inspire.
Sa réputation dépassa désormais les frontières de l’Europe.

hildegarde statue

Hildegarde de BINGEN rêvait de fonder sa propre abbaye, mais la popularité du couvent féminin était plus haute que celle du couvent voisin masculin, car les soeurs obtenaient plus de dons que le couvent auquel elles étaient dépendantes. Un jour, elle se hasarda à demander à son Père supérieur l’autorisation de quitter le couvent de son enfance avec une trentaine de ses soeurs pour fonder un nouveau monastère féminin dans la même région Le Père abbé ayant refusé, elle tomba gravement malade, alors ce Père supérieur révisa sa décision, Hildegarde de BINGEN guérit et put fonder sa nouvelle abbaye.: à Ruperstberg (1147) et même une deuxième à Elbingen (1165).

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Compositrice reconnue

Des années passèrent et Hildegarde composa plus de 77 symphonies répertoriées qu’interprètent encore de nombreuses bénédictines aujourd’hui. en femme accomplie Hildegarde était également Maître dans la médecine psychosomatique et l’art de guérir par les plantes, elle soignait à la fois les corps et les âmes en initiant ses nonnes à la gravure, à l’écriture, à la reliure, aux chants et à la science domaine généralement réservé aux hommes !.

 

Scientifique

Trois siècles avant Léonard de Vinci, Hildegarde de BINGEN avait déjà dessiné une de ses visions : l’homme aux six mains au coeur du Cosmos. Elle affirmait que toutes les créatures de Dieu sont parties intégrantes du Cosmos et que tout péché fait du mal non seulement à Dieu  mais également à tout le Cosmos.

Hildegarde de BINGEN approchait les 79 ans, lorsqu’en 1177 un conflit l’opposa à l’archevêché de Mayence au sujet d’un noble excommunié mais qui avant de mourir aurait fait pénitence et se serait confessé en demandant le pardon de ses péchés. Les soeurs enterrèrent le repenti dans un coin secret de leur propriété, mais conformément aux règles frappant tous les excommuniés, le haut clergé s’éleva en exigeant son déterrement . Hildegarde refusa et le couvent tout entier fut frappé d’excommunication et d’Interdit religieux. Donc : plus de sacrements, ni de pèlerins, avec interdiction même d’interpréter des chants liturgiques… Heureusement au bout d’un an de privations,
Hildegarde de BINGEN obtint de l’archevêque de Mayence Christian-I von Buch (1165 à 1183) la levée de l’Interdit.

La vieille Abbesse Hildegarde de BINGEN pouvait désormais s’endormir dans la paix du Seigneur, même si de nombreux dictionnaires la déclare avec le préfixe sainte, compte tenu des très nombreux miracles qu’elle a prodigué depuis des siècles, elle ne sera jamais canonisée par Rome mais restera comme une véritable sainte dans l’esprit du peuple reconnaissant.

 

source : http://membres.lycos.fr/historel/moyenage/12e/hildegarde.html

hildegarde vitrail

 

 
Hildegarde de BINGEN : sa Bibliographie

– Les causes et les remèdes (1 novembre 1998)
– La Symphonie des harmonies célestes, suivi de « L’Ordre des vertus » (édition bilingue) (26 novembre 2003)
– Les Pierres qui guérissent selon Hildegarde de Bingen : Manuel de lapidothérapie, nouvelles découvertes sur d’anciennes sagesses (27 mai 1998)
– Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux (1 juillet 1993)
– Le Livre des œuvres divines : Visions (1 septembre 1989)
– Scivias : Sache les voies ou Livre des visions (3 juin 1996)
– Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments (1 juillet 1993)

 

femmes : Parlons de bonheur – Où sont elles les plus heureuses ?

Oui, le bonheur… Qu’il se rapproche de l’harmonie chez le maître chinois Confucius* ou dépende de la raison pour le philosophe romain Sénèque, sa quête est ardue.

Elle l’est d’autant plus pour les femmes, qu’on célèbre à l’occasion de la 40e Journée internationale des droits de la femme, avec la résurgence des discours sexistes. Surtout lorsqu’ils proviennent du président des Etats-Unis himself, Donald Trump. Ne préconisait-il pas en 2005 d’« attraper » les femmes par « la chatte » (« grab them by the pussy ») ?

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Alors où les femmes se sentent-elles les plus heureuses dans le monde ? Quelles sont les pressions sociales qu’elles subissent ? Que désirent-elles le plus ? Pour le savoir, le magazine Elle a publié pour la première fois il y a deux ans son Happyness Index, sorte de baromètre du bonheur des femmes, dont les résultats de la nouvelle cuvée seront détaillés dans l’hebdomadaire Elle de vendredi 10 mars et dont Le Point.fr publie en avant-première les grandes lignes. « En 2014, nous avons interrogé 24 000 femmes dans 42 pays. Pour la deuxième édition cette année, nous avons eu plus de 30 000 réponses pour nos 45 éditions », détaille Valéria Bessolo Llopiz, directrice internationale des magazines Elle. La Turquie n’a pas désiré participer à cette enquête ; « La rédactrice en chef nous a expliqué que les femmes y sont tellement malheureuses en ce moment que c’était déplacé que de leur demander si elles étaient heureuses », indique Valéria Bessolo Llopiz.

 

 

Des disparités selon les pays

La palme du bonheur revient aux femmes d’Australie et du Canada « Elles sont grosso modo les plus heureuses », note Valéria Bessolo Llopiz. Ainsi, au Québec 84 % d’entre elles se disent heureuses, et même 90 % pour celles en couple. Comme en 2014, l’Italie reste le pays où les femmes se sentent les moins heureuses. Serait-ce la conséquence d’un machisme et d’une pression sociale permanente ? « Cela peut surprendre au premier regard, car la qualité de vie reste bonne dans le pays. Mais nous observons au fil de nos reportages que leur situation quotidienne est difficile », notait en 2014 Danda Santini, rédactrice en chef d’Elle en Italie.

C’est une constante dans l’étude : les femmes se sentent plus heureuses si elles sont en couple. À la question « vous sentez-vous heureuses ou très heureuses (happy ou very happy) ? », 71 % répondent « oui » dans le monde. Un taux qui grimpe à 77 % lorsqu’elles sont en couple et descend à 65 % pour les célibataires. La France se situe dans cette moyenne (69 % des femmes se disent heureuses, 77 % pour les femmes en couple, mais seulement 58 % pour les célibataires), alors que les pays scandinaves figurent dans le haut du tableau.

Et la principale source de bonheur est…

Selon le baromètre, la vie de famille est la principale source de bonheur des femmes, et de loin (principales sources du bonheur dans les 45 pays sondés : la vie de famille à 39 %, sociale à 25 % et amoureuse à 17 %). En France, la vie amoureuse (21 %) a plus d’importance que la moyenne. En Chine, le bonheur provient surtout de la vie de famille (56 %) et très peu la vie amoureuse (7 %). À l’inverse, la vie sociale passe avant tout pour les femmes hollandaises (41 %, contre 26 % pour la vie de famille et 22 % pour la vie amoureuse).

Le travail

Seules 9 % des répondantes à travers les 45 pays sondés déclarent leur « vie professionnelle » comme première source de bonheur. Seulement 7 % en France, 3 % en Slovénie, 4 % en Hollande et jusqu’à 26 % au Vietnam. Néanmoins, 27 % d’entre elles estiment qu’avoir un emploi ou « le bon » emploi les rendrait plus heureuses. Dans l’Hexagone, la moitié des femmes se disent satisfaites de leur vie professionnelle, contre seulement 27 % au Brésil, au Moyen-Orient et en Corée du Sud. 63 % des femmes jugent qu’elles ont accès aux mêmes opportunités de carrière que les hommes, mais seulement 41 % en France et jusqu’à 87 % à Hong Kong, Taïwan et au Vietnam. Enfin, 39 % disent se sentir discriminées dans leur vie professionnelle parce qu’elles sont des femmes. Dans le détail, 37 % en France, 57 % aux États-Unis et jusqu’à 83 % en Chine.

Les pressions…

Avoir du succès professionnel reste la première pression ressentie par les femmes : 47 % dans le monde, 51 % en France, et même 67 % au Brésil. Les japonaises, elles, pâtissent pour 41 % d’entre elles de la pression de satisfaire aux standards sociaux, culturels et religieux. Question de culture ? Peut-être bien. D’ailleurs, Amélie Nothomb avait superbement décrit le phénomène dans Stupeur et tremblements.

Enfin, le fait de maintenir une belle apparence compte beaucoup moins en France qu’au Brésil (30 %, contre 46 %). « Les Françaises sont assez peu portées sur l’apparence. Sept femmes sur dix ne sont d’ailleurs pas effrayées par l’idée de vieillir. Ce qui manque, après avoir un bon amoureux et du temps pour soi, c’est l’argent ! » sourit Valéria Bessolo Llopiz. Ah, l’argent, encore et toujours l’argent !

femme libre

Des disparités selon les pays

La palme du bonheur revient aux femmes d’Australie et du Canada « Elles sont grosso modo les plus heureuses », note Valéria Bessolo Llopiz. Ainsi, au Québec 84 % d’entre elles se disent heureuses, et même 90 % pour celles en couple. Comme en 2014, l’Italie reste le pays où les femmes se sentent les moins heureuses. Serait-ce la conséquence d’un machisme et d’une pression sociale permanente ? « Cela peut surprendre au premier regard, car la qualité de vie reste bonne dans le pays. Mais nous observons au fil de nos reportages que leur situation quotidienne est difficile », notait en 2014 Danda Santini, rédactrice en chef d’Elle en Italie.

C’est une constante dans l’étude : les femmes se sentent plus heureuses si elles sont en couple. À la question « vous sentez-vous heureuses ou très heureuses (happy ou very happy) ? », 71 % répondent « oui » dans le monde. Un taux qui grimpe à 77 % lorsqu’elles sont en couple et descend à 65 % pour les célibataires. La France se situe dans cette moyenne (69 % des femmes se disent heureuses, 77 % pour les femmes en couple, mais seulement 58 % pour les célibataires), alors que les pays scandinaves figurent dans le haut du tableau.

Et la principale source de bonheur est…

Selon le baromètre, la vie de famille est la principale source de bonheur des femmes, et de loin (principales sources du bonheur dans les 45 pays sondés : la vie de famille à 39 %, sociale à 25 % et amoureuse à 17 %). En France, la vie amoureuse (21 %) a plus d’importance que la moyenne. En Chine, le bonheur provient surtout de la vie de famille (56 %) et très peu la vie amoureuse (7 %). À l’inverse, la vie sociale passe avant tout pour les femmes hollandaises (41 %, contre 26 % pour la vie de famille et 22 % pour la vie amoureuse).

Le travail

Seules 9 % des répondantes à travers les 45 pays sondés déclarent leur « vie professionnelle » comme première source de bonheur. Seulement 7 % en France, 3 % en Slovénie, 4 % en Hollande et jusqu’à 26 % au Vietnam. Néanmoins, 27 % d’entre elles estiment qu’avoir un emploi ou « le bon » emploi les rendrait plus heureuses. Dans l’Hexagone, la moitié des femmes se disent satisfaites de leur vie professionnelle, contre seulement 27 % au Brésil, au Moyen-Orient et en Corée du Sud. 63 % des femmes jugent qu’elles ont accès aux mêmes opportunités de carrière que les hommes, mais seulement 41 % en France et jusqu’à 87 % à Hong Kong, Taïwan et au Vietnam. Enfin, 39 % disent se sentir discriminées dans leur vie professionnelle parce qu’elles sont des femmes. Dans le détail, 37 % en France, 57 % aux États-Unis et jusqu’à 83 % en Chine.

Les pressions…

Avoir du succès professionnel reste la première pression ressentie par les femmes : 47 % dans le monde, 51 % en France, et même 67 % au Brésil. Les japonaises, elles, pâtissent pour 41 % d’entre elles de la pression de satisfaire aux standards sociaux, culturels et religieux. Question de culture ? Peut-être bien. D’ailleurs, Amélie Nothomb avait superbement décrit le phénomène dans Stupeur et tremblements.

Enfin, le fait de maintenir une belle apparence compte beaucoup moins en France qu’au Brésil (30 %, contre 46 %). « Les Françaises sont assez peu portées sur l’apparence. Sept femmes sur dix ne sont d’ailleurs pas effrayées par l’idée de vieillir. Ce qui manque, après avoir un bon amoureux et du temps pour soi, c’est l’argent ! » sourit Valéria Bessolo Llopiz. Ah, l’argent, encore et toujours l’argent !

Olivier Ubertalli pour Le Point Magazine

 

 

 

 

 

 

 

  • Le bonheur selon Confucius livre de YU DAN

«Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.»
«Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous.»
«Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats.»
Confucius

Yu Dan, diplômée de littérature chinoise et professeur à l’université de Pékin, nous emmène avec douceur et bienveillance sur les traces de Confucius, livrant une explication lumineuse de la pensée confucéenne.

Femme : 8 MARS, 15H40 : LES FEMMES SONT APPELÉES À FAIRE GRÈVE

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 2017 – Une trentaine d’associations de défense des droits des femmes, trois syndicats et quatre ONG se sont alliés pour lancer un appel à la grève, le 8 mars, à 15h40. Soit l’heure à partir de laquelle, dans une journée normale, les femmes « travaillent gratuitement ».

 

26%. C’est le chiffre qui revient, pour mesurer l’écart moyen de rémunération entre les hommes et femmes, symbole ultime pour mesurer les inégalités salariales entre les deux sexes. Un chiffre régulièrement dénoncé en France, et qui se resserre d’année en année. Mais à un tel rythme que, s’il ne s’accélérait pas, il faudrait attendre… 186 ans pour atteindre l’égalité.

A l’origine, le 7 novembre, 16h34

Un écart persistant, mais contre lequel les actions concrètes manquaient, jusqu’à présent. Cela a changé en novembre dernier, quand Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses, a lancé aux femmes un appel à cesser le travail, le 7 novembre à 17h34. Une action inspirée de l’Islande, où les femmes étaient descendues dans la rue pour protester contre les inégalités de salaire. « Cette date avait été choisie parce qu’à partir de ce moment-là, les femmes travaillaient gratuitement », rappelle la jeune femme à LCI.

Le mouvement a surpris son initiatrice par sa spontanéité et sa viralité, générant un grand intérêt de la part des sites web d’information (ici, ici et ici). « Mais je n’ai pas eu de chiffres du nombre de personnes à avoir cessé de travailler ce jour-là. » Faute d’organisation syndicale en appui, aucun préavis n’avait été déposé et les débrayages étaient restés seulement symboliques. Les choses ont changé après la Women’s March du 21 au janvier, au lendemain de l’investiture de Donald Trump, suite à laquelle les organisatrices ont lancé un appel à la grève le 8 mars.

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