Cuisiner sans beurre et lait

Bon, en parfaite gourmande que je suis les caprices de la nature m’ont condamnée à rechercher des alternatives goûteuses à la classique cuisine où beurre, lait et crème sont omniprésents.

Premiers pas au supermarché, lire les étiquettes et les déchiffrer, désormais les additifs provenant du lait sont écrits en caractères gras, mais souvent c’est en petits caractères, attention à bien lire jusqu’au bout la composition.

Attention aussi à ne pas se faire avoir : la matière grasse anhydre du lait cache du beurre dont on a retiré toute l’eau !!!!

Si on est adepte du tartinage il faut trouver un substitut au beurre, déjà psychologiquement ce n’est pas facile de ne plus pouvoir goûter au beurre, alors il faut aussi se faire plaisir.

J’ai opté pour une margarine, et là encore attention  à bien lire la liste des ingrédients !

Voici un lien vers un site qui recense quelques produits

margarine sans lactose

Ensuite, grâce à ces margarines, je confectionne de délicieux gâteaux, j’adapte les recettes, je prends une recette à l’origine avec du beurre puis je teste !!!! j’arrive au bout de mes essais à de délicieuses pâtisseries ! eh oui !!!!

Pour la friture rien ne  vaut une huile d’olive de bonne qualité, pressée à froid évidemment, depuis quelques temps j’adore utiliser l’huile de coco !!! j’en reparlerai dans un article.

Laits et crèmes….

Enfant, je buvais le lait tiède, juste après la traite, la fermière me tendait le verre rempli de lait encore moussant !!!! Ma bouche se souvient du goût.

Désormais j’ai découvert de nouvelles saveurs, mon corps l’exige, alors vive les laits végétaux, dans les supermarchés, les magasins bio, il y en a pléthore…. plus ça va plus y en a.

lait exemple

Suivant ce que je désire préparer je varie le lait, les goûts sont si différents.

Et j’ai découvert les crèmes végétales, elles n’ont rien à envier à la crème de lait, bien au contraire, elles parfument avec harmonie les mets !

Attention au lait de coco, oh oui il est délicieux, mais très gras… les intestins et le foie font : Bingo !!!! quand on en prend trop.

 

 

 

Dragon ladies ou les dames du lac d’Annecy

Sur le lac d’Annecy vous pouvez assister à un spectacle insolite : de drôles de bateaux fendent les eaux limpides du lac. Ces bateaux d’inspiration chinoise arborent à leur proue une tête de dragon, ce sont les dragon boats.

dragon b
deux dragon boats sur le lac d’Annecy

Parmi les embarcations, celle des dragon lady d’Annecy ne passe pas inaperçue. Sur celle ci les seize rameuses portent un maillot fuschia. Leur point commun est d’avoir eu un cancer du sein.

Une association « Drôles de rames » est à l’origine de cette équipe des dragon ladies d’Annecy. Geneviève la présidente de l’association en a eu l’idée grâce au reportage « nous irons à Venise » diffusé sur Thalassa, ce film racontait l’épopée du premier équipage français de dragon ladies de Reims.

Les dragon boat, regroupent des femmes qui ont galéré face au cancer du sein, c’est une rééducation collective. Une solidarité énorme naît entre les femmes. Le groupe comptait à l’origine 8 personnes en 2012, aujourd’hui il est fort de 55 membres c’est un succès.

dragon boat
Les dragon ladies à l’oeuvre

Ces femmes ont eu leur vies brisées par la maladie, mais oublient tout dès qu’elles sont sur le bateau. Une solidarité énorme existe entre elles.

« Une activité physique régulière réduit de 20 % le risque de cancer du sein et de 25 à 30 % le taux de récidive chez les femmes traitées » souligne le cancérologue Bruno Cutuli.

DE plus la pratique du Dragon boat est encore plus efficace, en effet le mouvement effectué en ramant du haut vers le bas réactive des voies de circulation lymphatique par un effet actif de la musculature.

L’esprit d’équipe additionné à une pratique physique commune procurent un bénéfice physique et psychologique indiscutable.

Alors, voilà mon coup de cœur du jour, chez les chinois le dragon est réputé éloigner les maladies !!!!

Face à un problème, à un accident de la vie l’union fait la force et aide à sortir la tête de l’eau. Loin de l’univers médicalisé où ces femmes ont été soignées et après de lourds traitements, elle revivent. Je mets en lumière cet exemple car je le trouve parlant.

Si vous voulez en savoir plus voici quelques liens

association drôles de rames Annecy

Association dragon boat de Toulouse

Association ensemble pour elles

Le cochon est sur la paille dans les Neste Baronnies

Cet après midi départ direction un producteur de Porc Noir de Bigorre à Bonnemazon, à nouveau tout près de Capvern.

porc noir panneau ferme
L’élevage qui nous a reçus.

Connaissez vous cet animal si différent du porc classique que l’on trouve un peu partout en France ?

J’ai voulu lors de cette visite voir la différence, en effet je suis bretonne et je connais majoritairement l’élevage du porc sur caillebotis :

  • Les animaux vivent dans des bâtiments dont le sol est ajouré. Appelé caillebotis, ce sol permet l’évacuation rapide des déjections animales et de l’eau de lavage du sol dans des fosses situées dans la partie basse des bâtiments. Le porc est un animal qui aime la propreté : l’élevage sur caillebotis répond à ce besoin en permettant de garder un espace de vie toujours propre pour les animaux. Le mélange de déjections et d’eau s’écoule ensuite vers des cuves de stockage : les fosses à lisier. Le lisier est stocké en attendant le moment propice à la fertilisation des cultures. En France, 95% des porcs sont élevés en bâtiment sur caillebotis. C’est aussi le mode d’élevage le plus répandu en Europe et dans le monde.
  • .porc caillebotis

Ce mode d’élevage laisse un support fertilsant le lisier, celui ci est épandu sur les champs et cause des problèmes écologiques. Il traverse la couche fertile, va jusqu’aux nappes phréatiques, arrive dans les cours d’eau, sur les plages. Sous l’action du soleil ce mélange d’excréments de porc va donner naissance à un fléau écologique les algues vertes.

Voici un lien vers un article de Libération qui en parle

En Bretagne le lisier coupable des marées vertes

Alors j’ai voulu voir un modèle différent d’élevage des animaux, je vous propose de visiter à mes côtés cet élevage.

Au préalable petite présentation du pourquoi de cet élevage et son histoire.

Les éleveurs qui ont fait le choix de ce type d’élevage sont des passionnés, ils aiment leurs animaux qui sont soignés, bichonnés, ceux ci vivent en plein air, ont une alimentation choisie en plus de paître dans les prés. En saison par exemple le porc noir se nourrit de glands, de châtaigne et d’herbe cette alimentation est complétée par du seigle et de l’orge.

Le porc Noir : Présentation

De l’extinction ….. à aujourd’hui… une viande d’exception

De tous temps le porc noir a peuplé les paysages de la Bigorre… mais il faillit disparaître..

Ce porc de race autochtone, pure et très ancienne a toujours existé dans les Pyrénées centrales et l’espèce en fut toujours noire. Sa présence est prouvée depuis l’époque romaine.

Sa population est encore importante dans les années 30, là on comptait encore 28.000 truies, mais ces animaux ne supportèrent pas le changement de mode de vie à cause de l’industrialisation de l’agriculture après la seconde guerre mondiale, le cheptel diminua très rapidement.

Précédemment, dans les fermes, le Porc Noir  vivait avec les autres animaux de la basse cour et était quotidiennement conduit à la pâture. De ce fait, en étant en contact régulier avec les éleveurs, il a développé un caractère paisible et familier qu’il manifeste par sa docilité et sa curiosité.

Les années 1980 : vers la sauvegarde de l’espèce

En 1981, le programme de sauvegarde du patrimoine génétique mis en place, afin de sauvegarder les différentes variétés végétales ou races animales menacées de disparition, a permis de sauver le porc noir qui était alors en voie d’extinction.

Il ne restait à ce moment là que 2 verrats et une trentaine de truies conservés dans quelques fermes des Hautes-Pyrénées. Le repeuplement fut aussi possible grâce à de la semence congelée par l’INRA, afin d’éviter la consanguinité.
A la fin des années 80, le patrimoine génétique fut ainsi techniquement sauvé.

de 1990 à 2000 – La structuration de la filière

Le défi de ces éleveurs passionnés était de produire et réussir à mettre sur le marché des produits de très haute qualité.
L’adhésion de l’ensemble des partenaires au projet de produire, transformer et promouvoir des produits de très grande qualité gustative, fut déterminante. Mais l’enjeu était également stratégique pour réussir le pari de positionner les produits issus du porc Noir de Bigorre et notamment le jambon, parmi les plus grands produits européens.

A partir des années 2000 vers la reconnaissance en AOC

Du Porc noir de Bigorre d’un coté et du jambon noir de Bigorre.

La notoriété du Noir de Bigorre a grandi au cours des années. grâce à l’action du consortium du Noir de Bigorre, qui en lien avec les éleveurs et les partenaires de la filière, a fait découvrir ou redécouvrir l’excellence des produits frais et secs ou transformés. Les gastronomes, séduits, en sont ainsi devenus les meilleurs ambassadeurs.

Petit portrait de l’animal

Le porc noir de bigorre est un porc de pure race gasconne issu de reproducteurs inscrits au livre généalogique, élevé dans son aire géographique historique au pied des Pyrénées, dans son milieu naturel de prairies et de sous-bois selon un mode d’élevage ancestral.

Il appartient à la famille des porcs méditerranéens. C’est un cochon « Marcheur » habitué depuis toujours à se déplacer pour se nourrir. J’ai trouvé amusant de le voir fouiner de son groin dans le sol à la recherche de sa nourriture. Il est rustique et vigoureux.

Il vit en liberté sur son territoire d’origine, la Bigorre, aux confins des Hautes Pyrénées, du Gers et de la Haute Garonne, dans un paysage doux et paisible au pied des montagnes.

Ce porc comme son nom l’indique a une robe de couleur  entièrement noire, le groin et les onglons sont noirs également, adulte sa taille avoisine 0.75 m. Le corps est cylindrique, le jambon est fort bien fait, épais et rond. Les os des membres sont plutot fins, mais très denses durs comme de l’ivoire,  il est plus gras que le cochon classique, mais le mode d’alimentation fait de ce gras une substance qui n’augmente pas le mauvais cholestérol.

Les muscles apparaissent très développés aux épaules et à la croupe. La tête mince, très longue surtout dans sa partie faciale est droite et pointue, terminée par un adorable petit groin solide et très mobile qui lui permet de fouiller le sol pour y chercher sa nourriture.

Les oreilles sont de longueur moyenne, peu charnues, plutôt étroites, puis faiblement divergentes vers leurs pointes, elles sont portées horizontalement ou légèrement inclinées.

porc noir beauté porc noir gros plan

  • La Visite elle même :

A notre arrivée un des troupeaux de l’éleveur nous attend dans un enclos, encore dans la cour de la ferme. Le cheptel est divisé en petits groupes, en nous attendant l’éleveur les a gardé dans la cour. Là j’assiste à la douche des cochons, c’est inouï, à tour de rôle les cochons vont quand ils en ont envie sous une douchette, ils en sortent les soies trempées et tout proprets ! Ils remuent beaucoup, j’ai du mal à prendre une photo tant ils sont vifs. Dans cet élévage, le cheptel est ainsi divisé par 20 animaux, après la douche ils sont libérés sur un hectare de prés. Leur alimentation est celle que leur offre la nature, les glands, les pommes, les noix, l’herbe. L’éleveur lui rajoute des céréales du seigle et de l’orge.

Le porc est un animal propre de nature, il ne mange pas là où il fait ses besoins.

porc noir douche
Les porcs sous la douche, là c’est un peu la bousculade 🙂
porc noir éleveur chien
L’éleveur et son auxiliaire le chien, il va conduire les porcs au champ.
porc noir pré
Voilà, ils sont dans leur pré, ils peuvent se dégourdir les jambes.

Nous sortons de la cour de la ferme, un autre petit troupeau nous est présenté dans un champ dont une partie est boueuse. Les cochons se prélassent dans la boue. J’adore les voir ainsi, il se roulent, se couvrent de boue, ou fouinent de leur museau dans celle ci à la recherche de nourriture. Ils sont dans un champ face à des forêts, sur la crête nous domine le château de Mauvezin.

porc bain boue face mauvezin
Leur bain de boue au soleil face à la colline couronnée par le chateau de Mauvezin.
porc bain boue
Les porcs se roulent de plus belle dans la boue.

Nous sommes des curistes et le parallèle avec ces cochons est vite fait en effet le matin nous avons et des douches et des bains de boue.

  • Retour à la ferme, là il vendent directement les produits issus de leur cheptel, jambons, pâtés; saucissons…. une généreuse dégustation nous attend.

Un jambon sec est tranché en fine lamelles, la terrine maison circule sur des assiettes tout comme de fines tranches de saucisson.

porc noir jambon porc jambon porc noir saucisson porc noir toast

J’ai aimé dans cette visite l’amour du métier de ce couple d’éleveurs, la chaleur de leur accueil. Les animaux sont beaux et superbement traités. Quelque part j’ai fait un bond en arrière dans le temps, cet élevage d’animaux en plein champ, c’est celui de l’animal tel qu’il vivait antérieurement dans son milieu naturel. Au fil de mes promenades ici dans les baronnies j’ai vu bien des troupeaux de vaches, moutons, chèvres, tous ainsi en pleine nature.

porc noir salue après douche
Porc noir qui vous salue après sa douche

Voici le lien vers leur site

EURL traditions des Baronnies, élevage de porcs noirs

 Office du tourisme de Capvern les bains

beauté et fraîcheur de la cascade d’Esparros près de Capvern les bains

Bonjour,

Le premier dimanche de cure, je pensais me retrouver seule, alors comme j’aime partager mes promenades et découvertes,  j’avais proposé un covoiturage au départ de Capvern.

La fatigue étant là je voulais m’évader sans faire trop de route, Aurore de l’office du Tourisme m’a conseillée d’aller vers la cascade d’Esparros.Cette jeune femme n’est jamais sans inspiration, c’est super. La cascade s’appelle la cascade du Pountil.

Finalement je n’irai pas seule, mon annonce a trouvé une amatrice. Nous partons toutes deux en début d’après midi, direction la ligne de crête des Pyrénées, Oh nous n’irons pas si loin nous nous arrêterons bien avant dans un endroit charmant des baronnies.

Nous passons le joli village de Labastide, on descend vers lui par une route en lacets, il parait enchâssé dans sa vallée. Au village cap sur Esparros.

Je ne suis pas fan des routes de montagne mais je me débrouille bien, nous trouvons le petit parking près de l’accès piétonnier à la cascade, il est à environ deux kilomètres du centre du village d’Esparros.

panneau cascade pountil
vue de la route de l’accès vers la cascade

Je prends avec moi mon bâton, j’ai bien raison le chemin par endroit glisse, entre les feuilles et la boue, la descente, les marches irrégulières il faut être prudent.

cascade une vue du sentier
le sentier est fort irrégulier, il faut avoir de bonnes chaussures et faire attention où on pose ses pieds.

En bas de la descente, on arrivé au franchissement du ruisseau de l’Artigaou, un sacré pont de palettes et de bois posés, il me fait penser à la chanson : le petit pont de bois qui ne tenait plus guère, que par un grand mystère….

cependant avec la branche posée qui sert de rampe il est facile à traverser. De l’autre coté du ruisseau le chemin devient boueux désormais nous grimpons.

cascade fin du chemin
Nous montons vers la cascade, elle se devine entre les arbres.

Nous suivons le cours de l’Artigaou, il coule un peu en contrebas, entretemps nous avons admiré une petite retenue naturelle, telle une vasque pavée de pierres, l’eau y est cristalline, un régal.

P1070119
La vasque naturelle

Haut de la montée, nous avons cotoyé des paysages envahis par les mousses, j’adore ça fait Amazonie, mais tout est si humide ici que c’est logique.

cascade mousse
Une belle mousse épaisse, les arbres sont cernés.

Arrivée en vue de la cascade, j’adore, elle mesure environ 40 mètres de haut, selon la saison elle a plus ou moins d’eau, là c’est impeccable elle est belle, ce serait idéal avec un rayon de soleil, mais bon ce sera pour la prochaine fois je me suis promis de revenir.

Elle est haute et fine, on dirait une cascade de draperies d’eau, j’aime cette finesse, aucune violence dans l’eau qui tombe seulement un esthétisme que je savoure.

Je m’approche, je sens les gouttes me mouiller le visage, quelle impression de paix, le bruit de la cascade est doux.

Admirative, contemplative….. puis je la mitraille, elle est si belle.

Voici quelques photos, la prochaine fois promis je le prendrai sous le soleil 🙂

P1070122
Mousses et longs filets d’eau..
sauvegarde 8 11 2015 carte 32 gb 428
L’eau telle une bruine drape en un voile les roches
cascade vue de dessous
Le haut de la cascade, l’eau s’élance
cascade vue de coté
une vue de coté où l’on devine les drapés de mousse

cascade autre vue

Attention ne vous approchez pas trop des photos, ça mouille.

Je vais rester un long moment près de la cascade, la femme qui m’accompagne s’impatiente, seule je serais restée encore un moment. Nous reprenons le chemin… la montée est rude pour rejoindre la route.

A la route surprise, le soleil fait une trouée !!! un comble.

Enfin c’est une superbe excursion, il faut des chaussures et une tenue adaptées, si vous la faites avec des enfants gardez les près de vous, c’est un peu magique comme endroit.

Pour l’anecdote j’ai su que le soir des jeunes sont allés à la cascade à la nuit tombée ce dimanche là, il n’ont pu retrouver la route seul, les secours les ont retrouvés…. alors de toutes façons il faut la voir…

Voici un lien pour en savoir plus sur cet endroit

Office du tourisme Cœur des Pyrénées

Les matinées d’une curiste à Capvern les bains, jolie station thermale… si proche des Pyrénées.

Bonjour,

Certains d’entre vous ont déjà fait des cures thermales donc ils connaissent déjà ; pour les autres je vais les introduire dans ce monde de soins, d’attente et de sourires.. Là où les curistes viennent pour aller mieux. Des curistes souvent qui ont tout tenté dans les médecines classiques et constaté l’échec de celles ci.

L’eau thermale soigne, en profondeur et en douceur, j’en ai eu la preuve sur une dermite séborrhéique, j’ai vu aussi des brûlés récupérer de cicatrices horribles à la Roche Posay. Ici à Capvern les Bains les témoignages de guérisons jugées improbables par les médecins sont légion. En aucun cas l’eau fait des miracles, elle soigne tout simplement car elle contient des oligoéléments qui combattent les pathologies rebelles.

Une cure vue par Marie la Curiste

Le premier jour de votre cure c’est le rendez vous obligé avec le médecin thermal, il établit en fonction de vos pathologies les soins adaptés à votre état de santé, il prescrit aussi une cure de boisson, l’eau EST un médicament, elle doit être consommée comme tel, nulle personne sans ordonnance n’est censée la boire.

Muni de votre ordonnance vous vous présentez à l’accueil, là est établi votre planning de soins pour la cure. Souvent, une mauvaise tolérance aux soins et à l’eau fera qu’il sera à revoir.

Voilà, vous commencez votre première journée.

Un peu perdue là,  à Capvern les Bains, j’ai couru après les services qui sont signalés par des couleurs, je suis aux Thermes du Bourridé pour ma première journée, cet établissement est ancien mais je l’adore. Toutes ses fenêtres donnent sur la nature. Ces thermes sont indiqués entre autre pour les pathologies digestives… foie, estomac intestin……

Thermes du bourridé
Thermes du Bourridés, anciens et enchâssés dans la nature.

Primo, après le sourire et l’accueil chaleureux de la réceptionniste, je prends un peignoir et deux serviettes, je me déshabille et commence à déambuler en blanc dans les services.

bourridé accueil 2
salle d’accueil lumineuse et fonctionnelle du Bourridé, on y prend son peignoir, ses serviettes, on laisse au vestiaire ses vêtements et affaires.

bourridé accueil

Premier soin, les applications de boues, j’adore, c’est chaud et très cocoon, la boue est trempée à l’eau thermale, vous la gardez 10 minutes, le corps est bien enveloppé dans du papier cellophane, une couverture garde la chaleur. Je l’aurais bien gardée plus longtemps tant c’est doux et ça fait du bien, ça assouplit le corps, détend les zones douloureuses.

De la boue je passe à la baignoire à bulles, même vocation thérapeutique : détendre et faire pénétrer dans votre corps les actifs de l’eau thermale. Ce premier jour de la baignoire j’ai le plaisir de voir les arbres arborer les couleurs automnales, un plaisir.

Je quitte la première journée après des soins écourtés, en effet le temps de voir le médecin et de faire mon planning m’a empêchée d’avoir le temps de faire tous mes soins, mais ce n’est pas grave, ultérieurement je vais les rattraper.

Je sors sous un beau soleil, un peu fatiguée, mon corps réagit déjà, j’ai bu un peu d’eau, mon estomac râle, mais bon c’est comme ça, je sais que mon corps doit s’adapter.

source bourridé
Fontaine de l’eau du Bourridé, c’est le seul endroit ou les curistes peuvent puiser cette eau à Capvern.

Je rejoins mon logement, ce début d’après midi sera pour du repos, ce repos est important il fait aussi partie de la cure.

Le lendemain, je change d’établissement thermal, direction les plus grands thermes Hount Caouté, ceux ci soignent plus spécifiquement les problèmes rénaux. Cette eau est sulfatée calcique et magnésienne. Elle contient aussi du cuivre et de la silice. Diurétique, elle lutte efficacement contre les calculs et les affections urinaires. En rhumatologie elle atténue les lombalgies rebelles. Mais je ne vais pas rentrer dans les détails médicaux, je mettrais en fin de post le lien vers l’établissement thermal de Capvern.

hount caoute 1
Thermes de Hount Caouté, les plus grands thermes de Capvern les bains, l’entrée.
hount caoute 2
Thermes de Hount Caouté, une autre vue.

Ces thermes sont plus vastes que les précédents, je prends un peignoir, deux serviettes, un panier…ce petit rituel du matin se répétera chaque jour de la cure..

Je cherche le service où la soigneuse m’attend, un dédale ces thermes, les services sont repérés par une couleur : parme, bleu, blanc, vert, rouge…

Je file vers le service parme, direction ce matin la douche pénétrante…. j’ai une heure de passage définie et précise.. je prends place sur une chaise en attendant mon tour, je m’annonce à la soigneuse afin de lui faire part de mon arrivée.

Les curistes se croisent en un ballet d’allées et venues dans le couloir en marbre noir et blanc. Ce ballet en peignoir sera celui de toutes mes matinées pendant trois semaines.

La soigneuse m’appelle et m’introduit dans la cabine, ce soin comme tous les autres est individuel, je m’allonge sur une table, près du plafond des jets oscillants projettent de l’eau thermale des pieds à la tête. Tout le corps est comme massé et pénétré de ces jets qui piquent quelque peu la peau, ça relaxe aussi énormément. Le soin dure cinq minutes coté pile puis 5 minutes coté face…. Hmmm je préfère le coté pile, l’eau qui masse le dos c’est top.

Une soigneuse vient arrêter le soin, pfff c’est court, mais bon, je me sèche et me rhabille, d’autres soins m’attendent.

douche pénétrante
Une cabine de douche pénétrante, les jets près du plafond projettent une eau chaude en jets fins qui balayent le corps de la tête aux pieds.

Direction la douche générale et locale. C’est top, une doucheuse me projette de l’eau à haute pression (elle peu moduler la pression) sur le corps, elle insiste sur les endroits à drainer, le ventre notamment, les endroits douloureux… on a l’impression d’un bien être immédiat, ma soignante est top, je la remercie en écrivant ce texte. Elle va dans la continuité me faire la douche locale, un jet plus large qui stimule le ventre, pour faire travailler le système digestif, puis le dos, contre les lombalgies. Ce soin est très complet, l’eau à haute pression stimule merveilleusement le corps.

Mon soin se termine, ma doucheuse me congédie de son grand sourire et d’un joli : bonne journée !

Je continue à suivre mon emploi du temps, changement de service…. il est rare de rester dans un même service pour tous ses soins, je descends vers le sous sol pour poursuivre.

Au passage j’admire la salle de repos, elle invite à une pause, c’est même recommandé si on a un moment dans son planning, s’allonger un moment car les soins fatiguent. Mais là je n’ai pas le temps.

Je cherche le service qui doit me faire mon Illutation du jour : c’est le nom qu’ils donnent à l’application de boue. Hmm même délice que la veille, c’est vraiment une parenthèse où le corps se ressource en se soignant, il est moins fatiguant que les douches ou le bain, il permet de se reposer un peu.

Bien sûr, le soin me paraît fort court…

Les soins avancent, l’étuve s’annonce, l’étuve ????? ….. je me demande ce que ça peut bien être.

Eh bien c’est comme un fauteuil, on s’assied dedans, de l’eau thermale sous forme de vapeur vient chauffer les lombaires et les cervicales, le but est de dénouer les tensions de soulager les douleurs.

étuve cervicale et dorsale
Le fauteuil de l’étuve, des buses prodiguent de la vapeur d’eau thermale, ça dénoue vraiment les tensions, c’est chaud et délassant.

Je continue mon parcours… direction le kiné… là il me sera prodigué un massage pour tenter de dénouer des blocages anciens aux épaules… pas facile de soigner ce véritable nœud de muscles et de tendons que j’ai négligé et qui commence à me faire souffrir énormément. Le massage dure 10 minutes.

Voilà, je me sèche et me remets en tenue de curiste une dernière fois pour ce matin, il est presque midi et demie, je suis bien lasse, les soins à l’eau chaude laissent des marques sur le corps, ça fatigue.

Je passe aux vestiaires, je me remets en tenue de ville.

Il me reste une étape, remplir ma bouteille d’eau de Capvern celle du Houn Caoute ce jour ; hier je n’avais pas pu puiser celle du Bourridé, je n’avais pas ma précieuse bouteille plastique.

hount caoute la buvette
La salle de la buvette, je la trouve très joliment décorée, claire et agréable.
hount caoute la buvette eau thermale
L’arrivée de l’eau thermale Hount Caouté.

Ces eaux, je dois les boire, à intervalles réguliers dans la journée, c’est une partie importante du traitement thermal.

Je remonte à ma location, j’ai les jambes lourdes, je mange et je vais m’allonger. REPOS.

Ainsi se déroule une cure, des soins planifiés, du repos, l’accueil souriant dans les services par un personnel très agréable.

L’après midi, après les coups de fatigue des premiers jours, je vais aller prendre l’air,  ça fait aussi partie du traitement. Dans d’autres articles je raconte ces sorties si belles et riches en découvertes, ici la nature est si généreuse, elle donne envie d’y plonger tête baissée.

Sourires, rencontres et échanges avec les autres curistes, découvertes, émotions.. dépaysement…. Tant de choses, là mon corps a été soigné, j’espère que cet hiver je vais le passer en pleine forme.

Voici le lien vers l’Etablissement thermal de Capvern les Bains

Les Thermes de Capvern

Marie et la Chocolaterie….. ou la visite chez un artisan chocolatier… miam miam

Je suis gourmande, la semaine dernière j’avais raté l’excursion chez le chocolatier de La Barthe de Neste, aujourd’hui je délaisse la randonnée qui doit être super pour aller combler ma curiosité.

Nous partons en convoi de Capvern, comme chaque fois nous covoiturons, à la queue leu leu nous allons à la chocolaterie Les Flocons Pyrénéèns,  derrière nous s’arrêtent les clients pour la randonnée.

Nous arrivons en vue de la boutique de l’artisan chocolatier……miam une certaine hâte nous habite.

Dès l’entrée dans la boutique le ton est mis, une délicieuse odeur de chocolat chaud flotte dans l’air et titille nos narines tout en taquinant nos estomacs.

La boutique est une caverne d’ali baba dont les joyaux se dégustent.

D’un coté vous trouvez les chocolats en tablettes classiques, ils se déclinent selon leurs origines, il y en a une quarantaine de variétés, près d’eux sont les flocons des Pyrénées, d’un autre coté toute la gamme des spécialités est présente ou en sachets ou en vitrine au détail.

chocolat sous blister
blisters chatoyants
chocolat vitrine unité
chocolats au poids… miam
chocolat spécialité les flocons
Le flocon la spécialité maison : chocolat noir entouré de meringue

Je vois aussi des nougats, des pâtes de fruits, des calissons d’Aix, de la pâte d’amande…. tout cela est fait maison.

chocolat le nougat

Plus loin sont les chocolats bruts, destinés à la pâtisserie maison, pour gâteaux, coulis ou autres…

chocolat blocs à patisser
Barres de chocolat brut à patisser
chocolat brut
paquets de chocolat brut à pâtisser ou à déguster

chocolats à patisser

Il vendent aussi un peu de petite vaisselle décorée main, j’adore ces couleurs si vives, des confitures du pays…Enfin le gourmand le plus difficile aurait du mal à rester insensible à une telle débauche de saveurs et de textures.

chocolat petite vaisselle
La vaisselle colorée

Le groupe est rentré au complet dans la boutique, notre animatrice nous rassemble, alors nous allons enfin rencontrer l’artisan chocolatier.

Il trône dans son atelier face à une grande table en marbre, sur le coté au moment ou nous pénétrons des mendiants au lait refroidissent sur d’autres plans de travail en marbre recouverts de papier sulfurisé.

chocolat une fournée de mendiants
Une série de mendiants au chocolats presque finie

chocolat mendiant

Nous faisons cercle autour de lui, il remue dans un récipient du chocolat au lait monté à juste température pour une fabrication.

chocolat cuve pour fondre le chocolat
La cuve de maintien à température du chocolat, c’est au degré près

Il nous explique qu’il utilise une matière première uniquement en provenance des chocolaterie Valrhona, pour lui ce sont les meilleurs.

chocolat invitation par l'artisan à la gourmandise
Il nous présente ses fabrication, tout est fait à l’atelier

La personne qui nous reçoit adore son métier, il a une formation solide, il connait toutes les facettes de son art, il donne envie tant il est habité par la passion. Ses gestes sont rapides et précis, on sent l’amour de la perfection le désir d’aller plus loin dans le goût. Il nous initie à quelques manipulations, ses gestes sont précis, son travail d’une perfection. Ses mots ne visent qu’une chose ; produire le meilleur, offrir des chocolats variés de qualité. Il met un talent immense au service de la gourmandise, ce jour ce sera de la notre.

Il réalise sous nos yeux un aplat de chocolat pour en faire des copeaux avec une maîtrise bluffante

chocolat blocs à patisser
Chocolat à pâtisser de différentes origines
chocolat blocs bruts
blocs de chocolat tels qu’il arrivent à l’artisan
chocolat création aplat
Réalisation d’un aplat
chocolat création copeaux spatule
Copeaux fait avec l’aplat avec une spatule

Puis il nous fait une démonstration d’écriture au chocolat, c’est de l’art là !

chocolat remplissage du cone
Remplissage du cône d’écriture
chocolat écriture avec le cone
Ecriture avec le cône et le chocolat coulant
chocolat écriture artistique
Ecriture au chocolat, c’est de l’art, j’admire

Il nous fait passer ses fabrication, c’est délicieux.

chocolat invitation par l'artisan à la gourmandise

A la demande d’une personne il explique comment il fait l’enrobage, le cœur des friandises en chocolat, je regarde ses gestes précis, chaque outil égale une action.. chaque chocolat est enrobé un à un à la main, eh oui !

A l’écouter en arrivant dans la boutique on n’a qu’une envie : goûter les bonnes choses crées par cet ouvrier qui a de l’or dans les mains. Il n’est pas avare de renseignements, nous montre un décor sur un gateau grace à un cornet, des copeaux de chocolat au lait, des filaments de chocolats pour décorer ou faire par exemple un nid à Paques. Il fait couler en mince filets du chocolat sur une plaque qu’il sort d’un congélateur, en quelques minutes il crée un décor superbe.

Vraiment cet homme a en lui l’amour du bel ouvrage. Un seul mot peut le définir : passion. Il captive son auditoire par son talent.

Ils nous fait passer des plats, nous goûtons avec délice des chocolats, le groupe est ravi, sous le charme.

Il nous apprend plein de choses notamment que le chocolat blanchit au moment où il change de température, mais il reste tout à fait bon.

La vendeuse entrebâille la porte… elle vient voir si nous avons fini … pppfffff nous serions bien resté un moment de plus, mais un autre groupe attend. Nous remercions notre Artisan si doué en son art.

Nous passons à la boutique, elle est pleine à craquer avec notre groupe, chacun prend un petit panier pour porter ses chocolats.

Je ne vous dit pas comme le choix fut dur, l’artisan nous avait tant mis en appétit. Personne ne sortit sans son petit sac… de chocolats !!!!

Si je vous ai mis en appétit et que vous restez sur votre faim voici le lien vers le site de cet artisan chocolatier

Les flocons Pyrénéens