Promenade bretonne : chapelle de Lospars – Walk in Brittany

Jolie excursion pour ce week end de printemps, la chapelle de Lospars en Châteaulin :

Elle se dresse au cœur d’une petite clairière.

La chapelle fut construite au XVIe siècle sur plan rectangulaire, puis reconstruite en 1699 et en 1884. Abandonnée et en ruines, elle fut sauvée en 1989, à l’initiative de Pierre Doux et du comité de sauvegarde.

Sur la façade extérieure, au-dessus de la statue de saint Compars, on observe  les armoiries de la famille noble de Trésiguidy. A l’extérieur, l’enclos planté de vieux chênes fait office de porche et une croix monumentale du XVIIe siècle subsiste. La chapelle qui abrite une exposition de vêtements et d’objets religieux, est vouée au culte de saint Compars, patron et guérisseur des animaux.
À découvrir : bénitier ancien de style gallo-romain, vitraux, et triptyque de Yves Drénou.

Chaque année, le pardon a lieu de lundi de la Pentecôte.
Messe à 10h30, suivie de la bénédiction des animaux à 11h30.

chapelle de lospars barrière
La chapelle en son enclos arboré
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Lospars une superbe chapelle bretonne
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dans l’enclos de la chapelle cette superbe croix celte

Autre belle visite :

Promenade en Bretagne/Walk in Brittany : La chapelle de Saint Aubin un joyau caché

Promenade en Bretagne/Walk in Brittany : La chapelle de Saint Aubin un joyau caché

Je vous avais laissé sur les bords de l’Aulne à Port Launay.

Voilà, maintenant nous avons grimpé le Roz Lanvaïdic, sur cette même Commune. Là, au sein d’un hameau de ferme se dresse un joyau, la chapelle de Saint Aubin.

Le clocher est branlant, les pierre en tombent, la porte orientée à l’ouest est trouée, pourtant que cette chapelle est belle.

Elle est protégée par les Monuments Historiques, mais aurait grandement besoin de soins.

Eléments protégés :
La chapelle en totalité, son calvaire et son enclos comprenant murs et sol d’assiette (cad. AD 67) : inscription par arrêté du 16 novembre 2011

Période de construction : Troisième quart du 17ème siècle

Propriété de la commune de Port Launay. (en breton : Meilh-ar-Wern, en français : moulin de l’Aulnaie)

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La chapelle de Saint Aubin dans le Hameau de Lanvaïdic à Port Launay
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Chapelle de Saint Aubin le clocher si joli, dont les pierres tombent.
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Saint Aubin, la porte principale trouée laisse entrevoir un vitrail rénové.
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Saint Aubin, coté Nord Est la chapelle a un superbe calvaire.

Autre promenade, le joli port de Port Launay … another nice walk in Brittany :

 

Promenade bretonne -Walk in Brittany : Port Launay

Promenade bretonne -Walk in Brittany : Port Launay mignon petit port

Je vous offre ce dimanche une image de la Bretagne

Au fil de mes promenades je reviens des images plein la tête et mon appareil photo…

Je partage…

Ici une vue peu commune de la Commune de Port Launay.

port-launay-vu-den-haut

Port-Launay est une commune située sur la rive droite de l’Aulne. En cet endroit l’Aulne est canalisée et soumise au régime des plus hautes marée. Une écluse est en Port Launay, l’écluse de Guilly Glaz, elle est munie d’un barrage mobile depuis quelques années. L’Aulne se jette au fond de la Rade de Brest.

La commune de Port Launay est toute petite, environ 2 km carrés, et compte moins de 400 habitants.

Elle est dans le Parc Naturel Régional d’Armorique.

port-launay-tous-bateaux-dehors

port-launay-hiver-superbe

Une autre jolie découverte :

Suite de la promenade.. another Walk : chapelle de Saint Aubin

 

 

 

 

Brest 2016 : fête de la mer en nuances de douceur

Voilà, je vous ai laissé dans mon précédent article au cœur de la foule qui s’agite sous le soleil, près de restaurants éphémères bondés de clients, avec les échos des groupes qui sont sur la scène du grand large…. Ces groupes de musiques du monde incitaient lors des promenades à des haltes musicales, une fois celtique, une fois africaine…. ou encore des îles…. tous horizons toutes sensibilités….

Nous regardons ce soleil qui décline sur le dernier éperon, là bas la foule est moins dense, se trouver à manger bien plus facile, j’opte pour un plat africain c’est ça aussi le dépaysement, mes compagnons pour des breizh burger….

Juste après nous passerons dans le village indonésien, voici quelques jolis clichés, leur art est fort expressif et s’inspire de la nature, j’aime beaucoup leur travail du bois.

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Une pirogue

 

 

Puis, sous le soleil qui baisse la fête se transfigure, tout devient plus intime, les couleurs plus douces et chaudes, la foute moins dense laisse place à bien plus d’émotions encore.

 

Sur un bateau un orchestre se produit, c’est génial, on a envie de rester, flâner… et pourtant nous voulons voir le Bélem. C’est mon bateau chouchou, et selon le programme il est à quai dans l’arsenal, donc à l’autre bout de la fête….. peu importe la fatigue de la déjà longue journée, demi tour… le Bélem vaut bien une marche… Non ? Mais nous restons écouter la chorale et les musiciens qui se produisent, l’acoustique est étonnamment bonne, je tente de filmer, c’est super sympa comme résultat, je suis contente j’ai un souvenir très vivant de la fête d’un coup.

Cette marche vers le couchant sera un délice pour les yeux, les oreilles, les papilles, nous resterons un peu devant la scène Grand Large, ambiance antillaise cette fois, près des restaurants : odeurs de cuisines d’ailleurs, et surtout devant les bateaux, illuminés par le  soleil couchant entament une métamorphose. Le temps qui passe renouvelle le spectacle et c’est un plaisir pour les yeux  !

 

 

Au retour dans l’arsenal le soleil a plongé derrière l’océan, les quais sont maintenant presque désertés par la foule. Du coup les bateaux sont bien plus visibles, les couleurs ont viré à l’ocré, nous sommes face à des scènes intimistes, privilégiés, heureux.

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A l’oeuvre au sommet du grand mat….

Belles poupes

Ombres chinoises sur ciel immaculé

 

Le château se pare d’or

 

De l’autre coté de l’arsenal les grands voiliers

Face à nous l’étoile du Roy va appareiller, elle va m’offrir un spectacle grandiose. Ouvrez grand vos yeux, je le partage avec vous.

 

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Etoile du Roy qui fait route vers la rade, à gauche le château désormais dans l’ombre
Jpeg
pour le plaisir …. couleurs douces du ciel de l’eau, les mats qui se lèvent vers le ciel

 

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Devant les guirlandes reliant les mats l’Etoile du Roy appareille
Jpeg
Comme une histoire doit finir en beauté…. ma photo préférée de cette soirée

Voilà, la nuit est maintenant tombée, le tram nous ramène à la voiture, il est plus de minuit, nos yeux sont plus remplis d’étoiles que le ciel. Merci à Brest, la journée a été grandiose.

 

Première partie de la fête : la journée

Brest 2016 :superbe moment de partages entre marins de tous horizons….

Escapade à Angles sur Anglins et à Fontgombault

Première étape de la journée, nous mettons le cap sur Angles sur Anglins.

Au départ de la Roche Posay j’embarque des amies curistes, je vais en leur compagnie visiter deux très beau sites proches de la station de Cure, j’y suis déjà allée, je vais être ce jour leur guide. Le soleil est superbe, vraiment une belle journée de mai A travers la superbe campagne au couleurs  du printemps qui bourgeonne de plus en plus,  la voiture grignote le bitume. Nous traversons successivement des champs colorés de colza, des prés, du blé qui commence à lever son nez, de paisibles troupeaux de vaches somnolentes, et ci et là des forêts dont les feuilles sont encore d’un vert tendre. Sans oublier ici les noyers, il y en a beaucoup, ils sont toujours majestueux, cet arbre ne se plante que seul, rien ne pousse sous un noyer, ici on fait de l’huile et du vin de noix.

Nous arrivons au bout d’une petite demi heures à Angles, mes amies sont surprises, la ville est en effet fort superbe et recèle de trésors.

J’ai décidé de garer ma voiture en contrebas des impressionnantes ruines, ainsi mon itinéraire dans la ville est tout tracé.

angles ruines de coté

L’éperon rocheux qui surplombe l’Anglin de 40 mètres, constitue un site idéal pour y bâtir une forteresse. Le premier donjon fut construit  au XIe siècle, jusqu’au XVe siècle de nombreux ajouts et reconstructions transforment le château. Celui-ci se trouve au centre des conflits et des guerres qui émaillent les siècles, jusqu’au XVIIIe, époque çà laquelle il est abandonné. Seuls les vestiges de l’enceinte fortifiée qui enserre deux cours, de l’enveloppe du vieux donjon roman, du logis seigneurial du XVe siècle et de plusieurs tours des XIIe, XIIIe, et XVe siècles sont encore visibles

 

Après un regard admiratif vers ces ruines majestueuses  nous grimpons vers la chapelle Saint Pierre par un escalier rustique, comme tous les escaliers de la nature, c’est super.

Angles chapelle saint pierre

 

Cette chapelle se dresse à l’emplacement d’un premier château. Elle date du 12ème siècle.

De là haut la vue est à couper le souffle, oui il y a le château, mais pas seulement, l’Anglins qui coule en bas apporte une ambiance particulière au panorama, cerise sur le gâteau, des canoës le descendent, ils apportent vie et couleur à l’endroit.

Dans la chapelle, jolie surprise, une expositions de photographes amateurs d’Angles, je vois de très jolies photos, j’ai le plaisir d’échanger avec le photographe qui surveille l’exposition, c’est très intéressant de découvrir la personne qui est derrière une photo, c’est comme si un  voile se levait.

Je rejoins mes amies, nous redescendons.

Là surprise, je découvre un escalier qui descend au flanc de la falaise, bon ce n’est pas le plus facile pour descendre mais c’est seulement génial. Il s’appelle la tranchée des anglais.

De là le point de vue est si différent !

Arrivées en bas, nous longeons l’Anglins, et ohhhhhh les panoramas, les angles admirables ! c’est délicieusement beau.

angles le pont.jpg

 

Nous savourons.

Lentement, il faut apprécier chaque facette de notre promenade nous allons vers le pont.

angles glycine sous ruines

Je leur avait promis : le moulin est superbe, toutes en conviennent, il  est waouhhh !

C’est un ancien Moulin Banal, celui-ci, rue du Donjon date des XVIIe et XVIIIe siècles.  Le village comptait 3 moulins répartis le long de l’Anglin : en amont, le moulin du pré, en aval le moulin de Remerle et dans la ville le moulin banal, où les villageois avaient le droit de venir faire moudre leur grain. Ce moulin est encore en état de marche.

Les maisons au passage se font mitrailler, elles sont toutes restaurées avec goût et amour.

angles ruines et maison

 

A la sortie du pont, un homme traverse d’un pas décidé la route, un plat évidemment bien garni à la main….. Vu son air sympa, je l’interpelle « Hmmm merci pour le repas ! »

Il éclate de rire, avec un super accent anglais je pense, « chiche me dit il ! »…. il découvre des morceaux de poulet crus bien assaisonnés de sauce forte !!!

Eclat de rire général, je décline son offre…. j’ai adoré ce moment, pas de prise de tête juste un humour partagé.

Fin de l’entracte, suivez le guide c’est à dire Moi…. direction : les bottes…

Au passage nous traversons un ciel paradisiaque : une glycine qui s’étend en parasol, avant une clématite montana couvrait une pergola, Superbe !!!

Comme la nature est généreuse et sait rendre à ceux qui savent lui donner un peu de leur coeur et de leur temps !

Puis nous arrivons face aux bottes qui ont leur légende que voici :

  • Les Bottes sont un exemple de passages sinueux d’Angles-sur-l’Anglin. Cette sente tortueuse, creusée à même la rocher relie la Huche Corne au pont. D’après la légende, les Anglois étaient très attachés à leur évêque et très pieux, ce qui agaçait le diable. Celui-ci descendit alors un jour à Angles pour détourner les habitants de leur religion mais ceux-ci l’attendaient armés de fourches et bâtons. Dépité, le diable s’enfuit en empruntant le passage. En souvenir il imprima la marque de ses bottes dans la roche.

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Ahhh la tête des amies qui ne connaissaient pas. Nous grimpons donc vers la Huche Corne, ma première amie inverse ses pieds, attention il faut bien mettre le pied au bon endroit et il vaut mieux monter que descendre, j’ai vu une femme qui ne pouvait plus avancer au milieu des bottes, elle était à ne plus savoir où mettre ses pieds !

J’adore ce passage unique dans la roche, la récompense est en haut la Huche Corne.

  • La Huche Corne. Sise, rue de l’église, son nom provient de l’expression « hucher dans une corne », signifiant « souffler dans une corne ».  Autrefois, le four banal, où les habitants venaient cuire leur pain, était situé du côté de la Ville Haute. Ce four n’était allumé que certains jours. Lorsqu’il était suffisamment chaud, le garde appelait les habitants de la Ville Basse au moyen d’une corne, du haut du promontoire. Selon d’autres sources, un poste de garde se trouvait tout près de la terrasse, les fortifications du château se terminant à cet endroit. En cas d’alerte ou de danger, le garde sonnait du cor afin d’avertir la population.

Le panorama sur les ruines et l’Anglin est top, je mitraille à nouveau, on s’assied sur un vieux banc en bois tiédi par le soleil, c’est le luxe intégral.

Après cette pause méritée nous remontons dans la vieille ville, en direction des Jours d’Angle.

Nous empruntons le passage de l’arceau, j’adore cet endroit où l’on passe sous une maison, les poutres sont très anciennes et oh jolie surprise une hirondelle a fait son nid contre une des poutres. Les maisons  qui bordent cette rue possèdent des caves de 6 à 8 mètres de profondeur creusées dans le rocher. Ce sont les anciens silos pour le sel qui provenait de l’Atlantique. Ceux-ci ont servi jusqu’en 1790, date de l’abolition de la gabelle, impôt sur le sel.

La visite de l’exposition des jours d’Angles est toujours un émerveillement, ces broderies sont un artisanat d’art remarquable.

Nés au XIXème siècle, les Jours d’Angles firent travailler 300 ouvrières jusque dans les années 50 et ont fait la réputation du village pendant plus d’un siècle.

Cette technique de broderies à fils tirés consiste à retirer les fils du tissu, puis à façonner les jours avec du fil et une aiguille. Les Jours ornaient le linge de maison, le linge de corps… La qualité des Jours d’Angles a rendu le village célèbre, notamment auprès des maisons de couture parisiennes.

L’activité de production de Jours s’est poursuivit jusque dans les années 60, avant de chuter définitivement. Aujourd’hui, il n’y a plus d’ouvroir ou d’atelier, mais le savoir-faire est toujours là et constitue un patrimoine à préserver.
Ainsi, en 1981, l’association de Sauvegarde et Rayonnement des Jours d’Angles a été créée. De même, la Communauté de communes, avec la création de la Maison des Jours d’Angles et du Tourisme et l’édition du livret des Jours d’Angles y contribue.

Voici un film qui présente à la fois Angles sur Anglin et les jours d’Angles.

https://www.youtube.com/watch?v=DFqXKJj8os0&feature=youtu.be

Nous dialoguerons un moment avec les brodeuses, j’aurai le droit de prendre quelques photos pour mon blog. (normalement les oeuvres étant protégées c’est interdit)

Nous visiterons ensuite une exposition de peinture au centre d’Angles, j’ai adoré le style de l’artiste.

Puis après un passage à la boutique de Marie qui est fort mignonne, pleine d’idées de cadeaux nous regagnons bien fourbues la voiture.

office du tourisme d’Angles sur Anglin

 

 

Insolite : Abandonné depuis 100 ans, le phare maudit a un nouvel habitant

Bretagne, Finistère, face à la pointe du Raz, entre le continent et l’île de Sein se dresse le phare maudit de Tévennec, on le voit facilement de la pointe du Raz, il est fascinant tant sa légende est noire.

Voilà plusieurs mois que Marc Pointud attend ce moment. Samedi, le président de la Société nationale pour le patrimoine des phares et balises a posé le pied sur un bout de caillou situé au large du Finistère où il séjournera soixante jours, entièrement coupé du monde.

Abandonné depuis 105 ans, le phare de Tévennec sera sa nouvelle maison. Si le jardin n’est pas grand, la vue est inégalable. Situé au large de la pointe du Raz, là où la Bretagne subit ses plus fortes tempêtes, le phare ne s’est pas laissé approcher facilement. Il aura fallu l’aide d’un hélicoptère pour amener l’homme et son matériel. « L’attente, c’est inscrit dans l’histoire des phares. La mer ne se laisse pas dompter », sourit Marc Pointud.

tevennec

Un phare réputé maudit

Prévu depuis de longs mois, son séjour vise à faire la lumière sur ce phare, abandonné par les pouvoirs publics, et dont la restauration a été confiée à sa Société nationale pour le patrimoine des phares et balises. « Tout le monde s’accorde à dire que les phares font partie du patrimoine français mais les pouvoirs publics ne nous aident pas », regrette le passionné.

Samedi, Marc Pointud a pu débarquer tout son matériel et notamment sa nourriture. Des fruits, des légumes, mais surtout beaucoup de conserves et de plats sous vide qui seront cuisinés dans la petite maison. Son ordinateur aussi, qu’il utilisera pour alimenter un blog et livrer ses impressions. 

Réputé maudit, le phare a rendu fou plusieurs gardiens et personne n’a osé y passer la nuit depuis plus de 100 ans. « Il faudra tenir le choc. Je m’attends à des moments de solitude, de doute. Il y aura sans doute de la peur aussi si la tempête pousse les vagues au-dessus de la maison », avoue Marc Pointud. Pour l’heure, la météo est plutôt clémente. Il reste encore 59 jours à tenir.

Pleyben calvaire en lumière, juste pour vos yeux,

Le nom de cette paroisse est consigné depuis le XIIème siècle dans le cartulaire de l’Abbaye de Landévennec. Suivant une toponymie répandue « ple » proviendrait de « ploe », la paroisse, dont « Iben » en serait le fondateur. Là où d’autres paroisses ont su tirer profit de l’industrie toilière, Pleyben a su se démarquer en développant son commerce. Aujourd’hui, Pleyben est devenue une escale touristique vivante et gourmande où se découvrent son enclos paroissial, sa fabrique de chocolat et sa base nautique bordant le Canal de Nantes à Brest.

L’été la foule se presse, pour admirer les monuments, ils sont dans un état de conservation remarquable, voici plus précisément le calvaire.

L’ensemble architectural

De ses siècles dorés, les XVIème et XVIIème siècles, Pleyben a hérité d’un enclos paroissial qui impressionne par ses dimensions et sa richesse. Il se compose d’une église pourvue d’une sacristie, d’un porche, d’un ossuaire, d’un calvaire et d’un mur d’enceinte où se marient les styles Gothiques, Renaissance et Beaumanoir.

L’histoire

La statue de saint Germain, placée au dessus du porche, révèle qu’un premier calvaire fut construit en 1555. Il devait alors se situer à proximité du côté sud de l’église. Une autre inscription nous informe qu’en 1650 le sculpteur Julien Ozanne intervient sur le monument pour réaliser plusieurs scènes dont : la Cène, l’Entrée à Jérusalem et le Lavement des pieds. Entre 1738 et 1743, le calvaire est déplacé et sa structure remaniée. C’est à cette période qu’il acquiert son allure d’arc de triomphe si caractéristique.

L’architecture et la sculpture du calvaire

La silhouette actuelle du monument se présente sous la forme d’un massif quadrilatère à quatre éperons avec frise et plate-forme. Le haut massif, réalisé lors de son déplacement, joue un rôle majeur dans la lecture des quelques 30 tableaux représentés sur le monument. En effet, ses dimensions extraordinaires donnent un aspect clairsemé à des statues qui se retrouvent perchées à une hauteur inhabituelle. Les sculptures sont pour la plupart réalisées en kersanton mais certaines d’entre elles ont été taillées dans un grès dont la fragilité rend leur conservation délicate.

Des scènes remarquables

  • Dismas et Gismas sont les deux larrons crucifiés avec le Christ. Leur nom est inscrit distinctement sous leurs pieds tandis qu’un ange pour l’un et qu’un diablotin pour l’autre permettent de différencier le bon du mauvais.
  • Le Reniement de Pierre constitue une scène unique dans l’iconographie des 7 calvaires monumentaux de Bretagne.
  • La Mise au tombeau permet d’admirer une foule de détails vestimentaires et de constater l’expression de douleur figurée par les larmes inondant les visages des Saintes Femmes.

la série de photos que je mets dans l’article a été pris lors d’une mise en couleurs par l’entreprise Spectaculaire, les 7 calvaires monumentaux de Bretagne sont ainsi mis en lumière à tour de rôle pendant l’été, les couleurs que vous voyez en polychrome sont les couleurs d’origine.

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Pour en savoir plus sur Pleyben

Vidéo sur Pleyben

Site de la Mairie de Pleyben