Guerledan le pillage

Durant l’Assec j’avais eu le plaisir comme la foule des visiteurs qui s’est pressée de long mois durant, d’admirer des vestiges d’anciennes pompes à eaux des carrières de Guerledan.

A maintes reprises pendant l’Assec puis encore il y quelques jours elles ont été la cible de pilleurs.

En novembre les forces de l’ordre avaient trouvé sur place un cric posé sous une pompe, un marteau et un pied de biche, les pillards voulaient dérober les anciennes pompes à eau. La roue quand à elle avait été accrochée à une corde reliée à un arbre qui surplombe le site.

guerledan pillage pompe eau

Il y a quelques jours de ça les pilleurs sont allé plus loin, une habitante de Mur de Bretagne se promenait sur le sentier de Guerledan. Elle voulait admirer les restes du passé avant que l’eau ne le recouvre à nouveau.

Arrivée à l’anse du Bois du Robot, elle s’est aperçue que la ruine qui abritait les restes du matériel de pompage avait à nouveau été la cible des pilleurs. Il y a un mois de ça en novembre ce même site avait encore été visé, la grosse roue en fonte avait été retirée de son emplacement et abandonnée plus loin !

Les pillards avaient été interrompus par des randonneurs, puis par l’arrivée des gendarmes !

 

Pour en savoir plus

Article du Ouest France sur le pillage de novembre

Le pillage pendant l’assec article du Ouest France

Mes autres articles sur ce Lac

Invasion de silures après l’assec de Guerledan

Ma visite de l’assec

 

 

 

Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Je suis bretonne ce poème je le vis en le lisant.

Dans la grand’hune

La mer m’a versé son breuvage,
Son lait, salé d’un sel amer ;
Et j’ai grandi comme un sauvage
Sur le sein libre de la mer.

La mer de ses rudes caresses
A pétri mon cœur et ma chair ;
Ce sont de farouches tendresses
Que les tendresses de la mer.

La mer m’a chanté l’aventure,
L’espace, la vie au grand air.
Je suis un goéland de mâture,
Un goéland, fils de la mer !

Et si, dans ma chambre bretonne,
Un souffle passe, large et fier,
C’est qu’en moi gémit, hurle et tonne
L’âme innombrable de la mer.

(Anatole Le Braz)

 

Source : Dans la grand’hune (Anatole Le Braz)

Le petit poucet aimait la Paella ;)

Nantes, jeudi soir, les policiers sont appelés pour un vol insolite :  une paëlla !!!!

paella

Les policiers nantais ont réussis à remonter la trace des voleurs en suivant non pas l’odeur alléchante du plat, mais les grains de riz que les gourmets  avaient semé sur leur route.

Ce fût une enquête plutôt insolite pour les policiers nantais jeudi soir.

  • Vers 20 h 30 ils sont avisés du fait qu’une grande poêle contenant 8 kilos de paëlla, d’une valeur de 150 euros, a été volée dans un supermarché de Nantes.
  • Les policiers vont alors patrouiller dans le secteur, jusqu’à retrouver des grains de riz laissés en chemin par le trio.
  • Les restes de paëlla abandonnés les conduisent, tel le Petit Poucet, jusque sur un paillasson, devant la porte d’entrée d’un appartement.  A l’intérieur, ils retrouvent la fameuse poêle à paëlla. Trois suspects, alcoolisés, ont été interpellés et placés en garde à vue.

On ne dit pas si la Paella était délicieuse…

Pour les policiers ce fut une enquête Olé …..Olé ….

paella ole

Article de la dépêche

Article du télégramme

article de l’express

Invasion de silures à Guerlédan.. tentative d’explication

La confirmation de la présence de silures au lac de Guerlédan vient de tomber. Déjà, des pêcheurs avaient indiqué en avoir pris alors que le lac était encore plein. Mais fin août, début septembre, lors de l’Assec du lac de Guerlédan, c’est en aval que ce poisson a été repéré dans des quantités jamais vues jusqu’à présent sur la rivière Le Blavet, classée en première catégorie, salmonidés.

La relation entre la vidange du lac et la prolifération du poisson semble à privilégier. Le silure est un gros poisson carnassier. Et pas forcément sympathique : « c’est un redoutable chasseur doté d’un appétit féroce si l’on en juge les analyses de contenus stomacaux. Rongeurs, cormorans et autres oiseaux, poissons toutes espèces confondues, y compris des carpes de bel embonpoint, sont aux menus de ce glouton », indique sur son site « Le pêcheur professionnel ».

Aie un gros bémol écologique que cette nouvelle, le silure est nuisible à l’écosystème, il détruit l’équilibre entre les espèces de poissons.
Mais ces silures, d’où viennent t’elles ?
 Alors que le lac était en eaux, des pêcheurs en avaient trouvé dans le lac. Puis fin août, début septembre, lors de l’Assec de Guerlédan, c’est en aval que ce poisson avait été repéré. Notamment et dans des quantités jamais vues jusqu’à présent dans la rivière Le Blavet, classée en première catégorie, salmonidés…..

Selon des spécialistes pêche de Mûr-de-Bretagne, la logique voudrait que les poissons aient été présents dans le lac de Guerlédan avant la vidange. Et aussi dans le lit du canal de Nantes à Brest qui est resté alimenté en eau durant la vidange. Ils ont probablement réussi à passer dans le Blavet lors de la tentative  de récupération des poissons au pied du barrage. Un des deux filets tendus n’allait pas en effet jusqu’au fond du bief. Les poissons ont donc filé droit dans la rivière et dans le canal en aval du barrage….

Névralgie pudendale… après les pansements … suite

Je me suis arrêtée dans ce blog à la cicatrisation.

Déjà, à la sortie de la clinique j’avais une ordonnance pour dix jours de pansements à domicile, l’infirmière devait refaire le pansement tous les deux jours et surveiller la période post opératoire. Si aucun hématome n’apparaissait ou un durcissement du muscle fessier.

La cicatrice est imposante et traverse le muscle fessier en biais.

Je n’avais pas mesuré à quel point elle était grande lors de mon hospitalisation, je suis rentrée en voiture chez moi, aie aie aie !!!! le voyage m’a paru interminable, assise juste sur la cicatrice fraiche sur un coussin pourtant, c’est vraiment douloureux, j’avais pris un anti douleur avant mon départ de la clinique mais il n’a pas agi tout le voyage, des arrêts fréquents rendus obligés par la douleur ont rallongé le trajet.

J’aurais pu prendre plus d’antalgiques, mais les tolérant mal j’aurais été abrutie et shootée, alors j’ai fait sans.

J’aurais du prévoir un transport allongé, or personne ne pouvait me le prescrire, mon médecin traitant était en arrêt maladie non remplacé et le chirurgien refusait de m’en donner un.

Arrivée chez moi, direction le lit, je me suis effondrée. Douleur, fatigue, stress enfin je payais le prix de l’intervention, du transport… bref l’addition.

Ensuite je me suis retrouvée avec l’infirmière tous les deux jours, j’ai eu un début d’inflammation aux deux bouts de la cicatrice.

Elle trouvait ça suspect. Mais rien de grave au bout du compte, peut être les fils. L’infirmière m’a dit aussi que le muscle avait été bien coupé, plus probablement écarté et travaillé en profondeur, alors les cotés avaient pour cette raison plus de mal à cicatriser car ils étaient plus abîmés. La fesse coupée est restée longtemps insensible et très douloureuse, là en novembre elle commence à devenir moins sensible. La cicatrice est chaude et dure mais normale, elle travaille.  Par moments ça pique.

Revenons à ma rééducation. Chaque jour malgré la fatigue je me force : marche à pieds, majorette, je n’avais plus de forces. La fesse  avait été tranchée, j’avais comme l’impression d’une jambe sans forces et plus courte. Toutes les côtes à grimper étaient galère, j’avais aussi mes courses à faire. Souvent mon frère chez qui je squattais l’après midi me proposais de me ramener, je savais que c’était une épreuve de revenir à mon appartement mais je voulais me muscler, oui je veux guérir, je crois en cette opération je fais le maximum. Alimentairement, Je suivais au mieux le régime du docteur Robert : des protéines midi et soir pour donner de la matière au muscle.

A cœur de réussir, j’ai tenu. Puis je suis allée à la plage, les derniers jours de septembre, le temps superbe m’a bien aidée. Les moments au soleil ont valu leur pesant d’or. Cependant, chaque jour je détestais la route, cette position assise … ça pinçait très fort. Autant dans l’eau je ne sentais plus la faiblesse musculaire, autant au dehors elle me revenais avec force à travers la figure.

Je ne me suis pas plainte, ou peu, après je crois que certaines personnes n’ont pas compris le pourquoi de ma méforme, mes baisses d’humeur dues à mon épuisement physique.

J’avais en simultané arrêté l’Atarax que je prenais depuis la disparition de maman, j’ai fait des crises de manque c’est horrible, je tremblais, la nuit des crises d’angoisses, vivre ça seule c’est l’enfer. Je voulais faire le cadeau de ne pas faire vivre ça à mon ami. Mais un soir j’ai craqué, au téléphone … Il l’a mal pris, m’a dit mais ce matin ça allait bien….. et ce soir tu es mal !!!! j’ai tenté de lui expliquer, mais a t’il vraiment compris que j’étais en période post opératoire, seule et épuisée, en sevrage d’un médicament qui sortait de mes veines et me faisait payer le prix fort pour le quitter ?

Sa réaction m’a déçue, démoralisée, je n’avais vraiment pas besoin de ça.

Alors, voilà tirez les leçons de mon expérience, ne restez pas seul en post opératoire, on est épuisé par les suites. Entourez vous au maximum, j’ai mal joué, je me suis retrouvée seule dans mon appartement en Bretagne, j’aurais été dorlotée auprès de mon fils à Bordeaux. En Bretagne la vie passée auprès de mon mari a coupé mes relations sociales et amicales, à Bordeaux j’aurais eu la visite de mes amies.

Cet article est juste un témoignage, le mien, mon vécu, je suis à attendre aussi le résultat définitif de l’intervention : fin de la douleur entre 4 et 6 mois après l’intervention.

Je répondrai avec plaisir à toutes les questions, comme je vais le faire à la personne qui me l’a déjà demandé et qui a inspiré ce post.

 

un site sur la névralgie pudendale

mes autres articles sur le même sujet :

Névralgie pudendale dernières nouvelles

Opération du nerf pudendal à Nantes

Veille de l’opération de la névralgie pudendale

 

 

 

 

 

Envie de Bretagne

Voilà, une jolie évasion, je partage cette photo, la regarder me fait un bien fou.

Je l’ai prise il y a un an, fin octobre, l’eau était encore tiède, nous sommes près de Léchiagat dans le Sud finistère.

Tu sais, je n’ai jamais été aussi heureux que ce matin-là 
nous marchions sur une plage un peu comme celle-ci
c’était l’automne, un automne où il faisait beau
une saison qui n’existe que dans le Nord de l’Amérique
Là -bas on l’appelle l’été indien
mais c’était tout simplement le nôtre
avec ta robe longue tu ressemblais
à  une aquarelle de Marie Laurencin
et je me souviens, je me souviens très bien
de ce que je t’ai dit ce matin-là 
il y a un an, y a un siècle, y a une éternité on ira où tu voudras, quand tu voudras
et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort
toute la vie sera pareille à  ce matin
aux couleurs de l’été indien

aujourd’hui je suis très loin de ce matin d’automne
mais c’est comme si j’y étais
je pense à  toi
où es tu?
que fais-tu?
est-ce que j’existe encore pour toi?
je regarde cette vague qui n’atteindra jamais la dune
tu vois, comme elle je me couche sur le sable
et je me souviens
je me souviens des marées hautes
du soleil et du bonheur qui passaient sur la mer
il y a une éternité, un siècle, il y a un an

on ira où tu voudras, quand tu voudras
et on s’aimera encore, lorsque l’amour sera mort
toute la vie sera pareille à  ce matin
aux couleurs de l’été indien

 

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Le cochon est sur la paille dans les Neste Baronnies

Cet après midi départ direction un producteur de Porc Noir de Bigorre à Bonnemazon, à nouveau tout près de Capvern.

porc noir panneau ferme
L’élevage qui nous a reçus.

Connaissez vous cet animal si différent du porc classique que l’on trouve un peu partout en France ?

J’ai voulu lors de cette visite voir la différence, en effet je suis bretonne et je connais majoritairement l’élevage du porc sur caillebotis :

  • Les animaux vivent dans des bâtiments dont le sol est ajouré. Appelé caillebotis, ce sol permet l’évacuation rapide des déjections animales et de l’eau de lavage du sol dans des fosses situées dans la partie basse des bâtiments. Le porc est un animal qui aime la propreté : l’élevage sur caillebotis répond à ce besoin en permettant de garder un espace de vie toujours propre pour les animaux. Le mélange de déjections et d’eau s’écoule ensuite vers des cuves de stockage : les fosses à lisier. Le lisier est stocké en attendant le moment propice à la fertilisation des cultures. En France, 95% des porcs sont élevés en bâtiment sur caillebotis. C’est aussi le mode d’élevage le plus répandu en Europe et dans le monde.
  • .porc caillebotis

Ce mode d’élevage laisse un support fertilsant le lisier, celui ci est épandu sur les champs et cause des problèmes écologiques. Il traverse la couche fertile, va jusqu’aux nappes phréatiques, arrive dans les cours d’eau, sur les plages. Sous l’action du soleil ce mélange d’excréments de porc va donner naissance à un fléau écologique les algues vertes.

Voici un lien vers un article de Libération qui en parle

En Bretagne le lisier coupable des marées vertes

Alors j’ai voulu voir un modèle différent d’élevage des animaux, je vous propose de visiter à mes côtés cet élevage.

Au préalable petite présentation du pourquoi de cet élevage et son histoire.

Les éleveurs qui ont fait le choix de ce type d’élevage sont des passionnés, ils aiment leurs animaux qui sont soignés, bichonnés, ceux ci vivent en plein air, ont une alimentation choisie en plus de paître dans les prés. En saison par exemple le porc noir se nourrit de glands, de châtaigne et d’herbe cette alimentation est complétée par du seigle et de l’orge.

Le porc Noir : Présentation

De l’extinction ….. à aujourd’hui… une viande d’exception

De tous temps le porc noir a peuplé les paysages de la Bigorre… mais il faillit disparaître..

Ce porc de race autochtone, pure et très ancienne a toujours existé dans les Pyrénées centrales et l’espèce en fut toujours noire. Sa présence est prouvée depuis l’époque romaine.

Sa population est encore importante dans les années 30, là on comptait encore 28.000 truies, mais ces animaux ne supportèrent pas le changement de mode de vie à cause de l’industrialisation de l’agriculture après la seconde guerre mondiale, le cheptel diminua très rapidement.

Précédemment, dans les fermes, le Porc Noir  vivait avec les autres animaux de la basse cour et était quotidiennement conduit à la pâture. De ce fait, en étant en contact régulier avec les éleveurs, il a développé un caractère paisible et familier qu’il manifeste par sa docilité et sa curiosité.

Les années 1980 : vers la sauvegarde de l’espèce

En 1981, le programme de sauvegarde du patrimoine génétique mis en place, afin de sauvegarder les différentes variétés végétales ou races animales menacées de disparition, a permis de sauver le porc noir qui était alors en voie d’extinction.

Il ne restait à ce moment là que 2 verrats et une trentaine de truies conservés dans quelques fermes des Hautes-Pyrénées. Le repeuplement fut aussi possible grâce à de la semence congelée par l’INRA, afin d’éviter la consanguinité.
A la fin des années 80, le patrimoine génétique fut ainsi techniquement sauvé.

de 1990 à 2000 – La structuration de la filière

Le défi de ces éleveurs passionnés était de produire et réussir à mettre sur le marché des produits de très haute qualité.
L’adhésion de l’ensemble des partenaires au projet de produire, transformer et promouvoir des produits de très grande qualité gustative, fut déterminante. Mais l’enjeu était également stratégique pour réussir le pari de positionner les produits issus du porc Noir de Bigorre et notamment le jambon, parmi les plus grands produits européens.

A partir des années 2000 vers la reconnaissance en AOC

Du Porc noir de Bigorre d’un coté et du jambon noir de Bigorre.

La notoriété du Noir de Bigorre a grandi au cours des années. grâce à l’action du consortium du Noir de Bigorre, qui en lien avec les éleveurs et les partenaires de la filière, a fait découvrir ou redécouvrir l’excellence des produits frais et secs ou transformés. Les gastronomes, séduits, en sont ainsi devenus les meilleurs ambassadeurs.

Petit portrait de l’animal

Le porc noir de bigorre est un porc de pure race gasconne issu de reproducteurs inscrits au livre généalogique, élevé dans son aire géographique historique au pied des Pyrénées, dans son milieu naturel de prairies et de sous-bois selon un mode d’élevage ancestral.

Il appartient à la famille des porcs méditerranéens. C’est un cochon « Marcheur » habitué depuis toujours à se déplacer pour se nourrir. J’ai trouvé amusant de le voir fouiner de son groin dans le sol à la recherche de sa nourriture. Il est rustique et vigoureux.

Il vit en liberté sur son territoire d’origine, la Bigorre, aux confins des Hautes Pyrénées, du Gers et de la Haute Garonne, dans un paysage doux et paisible au pied des montagnes.

Ce porc comme son nom l’indique a une robe de couleur  entièrement noire, le groin et les onglons sont noirs également, adulte sa taille avoisine 0.75 m. Le corps est cylindrique, le jambon est fort bien fait, épais et rond. Les os des membres sont plutot fins, mais très denses durs comme de l’ivoire,  il est plus gras que le cochon classique, mais le mode d’alimentation fait de ce gras une substance qui n’augmente pas le mauvais cholestérol.

Les muscles apparaissent très développés aux épaules et à la croupe. La tête mince, très longue surtout dans sa partie faciale est droite et pointue, terminée par un adorable petit groin solide et très mobile qui lui permet de fouiller le sol pour y chercher sa nourriture.

Les oreilles sont de longueur moyenne, peu charnues, plutôt étroites, puis faiblement divergentes vers leurs pointes, elles sont portées horizontalement ou légèrement inclinées.

porc noir beauté porc noir gros plan

  • La Visite elle même :

A notre arrivée un des troupeaux de l’éleveur nous attend dans un enclos, encore dans la cour de la ferme. Le cheptel est divisé en petits groupes, en nous attendant l’éleveur les a gardé dans la cour. Là j’assiste à la douche des cochons, c’est inouï, à tour de rôle les cochons vont quand ils en ont envie sous une douchette, ils en sortent les soies trempées et tout proprets ! Ils remuent beaucoup, j’ai du mal à prendre une photo tant ils sont vifs. Dans cet élévage, le cheptel est ainsi divisé par 20 animaux, après la douche ils sont libérés sur un hectare de prés. Leur alimentation est celle que leur offre la nature, les glands, les pommes, les noix, l’herbe. L’éleveur lui rajoute des céréales du seigle et de l’orge.

Le porc est un animal propre de nature, il ne mange pas là où il fait ses besoins.

porc noir douche
Les porcs sous la douche, là c’est un peu la bousculade 🙂
porc noir éleveur chien
L’éleveur et son auxiliaire le chien, il va conduire les porcs au champ.
porc noir pré
Voilà, ils sont dans leur pré, ils peuvent se dégourdir les jambes.

Nous sortons de la cour de la ferme, un autre petit troupeau nous est présenté dans un champ dont une partie est boueuse. Les cochons se prélassent dans la boue. J’adore les voir ainsi, il se roulent, se couvrent de boue, ou fouinent de leur museau dans celle ci à la recherche de nourriture. Ils sont dans un champ face à des forêts, sur la crête nous domine le château de Mauvezin.

porc bain boue face mauvezin
Leur bain de boue au soleil face à la colline couronnée par le chateau de Mauvezin.
porc bain boue
Les porcs se roulent de plus belle dans la boue.

Nous sommes des curistes et le parallèle avec ces cochons est vite fait en effet le matin nous avons et des douches et des bains de boue.

  • Retour à la ferme, là il vendent directement les produits issus de leur cheptel, jambons, pâtés; saucissons…. une généreuse dégustation nous attend.

Un jambon sec est tranché en fine lamelles, la terrine maison circule sur des assiettes tout comme de fines tranches de saucisson.

porc noir jambon porc jambon porc noir saucisson porc noir toast

J’ai aimé dans cette visite l’amour du métier de ce couple d’éleveurs, la chaleur de leur accueil. Les animaux sont beaux et superbement traités. Quelque part j’ai fait un bond en arrière dans le temps, cet élevage d’animaux en plein champ, c’est celui de l’animal tel qu’il vivait antérieurement dans son milieu naturel. Au fil de mes promenades ici dans les baronnies j’ai vu bien des troupeaux de vaches, moutons, chèvres, tous ainsi en pleine nature.

porc noir salue après douche
Porc noir qui vous salue après sa douche

Voici le lien vers leur site

EURL traditions des Baronnies, élevage de porcs noirs

 Office du tourisme de Capvern les bains

Nantes webTV – 600 Croix blanches pour les agriculteurs suicidés à Sainte-Anne d’Auray

Un maraîcher breton a érigé dimanche devant la basilique Sainte-Anne-d’Auray, dans le Morbihan, 600 croix symbolisant les 600 agriculteurs qui se donnent la mort chaque année. Ce chiffre, que M. Jeffredo a calculé à partir d’une collecte empirique de données, représente plus du double des statistiques officielles, à savoir 500 suicides recensés dans le monde agricole entre 2007 et 2009.

Jacques Jeffredo, 55 ans, qui propose de faire du 11 octobre une Journée nationale sur le suicide dans le monde agricole, a installé tôt dimanche matin, en dépit du vent, les légères croix blanches de polystyrène sur le parvis du sanctuaire, un important lieu de pèlerinage catholique.

Une messe célébrée

Une messe sur ce thème a été célébrée par l’évêque de Vannes en fin de matinée dans la basilique devant plus d’un millier de personnes, parmi lesquelles de très nombreux agriculteurs venus de toute la région.

Une stèle représentant un paysan, à la mémoire des agriculteurs défunts, a ensuite été inaugurée, près du sanctuaire, à quelques mètres de la statue de sainte Anne d’Auray.

Jacques Jeffredo a lancé une pétition en ligne pour faire connaître la Journée sur le suicide dans le milieu agricole et a recueilli plus de 6 700 signatures depuis le 14 juillet. « Plus de 600 agriculteurs par an se suicident, soit environ deux personnes par jour, l’équivalent de quatre Airbus [crashés] par an », affirme sa pétition.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/10/11/a-auray-600-croix-blanches-pour-les-agriculteurs-suicides_4787206_3224.html#ts21FoEzsVDLcOHr.99

Je partage la vidéo, je suis bretonne, petite fille d’agricultrice, ce métier est difficile, actuellement la vie n’est pas des plus facile pour eux.

Source : Nantes webTV – 600 Croix blanches pour les agriculteurs suicidés à Sainte-Anne d’Auray

Mon été indien suite…. hier soir un coucher de soleil à savourer…Early autumn in Brittany on the sea shore

Ok je l’ai payé d’un bon coup de froid… le vent du nord piquait énormément.

L’après midi j’ai marché longuement dans l’eau jusqu’à la taille, elle était juste délicieuse, trop peu de monde en profitait.

Le chaud soleil faisait croire à un été qui ne veut vraiment pas partir, seule une brise de nord pouvait faire deviner la saison qui s’éloigne et le début de l’automne. Une vraie journée d’été indien tout simplement.

J’ai ri à jouer à la plus rapide avec les vagues… une m’a totalement trempée en éclatant sur moi mais en épargnant mon appareil photo. Merci l’univers évidemment 😉 .

Chemin faisant dans cet baie miroitante, je me suis mise à parler avec une autre baigneuse… Elle aussi profitait à fond du moment. Elle me suggèra une idée super, hier soir me dit elle le coucher de soleil était magique du haut du ménez Hom vers 19 heures 30, c’était tout rouge……

Oh la bonne idée depuis le temps que je veux voir un coucher de soleil. Je décide de grimper sur le Menez Hom qui domine la plage où j’ai passé ces moments délicieux…

C’est bien à  regret que je quitte la plage pour être là haut à temps.

Petite présentation de cette montagne sacrée le Menez Hom :

LE MÉNEZ HOM Haute de 330 m, la montagne de Saint-Côme (chapelle de ce nom au bord de la mer en Saint-Nic) … Au-dessus s’élève la montagne de Locronan ou Forêt de Nevet  (Nemeton, le bois sacré en vieux- celtique) : dans la nuit qui précède le 1″ mai, les jeunes gens plantaient un hêtre, qui était abattu le 24 juin et dont les branches servaient au feu de joie du solstice d’été sur la montagne.

Le Ménez Hom était considéré par les Celtes comme une « montagne sacrée ». Un temple celto-romain a probablement existé dans les parages, mais n’a toujours pas été localisé. Le roi Marc’h, roi légendaire, aurait été enterré dans les parages. Anatole Le Braz a écrit en 1905 : « Sur les flancs du Ménez est une pyramide de pierres brutes qu’on appelle dans le pays le Bern heurs  heures -Mein. Un roi, dit-on, est enterré sous ce cairn7 ». Sur le Petit Menez se trouve un cercle de pierre, vestige possible d’une construction gallo-romaine.

Le Ménez Hom constituait un point stratégique de la presqu’île de Crozon car il permettait de surveiller toute la région ainsi que la mer. Selon certains, comme Léon Fleuriot8, le Ménez Hom pourrait correspondre au cruc ochidient9 cité par Nennius10 en donnant les limites de l’Armorique : « … multas regiones a stagno quod est super verticem montis Jovis usque ad civitatem quae vocatur Cant Guic, et usque ad cumulum occidentalem, id est Cruc Ochidient » (« … plusieurs régions situées entre l’étang qui se trouve au sommet du mont Jovis, jusqu’à la cité que l’on nomme Cant Guic, et jusqu’au sommet occidental qui est cruc ochidient »).

Ce belvédère a joué un rôle de poste de guet (le surnom de Yed donné au sommet principal du Ménez Hom signifie « guet » en celte) dès l’époque des incursions vikings, sinon auparavant, puis celles des pirates (au xve siècle) ou des Anglais11 : une vigie guettait un éventuel signal (un feu) allumé par un guetteur de l’île d’Ouessant et, si l’on en croit la légende de Karreg an Tan, un brasier était alors allumé au sommet du Ménez Hom afin de donner l’alerte aux populations avoisinantes qui auraient fait de même à partir de sommets des monts d’Arrée (mont Saint-Michel de Brasparts peut-être) et des montagnes Noires, d’où le toponyme de Karreg An Tan (« la Roche du Feu ») donné à un sommet des montagnes Noires.

Le docteur Antoine Vourc’h, aussi ancien sénateur, a étudié les traces archéologiques retrouvées sur et aux alentours du Ménez Hom : il a trouvé sur le versant nord du Ménez Hom (sur le territoire de la commune de Trégarvan) des centaines de tombelles souvent agglomérées en îlots (six îlots principaux), parfois disséminées et cinq enceintes (à proximité du point de jonction entre les trois communes de Trégarvan, Argol et Saint-Nic). Leur interprétation reste inexpliquée, « anhistoriques » pour l’instant. Le docteur Vourc’h fait remarquer toutefois que ces traces d’habitat humain préhistorique sont situées sur le versant nord, abrité des vents dominants d’ouest et du sud-ouest. Par contre les 8 mégalithes ayant existé (disparus depuis) étaient sur le versant sud12.

Retour à mes aventures :

J’arrive là haut vers 19 heures 15, Oh je vois tout de suite que je suis bien tôt, le soleil est haut dans le ciel. Je sens aussitôt un vent qui pique bien, frais et vif, il souffle du nord est.
Je monte au sommet faire un repérage pour être prête à l’heure, de là haut le spectacle est déjà magnifique, la baie est de bleu foncé à argent selon les reflets. je lance un coup d’oeil à 360° autour de moi, de ce promontoire on devine une grande partie du Finistère.

En Face l’ouverture de la baie de Douarnenez vers l’Atlantique, puis l’ébauche de la pointe du Van dans la brume de beau temps, les éoliennes de goulien. Le port de Douarnenez. Les plages du fond de la baie. puis la plaine du Porzay, le regard s’arrête au Sud sur la montagne de Locronan, puis sur les crêtes du Menez Quelerch désormais couronné d’éoliennes. Là elles tournent vivement je constate que le vent est bien du coté du beau temps, mais aussi du coté de la fraîcheur… la brume laisse ensuite à peine deviner les Montagnes noires, du secteur de Gouezec.
Puis le regard butte sur le Menez bras qui ferme le Bassin de Châteaulin. Coté nord on voit les méandres de l’Aulne, il ont une couleur bleu acier, le pont de Terenez laisse voir le haut de ses structures, il est magnifique ce pont profilé comme un bateau, comme c’est un de mes coups de coeur et que la première fois que je l’ai vu j’ai partagé ce moment avec maman je vous le présenterai, promis.

Ensuite on devine loin, l’ébauche de la rade de Brest, l’amorce de la presqu’île de Crozon, des voitures filent vers ce bout du monde.

Puis c’est le feu du soleil qui irradie au dessus du cap de la Chèvre dont on aperçoit la fine silhouette en ombre chinoise.

Le vent me transperce les os.. Brrrr je suis vêtue de textiles légers, en sandales les pieds nus…. je vais me réfugier un peu au parking dans la voiture.

Un homme vient il me salue, il vient juste observer, ce lieu est prisé pour ça, il est aussi apprécié du club d’aéromodélisme du finistère, des parapentistes profitent ici souvent des courants d’air ascendants qui remontent de la baie de Douarnenez et les portent. Les randonneurs sont très fréquents, le GR 34 passe ici.

Bref, un endroit sauvage mais très apprécié. Ce soir j’attends mon feu d’artifice.

Je me mets pour attendre à l’abri, très relatif d’un buisson d’arbrisseaux rabougris. Brrrrrrr ça caille.

Peu à peu le soleil plonge derrière le cap de la chèvre, j’oublie un moment le froid… je mitraille.

Le soleil couché je pars transie… le ciel a encore de belles couleurs.

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Je suis au sommet du Menez hom, le soleil va se coucher derrière le Cap de al Chèvre, nous sommes à une des pointes de la Bretagne, le ciel commence à virer à l’orange on devine derrière le cap de la Chèvre l’immensité de l’Atlantique.
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J’adore, le soleil offre un tableau abstrait, plus tard je me promets de le peindre, au couteau, tenter de rendre l’émotion de ce moment unique.
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La baie au second plan est celle de Douarnenez.
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Voilà, le soleil a plongé… vers l’Amérique, à demain astre de nos jours.

Je vais avoir un mal de chien à me réchauffer, mais bon, je le voulais ce coucher de soleil !