Brest 2016 :superbe moment de partages entre marins de tous horizons….

Les fêtes maritimes de Brest 2016 je les attendais, pour rien au monde je n’aurais voulu les manquer… elles ne m’ont pas déçue, bien au contraire le « melting pot » de tant de nationalités de marins, la fraternité, les belles  images, les moments où le temps s’arrête et tout cela sous un ciel uniformément bleu, le paradis, la fête, des moments à graver dans le marbre.

Nous sommes arrivés à la mi-journée, allez les pirates d’eau douce, à l’abordage… nous descendons vers l’arsenal par la porte près de la tour Tanguy, déjà du haut le spectacle est magique, ce n’est que le début.

 

 

Sur le quai, après le contrôles  de sécurité nous sommes dans la fêtes, musique, foule, bateau, soleil…. et c’est parti pour la visite.

Nous allons traverser le pont métallique qui enjambe l’arsenal pour arriver près du fort Vauban qui domine la Penfeld, ce fort abrite aussi la Préfecture Maritime de Brest.

 

Dans le port la fête bat son plein, au niveau de l’arsenal, les bateaux sont très bien mis en valeurs dans le cadre resserré de cet arsenal militaire transformé en chaudron maritime de fête pour le temps arrêté de ce Brest 2016, même si certains voiliers paradent en rade le spectacle est fort en couleurs et incite au voyage.

Les mats des voiliers, dressés vers le ciel donnent des envies d’ailleurs, les couleurs des coques se juxtaposent comme sur une toile d’artiste, le château de Brest et son granit gris sert d’écrin à ces beautés.

Nous avançons dans la foule, notre but en prendre plein les yeux.

Il y a une queue énorme  pour visiter l’Hermione, c’est bien trop long nous passerons notre chemin. Au passage j’admire cette reconstitution du bateau de Lafayette, que de beauté !

Juste à coté l’étoile du Roy, magnifique lui aussi, ces grands voiliers sont un régal pour les yeux.

Après avoir longé ces merveilles, nous allons passer par le souterrain qui court sous le Château pour rejoindre l’autre partie de la fête dans le port de commerce. L’attente est longue là aussi mais elle vaut le coup, après le passage du souterrain on longe la mer, nous sommes alors au plus près pour mater au passage les bateaux qui paradent à l’entrée de l’arsenal, de là la vue sur la rade et le port est aussi exceptionnelle.

Nous continuons, le spectacle est partout, des enfants ici s’initient au paddle, plus loin il y a une démonstration de plongée avec scaphandre.

La fête est tout au long des quais, les bateaux sont pavoisés, nous descendons plus près des coques, c’est génial, le spectacle est encore plus beau.

 

Nous allons ainsi longer peu à peu tout le port, éperon après éperon, le spectacle maritime haut en couleurs est partout et se réinvente au fil de la marche.

Les marins de toutes  nations se mêlent avec harmonie et bonheur, c’est superbe, un hommage à la différence.

P1070990.JPG
La poupe d’un superbe bâteau hollandais, vue des pontons

 

Oui, ce point de vue des pontons mérite le coup d’oeil, nous ressentons une immersion dans la fête, ce monde des bateaux que j’adore.

P1080001
La proue du même bateau, une de mes photos préférées, car tout est dans le détail.

 

 

Après la remontée (à regrets des pontons le spectacle continue) voici un 4 mats superbe et pavoisé, oh comme j’ai envie de prendre le large !

 

P1080007.JPG
Alignement et méli mélo de voiles, n’est ce pas génial !
P1080008.JPG
Insolite, sur le quai : le Tarzan

Au fil de nos pas le spectacle des bateaux se dévoile, nous allons traverser la passerelle pour aller vers le village indonésien sur le dernier éperon du port, là sont également mouillés les bateaux russes.

 

Mais hommage à un bateau unique, le remorqueur Abeille bourbon, celui qui surveille le  rail d’Ouessant,  il est beau et fort, grâce à lui et au courage de ses marins bien des vies ainsi que la  nature sont préservés.

 

 

Approche des bateaux russes et du village russe.

 

P1080042
Jolie manœuvre dans le port

Bateaux de tous horizons mêlés, le spectacle est partout

 

Suite de la fête :

Brest 2016 : fête de la mer en nuances de douceur

Nature : Bretagne, la seule hydrolienne reliée au réseau électrique débranchée

C’était la seule hydrolienne raccordée au réseau électrique en France. La machine de dix mètres de diamètre immergée au large de l’île d’Ouessant (Finistère) par la PME bretonne Sabella a dû être débranchée. La production d’électricité a dû être suspendue en avril.

La bretelle du câble reliant la machine à Ouessant avait été endommagée lors de la pose de l’hydrolienne en juin 2015 par 55 mètres de fond. Cet incident « a affecté les possibilités de freinage et de contrôle de l’hydrolienne », a expliqué Jean-François Daviau, patron de l’entreprise. En mars, les capteurs avaient montré que la poursuite de l’injection de courant sur le réseau îlien pouvait endommager la machine.

sabella vue de coté

La taille d’un immeuble de cinq étages

L’hydrolienne, de la taille d’un immeuble de cinq étages, avait été reliée le 22 septembre à l’île grâce à un câble sous-marin, mais l’énergie produite n’avait commencé à être injectée sur le réseau ouessantin qu’à partir du 5 novembre.

La turbine de l’hydrolienne, qui dispose d’une autorisation d’occupation temporaire du domaine public de 12 mois, sera relevée en juillet dans le cadre d’un contrôle programmé et ramenée à Brest. A cette occasion, la bretelle défaillante sera changée, a indiqué le patron de Sabella.

Deux autres hydroliennes immergées au large de l’île de Bréhat par EDF devraient être raccordées au réseau dans le courant de l’été selon le fournisseur d’électricité.

impressionnant : Météo : Saint Nazaire la grêle en photo

Du Pays de Retz jusqu’à la ville de Saint-Nazaire, un orage d’une violence rare a éclaté, ce samedi, en fin de journée.

En quelques minutes, les rues ont été complètement recouvertes de grêlons gros comme des noix. L’averse a fait d’énormes dégâts matériels : voitures cabossées, fenêtres brisées… Poursuivre la lecture de « impressionnant : Météo : Saint Nazaire la grêle en photo »

Escapade à Angles sur Anglins et à Fontgombault

Première étape de la journée, nous mettons le cap sur Angles sur Anglins.

Au départ de la Roche Posay j’embarque des amies curistes, je vais en leur compagnie visiter deux très beau sites proches de la station de Cure, j’y suis déjà allée, je vais être ce jour leur guide. Le soleil est superbe, vraiment une belle journée de mai A travers la superbe campagne au couleurs  du printemps qui bourgeonne de plus en plus,  la voiture grignote le bitume. Nous traversons successivement des champs colorés de colza, des prés, du blé qui commence à lever son nez, de paisibles troupeaux de vaches somnolentes, et ci et là des forêts dont les feuilles sont encore d’un vert tendre. Sans oublier ici les noyers, il y en a beaucoup, ils sont toujours majestueux, cet arbre ne se plante que seul, rien ne pousse sous un noyer, ici on fait de l’huile et du vin de noix.

Nous arrivons au bout d’une petite demi heures à Angles, mes amies sont surprises, la ville est en effet fort superbe et recèle de trésors.

J’ai décidé de garer ma voiture en contrebas des impressionnantes ruines, ainsi mon itinéraire dans la ville est tout tracé.

angles ruines de coté

L’éperon rocheux qui surplombe l’Anglin de 40 mètres, constitue un site idéal pour y bâtir une forteresse. Le premier donjon fut construit  au XIe siècle, jusqu’au XVe siècle de nombreux ajouts et reconstructions transforment le château. Celui-ci se trouve au centre des conflits et des guerres qui émaillent les siècles, jusqu’au XVIIIe, époque çà laquelle il est abandonné. Seuls les vestiges de l’enceinte fortifiée qui enserre deux cours, de l’enveloppe du vieux donjon roman, du logis seigneurial du XVe siècle et de plusieurs tours des XIIe, XIIIe, et XVe siècles sont encore visibles

 

Après un regard admiratif vers ces ruines majestueuses  nous grimpons vers la chapelle Saint Pierre par un escalier rustique, comme tous les escaliers de la nature, c’est super.

Angles chapelle saint pierre

 

Cette chapelle se dresse à l’emplacement d’un premier château. Elle date du 12ème siècle.

De là haut la vue est à couper le souffle, oui il y a le château, mais pas seulement, l’Anglins qui coule en bas apporte une ambiance particulière au panorama, cerise sur le gâteau, des canoës le descendent, ils apportent vie et couleur à l’endroit.

Dans la chapelle, jolie surprise, une expositions de photographes amateurs d’Angles, je vois de très jolies photos, j’ai le plaisir d’échanger avec le photographe qui surveille l’exposition, c’est très intéressant de découvrir la personne qui est derrière une photo, c’est comme si un  voile se levait.

Je rejoins mes amies, nous redescendons.

Là surprise, je découvre un escalier qui descend au flanc de la falaise, bon ce n’est pas le plus facile pour descendre mais c’est seulement génial. Il s’appelle la tranchée des anglais.

De là le point de vue est si différent !

Arrivées en bas, nous longeons l’Anglins, et ohhhhhh les panoramas, les angles admirables ! c’est délicieusement beau.

angles le pont.jpg

 

Nous savourons.

Lentement, il faut apprécier chaque facette de notre promenade nous allons vers le pont.

angles glycine sous ruines

Je leur avait promis : le moulin est superbe, toutes en conviennent, il  est waouhhh !

C’est un ancien Moulin Banal, celui-ci, rue du Donjon date des XVIIe et XVIIIe siècles.  Le village comptait 3 moulins répartis le long de l’Anglin : en amont, le moulin du pré, en aval le moulin de Remerle et dans la ville le moulin banal, où les villageois avaient le droit de venir faire moudre leur grain. Ce moulin est encore en état de marche.

Les maisons au passage se font mitrailler, elles sont toutes restaurées avec goût et amour.

angles ruines et maison

 

A la sortie du pont, un homme traverse d’un pas décidé la route, un plat évidemment bien garni à la main….. Vu son air sympa, je l’interpelle « Hmmm merci pour le repas ! »

Il éclate de rire, avec un super accent anglais je pense, « chiche me dit il ! »…. il découvre des morceaux de poulet crus bien assaisonnés de sauce forte !!!

Eclat de rire général, je décline son offre…. j’ai adoré ce moment, pas de prise de tête juste un humour partagé.

Fin de l’entracte, suivez le guide c’est à dire Moi…. direction : les bottes…

Au passage nous traversons un ciel paradisiaque : une glycine qui s’étend en parasol, avant une clématite montana couvrait une pergola, Superbe !!!

Comme la nature est généreuse et sait rendre à ceux qui savent lui donner un peu de leur coeur et de leur temps !

Puis nous arrivons face aux bottes qui ont leur légende que voici :

  • Les Bottes sont un exemple de passages sinueux d’Angles-sur-l’Anglin. Cette sente tortueuse, creusée à même la rocher relie la Huche Corne au pont. D’après la légende, les Anglois étaient très attachés à leur évêque et très pieux, ce qui agaçait le diable. Celui-ci descendit alors un jour à Angles pour détourner les habitants de leur religion mais ceux-ci l’attendaient armés de fourches et bâtons. Dépité, le diable s’enfuit en empruntant le passage. En souvenir il imprima la marque de ses bottes dans la roche.

angles trace de bottes.jpg

 

Ahhh la tête des amies qui ne connaissaient pas. Nous grimpons donc vers la Huche Corne, ma première amie inverse ses pieds, attention il faut bien mettre le pied au bon endroit et il vaut mieux monter que descendre, j’ai vu une femme qui ne pouvait plus avancer au milieu des bottes, elle était à ne plus savoir où mettre ses pieds !

J’adore ce passage unique dans la roche, la récompense est en haut la Huche Corne.

  • La Huche Corne. Sise, rue de l’église, son nom provient de l’expression « hucher dans une corne », signifiant « souffler dans une corne ».  Autrefois, le four banal, où les habitants venaient cuire leur pain, était situé du côté de la Ville Haute. Ce four n’était allumé que certains jours. Lorsqu’il était suffisamment chaud, le garde appelait les habitants de la Ville Basse au moyen d’une corne, du haut du promontoire. Selon d’autres sources, un poste de garde se trouvait tout près de la terrasse, les fortifications du château se terminant à cet endroit. En cas d’alerte ou de danger, le garde sonnait du cor afin d’avertir la population.

Le panorama sur les ruines et l’Anglin est top, je mitraille à nouveau, on s’assied sur un vieux banc en bois tiédi par le soleil, c’est le luxe intégral.

Après cette pause méritée nous remontons dans la vieille ville, en direction des Jours d’Angle.

Nous empruntons le passage de l’arceau, j’adore cet endroit où l’on passe sous une maison, les poutres sont très anciennes et oh jolie surprise une hirondelle a fait son nid contre une des poutres. Les maisons  qui bordent cette rue possèdent des caves de 6 à 8 mètres de profondeur creusées dans le rocher. Ce sont les anciens silos pour le sel qui provenait de l’Atlantique. Ceux-ci ont servi jusqu’en 1790, date de l’abolition de la gabelle, impôt sur le sel.

La visite de l’exposition des jours d’Angles est toujours un émerveillement, ces broderies sont un artisanat d’art remarquable.

Nés au XIXème siècle, les Jours d’Angles firent travailler 300 ouvrières jusque dans les années 50 et ont fait la réputation du village pendant plus d’un siècle.

Cette technique de broderies à fils tirés consiste à retirer les fils du tissu, puis à façonner les jours avec du fil et une aiguille. Les Jours ornaient le linge de maison, le linge de corps… La qualité des Jours d’Angles a rendu le village célèbre, notamment auprès des maisons de couture parisiennes.

L’activité de production de Jours s’est poursuivit jusque dans les années 60, avant de chuter définitivement. Aujourd’hui, il n’y a plus d’ouvroir ou d’atelier, mais le savoir-faire est toujours là et constitue un patrimoine à préserver.
Ainsi, en 1981, l’association de Sauvegarde et Rayonnement des Jours d’Angles a été créée. De même, la Communauté de communes, avec la création de la Maison des Jours d’Angles et du Tourisme et l’édition du livret des Jours d’Angles y contribue.

Voici un film qui présente à la fois Angles sur Anglin et les jours d’Angles.

https://www.youtube.com/watch?v=DFqXKJj8os0&feature=youtu.be

Nous dialoguerons un moment avec les brodeuses, j’aurai le droit de prendre quelques photos pour mon blog. (normalement les oeuvres étant protégées c’est interdit)

Nous visiterons ensuite une exposition de peinture au centre d’Angles, j’ai adoré le style de l’artiste.

Puis après un passage à la boutique de Marie qui est fort mignonne, pleine d’idées de cadeaux nous regagnons bien fourbues la voiture.

office du tourisme d’Angles sur Anglin

 

 

Inégalités territoriales : cartes de la France en anamorphose

LE CONCEPT

La cartographie en anamorphose a pour but d´adapter la forme de la carte non pas à la réalité physique mais plutôt à la réalité perçue. Cette déformation de l´espace peut être construite par un modèle mathématique (interpolation d´un champ vectoriel selon un modèle gravitaire) à partir de données quantitatives réelles (les temps d´accès ferroviaire de ville à ville par exemple). La carte est donc considérée ici non plus comme un modèle de la réalité géographique, mais avant tout comme un document de communication.

CYBERGEO – Patrice Langlois et Jean-Charles Denain

QUELQUES APPLICATIONS :

A) LES TRANSPORTS

Dans un système de transport ferroviaire, les villes ne bénéficient pas toutes des mêmes conditions d´accès, lesquelles dépendent de la forme du réseau et de l´organisation des dessertes. On constate empiriquement une contraction des grandes distances avec le TGV et une dilatation des courtes distances avec l´omnibus. La carte en anamorphose, centrée sur chaque capitale nationale, va permettre d´illustrer cette notion de “rugosité de l´espace”, et de montrergraphiquement la différence entre deux logiques territoriales en matière de grande vitesse ferroviaire. En 1992-93, dix-sept villes anglaises étaient reliées par InterCity (200km/h) alors que seule la liaison Paris/Le Mans bénéficiait du TGV (300km/h).

La déformation est sensible en Angleterre, notamment à l´ouest où un grand nombre de villes se rapproche de Londres, tandis qu´en France elle est spectaculaire, la Bretagne faisant un bond en avant vers Paris (“effet-tunnel” du TGV). On voit que Le Mans (LEM) se positionne avant Chartres (CHA), ce qui provoque même un pli du quadrillage ; ou encore que la déformation pour la liaison Paris/Brest (PRS et BRE) est plus forte que celle de Londres/Penzance (LDN et PEN), alors que la distance en kilomètre est plus importante pour la première.

carte train anamorphose.jpg
Entre distance réelle et temps de trajet il y a un fossé

carte coprative.png
Comparaison UK et France
europe-anamorphose.jpg
pour l’Europe c’est criant
france carte tgv
Desserte en tgv très inégalitaire
sncf.jpg
Carte e France selon la sncf
métropoles.png
importance de Paris, la seule métropole de taille mondiale
pop_fr10
Poids des métropoles

Société : De jeunes agriculteurs lancent leur épicerie locale et participative

Quatre jeunes agriculteurs bretons ont imaginé un concept d’épicerie locale paysanne et collaborative : Élocop. Regroupés au sein d’une association, ils proposent des produits locaux, garantis sans OGM et sans antibiotiques, issus de filières de production durable. En attendant l’ouverture du magasin, courant 2016, qui sera le premier de ce type dans le Pays de Morlaix, ils confectionnent, deux fois par semaine, des paniers de légumes, de viandes, de fromages. Reportage en partenariat avec le journal Eco-Bretons.

« Désolée, je n’ai plus de salades, à cause de la grêle, elles sont abîmées. Je n’ai que les pommes de terre aujourd’hui. Ça ira ? » Nous sommes à Pleyber-Christ (Finistère), dans un hangar qui abritait auparavant une quincaillerie. Le nuit est tombée depuis quelques minutes, et il ne fait pas chaud. Ce soir, c’est Sandrine qui distribue les paniers de légumes. La jeune femme de 24 ans, accompagnée de son fils de quelques mois, sert une jeune cliente qui vient chercher ses légumes. Des légumes dont elle a préalablement passé commande sur internet.

C’est ici que s’installera, dans les prochains mois, le magasin de producteurs Élocop, au cœur de ce village de 3 083 habitants. Si, ce lundi soir, les clients ne sont pas légion, la distribution cartonne le vendredi. « On a une soixantaine de commandes à honorer ce jour-là », commente Sandrine, qui montre les cagettes alignées sur le sol en prévision du rush de fin de semaine.

Le projet Élocop a débuté il y a maintenant trois ans. « C’était une idée de la mairie », raconte Sandrine. Au centre-bourg, la mairie vient alors de réhabiliter une friche industrielle en un ensemble de logements et de commerces. « La municipalité voulait que des producteurs locaux investissent les lieux afin de commercialiser leurs produits et de conserver un dynamisme rural au sein de Pleyber-Christ. » Quatre jeunes agriculteurs, tous installés en bio, manifestent leur intérêt : l’espace pourrait devenir un lieu de vente directe que certains pratiquent déjà.

S’approvisionner en centre-bourg, sans se rendre au supermarché

« Nous avons alors créé l’association “Croquez local à Pleyber” », se remémore Sandrine. Aidés par la commune et par le renfort de stagiaires, le projet Élocop se met en route. Objectif : monter une épicerie locale, le premier magasin de producteurs de ce type à voir le jour sur le territoire de la communauté de communes de Morlaix. Une opération de financement participatif en ligne est alors lancée pour récolter 20 000 euros. La mise en place de l’épicerie semble alors sur de bons rails.

Mais il faudra néanmoins changer de lieu d’implantation : le loyer demandé par la communauté d’agglomération de Morlaix, propriétaire des locaux commerciaux de l’ancienne friche industrielle, est trop cher pour la petite équipe. « Nous, ce que nous voulions, c’était rester en centre-bourg : beaucoup de contributeurs au financement participatif étaient de Pleyber-Christ », commente Sandrine. Soutenus encore une fois par la mairie, les jeunes agriculteurs parviennent à trouver un nouveau lieu d’installation : ce sera dans l’ancienne quincaillerie, non loin du cœur du bourg.

Le magasin devrait ainsi ouvrir ses portes à l’été 2016. « On y proposera évidemment des légumes, de la viande, du fromage, mais aussi des boissons, de l’épicerie sèche (pâtes, riz, etc.) », énumère la jeune productrice. Les habitants pourront s’approvisionner en centre-bourg, sans se rendre au supermarché, en périphérie de la ville… « Ce seront des produits locaux, pas forcément bio, mais répondant tous à une charte de qualité qui stipule que les productions ne doivent pas utiliser d’OGM ni d’antibiotiques. Le tout à des prix abordables, on y tient. » Le consommateur pourra se servir lui-même, comme dans un magasin classique.« Mais on continuera également la distribution de paniers, une salariée sera embauchée, elle s’occupera de préparer les commandes », explique Sandrine.

« Une prise de conscience du mal-manger »

En attendant les aménagements du hangar, qui devraient démarrer au printemps 2016, Élocop poursuit son bonhomme de chemin. Et fidélise déjà des clients. Comme Gwénola, animatrice en maison de retraite, venue chercher ses légumes ce lundi.« Nous, on est enchantés », confie-t-elle. « On attendait depuis longtemps d’avoir accès à de la nourriture locale, produite de façon raisonnée, près de chez nous. »Pour elle, par les temps qui courent, ce mode de consommation est même devenu indispensable. « Il y a une prise de conscience de beaucoup de gens par rapport au mal-manger, les gens n’en peuvent plus de ce trop plein d’additifs dans les produits préparés. Ils espèrent un retour au raisonnable », commente-t-elle.

Même écho du côté de Geneviève, qui récupère ses poireaux, épinards, choux et pommes de terre. « Les temps changent, et les modes de consommation évoluent peu à peu. Il y a un retour au « manger sain » », confirme-t-elle. Sandrine approuve et apprécie les commentaires. Elle qui a fait de la vente directe un pilier de son projet d’installation en agriculture bio apprécie également les relations qu’elle entretient avec les consommateurs. « J’aime bien le contact avec les gens, et j’aime bien savoir où va ce que je produis. C’est aussi très intéressant de partager avec eux, par exemple des conseils pour cuisiner les légumes », déclare-t-elle.

La vente directe est aussi synonyme de contraintes, notamment au niveau gestion du temps et logistique. « Si cela nous permet de mieux valoriser nos produits, les commandes en panier nous prennent quand même énormément de temps, constate la jeune agricultrice. Par exemple, sur mon exploitation, ça me prend deux jours. Pour les commandes livrées le vendredi, je fais, le jeudi, toutes mes récoltes de légumes qui se conservent plus longtemps, comme les carottes ou les betteraves. Et, le vendredi matin, je termine par les épinards et les salades, pour un maximum de fraîcheur. De 10 heures à 16 heures, j’enchaîne la préparation des commandes, avec soixante paniers à préparer. »

Des consommateurs acteurs de la gouvernance du projet

« Quand le magasin sera ouvert, ça sera plus simple. » Un gain de temps appréciable dans une profession où l’engagement est total. Un autre engagement des producteurs d’Élocop est de faire participer les consommateurs à la gouvernance de l’association porteuse de projets. « Ils font partie des processus de prise de décision. S’ils estiment, par exemple, que le prix des produits est trop cher, ils peuvent nous le dire, et on discute tous ensemble, avec les producteurs. »L’objectif est que chacun s’y retrouve : le producteur, jeune installé proposant une agriculture plus raisonnée et durable ; et le citoyen qui vient acheter ses légumes ou sa viande bio, et qui a la possibilité de s’approvisionner à proximité de son lieu de vie et en milieu rural.

Marie-Emmanuelle Grignon (Éco-Bretons)

Santé : Brest est à la pointe sur les démangeaisons

C’est le seul hôpital en France à avoir un centre dédié à cette sensation qui conduit à se gratter. Des spécialistes travaillent ensemble sur des cas compliqués.
Ça gratouille, ça chatouille, ça tiraille et on ne pense plus qu’à ça ! Le prurit, aussi appelé démangeaison, rend la vie difficile à bon nombre de personnes. Une étude réalisée, en 2012, par le CHRU de Brest montre « que sur une semaine, près du tiers de la population se gratte, détaille le professeur Laurent Misery, chef du service de dermatologie. Pour 10 % d’entre eux, un traitement est nécessaire. »

Dans neuf cas sur dix, la cause est d’origine dermatologique. Des médicaments existent pour soulager un patient atteint de psoriasis, d’eczéma ou d’urticaire, les maladies les plus fréquentes. « Mais pour une guérison, il faudra compter sur les progrès de la recherche, peut-être dans cinq ou dix ans. » …

 

Ouest France

insolite : QUIMPER: UNE RIVIÈRE TRÈS POLLUÉE PAR UNE FUITE… DE BEURRE

Après le fleuve jaune de Chine, la rivière jaune de Quimper: l’Odet, qui s’écoule dans la ville du Finistère, a subi une grosse pollution au beurre, mardi matin. Une fuite dans une laiterie voisine est en cause.

Une motte ça va, des centaines bonjour les dégâts. C’est une pollution peu commune qu’ont découvert les habitants de Quimper, dans le Finistère, mardi 12 au matin: la rivière Odet, qui s’écoule dans la ville, avait pris une étrange teinte jaunâtre. Après enquête, les autorités ont rapidement constaté que l’eau était contaminée par… du beurre.

Beaucoup, beaucoup de beurre, pour être précis. C’étaient ainsi des centaines de mottes de beurre qui flottaient à la surface de la rivière, tandis qu’un film gras recouvrait de larges pans du cours d’eau, ont rapporté les médias locauxOuest France, Le Télégramme et France bleu Breizh Izel. Si la quantité de matière déversée est difficilement quantifiable, la presse évoque des « centaines de kilos ».

Rapidement alertés, les pompiers ont alors longé les berges pour remonter à la source de la pollution: une buse d’évacuation d’eaux pluviales de la laiterie Entremont, située au bord de l’eau à l’entrée de Quimper. La direction du site a alors immédiatement fait fermer la vanne en question.

Une erreur de manipulation dans une cuve ou une rupture de canalisation pourraient être en cause, selon les premiers éléments recueillis sur place. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes exactes de cet accident industriel peu commun.

Quant aux risques pour la faune et la flore de cette pollution, les autorités assurent qu’il n’y aura pas de dégâts puisque le beurre devrait se dissoudre dans l’eau. « Ce ne sont pas des produits chimiques, mais la matière organique pompe l’oxygène des poissons« , redoute pour sa part Daniel Le Bigto, conseiller municipal EELV de Quimper.