Vécu : ma méditation – what’s meditation and why…..

Je ne vais pas faire une énième thèse sur la méditation, c’est inutile.

Cependant, cette pratique m’apporte beaucoup de bien, je viens donc ici expliquer mon parcours et mon vécu pour témoigner vers ceux qui ne savent pas encore ce que ce mot « méditation » représente et peut leur apporter.

  • Pourquoi j’ai décidé de méditer…..

Un cheminement personnel

Depuis un moment je me demandais : « Mais qu’est ce que la méditation ? »

Je lisais des échos très positifs dans la presse… une envie de bien être me taraudait.

J’ai franchis le pas auprès de Sébastien, il anime un atelier de méditation à Bordeaux, il est excellent, il sait vraiment guider tout en laissant à chacun toutes les libertés pour rentrer dans la méditation. (Nota je laisserai ses coordonnées en fin d’article)

Son atelier commence par 20 minutes de méditation de « pleine conscience ». Pendant ce  temps on se concentre sur un sens, l’audition, la vue, l’odorat, le toucher ou aussi la respiration. Là on se rend compte de son moi interne… les pensées deviennent de plus en plus légères.

nuage

Puis on continue avec l’utilisation des mantras, les sons dont le fameux : « Om ». Les corps et les esprits réagissent s’apaisent. Nos mains sont jointes en en cercle, l’énergie qui circulent entre les méditants est fabuleuse.

Nous finissons par une méditation créatrice.

Après chaque méditation on fait un partage de nos expériences…. si on le veut bien sûr.

L’atelier se termine, on se sent  comme allégée. C’est superbe.

J’ai travaillé cette trame de méditation chez moi, car j’adore, mais les ateliers apportent une dimension énergétique que je n’ai pas retrouvé seule.

J’ai continué la méditation par des méditations guidées sur mon téléphone, j’utilise l’application « Petit Bambou », je l’apprécie beaucoup mais il y en a bien d’autres………

petit-bambou

Les changements sont évidents au bout de 2 ans. Je n’attendais rien, il faut y aller comme ça, ainsi tout est le bienvenu.

  • l’attention au moment présent est accrue, j’adore cette concentration plus forte que j’ai en moi… lors de cours,dans l’apprentissage, de la conduite automobile, dans l’écoute des autres.
  • Le passé est moins présent, moins de mélancolie de regrets, de remords.
  • Le futur, il arrivera quand il arrivera… seul le moment que je vis existe… moins d’anxiété d’attente.. de déceptions donc…
  • J’aborde autrui avec un apaisement nouveau, une chaleur douce est en moi, une force aussi.

Alors je suis vraiment devenue une adepte convaincue de la méditation, j’enrichirai cet article au fur et à mesure que mon chemin dans cette pratique continuera, je connais le chemin, je le continue, je ne sais toujours pas où je vais arriver.

L’important est toujours d’avancer….

 

Voici le lien vers la page de mon premier professeur de méditation, je le salue à l’occasion il est super :

Cours de Sébastien à Bordeaux

En aucun cas la méditation pour le bien être n’est reliée à une religion…

 

 

 

Attention aux cartes de visites droguées….

 A lire absolument, histoire vraie….et très dangereuse… transmettre à vos amis, faites passer l’information.

 

Ce jour un ami me transmets ce jour cette histoire vraie arrivée à Bègles en Gironde :

 

C’est arrivé à une collègue pas plus tard qu’hier (à Bègles près de Carrefour).
Dans une station-service, un homme a approché une dame qui était en train de remplir son réservoir.
Il lui a offert ses services en tant que peintre et lui a laissé sa carte.
Elle a accepté sa carte pour faire preuve de bonne volonté et est entrée dans sa voiture.
L’homme est alors entré dans une voiture conduite par un autre monsieur.
Alors qu’elle s’apprêtait à quitter la station-service, elle a vu les hommes la suivre hors de la station en même temps.
Presque immédiatement, elle a commencé à se sentir étourdie et ne pouvait pas attraper son souffle..
Elle a essayé d’ouvrir la fenêtre et s’est rendu compte que l’odeur était sur sa main, la même main qui a accepté la carte du monsieur à la station-service.
Elle a alors noté que les hommes étaient collés derrière sa voiture et a senti qu’elle devait faire quelque chose à ce moment.
Elle est rentrée dans le premier stationnement qu’elle a vu, arrêté sa voiture et a commencé à appuyer sur son klaxon à plusieurs reprises pour appeler à l’aide.
Les hommes se sont enfuis loin d’elle mais la dame ne se sentait toujours pas bien.
C’est seulement après plusieurs minutes qu’elle a pu finalement reprendre son souffle.
Apparemment, il y avait une substance sur la carte qui aurait pu sérieusement lui faire du tort.
        Cette drogue s’appelle le BURUNDANGA et elle est utilisée par des personnes qui souhaitent frapper une victime afin de la voler ou de tirer profit d’elle.
Cette drogue est quatre fois plus dangereuse que la drogue du viol et est transmissible sur de simples cartes.
Prenez garde et assurez-vous de ne pas accepter des cartes d’un inconnu dans la rue et d’autant plus si vous êtes seul.
Ceci s’applique à ceux qui font des visites à domicile et qui vous glissent une carte quand elles offrent leurs services.
Merci de diffuser aussi largement que possible ainsi nous éviterons peut être d’autres agressions similaires.

Ici le lien vers le wikipédia qui explique ce qu’est cette drogue :

scopolamine ou burundanga article du Wikipédia

Scopolamine ou Burugunda
    Jean-Charles MOROTE S.I.D.P.C. Préfecture de la Dordogne

2, Rue Paul Louis Courier 24016 Périgueux cedex

05.53.02.24..22 / 06.09.60.25.74

Jean-François DORVILLE Préfecture de Police de Paris
       Direction de la Police générale
        Sous-Direction de l’Administration des Etrangers

Section des Laissez-Passer
      Tél. : 01.53.71.37.91 / Fax. : 01.53.71.57.28

Dommage : hier soir « défaite » de la musique

Hier j’avais envie de me dégourdir les jambes et les oreilles, la musique ça détend, nous le savons tous…. je me suis décidée tard mais j’y suis allée. Habitant une grande ville, juste près de Bordeaux,  je pensais trouver même à minuit de la musique.

Je passe près du parc du Sourreil en Villenave d’Ornon, tout est éteint, à priori depuis longtemps, plus un chat. Bon, pas grave, je pousse un peu plus loin, direction Peixotto en Talence, l’année dernière ça avait duré très tard et c’était super, un jeune groupe se produisait.

 

Je rentre dans le parc et là je crois avoir fait le bon choix, j’entends des échos de tehno, enfin de la musique !!!!

Arrivée près de l’orchestre principal, ils ramassent, snif…. à minuit il n’y a pas que Cendrillon qui retourne à son triste sort !

Je vais alors vers la techno…. encore de la musique, des lumières, plein de jeunes, surement des étudiants…

Je m’approche et hop plus de musique…. mais des cris des protestations….

Je me renseigne auprès d’un groupe de jeunes filles,… »dites, il y a encore quelque chose ou c’est fini ? » Les filles sont désabusées, elles me répondent : « hmm on pense qu’il n’y a plus rien, là c’est la Police qui vient faire dégager…. !  »

Après une autre prend la parole : « le fric ce n’est pas pour la fête de la musique cette année, pour les footeux il y a du fric, ça rapporte plus….. vous devriez aller à un after match, là vous aurez de la musique…. » Je décline en souriant, très peu pour moi, les after surtout après une victoire de la Croatie… pas envie

(Nota : le match Croatie/Espagne se tenait à Bordeaux, donc tout près, sous haute surveillance à cause des débordements antérieurs des « supporters » Croates..)

Oh c’est fort ça, la police, les jeunes étaient assis ça et là sur les pelouses, la techno tournait….. bref c’était la fête et d’un coup plus rien.

Bref, ma fête de la musique a tourné court, le foot a totalement pris le pas sur cette fête si populaire.

Quel gâchis.

 

Gaffe du jour : Bordeaux : le voleur laisse sa carte d’identité dans une plante verte

Un toxicomane de 45 ans était jugé ce mardi après-midi pour vol. Son casier judiciaire est déjà très fourni et il a écopé de six mois de prison ferme

L‘enquête de police avait été rapide. En février 2015 à Bordeaux, après s’être introduit dans une habitation et avoir notamment dérobé une tablette, il était reparti en laissant tomber sa carte d’identité dans une plante verte !

« Je ne suis pas doué pour ça », s’excuse le prévenu, à la barre du tribunal correctionnel de Bordeaux qui le juge pour vol ce mardi après midi. « Pas doué, mais persévérant », a souligné le président Alain Reynal en citant les mentions déjà inscrites sur le casier judiciaire de l’intéressé. Il y en a 14. Pour vol. Déjà.

Car derrière l’anecdote se cache une vraie dépendance aux produits stupéfiants.« J’essaie de me soigner ». Il est sorti de prison en mars dernier. Il y purgeait une précédente peine. « J’étais dans une petite période où ça allait pas trop ».

Un an ferme requis

« Une petite période difficile qui dure depuis plus de dix ans », s’exclame le procureur de la République adjoint, Olivier Étienne. « La drogue, ça ne s’attrape pas, ça se consomme ! Il y a bien une volonté.  » Le magistrat confie son ras-le-bol. « Il y en a marre de se faire cambrioler, voler, visiter par des gens comme ça ! Cette situation n’est pas admissible ». Il requiert un an de prison ferme.

Pour Me Étienne Grenier, le prévenu a « surtout une vie de toxicomane. Une fois qu’on a mis le doigt dans l’engrenage c’est difficile de s’en sortir. On ne se remet pas d’une addiction en quelques mois. C’est un investissement à long terme qui demande le soutien de professionnels de la santé. Et ce n’est pas en détention qu’on sait le mieux soigner ces addictions ».
Le tribunal lui a infligé six mois de prison ferme.

Inégalités territoriales : cartes de la France en anamorphose

LE CONCEPT

La cartographie en anamorphose a pour but d´adapter la forme de la carte non pas à la réalité physique mais plutôt à la réalité perçue. Cette déformation de l´espace peut être construite par un modèle mathématique (interpolation d´un champ vectoriel selon un modèle gravitaire) à partir de données quantitatives réelles (les temps d´accès ferroviaire de ville à ville par exemple). La carte est donc considérée ici non plus comme un modèle de la réalité géographique, mais avant tout comme un document de communication.

CYBERGEO – Patrice Langlois et Jean-Charles Denain

QUELQUES APPLICATIONS :

A) LES TRANSPORTS

Dans un système de transport ferroviaire, les villes ne bénéficient pas toutes des mêmes conditions d´accès, lesquelles dépendent de la forme du réseau et de l´organisation des dessertes. On constate empiriquement une contraction des grandes distances avec le TGV et une dilatation des courtes distances avec l´omnibus. La carte en anamorphose, centrée sur chaque capitale nationale, va permettre d´illustrer cette notion de “rugosité de l´espace”, et de montrergraphiquement la différence entre deux logiques territoriales en matière de grande vitesse ferroviaire. En 1992-93, dix-sept villes anglaises étaient reliées par InterCity (200km/h) alors que seule la liaison Paris/Le Mans bénéficiait du TGV (300km/h).

La déformation est sensible en Angleterre, notamment à l´ouest où un grand nombre de villes se rapproche de Londres, tandis qu´en France elle est spectaculaire, la Bretagne faisant un bond en avant vers Paris (“effet-tunnel” du TGV). On voit que Le Mans (LEM) se positionne avant Chartres (CHA), ce qui provoque même un pli du quadrillage ; ou encore que la déformation pour la liaison Paris/Brest (PRS et BRE) est plus forte que celle de Londres/Penzance (LDN et PEN), alors que la distance en kilomètre est plus importante pour la première.

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Entre distance réelle et temps de trajet il y a un fossé

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Comparaison UK et France
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pour l’Europe c’est criant
france carte tgv
Desserte en tgv très inégalitaire
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Carte e France selon la sncf
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importance de Paris, la seule métropole de taille mondiale
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Poids des métropoles

Vécu : voyage musical magique hier soir à la Partagerie de Bordeaux

Hier j’ai vécu une expérience musicale unique et magique, je vais tenter de partager avec vous ces moments.

Hier soir 20 h 30 à la Partagerie aux Capucins à Bordeaux, le cours de méditation de Sébastien se termine. Le cours a été superbe d’intensité, nous étions fort nombreux, la puissance des mantras s’en est  trouvée décuplée. Des sourires errent sur les visages, nous sommes tous plus que relaxés, l’ambiance est à la fois douce et forte, bref nous sommes bien.

Pendant ces moments si forts sont arrivés Yannick et Léo, je ne les ai même pas entendus, ils ont médité un moment avec nous.

Ces deux amis sont les membres du groupe Ilmy, ils vont nous faire vivre une relaxation en musique, là en direct. C’est génial, je ne veux pas manquer ça.

Peu à peu ils se mettent en place, le sol en béton est recouvert d’un drap bleu clair, les « vagues » comme nous le disons.

Ci et là des tapis de yoga fleurissent, des coussins, des couvertures, bref le sol devient une espace de couchage. De nouveaux candidats au voyage sonore arrivent, je suis très contente de revoir des participants de mon atelier du yoga du rire.

La mise en place est laborieuse tant il y a du monde, la partagerie devient un lieu de concert allongé, il n’y a plus de place pour mettre une personne par terre, il faudrait alors pousser les murs. Bon au moins nous n’aurons pas froid. On en rit, nous sommes comme des sardines en boite, au contraire des concerts classiques où on est serré et debout, là c’est allongés et par terre.

Les lumières sont toutes éteintes, le concert va commencer.

Léo et Yannick nous enlèvent dans un voyage musical, des forêts amazoniennes à l’Himalaya, nous volons, planons, nous sommes dans la musique, la musique est en nous.

Je me suis vue dans la forêt primaire, en Amérique, puis dans l’ambiance vaudoue, pour finir dans un monastère en Inde près du Gange, avant de planer en Inde au dessus des cimes de l’Himalaya. Ceci est mon vécu, il est personnel, chacun, grâce à sa sensibilité ressent un voyage différent.

Les sons ne peuvent se décrire tant ils sont inédits, c’est un étonnement de tous les instants, déconcertant et aussi si agréable. Comme on ne peut rattacher l’harmonie sonore à rien de connu on se laisse emporter, le dépaysement est total et génial.

L’heure est passée trop rapidement… atterrissage fut douloureux…

Nous avons fait un tour d’horizon des vécus des participants, tout le monde est parti, ci ou là, étonnant de voir comment la musique donne des ailes. Nous n’étions plus sur les tapis de mousse mais dans un autre espace beau et lointain.

Yannick et Léon ont partagé avec nous leur vécu, nous ont aussi présenté leurs « instruments », dont des hochets africains ! Ils qualifient leur musique de « musique intuitive »

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Aussi cet objet que j’adore un churinga australien, encore un objet sacré chez les aborigènes :

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Voici une photo que j’ai prise sur la page facebook du groupe Ilmy, leur sons sont de l’improvisation et l’harmonie vient de leur complicité, ils utilisent en fait tout et rien :

ilmy instruments

Bravo et merci à eux deux, ce fut atypique et superbe, si vous avez l’occasion n’hésitez pas à aller les écouter ; c’est un pur bonheur.

Pour prolonger le plaisir, je me suis  offerte leur CD, leur travail et leur plaisir à partager est si bon et fort. Namaste Yannick et Léo.

 

Voici le lien du site de la partagerie, vous trouverez les activités…… enfin tout ce que vous voulez savoir… au plaisir de vous y rencontrer.

la partagerie à Bordeaux, Rue Kléber près de la Victoire

J’ai testé le yoga du rire aux Capucins à Bordeaux

Pour tenter de tordre le cou à ma déprime je tente tout ce qui me tombe sous la main, me changer à tout prix les idées, bon ce soir je vous explique ce que j’ai testé : le yoga du rire.

Le principe est sympa, selon ses inventeurs, le yoga du rire repose sur la thèse : « l’action entraîne l’émotion » et l’idée qu’il pourrait augmenter la production des endorphines dans le cerveau, qualifiées d’hormones de bonheur.

Dans le yoga du rire les personnes rient intentionnellement – sans avoir recours à l’humour, aux blagues ou à la comédie.

Le rire est initié comme un exercice, pratiqué en groupe. Il devient rapidement naturel et contagieux.

Ceci augmenterait l’apport d’oxygène au corps et au cerveau et permetrait à la personne de se sentir plus énergique et en meilleure santé.

Tout le concept du yoga du rire est basé sur des études qui tendent à démontrer que le corps ne fait pas la différence entre un rire spontané et un rire provoqué – à la condition qu’il soit fait avec énergie. La personne en retirerait ainsi les mêmes bienfaits physiologiques et psychologiques.

Je l’ai pratiqué dans un groupe sympa aux Capucins à Bordeaux, je pense chercher une séance à un autre endroit.

Ce quartier est un quartier assez « chaud » à Bordeaux, pauvre aussi, j’ai eu à attendre le bus longtemps sur le trottoir, peu de femmes seules, j’ai senti des regards lourds, je veillais activement sur mon sac.

Puis le bus est arrivé, et pas de chance il m’a laissée à presque une demi heure à pieds de mon domicile, la cadence des bus passé 21 heures baisse beaucoup. Je suis rentrée fatiguée, la séance est assez physique, dans les rues je marchais seule, à cette heure ce n’est pas ce qu’il faut faire dans les banlieues bordelaises.

 

Alors bilan : je voulais me détendre, le yoga ça marche, mais ensuite j’ai speedé à attendre le bus, puis marché dans les rues désertes alors que j’étais naze et que mon mal de dos me faisait souffrir, bref j’ai perdu beaucoup du bénéfice de la séance, alors je recommencerai, mais ailleurs.

Vive le roller derby…

Je voulais aller voir ce sport depuis un moment, après les galères je me suis offert une pause.

Alors vive la fraîcheur, la jeunesse, la spontanéité et la bonne humeur, j’ai adoré voir les joueuses évoluer et se combattre sur la piste à Mérignac.

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résultat les « full métal punkettes » ont battu les « valient bitchiz », mais surtout un grand gagnant l’esprit sportif et la fête autour de la piste !

Vous ne connaissez pas, alors voici des photos :

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Jpeg
Jpeg

300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable

Il y a 300 fois plus de résidus de pesticides dans le vin que dans l’eau potable. Ce rapport frappant est l’un des enseignements que l’on peut tirer des résultats de l’enquête que vient de publier Que choisir (abonnés) dans son dernier numéro.

En passant 92 vins issus de différentes régions viticoles françaises au crible, le magazine a en effet détecté des résidus de pesticides (ou des traces) dans 100% des échantillons.

Dans le détail, on constate un grand écart entre les vins bio, à un bout du spectre, et certains vins industriels ou conventionnels, à l’autre bout. Mais pas un seul vin parmi la centaine analysée n’échappe totalement aux pesticides.

Bordeaux, le mauvais élève

Aperçu des résultats de l'analyse de Que choisir (le total des résidus détectés étant indiqué dans la dernière colonne)

Aperçu des résultats de l’analyse de Que choisir (le total des résidus détectés étant indiqué dans la dernière colonne)

C’est la région bordelaise qui compte le plus important taux de contamination aux résidus de pesticides, selon le test de Que choisir :

« Cinq bordeaux remportent la palme avec des quantités totales de résidus allant de 441 μg/kg [l’unité est ici lemicrogramme, soit un millionième de gramme, ndlr] pour le rosé Baron de Lestac 2012, à 1 682 μg/kg pour le graves blanc château Roquetaillade Le Bernet 2011. »

Pour ce dernier vin, la teneur en résidus de pesticides est ainsi « 3 364 fois plus élevée que la norme appliquée à l’eau potable (0,5 μg/kg) ».

A noter également la performance du bordeaux Mouton Cadet 2010, dans sa version rouge, qui réunit à lui tout seul les résidus et traces de 14 pesticides différents (dont du carbendazime, molécule interdite en France). Une information à mettre en parallèle avec la diffusion de ce vin : produit au total à 12 millions de bouteilles par an, Mouton Cadet est « la marque la plus diffusée dans le monde ».

Pour contrebalancer ce palmarès sévère, rappelons qu’il existe de très bons domaines en bio à Bordeaux : Planquette, Les Trois Petiotes, Gombaude-Guillot ou Lamery, pour n’en citer qu’une poignée.

Les vins blancs sont les plus chargés

Pesticides : la combinaison qui va bien

Pesticides : la combinaison qui va bien – MDRGF

Si on fait le tri par couleur, ce sont les vins blancs qui embarquent le plus de résidus de pesticides, selon l’analyse de Que Choisir : 242 μg/kg en moyenne (contre 114 μg/kg pour les rouges et 95 μg/kg pour les rosés).

Ce qui nous donne une moyenne globale de plus de 150 microgrammes de résidus de pesticides par « kilo » de vin, soit plus de 300 fois le seuil admis pour l’eau potable…

Certes, concède Que Choisir, on boit a priori plus d’eau que de vin.

Les vins bio pas totalement épargnés

Aucun des dix vins bio analysés dans l’étude de Que Choisir n’est épargné : on y retrouve des traces, et même parfois des résidus avérés de pesticides.

L’explication tiendrait a priori au fait que l’épandage de pesticides peut parfois contaminer les vignes des voisins.

Néanmoins, une autre étude [PDF] précédemment publiée par un collectif d’associations est quant à elle arrivée à la conclusion que les vins bio ne contiennent pas (sauf accident) de résidus de pesticides.

Dans les deux cas, il n’y a pas photo : les quantités de résidus détectées dans les vins bio sont très nettement inférieures à celles identifiées dans la plupart des autres vins, voire inexistantes.

Les consommateurs doivent-ils s’inquiéter ?

Le journal Sud-Ouest a immédiatement réagi à l’enquête de Que Choisir, notamment par la voix de son spécialiste, César Compadre, qui entend balayer en quatre points tout éventuel résidu d’inquiétude :

  • primo, pour avoir un bon raisin il faut traiter aux pesticides. C’est pas la fête de traiter, hein, mais c’est comme ça : « Prendre trop de risques serait suicidaire », tranche carrément le spécialiste. Et les bio alors ?
  • On y vient, les bio traitent aussi (au soufre et au cuivre, et c’est méchant le cuivre, brrr). Non, parce qu’il ne faudrait pas dire trop de bien des bio. C’est vrai quoi, ils ne représentent que 6% du vignoble. Alors, hop, dans le même sac que les autres, c’est plus pratique ;
  • ensuite, troisième point, il y a une « prise de conscience des professionnels ». Dans le vignoble ça bouge, assure notre spécialiste (oh oui, ça bouge… mais dans le mauvais sens : l’utilisation de pesticides a encore augmenté de 2,7% en France – déjà premier utilisateur d’Europe – entre 2010 et 2012, rappelle Que Choisir) ;
  • enfin, l’argument-massue : « Les quantités de résidus sont bien inférieures aux seuils de dangerosité définis par les experts. » Sachant qu’il n’y a aucune limite maximale de résidus définie pour le vin, et qu’on s’en tient à celles – élevées – appliquées pour le raisin, on est dans un joli flou artistique.
« Omerta »

A la lecture de cette enquête, la Fédération nationale d’agriculture biologique (Fnab) tire trois observations :

  • les seuls vins exempts de résidus sont des vins bio ;
  • il n’y a aucune limite maximale de résidus (LMR) pour le vin, ce qui est dérogatoire et malhonnête. C’est l’omerta, y compris au niveau de l’Etat. La Fnab réclame donc la mise en place d’une LMR pour le vin ;
  • y aura-t-il une enquête sur la présence de produits interdits dans Mouton Cadet notamment, et sur la filière d’approvisionnement ?

Même si on peut à la rigueur se contenter de ce dernier argument pour ce qui est des consommateurs, les nombreuses études relatives aux travailleurs de la vigne (ou même à leurs simples riverains) sont, elles, accablantes : de cinq à onze fois plus de pesticidesdétectés dans leurs cheveux, surmortalité due à la maladie de Parkinson, augmentation avérée des cancers

Et tout de même, un détail peut chiffonner : si ces résidus de pesticides dans le vin sont tellement inoffensifs, pourquoi la norme admise pour l’eau potable est-elle 300 fois inférieure à ce qu’on détecte en moyenne dans le vin… Est-ce qu’on boit 300 fois plus d’eau que de vin ?

Lire plus :

Santé : Pesticides : les vins de Bordeaux dans la ligne de mire

Santé : Pesticides : les vins de Bordeaux dans la ligne de mire

La viticulture bordelaise est désormais sous la pression grandissante d’associations et de riverains, qui dénoncent les effets toxiques d’herbicides et fongicides de synthèse, piliers de l’agriculture intensive, sur la santé et l’environnement.

 

D’un point de vue scientifique, l’Institut national de la Santé et de la Recherche médicale (INSERM), dans une étude menée en 2013, a conclu « qu’il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte » et que « les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être particulièrement à risque pour le développement de l’enfant« .

La filière viticole bordelaise dit vouloire réduire l’empreinte environnementale de ses activités et s’est fixée pour 2020 des objectifs de 20% de réduction de ses gaz à effet de serre, d’économie d’énergie, de création d’énergies renouvelables et d’économie d’eau. Mais, en ce qui concerne la diminution des pesticides, c’est à la science qu’elle s’en remet avec l’espoir que les études de l’Institut national de Recherche agronomique (INRA) débouchent rapidement sur de nouveaux ceps (pieds de vigne) résistants aux maladies de la vigne qui nécessiteraient des fréquences de traitement drastiquement moindres.

Des associations s’élèvent contre l’omerta viticole

Des collectifs se sont créés pour réclamer que les lieux accueillant des personnes sensibles, notamment les écoles, ne soient plus bordés que par de la vigne bio, qui n’utilise que des molécules naturelles, pas de synthèse. Une pétition de 84.000 signatures en ce sens a été remise au préfet de Gironde début mars.

« Entourer de vignes en bio les 132 écoles recensées par la préfecture est un principe de précaution, il faut protéger les enfants qui sont les plus vulnérables« , a estimé la porteuse de la pétition, Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier viticole, est décédé en 2009 d’un cancer rare pour lequel la justice doit se prononcer pour déterminer si la maladie contractée est ou non assimilable à une des pathologies reconnues comme professionnelles, comme cela a déjà été le cas pour d’autres agriculteurs.

Les auteurs de l’étude « Pesticides et santé, un dossier accablant » publiée en mars par le mensuel La Recherche rappellent que « si les agriculteurs sont en première ligne ils ne sont pas les seuls à développer des pathologies liées aux pesticides ». Selon eux, « des études montrent une présomption forte de lien avec les pesticides » pour la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate, le lymphome non Hodgkinien chez l’adulte et les tumeurs cérébrales, les malformations congénitales et les leucémies chez les enfants.

Du bio partout ?

Mais, pour les responsables de l’interprofession, « faire du vin sans traiter la vigne on ne sait pas faire« , affirme le directeur communication du CIVB, Christophe Château. « Notre but c’est que les viticulteurs utilisent le moins de produits possibles pour réduire l’impact que les traitements pourraient avoir sur l’environnement et la santé. Nous ne sommes pas en charge de l’homologation des produits, on ne peut qu’influer sur le respect des bonnes pratiques et si les conditions d’utilisation sont respectées il n’y a pas de danger sur la santé« , se défend-il. Et d’affirmer que « le tout bio n’est pas la solution« .

Marie-Lys Bibeyran estime quant à elle qu' »il faut aider les viticulteurs à changer de pratique et je ne vois pas qui ne pourrait pas passer en bio. Cela demande certes plus d’attention, de temps, de main-d’œuvre car il faut plus observer, plus regarder la météo, être plus réactif. Mais plutôt que mettre de l’argent sur des produits phyto autant créer des emplois et rendre les gens moins malades ».

En attendant, la période de traitement de la vigne reprendra en avril, la majeure partie se tenant durant la floraison de mi-mai à juin.

Et le gouvernement dans tout cela? Il a dans son plan Ecophyto-II de réduction de 50% des pesticides dans l’agriculture repoussé ses objectifs à 2025 au lieu de 2018 initialement prévu. Et ce alors que le ministère de l’Agriculture a annoncé début mars que l’achat de produits phytosanitaires a bondi de 9,4% entre 2013 et 2014…