Musique : émouvant hommage de Sia aux victimes de la tragédie d’Orlando

Mon coup de coeur du jour l’hommage fort et émouvant de Sia, artiste que j’adore, aux victimes de la tragédie d’Orlando. Ecoutez et regardez c’est fort et beau à la fois. Poursuivre la lecture de « Musique : émouvant hommage de Sia aux victimes de la tragédie d’Orlando »

Nature : « L’air n’est pas respirable » : la carte de France des victimes des pesticides

L’association Générations Futures publie une carte interactive où l’on peut lire les témoignages de 400 personnes exposées aux pesticides sur tout le territoire français.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

« Je vis au milieu des vignes et je vous confirme que l’air n’est pas respirable les jours de traitement. » « J’ai un potager et des abeilles en bordure de champ et je constate chaque année une mortalité anormale et alarmante. » « A l’école, il y avait une grosse machine et la maîtresse nous disait de mettre la main devant la bouche ou de rentrer. » Ces témoignages sont livrés par des Français vivant aux abords de cultures utilisant des pesticides.

Générations Futures, association nationale de défense de l’environnement agréée depuis 2008 par le ministère de l’Ecologie, publie ce jeudi 21 avril une carte interactive qui livre 200 témoignages de professionnels ou de riverains victimes des pesticides. 200 témoignages supplémentaires, en cours de validation, devraient compléter la carte. A terme, l’association souhaite mettre en place une coordination nationale d’aide regroupant des organisations d’aide aux victimes.

pesticides carte.jpg

Lien vers la carte interactive :

Carte interactive des victimes des pesticides

Maux de tête, allergies, asthmes…

L’ambition de cette carte est de prouver que l’ensemble du territoire est exposé à des produits nocifs pour l’homme qui peuvent provoquer maux de tête, allergies, asthmes et irritations. Voire favoriser le développement de cancers du poumon, de l’intestin ou de la prostate, de leucémies ou de maladies de Parkinson.

Patrick, agriculteur alsacien qui utilisait des pesticides, a développé un Parkinson précoce à l’âge de 35 ans. Laurent, ancien salarié d’une entreprise agroalimentaire dans les Côtes d’Armor a, quant à lui, été licencié pour inaptitude à cause d’une hypersensibilité aux produits chimiques multiples développée au contact de céréales traitées avec des pesticides.

100.000 tonnes de pesticides dangereux

Le 20 mars 2016, l’agence internationale de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (IARC) a désigné cinq pesticides aux effets cancérogènes. L’herbicide glyphosate, présent dans le produit Roundup, et les insecticides malathion et diazinon ont été classés « cancérogènes probables chez l’homme » par l’association. Les insecticides tetrachlorvinphos et parathion sont, quant à eux, considérés comme des « cancérogènes possibles ».

Mais les preuves concernant le lien entre le développement de ces maladies et l’exposition aux pesticides ne sont pas suffisamment solides pour que ces produits fassent l’objet d’une interdiction en France. La plupart des agriculteurs peinent à faire reconnaître leur maladie de Parkinson ou leur cancer comme maladie professionnelle due à l’exposition aux pesticides.

D’après une enquête menée par « Cash Investigation », diffusée sur France 2 le 2 février dernier, 100.000 tonnes de pesticides classés dangereux ou potentiellement dangereux pour l’homme sont utilisés chaque année en France.

M. H.

Liens vers des articles antérieurs sur les pesticides :

Cash Investigation : “20% des pesticides concentrés sur 3% de la surface agricole”

Pesticides, un vigneron témoigne : « Viticulteur, je contamine mes voisins, mes ouvriers et moi »

Les pesticides qu’est ce que c’est ?

 

Morbide : La Corée du Nord diffuse une vidéo simulant une attaque nucléaire sur Washington

La Corée du Nord a diffusé samedi une nouvelle vidéo de propagande montrant une attaque nucléaire sur Washington.

Pyongyang a également menacé son voisin du sud d’une «attaque militaire sans merci» pour avoir calomnié son leader Kim Jong-un.

Depuis le quatrième essai nucléaire du Nord le 6 janvier, le climat s’est particulièrement dégradé sur la péninsule, Kim Jong-un menaçant de procéder à de nouveaux essais nucléaires et à des tirs de missiles, en réponse à des manoeuvres militaires entre la Corée du Sud et les Etats-Unis.

Une vidéo similaire en 2013

Intitulée «La dernière chance», la vidéo de quatre minutes montre un missile nucléaire tiré depuis un sous-marin dévastant Washington, puis un drapeau américain en flammes. La fin du film montre un missile surgissant des nuages, et revenant sur terre pour s’écraser devant le Lincoln Memorial, monument en l’honneur du 16e président des Etats-Unis dans la capitale américaine. Le capitole explose alors et un message apparaît sur l’écran, en coréen : «Si les impérialistes américains bougent d’un pouce en notre direction, nous les frapperons immédiatement avec notre force nucléaire».

Incroyable : ce miraculé a survécu aux attentats de Bruxelles, de Paris et de Boston.

Mason Wells est-il maudit ? Ce missionnaire mormon âgé de 19 ans semble avoir l’art de se retrouver au mauvais endroit au mauvais moment. Comme le racontent plusieurs médias américains, le jeune homme a été blessé lors de l’attentat à l’aéroport de Bruxelles le 22 mars et souffre de sérieuses brûlures aux mains, aux jambes et au visage.

Future recrue de l’armée

Le missionnaire mormon joue de malchance car il a échappé à trois attentats en trois ans ! Mason Wells se trouvait en effet à deux pas de la ligne d’arrivée lors du marathon de Boston le 15 avril 2013 et était en voyage à Paris lors des tueries le 13 novembre 2015. Pourtant, sa mère l’affirme, « Mason nous a toujours assuré qu’il était sûr et prudent ». « Je lui ai dit d’abord et avant tout d’être toujours conscient de son environnement, d’être très prudent lorsqu’il voyage et d’être très attentif aux gens autour de lui », a-t-elle affirmé à la chaîne de télé NBC News.

Malgré ses blessures, Mason Wells souhaite désormais rejoindre l’US Navy pour combattre au sein de la marine de guerre américaine. « Il a été béni de manière significative par Dieu. Nous voyons comme une bénédiction, pas comme une terrible malédiction », témoigne son père.

 

 

Explosions à Bruxelles : attentats suicides à l’aéroport

La Belgique est en état d’alerte maximale, mardi 22 mars, après que des explosions sont survenues à l’aéroport et dans une station de métro de Bruxelles, faisant au moins 13 morts et 35 blessés. Que sait-on de la situation sur place ?

  • Une double explosion à l’aéroport

Deux explosions ont secoué l’aéroport Zaventem de Bruxelles vers 8 heures dans le hall des départs. Les façades ont été brisées et les plafonds éventrés. L’origine des explosions demeure pour l’instant inconnue. Au moins 13 personnes ont été tuées et 35 blessés, selon un premier bilan du parquet fédéral communiqué à la chaîne publique RTBF.

  • Une explosion dans le métro

Une explosion est survenue peu après 9 heures dans la station de métro Maelbeek, non loin des institutions européennes, dans l’est de Bruxelles. Aucun bilan n’a pour l’instant été établi.

  • La ville bouclée

L’aéroport a été évacué et fermé et n’est plus desservi ni par les trains ni par les bus. L’ensemble du réseau de métro a été fermé. Le Parlement européen, qui se situe à cinq minutes de la station de métro Maelbeek, est passé en alerte jaune renforcée. Le centre de crise belge appelle chacun « à rester où il est », que ce soit à l’école, sur son lieu de travail ou à son domicile.

  • Alerte renforcée

Le niveau d’alerte antiterroriste est repassé au niveau 4, son niveau maximal, pour l’ensemble de la Belgique. Il était jusque-là au niveau 3. Le plan catastrophe a été déclenché à l’aéroport.

En dehors de la Belgique, des mesures de sécurité renforcées ont été mises en place à l’aéroport de Francfort, l’un des plus grands d’Europe, et dans les aéroports néerlandais. En France, François Hollande recevra à 10 heures, à l’Elysée, le premier ministre Manuel Valls, le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve et le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian pour faire le point sur le dispositif de sécurisation des aéroports.

Ces explosions interviennent quatre jours après l’arrestation à Molenbeek, une commune de l’agglomération bruxelloise, de Salah Abdeslam, suspect-clé du commando des attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Le Monde

Suivre le direct de cette actualité :

Le direct sur les explosions de Bruxelle le Monde.fr

Eagle of Death à l’Olympia… comme une thérapie de groupe

Et si Josh Homme et Jesse Hughes, les fondateurs des Eagles of Death Metal, avaient raison : et si le rock’n’roll pouvait nous sauver ? Le groupe de rock stoner – légèreté West Coast, posture punkoïde et rythmique lourde du Sud –, qui jouait au Bataclan le 13 novembre 2015 lors des attaques djihadistes meurtrières, n’avait cessé de le répéter : il reviendrait terminer le concert. La réouverture de la salle étant prévue pour décembre, ils n’ont pas eu la patience d’attendre et ont, mardi 16 février, rempli l’Olympia. Tous ceux qui étaient là le 13 novembre ont été invités. Un peu plus de la moitié d’entre eux ont répondu présent.

« C’est le premier concert du reste de ma vie », murmure Emilie (qui préfère taire son nom) de sa voix douce. Elles étaient trois copines au Bataclan, elles sont toutes les trois ici ce soir… Dans la file d’attente pour passer les barrages de sécurité sur le boulevard des Capucines et à l’entrée de la salle, béquilles et chaises roulantes rappellent la violence qui s’est déchaînée là-bas.

Lire aussi : « Ce soir, je n’ai pas peur », dit Matthew au concert d’Eagles of Death Metal

Laurent Lafont-Battesti n’aurait pas dû être au Bataclan. Un ami lui avait donné sa place et conseillé de se mettre  au balcon. « Lorsque cela a commencé à tirer, on a d’abord pensé à un jeu de scène ou à un imbécile qui jouait avec des pétards. L’odeur de la poudre, c’est ce qui nous a fait comprendre… » Il va réussir à se cacher dans un appartement au-dessus de la salle. Sauvé. « J’ai vécu l’après de façon assez solitaire. Quand j’ai vu l’annonce du concert, je n’ai pas hésité. Ne pas y aller eut été comme rater un rendez-vous. »

jesse Hugues le leader

Les regards se cherchent et se fuient

Des histoires comme celle de Laurent, il y en a autant qu’il y avait de personnes dans la salle. Des histoires de peur, de corps qui se traînent, de sursaut. Des deuils impossibles. Sur la moquette rouge de l’Olympia, les regards se cherchent et se fuient, pleins de ces souvenirs tout proches. Quatre-vingt-dix morts, des dizaines de blessés dont, trois mois après, douze sont encore hospitalisés.

Il y a cette famille. Ils sont cinq. Au Bataclan, ils ont pu partir très vite, le père, les filles, cette fois-là, la mère n’était pas là. Aujourd’hui, ils se serrent près de la sortie de secours. « C’est la première question que les gens nous posent : où sont les sorties de secours », témoigne une des trente psychiatres et psychologues qui se sont mobilisés pour venir soutenir le public à l’Olympia. Sur l’escalier, devant le bar, J. (qui souhaite garder l’anonymat), un casque sur les oreilles, est plongée dans un roman graphique de Derf Backderf : Punk Rock & Mobile Homes (Editions Ça et là, 2014). Elle a 26 ans. Au dernier moment, le 13 novembre, elle a décidé de ne pas aller au concert. « Ma bonne étoile ? », demande-t-elle tristement. Aujourd’hui, elle a racheté une place, pas osé demander celle à laquelle elle avait droit. « Je me sens une intruse. Jusqu’au dernier moment, jusque sur le boulevard, là devant, j’ai hésité à faire demi-tour. »

Quelle drôle d’idée que ce concert. Ne vient-il pas trop tôt ? Ne risque-t-il pas d’être traumatogène pour les personnes qui ont été prises en otages, comme l’expliquait la psychologue Hélène Romano, auteure, avec Boris Cyrulnik, de Je suis victime (éditions Philippe Duval, 2015) ? « Quand on tombe de cheval, il faut remonter », m’a soufflé Emilie, sans y croire… Là, avant le concert, en descendant des bières, le public s’attend à tout, quelque part entre la promesse d’une grand-messe cathartique, la reconstitution d’une scène de crime et une thérapie de groupe. La vérité, c’est qu’on aura droit à un concert de rock. Ni plus, ni moins.

Eagles of Death Metal est un groupe qui fonctionne à l’énergie brute, pas au pathos ou au sens. Jesse Hughes, son chanteur, n’est pas Charles de Gaulle quand il prend la parole. Mis à part « Bande d’enculés, qu’est-ce que je vous aime », il ne multiplie guère les registres. Voilà qui nous évite les dégoulinades de tristesse. Le groupe a simplement préparé son entrée : sur un enregistrement de Dutronc chantant Il est 5 heures, Paris s’éveille…, un face-à-face complice où l’on sent la nécessité, autant pour le groupe que pour le public, de s’absoudre de cette culpabilité d’être ici et vivant.

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Une célébration de la vie :

Et c’est ce que seront ces deux heures de concert. Une célébration de la vie. Ça sent le pétard, une fille montre son torse nu, un couple s’embrasse goulûment. Dans la tentative de minute de silence qui dure vingt-trois secondes, un homme crie : « A poil ! », l’éternel Breton sort son drapeau de façon incongrue, le hipster fraternise avec l’alcoolo, Jack Lang est au balcon, les béquilles sont au rencard. Un concert rock. 100 % pur rock. Une forme aussi de transcendance. Et un groupe sur scène qui a l’air de s’amuser autant que ce public qui n’en demandait pas tant.

« Ce n’est pas plus mal », se félicite le psychiatre Didier Cremniter du centre d’urgence médico-psychologique installé à Necker, venu prêter main-forte au bataillon de psys. « Même si on ne voit pas ici les personnes le plus en souffrance, qui ont préféré ne pas venir, on sent bien qu’il y a le début d’une restauration… » Quelques personnes viennent dans les espaces aménagés partager leur angoisse, et alors que le spectacle touche à sa fin, une jeune femme aux larmes intarissables finira par se décider à vider son sac…

Mais déjà, la salle frappe du pied pour les rappels. Encouragé par les élans francophiles de Jesse Hughes, qui s’est enveloppé tout à l’heure d’une écharpe bleu, blanc, rouge en tricot que des mains anonymes lui ont tendue depuis la fosse, et par cette guitare tricolore qu’il a sortie pour son dernier morceau, la foule réclame La Marseillaise. Ce sera Brown Sugar, des Rolling Stones. Pour qui rêvait du « premier concert du reste de [sa] vie », c’est une valeur autrement plus rock’n’roll. Dans la nuit, sur le boulevard où la foule s’écoule, les paroles profondes de Jesse Hughes résonnent comme un mantra : « Enculés de votre mère, personne ne m’empêchera de continuer ce truc. »

Article du Monde avec la vidéo du début du concert des Eagles of Death

Siné révolté par l’hommage national: «Charb détestait Johnny Hallyday!»

L’ancien collaborateur de Charlie Hebdo est scandalisé de la présence du chanteur aux commémorations, qui auront lieu ce dimanche sur la place de République à Paris.

 

Siné, de son vrai nom Maurice Sinet, ne mâche pas ses mots. L’ancien collaborateur de Charlie Hebdo, s’indigne de voirJohnny Hallyday assister aux commémorations qui auront lieu ce dimanche sur la place de République à Paris. Le chanteur doit notamment interpréter son titre Un dimanche de janvier, qui évoque la grande marche républicaine organisée quelques jours après l’attaque de la rédaction.

Dans un billet publié hier sur Siné Mensuel, le dessinateur a vivement réagi. «Charb détestait Johnny Hallyday et c’est précisément à lui que nos “autorités“ on fait appel pour pousser la chansonnette en son honneur: quand il y a une connerie à faire, on peut compter sur nos responsables, ils ne la ratent jamais!»

«Jusqu’où iront-ils dans l’ignominie? (…) Johnny Hallyday a été gaulliste, ou je-ne-sais-quoi, et toujours avec les gens de droite, dont Sarko. Il n’a rien en commun avec l’esprit de Charlie!», a ajouté Siné, lors d’une interview sur France Télévisions.

«Ça correspond tellement peu au personnage de Charb, c’est ça qui est choquant! Ce serait la mort de Jacques Faizant, d’accord, mais pas là…». Avant de conclure avec dérision: «J’étais fâché avec lui, mais je n’aurais quand même jamais été jusque-là dans les représailles».

Dans son dernier numéro, Le Canard enchaîné a également trouvé bizarre le choix du chanteur pour l’hommage. «Cabu chanté par Johnny, sa tête de turc», ironise l’hebdomadaire. Et de poursuivre: «Jamais Cabu ne ratait une occasion de se payer Johnny: 50 ans qu’il nous vérole les tympans!»

Les Unes de Charlie  Hebdo caricaturant Johnny Hallyday.

Le Figaro magazine

 

lien vers l’article complet du Figaro

Vidéo : la réaction de Stéphane Guillon

interview de Stéphane Guillon BFM TV

Lien vers un autre article

Charlie Hebdo

 

Des voix discordantes se lèvent pour dénoncer la façon dont l’hommage sera rendu aux victimes des attentats de Paris, et vous qu’en pensez vous ?

 

Eagle of death metal en concert avec U2 lundi 7 décembre

Le groupe de rock californien Eagles of Death Metal, qui jouait au Bataclan lors des attentats du 13 novembre, devrait rejoindre le groupe irlandais U2 sur scène pour la dernière chanson de leur concert à Paris lundi 7 décembre, selon Le Parisien confirmant une information annoncée la veille par le magazine spécialisé Billboard

Comme le souligne Le Parisien, beaucoup auraient préféré, pour des raisons de sécurité, que le retour d’Eagles of Death Metal reste secret. Mais le magazine billboard avait dévoilé l’information dans la nuit de vendredi à samedi, par la foi d’une source anonyme, précisant par ailleurs que les rockeurs californiens « reprendront en février 2016 leur tournée européenne interrompue ».

Par ailleurs, dans une vidéo postée samedi sur la page facebook de U2 , le bassiste ,du groupe Adam Clayton, en voiture sur la place de l’Arc de Triomphe, se filme déclarant : « Demain sera le premier de nos deux derniers concerts, nous allons avoir des invités spéciaux et on va faire une vraie fête », sans toutefois préciser de qui il s’agissait.

Un morceau final attendu

Les Irlandais de U2 avaient, à l’instar de nombreux artistes, choisi de reporter des concerts prévus dans les jours suivant les attentats. Ils étaient venus se recueillir des le lendemain des attaques devant la salle de concert où les terroristes ont tué 90 personnes.

Mené par le chanteur Bono, le groupe honorera donc finalement ses deux concerts dimanche et lundi à l’AccorHotels Arena (anciennement Palais Omnisports de Paris Bercy). Leur premier invité, dimanche, sera la chanteuse Patti Smith. Et, lundi donc, le morceau final avec les Eagles of Death Metal devrait prendre une résonance particulière, « amplifié par la retransmission en direct du concert sur la chaîne américaine HBO », selon Le Parisien.

 

Lien vers l’article du « Monde »

 

Un mot ce n’est rien et pourtant …How to save a life…

Il y a des gens qui ne s’imaginent pas à quel point ils peuvent changer la vie des autres, juste par une phrase.

Vincent Cuvelier.

 

Ne faites pas que lire cette phrase, qu’elle change votre vie et du coup celle des autres. Mettez la en pratique.

La très belle chanson de The Fray

How to save a life

English Lyrics (à la suite traduction française)

« How To Save A Life »

Step one, you say, « We need to talk. »
He walks, you say, « Sit down. It’s just a talk. »
He smiles politely back at you
You stare politely right on through
Some sort of window to your right
As he goes left and you stay right
Between the lines of fear and blame
You begin to wonder why you came

Where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Let him know that you know best
‘Cause after all you do know best
Try to slip past his defense
Without granting innocence
Lay down a list of what is wrong
The things you’ve told him all along
Pray to God, he hears you
And I pray to God, he hears you

And where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

As he begins to raise his voice
You lower yours and grant him one last choice
Drive until you lose the road
Or break with the ones you’ve followed
He will do one of two things
He will admit to everything
Or he’ll say he’s just not the same
And you’ll begin to wonder why you came

Where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

How to save a life

How to save a life

Where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life

Where did I go wrong? I lost a friend
Somewhere along in the bitterness
And I would have stayed up with you all night
Had I known how to save a life
How to save a life

How to save a life

Traduction française
traduction {Comment sauver une vie}

Étape 1, tu dis que nous avons besoin de parler
Il avance, tu dis « assieds toi c’est juste une discussion »
Il te sourit poliment en retour
Tu le fixes poliment, bien a travers
Il y a une sorte de fenêtre à ta droite
Alors qu’il va à gauche, et tu reste à droite
Entre les lignes de peur et de responsabilité
Et tu commences à te demander pourquoi tu es venu

Ou ai-je merdé? j’ai perdu un ami
Quelque part avec un sentiment d’amertume
Et je serais resté éveillé toute la nuit à tes côtés
Si j’avais su comment sauver une vie

Fais lui savoir que tu le sais mieux
Car après tout tu le sais vraiment mieux
Essaie de te glisser devant sa défense
Sans lui accorder d’innocence
Fais une liste de ce qui ne va pas
Des choses que tu lui as dit tout le long
Et prie Dieu pour qu’il t’entende
Et prie Dieu pour qu’il t’entende

Ou ai-je merdé? j’ai perdu un ami
Quelque part avec un sentiment d’amertume
Et je serais resté éveillé toute la nuit à tes côtés
Si j’avais su comment sauver une vie

Alors qu’il commence à hausser la voix
Tu baisses la tienne et lui accordes un dernier choix
Conduit jusqu’à ce que tu perdes ton chemin
Ou rompre avec ceux que tu as suivis
Il choisira l’une des deux options
Il admettra tout
Ou il dira qu’il n’est simplement plus le même
Et tu commenceras à te demander pourquoi tu es venu

Ou ai-je merdé? j’ai perdu un ami
Quelque part avec un sentiment d’amertume
Et je serais resté éveillé toute la nuit à tes côtés
Si j’avais su comment sauver une vie(x2)

La lettre à Daesh de Simon Casteran

Simon Casteran, journaliste toulousain, a perdu sa cousine, Madeleine, 30 ans, professeur de français, vendredi soir, morte au Bataclan à Paris. Sur son blog personnel, lessermonsdulundi.com, il adresse à Daech une lettre forte, intelligente et inspirée de la soif de vie de sa cousine.

Mon cher Daech,

J’ai bien lu ton communiqué de presse victorieux. Comme on l’imagine, tu dois être heureux du succès de tes attaques menées vendredi soir à Paris. Massacrer des civils innocents qui ne demandaient qu’à jouir d’un bon match de foot, d’un concert de métal ou tout simplement d’un petit restau entre potes, ça défoule, pas vrai ? Alors certes, ça ne te change pas beaucoup des milliers d’exactions commises quotidiennement, depuis des années, en Irak et en Syrie. Mais en bonne multinationale des lâches et des peine-à-jouir que tu es, il te fallait t’imposer sur le marché occidental. Ce que tu as fait, dès janvier, avec l’attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Toutes mes félicitations : grâce à tes happenings sordides et sanglants, la marque Daech est plus forte que jamais. Elle a même effacé jusqu’au souvenir d’Al-Qaeda qui, à côté de toi, semble désormais presque raisonnable.

Donc, tu as tué. Oh bien sûr, pas par goût du sang et de la violence, mais au nom «d’Allah le Très Miséricordieux». Moi qui croyais que la «miséricorde» suppose la bonté et l’indulgence envers les autres, je ferais mieux de jeter mon dictionnaire. Et de m’acheter une Kalachnikov et des grenades, pour m’en aller distribuer à mon tour amour et compassion partout où vous vous trouvez. Avant de laisser, sur vos corps enfin bénis, la photo de ma cousine Madeleine, que votre miséricorde a lâchement assassinée vendredi au Bataclan.

L’eussiez-vous connue, que vous l’auriez détestée immédiatement. C’était une femme libre et heureuse, pleine de cette lumière intérieure qui vous manque tant. Horreur suprême, c’était aussi une intellectuelle, qui aimait son métier de prof de lettres en collège. Car oui, chez nous, les femmes ont non seulement le droit d’être éduquées, mais aussi d’enseigner. Tout comme elles ont le droit d’aller où bon leur semble, d’écouter de la musique, de boire de l’alcool et d’aimer qui elles veulent. Sans burqa, ni violence. Bref, de jouir de cette liberté qui vous fait tant horreur. Et dont Paris, «la capitale des abominations et de la perversion», dis-tu, s’est fait depuis longtemps la représentante.

Oui, chers sœurs et frères, n’en doutons pas : l’abomination et la perversion n’est pas à chercher dans le massacre d’innocents par des fanatiques surarmés, qui travestissent le Coran en un manuel du parfait petit terroriste, mais dans cette vie païenne, faite de plaisirs et de joie. Cette «fête de la perversité» qui réunit, de semaine en semaine, des milliers «d’idolâtres» ; lesquels, au lieu d’adorer la Mort comme vous le faites en «(divorçant) de la vie d’ici-bas», préfèrent se rassembler pour communier ensemble, dans un instant de partage et d’adoration de l’existence.

À ce titre, mon petit, ridicule, mesquin Daech, je te dois un aveu : moi aussi, je suis un pervers et un idolâtre. J’aime la vie, le métal, les restaus et, parfois même, regarder un match de foot. Mea culpa, mea maxima culpa. Je suis un Croisé, comme tu dis. Un Croisé de la liberté, de l’amour et de la convivialité ; à la différence, cependant, que contrairement à toi, j’ai évolué depuis le Moyen Âge. Ma religion n’est pas faite de fer et de sang, comme la tienne, mais de chair et d’espoir. Aussi, si tu veux un bon conseil, mon cher Daech, dépêche-toi : car l’Histoire est sur tes talons, et déjà les Lumières que tu veux éteindre menacent ton califat d’un autre âge.

«Allah est le plus grand», écris-tu. «Or c’est à Allah qu’est la puissance ainsi qu’à Son messager et aux croyants. Mais les hypocrites ne le savent pas» (sourate 63, verset 8). Sur ce point, je ne peux que te donner raison. Qu’on l’appelle Dieu, Yahvé ou Allah, le Tout-puissant n’a guère besoin que l’on tue en son nom, ni que l’on pervertisse Ses lois. Alors, pourquoi continuer à tuer ? Ton Seigneur est-il si faible, dans ton esprit, qu’il ne puisse agir de lui-même ? Je ne peux le croire. Ce que je crois, en revanche, c’est que tu t’arranges bien de Son silence. Qu’en tuant au nom de ce même islam et des musulmans que tu prétends défendre, tout en les assassinant, c’est la Création divine que tu détruis. Ce qui fait de toi un impie, un pécheur, encore plus coupable que le croyant que tu exècres, ou les païens que nous sommes. Mais cela, les hypocrites ne le savent pas.

Simon Casteran

Il permet de la publier, je tiens à le féliciter pour l’intelligence et la force de ses mots, dans sa douleur il a du puiser au fond de lui pour écrire ce texte si puissant. Je lui présente mes condoléances les plus sincères.

Pour en savoir plus

article de la dépêche

blog de Simon Casteran