Insolite Santé : Cancer du sein: 100.000 euros levés pour un programme de chiens renifleurs

Des chiens habitués à détecter les stupéfiants ou les explosifs seraient capables de repérer l’odeur dégagée par certaines cellules cancéreuses…

100.000 euros ont été levés par l’Institut Curie grâce à une campagne de financement participatif destinée à développer le projet Kdog, rapporte Pourquoi Docteur. Lancé en avril dernier, ce programme met à contribution des chiens renifleurs pour détecter les cancers du sein.

Créé par l’entreprise cynophile ITDC, le projet repose sur le constat que certaines cellules cancéreuses s’attaquant aux seins ont une identité olfactive particulière. Cette dernière pourrait donc être détectée par des chiens spécialement dressés.

Deux bergers malinois en formation

Chez ITDC, en Haute-Vienne, deux bergers malinois de l’armée de l’Air, habituellement utilisés pour repérer des explosifs ou de la drogue, sont d’ailleurs formés par le spécialiste Jacky Experton.

Ainsi, les réactions de Thor et Hunter face à l’odeur de tumeurs prélevées, mais aussi de pièces de tissu imprégnées de la sueur de patientes, sont observées de près. Par la suite, l’expert fera sentir aux deux animaux des tissus portés par des femmes malades ou en bonne santé et il sera alors possible de déterminer si les deux ex-chiens-soldats arrivent à faire la différence.

chien nez

Les tests devraient durer entre six et neuf mois en fonction de la vitesse d’apprentissage et des progrès de Thor et Hunter. En cas de succès, il faudrait en passer par un essai clinique de plus grande ampleur, avant de pouvoir envisager, un jour, d’offrir aux femmes une méthode de dépistage de certains cancers du sein simple, non-invasive et peu coûteuse. «Il suffira à une femme de porter un chiffon pendant quelques heures sur son sein puis de l’envoyer par la poste à un laboratoire», expliquait récemment Le Figaro. Le quotidien rappelait alors que le concept de chein renifleur existait déjà aux Etats-Unis pour détecter les cancers de la prostate même «si son efficacité scientifique n’a pas encore été prouvée.»

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Maggie, le plus vieux chien du monde est mort

Maggie, considérée comme le plus vieux chien au monde est morte dans son sommeil, le week-end dernier, à l’âge de 30 ans. Voici l’histoire de la doyenne des toutous.
Après trente années à gambader dans sa ferme australienne, Maggie est morte paisiblement dans la nuit de dimanche à lundi. Cette chienne de race « australian kelpie », proche du chien de berger, était la coqueluche des médias locaux. Elle était considérée comme la doyenne de la planète canine. Elle s’est éteinte à l’âge de 30 ans.

Maggie était un amour. Jamais un aboiement plus haut que l’autre. La brave bête ne sautait même pas sur les visiteurs de la ferme.

Interviewé par la chaîne locale 7 News Perth, son maître Brian McLaren, un producteur de lait de l’État de Victoria, expliquait au sujet de l’animal : « On est de très bons amis, on a grandi ensemble »

(Photo : capture d’écran Youtube)

Qu’est-il arrivé à Maggie ?

Maggie est morte de la plus belle des morts de chien : emportée par la vieillesse. Brian McLaren, qui a annoncé la triste nouvelle lundi, explique au journal Weekly Times : « Elle avait 30 ans mais elle allait encore très bien la semaine dernière. Elle faisait des allées et venues entre la laiterie et mon bureau et elle grognait sur les chats. » Puis, vendredi dernier, l’état de santé de Maggie s’est dégradé.« Dimanche matin, au petit-déjeuner, je me suis dit qu’il ne lui restait plus longtemps à vivre. »

Pour un chien, vivre jusqu’à l’âge de 30 ans relève du miracle. « C’est deux fois la durée de vie moyenne d’un chien de petite race »,s’étonne le docteur Charles de Langlois, vétérinaire à la clinique Vetovie de Cesson-Sévigné, près de Rennes. L’espérance de vie varie selon la taille de l’animal. Les grands chiens vivent en moyenne 8-10 ans. Les plus petits, une quinzaine d’années. » Malgré tout, ce record de longévité est à prendre au conditionnel.

Pourquoi au conditionnel ?

Car l’âge de Maggie n’est pas officiellement reconnu par le livreGuinness des records. La liste des plus vieux chiens du monde est authentifiée chaque année par ce livre de référence. Pour y figurer, les propriétaires des toutous doivent présenter le certificat de naissance de l’animal afin de prouver son âge au jour près. Mais notre laitier australien, Brian McLaren, a perdu l’original du certificat de naissance de Maggie. Ce qui signifie que son âge ne peut pas être certifié.

(Photo : capture d’écran Youtube)

Pourtant, même si ce n’est pas officiel, l’homme assure que sa vieille Maggie est bien la gardienne de la ferme depuis trois décennies. Une coriace, cette Maggie, qui avait donc, à l’échelle humaine environ 210 ans, si on applique la traditionnelle règle de multiplication par 7.

Au fait pourquoi on multiplie par 7 ?

Les animaux vieillissent plus vite que l’être humain. « Ce facteur de 7 est simple, il mériterait d’être modifié en fonction des races, de la taille, de l’espèce, mais il reste pratique », souligne le vétérinaire Charles de Langlois. Car un chien vieillit différemment en fonction de sa taille et de sa race. « Avec les grandes races, pour atteindre cet âge canonique, il faudrait plutôt un facteur 9 ou 10. » Par exemple, pour un chien de plus de 40 kg, âgé de 13 ans, son équivalent en âge humain serait de 120 ans. On l’a multiplié par 9.

De plus, les petits chiens sont plus vite adultes que les gros. Et la première année, un molosse grandit quinze fois plus vite que l’homme.

Bluey donne la patte à son maître, dans les années 1930. (Photo : Wikimédia)

Mais alors, qui a la palme de la longévité canine ?

Le titre du chien le plus vieux du monde est officiellement toujours détenu par Bluey, un bouvier… australien. À croire que le pays des kangourous est aussi le pays des vieux cabots en bonne santé. Morte en 1939 à l’âge de 29 ans et 5 mois, la chienne Bluey vivait à Rochester, dans les mêmes conditions que Maggie. Selon le Livre Guinness des records, son propriétaire l’avait acheté en 1910 alors qu’elle n’était qu’une petite boule de poils. Elle a grandi entourée de vaches et de moutons.

Comme une telle longévité est-elle possible ?

Pour expliquer une telle longévité, Charles de Langlois souligne qu’il faut « s’intéresser au mode de vie de l’animal ». Le vétérinaire s’en remet à Hippocrate, médecin grec de l’Antiquité (Ve siècle av. J.-C.), qui affirmait la primauté de l’alimentation dans la santé : « Que ton alimentation soit ta première médecine. » « Cet adage est absolument exact, assure le spécialiste. Les chiens ont beaucoup gagné en espérance de vie depuis quelques décennies, et probablement grâce aux progrès de la nutrition et des soins, bien entendu. »

Maggie ne croquait pas que la vie à pleines dents, les croquettes aussi. (Photo : Capture d’écran Youtube)

Pour Charles de Langlois, « la robustesse d’un corps découle, entre autres, de la qualité et de la quantité des apports en protéines, lipides, vitamines et glucides ». À tous ceux qui veulent assurer une longue vie à leur animal de compagnie, il conseille de lui donner « un aliment adapté, en tenant compte de son mode de vie, de sa stérilisation éventuelle et de son âge ».

Quant aux causes de mortalité les plus courantes chez les chiens, le vétérinaire estime que « les tumeurs sont à mettre en premier plan », tout en admettant que « beaucoup décèdent dautres causes » comme « l’insuffisance cardiaque » ou encore« l’insuffisance rénale ». Une vraie vie de chien.

 

Chiens policiers : la fiabilité de leur odorat scientifiquement prouvée

Une nouvelle étude révèle que le flair des chiens policiers ne les trompe pour ainsi dire jamais, avec un minimum de 80% de probabilités que leur odorat leur fasse reconnaître l’odeur d’une même personne.

Cela fait depuis maintenant environ treize ans que la pratique de l’odorologie est utilisée en France par les services de la police judiciaire. Elle consiste tout simplement à recourir à une technique d’identification des odeurs humaines, et ce via des chiens policiers, dans le but de confondre un suspect dans une affaire criminelle.

Et si la qualité de l’odorat du meilleur ami de l’Homme apparaît bien supérieure à celle de ce dernier, cette domination ne se vérifiait apparemment pas jusqu’ici au niveau scientifique. Ce qui explique éventuellement que des chercheurs du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (incluant des chercheurs du CNRS, de l’Université Claude Bernard Lyon 1 et de l’Inserm) se soient livrés à une étude sur le sujet.

Flair des chiens de la police scientifique : aucune confusion dans l’identification d’odeurs

Ces scientifiques, que le communiqué du CNRS nous présente comme « spécialisés dans les odeurs et leur mémorisation », ont ainsi procédé à l’analyse de données relatives aux performances de chiens dans l’identification d’odeurs. Plus précisément, ils se sont penchés sur 18.200 essais effectués entre 2003 et 2013 par 13 chiens de la Sous-Direction de la police technique et scientifique (SDPTS) d’Ecully (environs de Lyon). Et d’avoir fini par établir qu’« qu’au terme d’un programme d’entraînement de 24 mois, les chiens parviennent à reconnaître l’odeur d’une même personne dans 80 à 90 % des cas et ne commettent jamais d’erreur en la confondant avec des odeurs de personnes différentes ».

Une étude « essentielle » pour convaincre la justice

Pour Elvire Arrighi, chef de la division de la criminalistique et des unités opérationnelles au sein de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ), « c’est une étude tout à fait essentielle pour convaincre » la Justice « car elle démontre qu’il n’y a aucun doute sur la fiabilité » de la méthode employée. En effet, jusqu’à maintenant, certains magistrats affichaient un certain scepticisme quant à la fiabilité de l’odorologie. Car s’il est vrai qu’en 2009, une vingtaine de pays y avaient recours, seule la Hongrie peut la considérer telle une preuve judiciaire.