Les pesticides, du champ jusqu’aux maisons

Des échantillons de poussière collectés des maisons situées à proximité de cultures contiennent des résidus de pesticides affirme mardi Générations futures.

Les pesticides des champs passent bien dans les maisons. Et ce, tout au long de l’année. Des poussières collectées dans des maisons situées à proximité de cultures (vignes, vergers, céréales) contiennent des résidus de pesticides, dont une majorité de perturbateurs endocriniens qui provoquent des dérèglements hormonaux, d’après une étude commandée par Générations futures et rendue publique mardi. L’ONG a fait analyser une vingtaine d’échantillons et rechercher 61 pesticides différents. Les maisons étaient à une distance comprise entre 0 et 200 mètres des cultures.

La Gironde durcit ses dispositifs de protection

Mardi,  la préfecture de Gironde a annoncé qu’elle allait encadrer l’épandage de produits phytosanitaires dans les vignes. Cet arrêté va étendre les mesures de précaution « au-delà des écoles, à d’autres établissements accueillant des enfants […] ainsi que tout autre bâtiment pouvant accueillir des personnes vulnérables ».

La préfecture prévoit également d’aider à l’implantation de « dispositifs de protection » comme des haies. Dès 2014, elle avait pris des mesures pour encadrer le traitement des vignes aux abords des écoles. Une distance minimale de 50 mètres avait été introduite. Peu auparavant, en mai 2014, un épandage de produits fongicides sur une parcelle située en bordure d’une école à Villeneuve-de-Blaye avait provoqué des malaises et des irritations chez 23 enfants et leur institutrice, qui se trouvaient dans l’école au moment du traitement.

Une «  fausse bonne idée  » pour la FDSEA

Le syndicat agricole FDSEA de Gironde a rappelé mardi que cet incident avait été précisément provoqué par un épandage de soufre, un fongicide biologique, sur une exploitation vouée à l’agriculture biologique. Preuve, selon le syndicat, que la pétition visant à exclure tout traitement phytosanitaire autre que biologique à proximité des lieux sensibles est « une fausse bonne idée ».

La FDSEA tient « à rappeler que la profession agricole est, depuis de nombreuses années, dans une démarche de progrès constants de ses techniques de production » et « agit année après année pour améliorer l’impact de ses pratiques sur la santé de ceux qui la font et sur l’environnement ».

à suivre

Mi-février, dix députés de gauche de Gironde ont demandé la mise en place d’une mission d’information parlementaire pour « faire la transparence » sur les effets des pesticides, après notamment la diffusion de l’émission « Cash Investigation » (France 2).

Mardi 1er mars, la députée PS de Gironde, Michèle Delaunay a adressé une question écrite au gouvernement pour « connaître les actions prévues par le gouvernement pour aider les agriculteurs à produire plus sainement et ses intentions concernant l’avenir des produits phytosanitaires avérés dangereux ».

Le 10 octobre 2012, les sénatrices Nicole Bonnefoy (PS) et Sophie Primas (LR) ont rendu un rapport d’information sur les pesticides. Parmi les recommandations figuraient le retrait du marché des substances chimiques à risque, la mise en place stricte des principes de précautions ou la réduction des délais de classement en maladie professionnelle « sans attendre la preuve d’un lien de causalité avéré ».

à chaud

Le collectif « Sauvons les fruits et légumes », rassemblant quelques dizaines de producteurs, a critiqué mardi la démarche de Générations futures qu’elle accuse de « chercher à faire peur » et dénonce la multiplication de ce type d’étude par l’ONG sans qu’aucune conclusion scientifique puisse en être tirée.

Un nouveau groupe d’Iraniens se fait coudre la bouche dans la « Jungle » de Calais

Un groupe de migrants iraniens se faisait coudre la bouche en signe de protestation contre leur sort, jeudi dans la « Jungle » de Calais, une douzaine d’heures après le même geste accompli par certains de leurs compatriotes, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La scène se passait, au milieu d’un attroupement, devant des photographes et cameramen, juste en face de l’abri de Médecins sans frontières, dans la zone sud du camp vouée à être évacuée. Neuf Iraniens avaient la bouche cousue ou en train de l’être, sans que l’on sache si parmi eux certains s’étaient déjà fait coudre la bouche la veille.

Ce groupe était constitué uniquement d’hommes, qui avaient presque tous le visage masqué par des écharpes trouées au niveau des yeux. L’un d’eux, âgé d’une quarantaine d’années, poussait des gémissements.

Sur une pancarte, on pouvait lire « Will you listen now » (« Est-ce que vous allez nous écouter, désormais ? »)

Vers 13H30, ces migrants iraniens défilaient et se postaient devant des CRS barrant l’accès au périmètre très restreint en train d’être démantelé. A quelques mètres, un tractopelle faisait des allées et venues.

La veille, huit Iraniens, selon deux associations d’aide aux migrants, deux selon la préfecture, s’étaient fait coudre la bouche.

Ils avaient agi ainsi « parce que leur cabane venait d’être détruite », avait expliqué François Guennoc, de l’association L’Auberge des migrants.

En novembre dernier à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, au moins cinq migrants, qui déclaraient être iraniens, s’étaient cousu les lèvres pour protester contre le refus de la Macédoine de les laisser passer.

Source AFP

Indonésie : séisme de magnitude 7,9 mercredi 2 mars, scènes de panique

Un séisme de magnitude 7,9 dans la mer a secoué mercredi l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’ Indonésie, selon l’institut américain de géophysique (USGS). L’alerte au tsunami a été levée par les autorités locales.

 Le tremblement de terre s’est produit vers 18h50 locales (13h50 en France) à 10 km de profondeur et à plusieurs centaines de km de la ville de Padang, a précisé l’USGS.
L’agence indonésienne de géophysique (BMKG) a lancé une alerte au tsunami dans différentes régions de Sumatra, à l’ouest et au nord, notamment dans la province d’Aceh.

Scènes de panique dans les rues

Le séisme a été ressenti fortement à Padang pendant quelques secondes, et des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons en courant vers des endroits plus en hauteur. Cet événement a provoqué des scènes de panique dans les rues, selon la même source.  L’USGS a cependant indiqué que «la probabilité de victimes et de dégâts» était «faible».

L’Indonésie est située sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents séismes et une importante activité volcanique.

En 2004, un séisme sous-marin dévastateur, au nord-ouest de l’Indonésie, avait provoqué un gigantesque tsunami, tuant plus de 170000 personnes en Indonésie et des dizaines de milliers d’autres dans plusieurs autres pays de l’océan indien.

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