Le graffeur Banksy, « profilé » et identifié par des scientifiques

Une équipe britannique de chercheurs affirme avoir découvert l’identité du célèbre graffeur connu sous le pseudonyme de Banksy. Pour cela, elle a utilisé les méthodes de profilage destinées à localiser les criminels en série.

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Banksy aurait-il été démasqué par des « profilers »? Une équipe de chercheurs de l’université Queen Mary de Londres affirme avoir découvert l’identité du pape du street art, dont les graffitis sont aussi célèbres que leur auteur est discret.

Autant que la nouvelle, la méthode utilisée étonne. Les détectives/scientifiques à l’origine de cette révélation ont en effet basé leur raisonnement sur les techniques utilisées pour identifier et localiser les criminels.

Dans cette étude publiée cette semaine, les chercheurs ont ainsi voulu démontrer l’efficacité du « profilage géographique », la technique qui consiste à découvrir le lieu de résidence d’un criminel en série en fonction des lieux de ses méfaits.

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L’équipe universitaire a appliqué cette méthodologie à Banksy, en remplaçant les lieux des crimes par ceux de 140 de ses œuvres. Cela leur aurait permis d’identifier certains « points névralgiques » que fréquenterait régulièrement l’artiste (bars, terrains de sports, résidences). Des endroits également fréquentés par un certain Robin Gunningham, une des identités supposées de Banksy depuis 2008, sans qu’aucune preuve absolue ou confirmation officielle n’ait été apportée.

L’équipe de l’université Queen Mary entendait ainsi promouvoir les possibilités de sa méthode. Elle estime que ce modèle pourrait par exemple trouver la source d’une épidémie, ou prévoir des actes terroristes en observant les lieux de dégradations, vandalisme ou distribution de tracts.

Mais ce parallèle entre des prémices d’actes terroristes et les graffitis de Banksy a suscité quelques critiques. De même que la méthodologie employée puisque les œuvres de Banksy, estimées à plusieurs centaines de milliers d’euros chacune, ne sont jamais signées et peuvent donc parfois lui être attribué à tord.

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Le printemps des poètes est là : Liberté, les poètes écrivent ton nom !

La poésie du XXe siècle vit et revit partout en France pour la 18e édition du Printemps des poètes, du 5 au 20 mars 2016.

Programme des réjouissances :

« La poésie sauvera le monde », ose le poète Jean-Pierre Siméon en titrant ainsi son dernier essai manifeste (réédité au Passeur). Il suffit de lire Éluard, Liberté, j’écris ton nom, pour se souvenir de son importance au XXe siècle. Et c’est ce poème que le Centre Pompidou a affiché sur ses murs après les attentats de Parisdu 13 novembre. Ce lien évident entre le besoin de poésie et la violence du monde, la programmation de la 18e édition du Printemps des poètes, que son directeur, le même Siméon, a placée sous le signe du « Grand vingtième », le rend visible et vivant partout en France. En voici quelques repères à retrouver sur le site.

Soutien au poète palestinien Ashraf Fayad

Cette édition est dédiée au poète Ashraf Fayad condamné par l’Arabie saoudite, où ce natif de Gaza réside, à 8 ans de prison et 800 coups de fouet pour ses propos et ses écrits poétiques considérés comme « athées ». Une traduction de ses poèmes vient de paraître aux éditions le Temps des cerises, présentés et traduit de l’arabe par le grand poète Abdellatif Laâbi.

La galaxie poétique du XXe siècle

Dès ce week-end, la poésie déambule sous toutes ses formes, s’affiche plus que jamais dans le métro parisien où, de longue date, la RATP – qui remet son grand prix de poésie le 14 – a entamé un compagnonnage avec les poètes pour le plus grand bonheur de ses voyageurs. Elle court sur les ondes de France Culture pour un week-end intensément poétique, balisant le XXe siècle. Celui-ci s’explore sur la Toile comme une constellation, remarquable voyage multimédia de Ponge à Char, de Ginsberg à Cendrars.

Poésie Gallimard a 50 ans

Grâce à un catalogue de plus de 500 titres, Poésie Gallimard glisse la poésie du monde entier et de tous les temps dans la poche des lecteurs, et s’enrichit de dix poètes contemporains, de Vénus Khoury Gata à Alain Duault : ceux qui se souviennent du passeur de musique classique ont tout intérêt à découvrir son univers de poète. Il faudrait en citer tant d’autres, de l’Oulipo (Ouvroir de littérature potentielle) à Oscar Milosz, de François Cheng jusqu’à Michel Houellebecq, dans cette part moins visible de son oeuvre.

Pléaide d’éditeurs

Combien sont-ils, toute l’année, à défendre ce genre ? La Poéthèque, site ressource, donne une idée de la variété des éditeurs qui publient de la poésie et particulièrement en ce printemps. Les éditions Bruno Doucey y consacrent tout leur catalogue, La Différence n’a jamais cessé d’en publier, mais encore Le Cheyne éditeur, Rougerie, Dumerchez, Obsidianne, dès l’enfance les éditions Rue du Monde parmi d’autres offrent leurs premiers poèmes aux lecteurs qui le sont naturellement… On le sait peut-être moins, mais des maisons généralistes comme POL, qui accompagne Bernard Noël, ou le Mercure de France qui édite Adonis (et son tout nouveau recueil Jérusalem), en attendant le mois de mai qui verra la parution du nouveau recueil d’Yves Bonnefoy, ou encore Flammarion, ne lâchent pas leur département poésie. Le romancier Frédéric Brun (auteur de Perla) a décidé de tout miser sur elle en créant sa maison d’édition Poésis, qui vient de publier une anthologie invitant, avec Holderlin, à « habiter poétiquement le monde ». La formule vient du poème En bleu adorable. « L’état de poésie, le seul, selon le poète haïtien René Depestre, qui permet de marcher pieds nus sur des kilomètres de braise et de tessons », n’est pas réservé à un petit monde de nostalgiques. La poésie se porte beaucoup mieux dans bien des coins du monde, ne serait-ce justement qu’en Haïti, il n’y a qu’à ouvrir l‘Anthologie de poésie haïtienne que publie Points, à l’honneur sur la scène de la Maison de la poésie le 18 mars, pour en savoir quelque chose.

Poésie sur scènes

Le New morning ouvre ses portes le 6 mars aux poètes, en relation avec le festival Voix vives de Sète l’un des grands rendez-vous en province, où, bien des poètes en témoignent, les salles sont remplies lorsqu’ils s’y présentent. Le 8 mars au soir, la Comédie-Française honore les cinquante bougies de Poésie Gallimard avec un plateau de rois. Toute l’année, dans la capitale, la poésie revit dans un havre qui fait le choix de la mêler à d’autres genres et d’en multiplier, par la musique, les performances, la vidéo, les formes : la Maison de la poésie-Scène littéraire ouvre le bal dans « l’ivresse poétique » le 5 mars et poursuit une programmation qui va du Belge Jean-Pierre Verreghen à la poétesse syrienne Maram Al-Maasri. Et dans cette salle qui ne désemplit pas, le public venu entendre l’écrivain Ta–Nehisi Coates, au moment où ce dernier lut en anglais le poème de Robert Hayden The Middle Passage, fut habité, on en témoigne, par un silence de pure poésie.

Valérie Marin La Meslée pour Le Point

 

Un ponte britannique viré pour cause de « Brexitphilie »

Brexitphilie : être en faveur de la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne.

Le directeur général de la puissante Chambre de commerce britannique aurait été suspendu de ses fonctions pour avoir exprimé sa position personnelle en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Indice de la tension des milieux d’affaires britanniques face à la perspective d’une sortie du Royaume-uni de l’union européenne, le directeur général de la Chambre de commerce britannique (BCC) a été suspendu de ses fonctions après ses récents propos en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une sanction révélée ce samedi par  le Financial Times, mais qui n’a pas été confirmée par la BCC.

Selon quotidien économique, John Longworth, patron de la BCC depuis 2011, a été suspendu pour avoir violé la position officielle de l’institution qui se veut neutre dans ce débat, à l’approche du référendum du 23 juin.

Or John Longworth a manifesté sa préférence « personnelle » pour un Brexit jeudi lors de la visite du ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, venu s’exprimer devant un parterre d’hommes d’affaires réuni par la BCC.

Lors d’un discours prononcé à cette occasion, John Longworth a comparé le choix du référendum à un dilemme entre « le diable » du maintien dans une UE jugée irréformable et « l’océan insondable » des incertitudes qu’entraînerait un Brexit.

En porte-à-faux avec la majorité des entreprises

Il a ensuite enfoncé le clou au micro de la chaîne Sky News en déclarant: « mon analyse personnelle de la situation c’est que, avec les réformes qu’on a obtenues jusque-là, le Royaume-Uni serait mieux loti s’il décidait de quitter l’Union européenne. »

Le patron de la BCC s’est ainsi placé en porte-à-faux avec la majorité des entreprises pour lesquelles un Brexit représente un saut dans l’inconnu, face aux énormes avantages de la libre-circulation des biens et de la main-d’oeuvre du continent jusqu’aux îles du Royaume-Uni.

Selon un sondage conduit en septembre dernier, 60% des 2000 membres de la BCC sont en faveur d’un maintien dans l’UE, 30% pour une sortie et 10% sont indécis.

Ses commentaires ont aussitôt fait l’objet, vendredi, d’un sec communiqué de presse de la BCC, rappelant les règles du jeu que l’institution tente de respecter: « La Chambre de commerce britannique (BCC) ne fera pas campagne pour l’un ou l’autre camp du référendum sur l’Union européenne ». Et de préciser qu’elle se contentera d’analyser les points de vue des entreprises membres et d’alimenter le débat. 

(Avec AFP)

Fessenheim : après la Suisse, l’Allemagne veut sa fermeture

Ségolène Royal veut que la centrale vive dix ans de plus, mais Berlin juge l’installation trop vieille et trop dangereuse.

Les autorités françaises ont-elles minimisé un incident à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) ? Plusieurs journalistes allemands défendent cette thèse. Ils pointent du doigt une inondation survenue dans la salle des machines en 2014, que la France avait à l’époque considérée comme bénigne. « Il ne s’agit pas du tout d’un battage médiatique. Le nucléaire inquiète les allemands, et tout particulièrement Fessenheim, pour nous, la plus vieille et la plus dangereuse des centrales françaises », défend Michaël Hertle, de SWR

Fribourg.

En service depuis près de 40 ans

Le 9 aout 2014, une fuite d’eau avait endommagé des dispositifs électriques à Fessenheim. Les autorités avaient décidé d’arrêter deux réacteurs de la centrale en utilisant du bore. Une révélation qui préoccupe les médias allemands, qui parlent d’un événement non-maîtrisé. La France se veut rassurante mais pour Berlin, c’est l’incident de trop. Elle demande la fermeture de l’installation, en service depuis 1977.

Voici le reportage sur les problèmes de la centrale nucléaire de Fessenheim.

Reportage sur Fessenheim

France TV infos.

Jean-François Mayet, « macho de l’année » pour les Chiennes de garde

Il n’a pas volé son titre !

L’association féministe a remis son premier prix à l’élu pour avoir déclaré, à propos des femmes, « elles sont quand même là pour faire des enfants ».

Le sénateur de l’Indre Les Républicains (LR) Jean-François Mayet, également maire de Châteauroux, a été désigné « macho de l’année » par l’association féministe les Chiennes de garde pour avoir dit que les femmes « sont quand même là pour faire des enfants ». En 2015, Jean-François Mayet avait estimé que l’une des causes de la désertification médicale en France est « la féminisation, puisque 75 % des nouveaux diplômés sont des femmes. Or, nonobstant l’égalité, elles sont quand même là pour faire des enfants. »

C’est cette phrase qui vaut au sénateur de l’Indre de remporter le 8e prix Macho décerné par cette association, à quelques jours de la Journée internationale des droits des femmes, a annoncé l’association dans un communiqué.

Jacques Myard, « prix macho du déshonneur »

Son « dauphin » est le militant écologiste Stéphane Lhomme, pour un tweet au sujet de l’ex-députée écologiste Barbara Pompili, nommée secrétaire d’État chargée de la biodiversité dans le remaniement de février : « La fausse écolo, mais vraie notable #barbarapompili vole au secours de l’aviateur familial #manuelvalls : une place de ministre pour une pipe ? »

Un « prix macho du déshonneur » est décerné au député LR Jacques Myard, pour des propos tenus en deux occasions distinctes : « je ne serre pas la main aux connes, ça pourrait les instruire », avait-il lancé à des militantes du groupe féministe La Barbe. Et s’adressant à une journaliste : « Ah, ce portrait que vous avez fait de moi, j’en jouis encore ! Ça vous choque que je parle d’orgasme ? »

Tout au long de l’année, les Chiennes de garde ont répertorié des déclarations publiques machistes. Elles en ont soumis 11 aux membres de l’association, qui ont voté sans connaître le nom des auteurs. Parmi les lauréats des années passées figurent le cardinal archevêque de Paris, André Vingt-Trois, le président du club de football de Montpellier Louis Nicollin (2010) ou encore le photographe Jean-Claude Elfassi.

Journée de l’audition. 50% des Français sont « agressés » par le bruit

« Nous sommes soumis à une pression sonore permanente », assurent les experts. Un bruit en continu qui joue sur notre santé et « agresse » un Français sur deux.

Échec scolaire, difficultés de socialisation, carrière professionnelle contrariée, voire risque accru de démence : la perte auditive est un fléau à tous les âges, souligne l’association JNA dont la campagne de prévention 2016 cible les bruits du quotidien qui dégradent la santé de nos oreilles.

Les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantesD’ailleurs, un Français sur deux se sent agressé par le bruit au travail ou dans les transports, et neuf sur dix estiment que le bruit a des effets directs sur la santé, selon un sondage Ifop publié ce jeudi en vue de la 19e journée nationale de l’audition (JNA) le 10 mars.

Le bruit est aujourd’hui perçu comme une nuisance, une « pollution sonore » parce que les pauses silencieuses sont devenues rares voire inexistantes. « La grande différence est qu’autrefois le bruit ne rentrait pas dans la sphère privée », observe Sébastien Leroy, de JNA.

Une action directe sur la zone la plus sensible de l’oreille interne Alors qu’il n’est pas rare à présent que des jeunes vivent jour et nuit avec un casque sur la tête pour écouter de la musique, regarder des vidéos ou masquer le bruit des autres. Que ce soit dans la rue, dans les transports en commun, au restaurant, au bureau ou à domicile, « nous sommes soumis à une pression sonore permanente », constate ainsi le professeur Jean-Luc Puel, directeur de recherche de l’Inserm.

Or cette exposition permanente affecte non seulement l’ouïe mais encore la santé en général, insiste Pascal Foeillet, médecin ORL. « Le bruit a une action directe sur la zone la plus sensible : la partie auditive de l’oreille interne », explique-t-il, rappelant que les effets sont liés à l’intensité et à la durée de l’exposition.

Selon ces chercheurs, les personnes vivant dans une zone où les bruits générés par la circulation routière dépassent 60 décibels dans la journée ont un risque accru de décès de l'ordre de 4%.

Dans une rue à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 décibelsAinsi à partir de 85/87 décibels (dB) et une exposition variant de huit heures à quelques minutes selon l’intensité du bruit, « le système auditif souffre et, à long terme, des troubles auditifs ou des acouphènes vont s’installer ». À titre d’exemple, dans une rue animée ou à fort trafic, le bruit est de l’ordre de 75 à 90 dB. Les sports mécaniques génèrent eux un bruit allant de 90 à 110 dB.

Le Dr Foeillet ajoute que la « lésion s’installe de manière très insidieuse, sans forcément être perçue immédiatement ». Et, elle est irréversible. Dans les discothèques où le bruit peut atteindre les 110 décibels et plus, « des dégâts considérables peuvent intervenir en quelques minutes », insiste de son côté Martine Ohresser, médecin ORL.

Troubles du sommeil, surpoids et anxiétéLe bruit a en outre des effets plus généraux sur la santé en agissant sur le système émotionnel. Des études ont ainsi montré que des personnes exposées au bruit quotidien comme celles habitant à proximité d’un aéroport présentaient plus fréquemment des maladies cardiovasculaires, des pressions artérielles plus élevées ou des troubles psychiques comme l’anxiété voire la dépression. Elles souffrent aussi davantage de troubles du sommeil.

Dans les bureaux en « open space », le bruit généré par les conversations, les sonneries des téléphones, entraîne plus de fatigue, les salariés étant contraints d’être « hyper concentrés » pour rester efficaces.

Plus de 6 millions de Français touchés par des problèmes d’auditionEn France, 12 à 13 % de la population, soit 6 à 8 millions de personnes sont touchées par des problèmes d’audition, selon des données de la JNA. L’association estime que ces données sont probablement inférieures à la réalité faute, notamment de dépistage efficace.

« Les tests basiques sont insuffisants », déplore le professeur Hung Thaï Van, chef de service audiologie qui évoque de mauvais diagnostics. Selon lui, « près de 40 % des enfants en difficultés scolaires peuvent ainsi avoir un trouble central d’audition ». L’an dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait averti que plus d’un milliard de jeunes dans le monde étaient menacés par des troubles auditifs parce qu’ils écoutent de la musique trop forte.

source Ouest France

Les pesticides, du champ jusqu’aux maisons

Des échantillons de poussière collectés des maisons situées à proximité de cultures contiennent des résidus de pesticides affirme mardi Générations futures.

Les pesticides des champs passent bien dans les maisons. Et ce, tout au long de l’année. Des poussières collectées dans des maisons situées à proximité de cultures (vignes, vergers, céréales) contiennent des résidus de pesticides, dont une majorité de perturbateurs endocriniens qui provoquent des dérèglements hormonaux, d’après une étude commandée par Générations futures et rendue publique mardi. L’ONG a fait analyser une vingtaine d’échantillons et rechercher 61 pesticides différents. Les maisons étaient à une distance comprise entre 0 et 200 mètres des cultures.

La Gironde durcit ses dispositifs de protection

Mardi,  la préfecture de Gironde a annoncé qu’elle allait encadrer l’épandage de produits phytosanitaires dans les vignes. Cet arrêté va étendre les mesures de précaution « au-delà des écoles, à d’autres établissements accueillant des enfants […] ainsi que tout autre bâtiment pouvant accueillir des personnes vulnérables ».

La préfecture prévoit également d’aider à l’implantation de « dispositifs de protection » comme des haies. Dès 2014, elle avait pris des mesures pour encadrer le traitement des vignes aux abords des écoles. Une distance minimale de 50 mètres avait été introduite. Peu auparavant, en mai 2014, un épandage de produits fongicides sur une parcelle située en bordure d’une école à Villeneuve-de-Blaye avait provoqué des malaises et des irritations chez 23 enfants et leur institutrice, qui se trouvaient dans l’école au moment du traitement.

Une «  fausse bonne idée  » pour la FDSEA

Le syndicat agricole FDSEA de Gironde a rappelé mardi que cet incident avait été précisément provoqué par un épandage de soufre, un fongicide biologique, sur une exploitation vouée à l’agriculture biologique. Preuve, selon le syndicat, que la pétition visant à exclure tout traitement phytosanitaire autre que biologique à proximité des lieux sensibles est « une fausse bonne idée ».

La FDSEA tient « à rappeler que la profession agricole est, depuis de nombreuses années, dans une démarche de progrès constants de ses techniques de production » et « agit année après année pour améliorer l’impact de ses pratiques sur la santé de ceux qui la font et sur l’environnement ».

à suivre

Mi-février, dix députés de gauche de Gironde ont demandé la mise en place d’une mission d’information parlementaire pour « faire la transparence » sur les effets des pesticides, après notamment la diffusion de l’émission « Cash Investigation » (France 2).

Mardi 1er mars, la députée PS de Gironde, Michèle Delaunay a adressé une question écrite au gouvernement pour « connaître les actions prévues par le gouvernement pour aider les agriculteurs à produire plus sainement et ses intentions concernant l’avenir des produits phytosanitaires avérés dangereux ».

Le 10 octobre 2012, les sénatrices Nicole Bonnefoy (PS) et Sophie Primas (LR) ont rendu un rapport d’information sur les pesticides. Parmi les recommandations figuraient le retrait du marché des substances chimiques à risque, la mise en place stricte des principes de précautions ou la réduction des délais de classement en maladie professionnelle « sans attendre la preuve d’un lien de causalité avéré ».

à chaud

Le collectif « Sauvons les fruits et légumes », rassemblant quelques dizaines de producteurs, a critiqué mardi la démarche de Générations futures qu’elle accuse de « chercher à faire peur » et dénonce la multiplication de ce type d’étude par l’ONG sans qu’aucune conclusion scientifique puisse en être tirée.

Un nouveau groupe d’Iraniens se fait coudre la bouche dans la « Jungle » de Calais

Un groupe de migrants iraniens se faisait coudre la bouche en signe de protestation contre leur sort, jeudi dans la « Jungle » de Calais, une douzaine d’heures après le même geste accompli par certains de leurs compatriotes, ont constaté des journalistes de l’AFP.

La scène se passait, au milieu d’un attroupement, devant des photographes et cameramen, juste en face de l’abri de Médecins sans frontières, dans la zone sud du camp vouée à être évacuée. Neuf Iraniens avaient la bouche cousue ou en train de l’être, sans que l’on sache si parmi eux certains s’étaient déjà fait coudre la bouche la veille.

Ce groupe était constitué uniquement d’hommes, qui avaient presque tous le visage masqué par des écharpes trouées au niveau des yeux. L’un d’eux, âgé d’une quarantaine d’années, poussait des gémissements.

Sur une pancarte, on pouvait lire « Will you listen now » (« Est-ce que vous allez nous écouter, désormais ? »)

Vers 13H30, ces migrants iraniens défilaient et se postaient devant des CRS barrant l’accès au périmètre très restreint en train d’être démantelé. A quelques mètres, un tractopelle faisait des allées et venues.

La veille, huit Iraniens, selon deux associations d’aide aux migrants, deux selon la préfecture, s’étaient fait coudre la bouche.

Ils avaient agi ainsi « parce que leur cabane venait d’être détruite », avait expliqué François Guennoc, de l’association L’Auberge des migrants.

En novembre dernier à Idomeni, à la frontière gréco-macédonienne, au moins cinq migrants, qui déclaraient être iraniens, s’étaient cousu les lèvres pour protester contre le refus de la Macédoine de les laisser passer.

Source AFP

Indonésie : séisme de magnitude 7,9 mercredi 2 mars, scènes de panique

Un séisme de magnitude 7,9 dans la mer a secoué mercredi l’île de Sumatra, dans l’ouest de l’ Indonésie, selon l’institut américain de géophysique (USGS). L’alerte au tsunami a été levée par les autorités locales.

 Le tremblement de terre s’est produit vers 18h50 locales (13h50 en France) à 10 km de profondeur et à plusieurs centaines de km de la ville de Padang, a précisé l’USGS.
L’agence indonésienne de géophysique (BMKG) a lancé une alerte au tsunami dans différentes régions de Sumatra, à l’ouest et au nord, notamment dans la province d’Aceh.

Scènes de panique dans les rues

Le séisme a été ressenti fortement à Padang pendant quelques secondes, et des habitants ont quitté précipitamment leurs maisons en courant vers des endroits plus en hauteur. Cet événement a provoqué des scènes de panique dans les rues, selon la même source.  L’USGS a cependant indiqué que «la probabilité de victimes et de dégâts» était «faible».

L’Indonésie est située sur la «ceinture de feu» du Pacifique, où la collision de plaques tectoniques cause de fréquents séismes et une importante activité volcanique.

En 2004, un séisme sous-marin dévastateur, au nord-ouest de l’Indonésie, avait provoqué un gigantesque tsunami, tuant plus de 170000 personnes en Indonésie et des dizaines de milliers d’autres dans plusieurs autres pays de l’océan indien.