Femme hors du commun :portrait d’hildegarde de Bingen féministe avant l’heure

 

Hildegarde est la dixième enfant d’une grande famille. Née le 16 septembre 1098 à Bermersheim vor der Höhe près d’Alzey.

Ses parents très croyants la consacrèrent au Seigneur dès son plus jeune âge, en application de la règle de l’Ancien Testament : tu donneras à l’Eternel un dixième de tout ce qui t’appartiens. C’est donc dès l’âge de 8 ans que la petite Hildegarde entra au couvent des Bénédictines de Disi Bodenberg, d’abord pour son instruction puis pour y prendre le voile dès l’âge de quatorze ans sous la tutelle de la Mère supérieure Jutta De Sponheim.

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Ses visions

Hildegarde de BINGEN y prononça ses voeux définitifs et à la mort Jutta De Sponheim elle devint la Mère supérieure du couvent à l’âge de 38 ans. C’est à l’âge de 43 ans que commencèrent  » ses visions  » qu’elle décrivit dans un grand livre qui comporte l’intégralité de son oeuvre qui reste soigneusement conservé dans la bibliothèque régionale de Hesse à Wiesbaden. Cette oeuvre exceptionnelle écrite sur des parchemins de 50 cm de hauteur est scellé par des ferrures d’acier et pèse plus de 50 kg.

Hildegarde de BINGEN recevait des visions prophétiques ainsi que des visions concernant les grands personnages de son temps. Elle diffusa  » ces messages de l’au-delà non seulement dans son entourage mais les expédia à Bernard de Clairvaux pour lui demander son avis. Bernard lui répondit que ses visions étaient une grâce du ciel, donc une manifestation de l’Esprit Saint et qu’il fallait continuer à les publier.

hildegarde bleue

Son féminisme

Hildegarde de BINGEN soutenait en particulier que l’esprit de la femme est en tous points comparable et égal à celui de l’homme. Ces déclarations lui avaient attiré les bonnes grâces du peuple, mais n’avaient pas manqué de choquer des hauts membres du clergé de Mayence et même la noblesse masculine allemande de l’époque.

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Soutien du Pape

Le 13 janvier 1148 lors du grand synode allemand de Trèves, (Trier) présidé par le pape Eugène III en personne, on demanda au Saint Père ce qu’il pensait des visions de la mère supérieure Hildegarde…Or devant toute l’assemblée réunie le pape prit entre ses mains un extrait des écrits d’Hildegarde, le lut à haute voix et souhaita une continuité des oeuvres littéraires de l’abbesse. Quelques mois plus tard Hildegarde de BINGEN reçut une lettre du pape qui lui écrivait notamment :

Dieu nous accorde des grâces qui sont notre joie et notre bonheur, mais à quoi serviraient-elles si ne nous savons pas nous en servir ? Ecrivez donc ce que l’Esprit de Dieu vous inspire.
Sa réputation dépassa désormais les frontières de l’Europe.

hildegarde statue

Hildegarde de BINGEN rêvait de fonder sa propre abbaye, mais la popularité du couvent féminin était plus haute que celle du couvent voisin masculin, car les soeurs obtenaient plus de dons que le couvent auquel elles étaient dépendantes. Un jour, elle se hasarda à demander à son Père supérieur l’autorisation de quitter le couvent de son enfance avec une trentaine de ses soeurs pour fonder un nouveau monastère féminin dans la même région Le Père abbé ayant refusé, elle tomba gravement malade, alors ce Père supérieur révisa sa décision, Hildegarde de BINGEN guérit et put fonder sa nouvelle abbaye.: à Ruperstberg (1147) et même une deuxième à Elbingen (1165).

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Compositrice reconnue

Des années passèrent et Hildegarde composa plus de 77 symphonies répertoriées qu’interprètent encore de nombreuses bénédictines aujourd’hui. en femme accomplie Hildegarde était également Maître dans la médecine psychosomatique et l’art de guérir par les plantes, elle soignait à la fois les corps et les âmes en initiant ses nonnes à la gravure, à l’écriture, à la reliure, aux chants et à la science domaine généralement réservé aux hommes !.

 

Scientifique

Trois siècles avant Léonard de Vinci, Hildegarde de BINGEN avait déjà dessiné une de ses visions : l’homme aux six mains au coeur du Cosmos. Elle affirmait que toutes les créatures de Dieu sont parties intégrantes du Cosmos et que tout péché fait du mal non seulement à Dieu  mais également à tout le Cosmos.

Hildegarde de BINGEN approchait les 79 ans, lorsqu’en 1177 un conflit l’opposa à l’archevêché de Mayence au sujet d’un noble excommunié mais qui avant de mourir aurait fait pénitence et se serait confessé en demandant le pardon de ses péchés. Les soeurs enterrèrent le repenti dans un coin secret de leur propriété, mais conformément aux règles frappant tous les excommuniés, le haut clergé s’éleva en exigeant son déterrement . Hildegarde refusa et le couvent tout entier fut frappé d’excommunication et d’Interdit religieux. Donc : plus de sacrements, ni de pèlerins, avec interdiction même d’interpréter des chants liturgiques… Heureusement au bout d’un an de privations,
Hildegarde de BINGEN obtint de l’archevêque de Mayence Christian-I von Buch (1165 à 1183) la levée de l’Interdit.

La vieille Abbesse Hildegarde de BINGEN pouvait désormais s’endormir dans la paix du Seigneur, même si de nombreux dictionnaires la déclare avec le préfixe sainte, compte tenu des très nombreux miracles qu’elle a prodigué depuis des siècles, elle ne sera jamais canonisée par Rome mais restera comme une véritable sainte dans l’esprit du peuple reconnaissant.

 

source : http://membres.lycos.fr/historel/moyenage/12e/hildegarde.html

hildegarde vitrail

 

 
Hildegarde de BINGEN : sa Bibliographie

– Les causes et les remèdes (1 novembre 1998)
– La Symphonie des harmonies célestes, suivi de « L’Ordre des vertus » (édition bilingue) (26 novembre 2003)
– Les Pierres qui guérissent selon Hildegarde de Bingen : Manuel de lapidothérapie, nouvelles découvertes sur d’anciennes sagesses (27 mai 1998)
– Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 2. Arbres, poissons, animaux, oiseaux (1 juillet 1993)
– Le Livre des œuvres divines : Visions (1 septembre 1989)
– Scivias : Sache les voies ou Livre des visions (3 juin 1996)
– Le livre des subtilités des créatures divines XIIe siècle, tome 1. Plantes, pierres, metaux, éléments (1 juillet 1993)

 

femmes : Parlons de bonheur – Où sont elles les plus heureuses ?

Oui, le bonheur… Qu’il se rapproche de l’harmonie chez le maître chinois Confucius* ou dépende de la raison pour le philosophe romain Sénèque, sa quête est ardue.

Elle l’est d’autant plus pour les femmes, qu’on célèbre à l’occasion de la 40e Journée internationale des droits de la femme, avec la résurgence des discours sexistes. Surtout lorsqu’ils proviennent du président des Etats-Unis himself, Donald Trump. Ne préconisait-il pas en 2005 d’« attraper » les femmes par « la chatte » (« grab them by the pussy ») ?

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Alors où les femmes se sentent-elles les plus heureuses dans le monde ? Quelles sont les pressions sociales qu’elles subissent ? Que désirent-elles le plus ? Pour le savoir, le magazine Elle a publié pour la première fois il y a deux ans son Happyness Index, sorte de baromètre du bonheur des femmes, dont les résultats de la nouvelle cuvée seront détaillés dans l’hebdomadaire Elle de vendredi 10 mars et dont Le Point.fr publie en avant-première les grandes lignes. « En 2014, nous avons interrogé 24 000 femmes dans 42 pays. Pour la deuxième édition cette année, nous avons eu plus de 30 000 réponses pour nos 45 éditions », détaille Valéria Bessolo Llopiz, directrice internationale des magazines Elle. La Turquie n’a pas désiré participer à cette enquête ; « La rédactrice en chef nous a expliqué que les femmes y sont tellement malheureuses en ce moment que c’était déplacé que de leur demander si elles étaient heureuses », indique Valéria Bessolo Llopiz.

 

 

Des disparités selon les pays

La palme du bonheur revient aux femmes d’Australie et du Canada « Elles sont grosso modo les plus heureuses », note Valéria Bessolo Llopiz. Ainsi, au Québec 84 % d’entre elles se disent heureuses, et même 90 % pour celles en couple. Comme en 2014, l’Italie reste le pays où les femmes se sentent les moins heureuses. Serait-ce la conséquence d’un machisme et d’une pression sociale permanente ? « Cela peut surprendre au premier regard, car la qualité de vie reste bonne dans le pays. Mais nous observons au fil de nos reportages que leur situation quotidienne est difficile », notait en 2014 Danda Santini, rédactrice en chef d’Elle en Italie.

C’est une constante dans l’étude : les femmes se sentent plus heureuses si elles sont en couple. À la question « vous sentez-vous heureuses ou très heureuses (happy ou very happy) ? », 71 % répondent « oui » dans le monde. Un taux qui grimpe à 77 % lorsqu’elles sont en couple et descend à 65 % pour les célibataires. La France se situe dans cette moyenne (69 % des femmes se disent heureuses, 77 % pour les femmes en couple, mais seulement 58 % pour les célibataires), alors que les pays scandinaves figurent dans le haut du tableau.

Et la principale source de bonheur est…

Selon le baromètre, la vie de famille est la principale source de bonheur des femmes, et de loin (principales sources du bonheur dans les 45 pays sondés : la vie de famille à 39 %, sociale à 25 % et amoureuse à 17 %). En France, la vie amoureuse (21 %) a plus d’importance que la moyenne. En Chine, le bonheur provient surtout de la vie de famille (56 %) et très peu la vie amoureuse (7 %). À l’inverse, la vie sociale passe avant tout pour les femmes hollandaises (41 %, contre 26 % pour la vie de famille et 22 % pour la vie amoureuse).

Le travail

Seules 9 % des répondantes à travers les 45 pays sondés déclarent leur « vie professionnelle » comme première source de bonheur. Seulement 7 % en France, 3 % en Slovénie, 4 % en Hollande et jusqu’à 26 % au Vietnam. Néanmoins, 27 % d’entre elles estiment qu’avoir un emploi ou « le bon » emploi les rendrait plus heureuses. Dans l’Hexagone, la moitié des femmes se disent satisfaites de leur vie professionnelle, contre seulement 27 % au Brésil, au Moyen-Orient et en Corée du Sud. 63 % des femmes jugent qu’elles ont accès aux mêmes opportunités de carrière que les hommes, mais seulement 41 % en France et jusqu’à 87 % à Hong Kong, Taïwan et au Vietnam. Enfin, 39 % disent se sentir discriminées dans leur vie professionnelle parce qu’elles sont des femmes. Dans le détail, 37 % en France, 57 % aux États-Unis et jusqu’à 83 % en Chine.

Les pressions…

Avoir du succès professionnel reste la première pression ressentie par les femmes : 47 % dans le monde, 51 % en France, et même 67 % au Brésil. Les japonaises, elles, pâtissent pour 41 % d’entre elles de la pression de satisfaire aux standards sociaux, culturels et religieux. Question de culture ? Peut-être bien. D’ailleurs, Amélie Nothomb avait superbement décrit le phénomène dans Stupeur et tremblements.

Enfin, le fait de maintenir une belle apparence compte beaucoup moins en France qu’au Brésil (30 %, contre 46 %). « Les Françaises sont assez peu portées sur l’apparence. Sept femmes sur dix ne sont d’ailleurs pas effrayées par l’idée de vieillir. Ce qui manque, après avoir un bon amoureux et du temps pour soi, c’est l’argent ! » sourit Valéria Bessolo Llopiz. Ah, l’argent, encore et toujours l’argent !

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Des disparités selon les pays

La palme du bonheur revient aux femmes d’Australie et du Canada « Elles sont grosso modo les plus heureuses », note Valéria Bessolo Llopiz. Ainsi, au Québec 84 % d’entre elles se disent heureuses, et même 90 % pour celles en couple. Comme en 2014, l’Italie reste le pays où les femmes se sentent les moins heureuses. Serait-ce la conséquence d’un machisme et d’une pression sociale permanente ? « Cela peut surprendre au premier regard, car la qualité de vie reste bonne dans le pays. Mais nous observons au fil de nos reportages que leur situation quotidienne est difficile », notait en 2014 Danda Santini, rédactrice en chef d’Elle en Italie.

C’est une constante dans l’étude : les femmes se sentent plus heureuses si elles sont en couple. À la question « vous sentez-vous heureuses ou très heureuses (happy ou very happy) ? », 71 % répondent « oui » dans le monde. Un taux qui grimpe à 77 % lorsqu’elles sont en couple et descend à 65 % pour les célibataires. La France se situe dans cette moyenne (69 % des femmes se disent heureuses, 77 % pour les femmes en couple, mais seulement 58 % pour les célibataires), alors que les pays scandinaves figurent dans le haut du tableau.

Et la principale source de bonheur est…

Selon le baromètre, la vie de famille est la principale source de bonheur des femmes, et de loin (principales sources du bonheur dans les 45 pays sondés : la vie de famille à 39 %, sociale à 25 % et amoureuse à 17 %). En France, la vie amoureuse (21 %) a plus d’importance que la moyenne. En Chine, le bonheur provient surtout de la vie de famille (56 %) et très peu la vie amoureuse (7 %). À l’inverse, la vie sociale passe avant tout pour les femmes hollandaises (41 %, contre 26 % pour la vie de famille et 22 % pour la vie amoureuse).

Le travail

Seules 9 % des répondantes à travers les 45 pays sondés déclarent leur « vie professionnelle » comme première source de bonheur. Seulement 7 % en France, 3 % en Slovénie, 4 % en Hollande et jusqu’à 26 % au Vietnam. Néanmoins, 27 % d’entre elles estiment qu’avoir un emploi ou « le bon » emploi les rendrait plus heureuses. Dans l’Hexagone, la moitié des femmes se disent satisfaites de leur vie professionnelle, contre seulement 27 % au Brésil, au Moyen-Orient et en Corée du Sud. 63 % des femmes jugent qu’elles ont accès aux mêmes opportunités de carrière que les hommes, mais seulement 41 % en France et jusqu’à 87 % à Hong Kong, Taïwan et au Vietnam. Enfin, 39 % disent se sentir discriminées dans leur vie professionnelle parce qu’elles sont des femmes. Dans le détail, 37 % en France, 57 % aux États-Unis et jusqu’à 83 % en Chine.

Les pressions…

Avoir du succès professionnel reste la première pression ressentie par les femmes : 47 % dans le monde, 51 % en France, et même 67 % au Brésil. Les japonaises, elles, pâtissent pour 41 % d’entre elles de la pression de satisfaire aux standards sociaux, culturels et religieux. Question de culture ? Peut-être bien. D’ailleurs, Amélie Nothomb avait superbement décrit le phénomène dans Stupeur et tremblements.

Enfin, le fait de maintenir une belle apparence compte beaucoup moins en France qu’au Brésil (30 %, contre 46 %). « Les Françaises sont assez peu portées sur l’apparence. Sept femmes sur dix ne sont d’ailleurs pas effrayées par l’idée de vieillir. Ce qui manque, après avoir un bon amoureux et du temps pour soi, c’est l’argent ! » sourit Valéria Bessolo Llopiz. Ah, l’argent, encore et toujours l’argent !

Olivier Ubertalli pour Le Point Magazine

 

 

 

 

 

 

 

  • Le bonheur selon Confucius livre de YU DAN

«Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour.»
«Agissez envers les autres comme vous aimeriez qu’ils agissent envers vous.»
«Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats.»
Confucius

Yu Dan, diplômée de littérature chinoise et professeur à l’université de Pékin, nous emmène avec douceur et bienveillance sur les traces de Confucius, livrant une explication lumineuse de la pensée confucéenne.

Femme : 8 MARS, 15H40 : LES FEMMES SONT APPELÉES À FAIRE GRÈVE

JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DES FEMMES 2017 – Une trentaine d’associations de défense des droits des femmes, trois syndicats et quatre ONG se sont alliés pour lancer un appel à la grève, le 8 mars, à 15h40. Soit l’heure à partir de laquelle, dans une journée normale, les femmes « travaillent gratuitement ».

 

26%. C’est le chiffre qui revient, pour mesurer l’écart moyen de rémunération entre les hommes et femmes, symbole ultime pour mesurer les inégalités salariales entre les deux sexes. Un chiffre régulièrement dénoncé en France, et qui se resserre d’année en année. Mais à un tel rythme que, s’il ne s’accélérait pas, il faudrait attendre… 186 ans pour atteindre l’égalité.

A l’origine, le 7 novembre, 16h34

Un écart persistant, mais contre lequel les actions concrètes manquaient, jusqu’à présent. Cela a changé en novembre dernier, quand Rebecca Amsellem, fondatrice de la newsletter féministe Les Glorieuses, a lancé aux femmes un appel à cesser le travail, le 7 novembre à 17h34. Une action inspirée de l’Islande, où les femmes étaient descendues dans la rue pour protester contre les inégalités de salaire. « Cette date avait été choisie parce qu’à partir de ce moment-là, les femmes travaillaient gratuitement », rappelle la jeune femme à LCI.

Le mouvement a surpris son initiatrice par sa spontanéité et sa viralité, générant un grand intérêt de la part des sites web d’information (ici, ici et ici). « Mais je n’ai pas eu de chiffres du nombre de personnes à avoir cessé de travailler ce jour-là. » Faute d’organisation syndicale en appui, aucun préavis n’avait été déposé et les débrayages étaient restés seulement symboliques. Les choses ont changé après la Women’s March du 21 au janvier, au lendemain de l’investiture de Donald Trump, suite à laquelle les organisatrices ont lancé un appel à la grève le 8 mars.

inégalités

 

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