Santé : les jambes lourdes…. avec les chaleurs de ces jours… aie aie

Chevilles gonflées, jambes pesantes, picotements, sensation de chaleur, marbrures, varices… On parle souvent de jambes lourdes, de douleurs lors d’une longue attente debout. Ces symptômes sont tout simplement les premiers signes de l’installation de cette fameuse maladie veineuse. Or une chose est sure, mieux on utilise notre arsenal pour la combattre en amont et pour prévenir ses suites, mieux l’on se porte. La prévention est le maître mot face à la maladie veineuse et aux jambes lourdes !

La mauvaise circulation est banale et fréquente, mais elle fait souffrir et peut s’aggraver.

L’insuffisance veineuse est fréquente, alors êtes vous concerné ?

En France, selon les statistiques Insee, 18 millions d’adultes se plaignent de lourdeurs et de douleurs dans les jambes, signes évocateurs d’insuffisance veineuse superficielle. Soit une femme sur deux et un homme sur quatre. C’est donc une pathologie fréquente et plus encore passé l’âge de 60 ans.

Pourtant, six Français sur dix à risque, de par leur hérédité ou leur métier par exemple, ignorent qu’ils sont concernés et ne prennent donc pas les mesures qui s’imposent pour éviter d’avoir des troubles veineux ou ralentir leur évolution. En fait, tant qu’on n’a pas de varices, on a tendance à négliger ses jambes.

Or, contrairement à une idée répandue, la maladie veineuse ne se signale pas systématiquement par leur présence. On peut souffrir d’insuffisance veineuse, jambes lourdes et enflées, fourmillements, rougeurs, sans avoir de varices.

Pour faire simple, l’insuffisance veineuse est l’incapacité des veines à faire remonter convenablement le sang des pieds vers le cœur. Contrairement aux artères, constituées de fibres élastiques, les parois des veines sont peu extensibles, beaucoup plus minces et contiennent moins de tissus musculaires. Pour assurer le retour veineux, les veines disposent de valvules antireflux, sortes de petits clapets disposés le long des parois, qui empêchent le sang de redescendre. Mais ils peuvent se détériorer…

La pression plantaire au cours de la marche pousse aussi le sang veineux, c’est la chasse plantaire, relayée par la contraction des mollets. Encore faut-il marcher…

A savoir : les hommes consultent moins et plus tard que les femmes parce que les varices sont invisibles sous les pantalons et qu’ils sont moins concernés par des préoccupations esthétiques. Ils consultent quand ils ont vraiment mal ou qu’ils ont déjà des complications.

Il y a déjà trois grands facteurs d’insuffisance veineuse :

  • L’âge.
    Les veines vieillissent aussi et le risque d’avoir des varices augmente.
    À 35 ans, 15 % de la population ont des varices, pour 65 % à 75 ans.
  • Le sexe féminin.
    Les veines des femmes ont sur leurs parois des récepteurs hormonaux qui les rendent sensibles aux modifications hormonales, puberté, pilule, grossesse, ménopause. Pendant la grossesse, s’ajoutent la compression des veines abdominales et pelviennes par l’utérus et une augmentation du volume sanguin.
  • L’hérédité.
    Quand les deux parents ont des varices, les enfants en souffrent à leur tour dans 90 % des cas ; avec un seul parent, le risque est de 25 % pour les garçons et de 62 % pour les filles.

jambes frigo

 

Mais auxquels se rajoute un autre facteur le mode de vie

 

  • Professions à risque.
    Ce sont celles qui obligent à piétiner, à rester longtemps debout ou assis(e), dans une atmosphère chaude et humide, ou à porter des charges lourdes : coiffeur(se), infirmier(e), hôtesse de l’air ou steward, serveur(se), ven­­deur(se), mais aussi cui­sinier(e), boulanger(e)…
  • Voyages de longue durée.
    Surtout ceux en avion.
    Rester assis(e) plus de 3 ou 4 heures sur un siège étroit et les jambes sous le menton gêne le retour veineux.
    De plus, la déshydratation due à la dépressurisation et la sécheresse de l’air influent sur la concentration du sang.
  • Certains sports.
    Tous ceux qui entraînent des à-coups violents et nécessitent une contraction des muscles en respiration bloquée ou en apnée : tennis, squash, escrime, trampoline, haltérophilie, basket-ball, judo…
  • Sédentarité.
    Ne pas bouger ou marcher assez compromet la chasse plantaire.
  • Chaleur et soleil.
    La chaleur provoque une dilatation des veines qui empêche les valvules de remplir leur rôle, ainsi que l’exposition prolongée au soleil et les bains chauds.
  • Surpoids et obésité.
    Les kilos en trop pèsent sur le réseau veineux.
  • Tabagisme.
    Le tabac affaiblit la tonicité des veines.

 

Si la maladie s’aggrave : les complications :

 

  • Les varices.
    Elles s’aggravent, différemment selon les personnes, en l’absence de traitements adaptés.
  • Dermite ocre.
    La peau mal oxygénée s’asphyxie peu à peu et devient brunâtre.
  • Hypodermite scléreuse.
    Les plaques évoluent vers une inflammation des tissus sous-cutanés et prennent un aspect cartonné.
    La peau est si fine qu’au moindre choc, l’ulcère peut survenir.
  • Eczéma variqueux.
    Il provoque démangeaisons, desquamation et suintement qui peuvent, sans traitement (crème corticoïde), donner un ulcère.
  • Ulcère variqueux.
    Il faut réagir vite pour éviter qu’il ne se creuse.
    Le traitement cicatrisant est long (pansements hydrocolloïdes). Quand la plaie fait mal, car infectée, antibiotiques et corticoïdes sont indispensables.
  • Thrombose veineuse, ou phlébite.
    Autre conséquence grave du ralentissement du flux veineux.
    Toutes les varices ne provoquent pas de phlébite, mais elles la favorisent.
  • Phlébite.
    Le sang coagule, bouche la veine et forme un caillot.
    La veine est dure, rouge, chaude et la jambe douloureuse.
    Consulter rapidement pour mettre en route un traitement et éviter que le caillot migre, remonte vers le cœur et bouche une artère pulmonaire.
  • Embolie pulmonaire.
    C’est une complication gravissime.
    Au moindre doute, allez à l’hôpital.

 

Alors prenons la santé de nos jambes en main : soulageons et évitons les complications

 

Même si vous n’avez pas encore de signes visibles sur les jambes, inutile de souffrir et de risquer une aggravation. Prenez-les en mains.

Le soir après la journée chaude d’été, faites une bonne marche à pieds, vous vous oxygénerez et favoriserez le retour veineux, une marche dans l’eau froide est géniale. Une douche froide lente de bas en haut de la jambe soulage et tonifie le réseau veineux, nager est aussi excellent.

Habillez vous de façon ample, surélevez vos jambes devant la télévision ou en lisant, surtout évitez de les croiser…. Hydratez vous, rappelez vous que faute d’hydratation suffisante vous risquez aussi des douloureuses crampes !

Puis cool………… faites vous un massage des jambes avec des huiles essentielles, diluées dans une huile végétale comme l’amande douce ou l’argan utilisez de l’HE de cyprès, de menthe poivrée, de ciste, ainsi que le cèdre……….

Encore mieux faites vous massez les jambes, nirvana garanti, je vous l’atteste, j’ai testé…

Autres remèdes pour nos chères jambes…

  • Les vertus des plantes.
    Petit houx, marronnier d’Inde, fragon, hamamélis, vigne rouge, cassis, ginkgo biloba, myrtille…
    Ces plantes sont reconnues de longue date pour leurs effets bénéfiques sur la circulation sanguine.
  • Veinotoniques en gélules, comprimés, ampoules, solutions buvables.
    Appelés aussi phlébotoniques, ils sont utiles l’été en cures de 2 à 3 mois voire plus longtemps.
    Ils soulagent en stimulant le tonus veineux et peuvent aussi avoir une action locale sur l’inflammation, responsable de douleur et d’œdème.
    Ils associent le plus souvent plusieurs plantes, aux actions complémentaires.
  • Gels et crèmes.
    Ils contiennent les mêmes composants issus de plantes et en plus, menthol, menthe poivrée ou camphre.
    A appliquer 2 ou 3 fois par jour en massages circulaires, en remontant du bas vers le haut de la jambe.
    Ils apportent un soulagement et une sensation de fraîcheur, appréciée l’été.
    Les conserver au réfrigérateur renforce l’effet froid.
  • Indispensable compression.
    Elle consiste à appliquer sur les jambes ou segments de jambe, chaussettes, bas jarret ou autofixants, collants, au­­jourd’hui esthétiques, voire bandes, constitués d’un tissu ou d’un tricot élastique.
    Contrairement aux veinotoniques, la compression, dégressive de la cheville vers la cuisse, ne soulage pas seulement les symptômes, mais prévient aussi les complications ou les traite. À ce titre, elle est prise en charge par l’Assurance maladie sur prescription.
    À chaque stade de la maladie correspond une classe, de la classe 1 à la classe 4, compression extra-forte.
    Le médecin choisit celle qui est la plus adaptée à votre cas, mais c’est au pharmacien que revient de prendre vos mesures : tour de cheville, de mollet, de cuisse, de hanches, hauteur.
    Certaines gammes sont plus perfectionnées et plus élégantes (coloris, matière, motif).
    Si l’enfilage est difficile, superposez 2 articles de classe inférieure ou utilisez un enfile-bas, en pharmacie également.
    Les modèles dits de confort (classe 0), également en pharmacie, ne sont pas remboursés, mais sont utiles dans l’insuffisance veineuse légère.

 

Voilà, pour ne plus prendre nos jambes à la légère en cette saison où elles souffrent et avoir une démarche de sylphide.

 

Bonne journée à tous.

 

Sources :

E santé, doctissimo, consoglobe et ce que j’ai pu tester par moi même… j’avais les jambes lourdes…. eh oui …. le problème n’est jamais complètement terminé, j’ai un terrain héréditaire, mais je surveille et j’ai une meilleure circulation.

Voici aussi un lien vers un article que je trouve aussi très bien construit et vite lu :

jambes lourdes et varicosités

Un autre très précis sur les  huiles essentielles :

http://www.sports-sante.com/index.php/jambes-lourdes-et-huiles-essentielles