Cigarette électronique : le grand enfumage ?

Les médecins britanniques ont tranché : la cigarette électronique permet de lutter efficacement contre le tabagisme. En France, elle fait encore polémique.

 

«  La cigarette électronique est susceptible d’être bénéfique pour la santé publique » : telle est en substance la conclusion du rapport du Collège royal des médecins britanniques publié le 28 avril. En France, où la cigarette électronique fait encore polémique, huit associations ont sauté sur l’occasion pour interpeller les pouvoirs publics. « La cigarette électronique est une arme de réduction massive des risques mortels liés au tabac », rappellent-elles, alors que le tabac provoque chaque année la mort de 78 000 Français.

Deux millions d’adeptes en France

En France, où, en dix ans, près de deux millions de fumeurs ont adopté la cigarette électronique, le « vapotage » subit le feu nourri de différents groupes de pression. Marchands de patchs à la nicotine – maintenant remboursés par la Sécurité sociale -, buralistes, industriels du tabac – bien qu’ils soient en train de créer leurs propres filiales de cigarettes électroniques – et l’État, pour qui la généralisation de la cigarette électronique ferait chuter les recettes – 12 milliards d’euros, soit 6 % du budget… Alors que les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lancé des campagnes de promotion, la France, qui compte 34 % de fumeurs, prend carrément le chemin inverse : l’e-cigarette est désormais interdite dans les avions, les bureaux, les lieux publics, les transports. Demain, elle sera sans doute non grata dans les jardins et sur les plages.

Pour ses détracteurs, le remède est pire que le mal. L’e-cigarette favoriserait le tabagisme passif. La nicotine qu’elle contient entraînerait une addiction et inciterait les jeunes à fumer parce qu’elle reproduit le geste du fumeur. En fait, comme l’ont rappelé les 32 000 membres du Collège royal des médecins britanniques, « à long terme, les méfaits de l’e-cigarette représentent probablement 5 %, voire moins, de ceux occasionnés par le tabac ». Si la cigarette électronique recèle un peu de nicotine, elle ne contient en effet aucun des 60 produits cancérigènes identifiés dans le tabac. En outre, le vapotage passif n’existe pas. Enfin, difficile de croire que l’e-cigarette donne envie de fumer aux jeunes qui n’y auraient autrement pas songé, quand on sait que les adolescents français sont les plus gros consommateurs de cigarettes en Europe : 26,3 % des 12-15 ans et 40 % des 15-20 ans.

« La lutte contre la cigarette électronique se fait au détriment de la santé publique, prévient le professeur Didier Raoult, de la faculté de médecine de Marseille. Pour réduire la consommation de cigarettes, on aura tout essayé. Les stratégies retenues par notre pays se sont focalisées sur l’augmentation considérable des taxes sur le tabac, avec comme principale conséquence d’affecter le pouvoir d’achat des plus pauvres, qui sont aussi les plus grands consommateurs. » Quant à l’interdiction de fumer dans les lieux publics, elle n’a eu aucun effet sur la consommation. Chez les femmes, l’addiction au tabac continue même d’augmenter, rattrapant celle des hommes, avec, en corollaire, une fréquence des cancers du poumon qui a quadruplé en 15 ans !

L’adhésion spectaculaire des consommateurs

Certes, dans un monde parfait, il vaudrait beaucoup mieux ne pas fumer du tout. Mais nombre de médecins, de tabacologues, d’addictologues… voient dans la cigarette électronique le premier espoir de lutter – enfin – efficacement contre le tabac. L’e-cigarette, disent-ils, aide les fumeurs les plus invétérés à un peu moins fumer. « Pour la première fois, la généralisation d’une alternative au tabac se fait non pas avec l’aide des pouvoirs publics ou des spécialistes de la santé, mais par l’adhésion spectaculaire des consommateurs, constate ainsi Didier Raoult. Pour trois raisons, jamais réunies jusqu’à présent : la facilité de son usage, son faible coût et sa ressemblance avec la cigarette dont elle permet de reproduire le geste, la lumière, la dose de nicotine et même la fumée sous forme de vapeur d’eau. Compte tenu de l’enjeu de santé, et de notre dramatique incapacité à lutter contre le fléau du tabac, c’est une lumière dans la nuit. »

Le 9 mai, un « Sommet de la vape » s’est tenu à Paris, réunissant scientifiques, usagers, associations…, mais sans la ministre de la Santé, Marisol Touraine, que les associations avaient invitée à participer aux débats…

Escapade à Angles sur Anglins et à Fontgombault

Première étape de la journée, nous mettons le cap sur Angles sur Anglins.

Au départ de la Roche Posay j’embarque des amies curistes, je vais en leur compagnie visiter deux très beau sites proches de la station de Cure, j’y suis déjà allée, je vais être ce jour leur guide. Le soleil est superbe, vraiment une belle journée de mai A travers la superbe campagne au couleurs  du printemps qui bourgeonne de plus en plus,  la voiture grignote le bitume. Nous traversons successivement des champs colorés de colza, des prés, du blé qui commence à lever son nez, de paisibles troupeaux de vaches somnolentes, et ci et là des forêts dont les feuilles sont encore d’un vert tendre. Sans oublier ici les noyers, il y en a beaucoup, ils sont toujours majestueux, cet arbre ne se plante que seul, rien ne pousse sous un noyer, ici on fait de l’huile et du vin de noix.

Nous arrivons au bout d’une petite demi heures à Angles, mes amies sont surprises, la ville est en effet fort superbe et recèle de trésors.

J’ai décidé de garer ma voiture en contrebas des impressionnantes ruines, ainsi mon itinéraire dans la ville est tout tracé.

angles ruines de coté

L’éperon rocheux qui surplombe l’Anglin de 40 mètres, constitue un site idéal pour y bâtir une forteresse. Le premier donjon fut construit  au XIe siècle, jusqu’au XVe siècle de nombreux ajouts et reconstructions transforment le château. Celui-ci se trouve au centre des conflits et des guerres qui émaillent les siècles, jusqu’au XVIIIe, époque çà laquelle il est abandonné. Seuls les vestiges de l’enceinte fortifiée qui enserre deux cours, de l’enveloppe du vieux donjon roman, du logis seigneurial du XVe siècle et de plusieurs tours des XIIe, XIIIe, et XVe siècles sont encore visibles

 

Après un regard admiratif vers ces ruines majestueuses  nous grimpons vers la chapelle Saint Pierre par un escalier rustique, comme tous les escaliers de la nature, c’est super.

Angles chapelle saint pierre

 

Cette chapelle se dresse à l’emplacement d’un premier château. Elle date du 12ème siècle.

De là haut la vue est à couper le souffle, oui il y a le château, mais pas seulement, l’Anglins qui coule en bas apporte une ambiance particulière au panorama, cerise sur le gâteau, des canoës le descendent, ils apportent vie et couleur à l’endroit.

Dans la chapelle, jolie surprise, une expositions de photographes amateurs d’Angles, je vois de très jolies photos, j’ai le plaisir d’échanger avec le photographe qui surveille l’exposition, c’est très intéressant de découvrir la personne qui est derrière une photo, c’est comme si un  voile se levait.

Je rejoins mes amies, nous redescendons.

Là surprise, je découvre un escalier qui descend au flanc de la falaise, bon ce n’est pas le plus facile pour descendre mais c’est seulement génial. Il s’appelle la tranchée des anglais.

De là le point de vue est si différent !

Arrivées en bas, nous longeons l’Anglins, et ohhhhhh les panoramas, les angles admirables ! c’est délicieusement beau.

angles le pont.jpg

 

Nous savourons.

Lentement, il faut apprécier chaque facette de notre promenade nous allons vers le pont.

angles glycine sous ruines

Je leur avait promis : le moulin est superbe, toutes en conviennent, il  est waouhhh !

C’est un ancien Moulin Banal, celui-ci, rue du Donjon date des XVIIe et XVIIIe siècles.  Le village comptait 3 moulins répartis le long de l’Anglin : en amont, le moulin du pré, en aval le moulin de Remerle et dans la ville le moulin banal, où les villageois avaient le droit de venir faire moudre leur grain. Ce moulin est encore en état de marche.

Les maisons au passage se font mitrailler, elles sont toutes restaurées avec goût et amour.

angles ruines et maison

 

A la sortie du pont, un homme traverse d’un pas décidé la route, un plat évidemment bien garni à la main….. Vu son air sympa, je l’interpelle « Hmmm merci pour le repas ! »

Il éclate de rire, avec un super accent anglais je pense, « chiche me dit il ! »…. il découvre des morceaux de poulet crus bien assaisonnés de sauce forte !!!

Eclat de rire général, je décline son offre…. j’ai adoré ce moment, pas de prise de tête juste un humour partagé.

Fin de l’entracte, suivez le guide c’est à dire Moi…. direction : les bottes…

Au passage nous traversons un ciel paradisiaque : une glycine qui s’étend en parasol, avant une clématite montana couvrait une pergola, Superbe !!!

Comme la nature est généreuse et sait rendre à ceux qui savent lui donner un peu de leur coeur et de leur temps !

Puis nous arrivons face aux bottes qui ont leur légende que voici :

  • Les Bottes sont un exemple de passages sinueux d’Angles-sur-l’Anglin. Cette sente tortueuse, creusée à même la rocher relie la Huche Corne au pont. D’après la légende, les Anglois étaient très attachés à leur évêque et très pieux, ce qui agaçait le diable. Celui-ci descendit alors un jour à Angles pour détourner les habitants de leur religion mais ceux-ci l’attendaient armés de fourches et bâtons. Dépité, le diable s’enfuit en empruntant le passage. En souvenir il imprima la marque de ses bottes dans la roche.

angles trace de bottes.jpg

 

Ahhh la tête des amies qui ne connaissaient pas. Nous grimpons donc vers la Huche Corne, ma première amie inverse ses pieds, attention il faut bien mettre le pied au bon endroit et il vaut mieux monter que descendre, j’ai vu une femme qui ne pouvait plus avancer au milieu des bottes, elle était à ne plus savoir où mettre ses pieds !

J’adore ce passage unique dans la roche, la récompense est en haut la Huche Corne.

  • La Huche Corne. Sise, rue de l’église, son nom provient de l’expression « hucher dans une corne », signifiant « souffler dans une corne ».  Autrefois, le four banal, où les habitants venaient cuire leur pain, était situé du côté de la Ville Haute. Ce four n’était allumé que certains jours. Lorsqu’il était suffisamment chaud, le garde appelait les habitants de la Ville Basse au moyen d’une corne, du haut du promontoire. Selon d’autres sources, un poste de garde se trouvait tout près de la terrasse, les fortifications du château se terminant à cet endroit. En cas d’alerte ou de danger, le garde sonnait du cor afin d’avertir la population.

Le panorama sur les ruines et l’Anglin est top, je mitraille à nouveau, on s’assied sur un vieux banc en bois tiédi par le soleil, c’est le luxe intégral.

Après cette pause méritée nous remontons dans la vieille ville, en direction des Jours d’Angle.

Nous empruntons le passage de l’arceau, j’adore cet endroit où l’on passe sous une maison, les poutres sont très anciennes et oh jolie surprise une hirondelle a fait son nid contre une des poutres. Les maisons  qui bordent cette rue possèdent des caves de 6 à 8 mètres de profondeur creusées dans le rocher. Ce sont les anciens silos pour le sel qui provenait de l’Atlantique. Ceux-ci ont servi jusqu’en 1790, date de l’abolition de la gabelle, impôt sur le sel.

La visite de l’exposition des jours d’Angles est toujours un émerveillement, ces broderies sont un artisanat d’art remarquable.

Nés au XIXème siècle, les Jours d’Angles firent travailler 300 ouvrières jusque dans les années 50 et ont fait la réputation du village pendant plus d’un siècle.

Cette technique de broderies à fils tirés consiste à retirer les fils du tissu, puis à façonner les jours avec du fil et une aiguille. Les Jours ornaient le linge de maison, le linge de corps… La qualité des Jours d’Angles a rendu le village célèbre, notamment auprès des maisons de couture parisiennes.

L’activité de production de Jours s’est poursuivit jusque dans les années 60, avant de chuter définitivement. Aujourd’hui, il n’y a plus d’ouvroir ou d’atelier, mais le savoir-faire est toujours là et constitue un patrimoine à préserver.
Ainsi, en 1981, l’association de Sauvegarde et Rayonnement des Jours d’Angles a été créée. De même, la Communauté de communes, avec la création de la Maison des Jours d’Angles et du Tourisme et l’édition du livret des Jours d’Angles y contribue.

Voici un film qui présente à la fois Angles sur Anglin et les jours d’Angles.

https://www.youtube.com/watch?v=DFqXKJj8os0&feature=youtu.be

Nous dialoguerons un moment avec les brodeuses, j’aurai le droit de prendre quelques photos pour mon blog. (normalement les oeuvres étant protégées c’est interdit)

Nous visiterons ensuite une exposition de peinture au centre d’Angles, j’ai adoré le style de l’artiste.

Puis après un passage à la boutique de Marie qui est fort mignonne, pleine d’idées de cadeaux nous regagnons bien fourbues la voiture.

office du tourisme d’Angles sur Anglin

 

 

Les champs de tulipes et jacinthes à la Torche

Je publie, j’ai le coeur en fête devant ces photos. Vive la Bretagne….superbe

La Tribu d'Anaximandre - des photos au fil des jours... de Danièle Nguyen Duc Long

Depuis 1980, un producteur de bulbes des pays bas, l’entreprise Kaandorp s’est installée à la Torche.

On peut y admirer en mars et avril des champs de tulipes et de jacinthes, en mai ce sont les iris !

Voici un échantillon de ce que j’ai pu voir hier, la saison « tulipes/jacinthes » étant sur la fin 😕 mais quel régal pour les yeux avec la mer et le ciel bleu en toile de fond !

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