Ecologie : Roundup : les députés favorables à son renouvellement

Toutefois, face aux inquiétudes quant à son caractère cancérogène, les députés européens veulent limiter la durée de renouvellement de 7 ans au lieu des 15 prévus.

Les députés européens ont demandé mercredi 13 avril 2016 à la Commission de ne renouveler l’autorisation du glyphosate, une substance utilisée dans les pesticides comme le Roundup, que pour 7 ans au lieu des 15 prévus, en raison des inquiétudes quant à son caractère cancérogène. Les eurodéputés ont adopté une résolution, sans valeur juridique, demandant à la Commission européenne de renouveler cette autorisation de commercialisation du glyphosate seulement « pour une période de sept ans », alors que cette autorisation va expirer au mois de juin.

Utilisé depuis les années 1970

La résolution rappelle en outre la possibilité de« retirer l’approbation d’une substance active pendant la période durant laquelle elle est autorisée si elle ne remplit plus les critères d’approbation ». Le texte initial de la résolution demandait à la Commission de ne pas renouveler du tout l’approbation du glyphosate, mais les députés ont adopté un amendement présenté par le Parti populaire européen (PPE, droite) proposant une autorisation pour 7 ans, qui représente un compromis avec la position de la Commission.

Utilisée depuis les années 1970, cette substance active est notamment présente dans le Roundup du groupe Monsanto, pesticide le plus utilisé dans le monde. Le texte de la résolution pointe que « son utilisation sur la planète a augmenté d’une manière spectaculaire, puisqu’elle a été multipliée par un facteur de 260 au cours des 40 dernières années », malgré des inquiétudes quant à son risque cancérogène et à ses effets perturbateurs sur le système endocrinien. Favorable à un renouvellement pour 15 ans de son autorisation, la Commission appuie son choix sur l’avis donné en novembre par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui a jugé « improbable » le risque cancérogène du glyphosate. Une agence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a à l’inverse déclaré la substance cancérogène « probable ».

Une décision attendue le 19 mai

Le 8 mars, un comité d’experts représentant les Etats membres devait se prononcer sur le renouvellement de l’autorisation du glyphosate mais le vote n’a finalement pas eu lieu, alors que plusieurs pays européens avaient annoncé leur intention de voter « non ». Le comité doit à nouveau se réunir les 18 et 19 mai. Pour l’eurodéputée libérale belge Frédérique Ries, l’un des rapporteurs de la résolution initiale, il s’agissait surtout d’« envoyer un signal fort » à la Commission. « On sait bien que le glyphosate ne sera pas interdit dans l’UE dès le mois de juillet et qu’on ne va pas transformer tout un modèle agricole en quelques mois », a-t-elle souligné.

L’eurodéputée française du PPE Angélique Delahaye, à l’origine de l’amendement demandant une autorisation de 7 ans, souligne pour sa part qu’« il y a une attente des citoyens mais à ce jour, il n’y a pas d’alternative économiquement viable et garantissant la santé humaine à proposer aux agriculteurs en terme de désherbage ».

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Pétition contre Monsanto et le Round Up

 

 

Nature : « Tara » le voilier écolo prend le cap du Pacifique sur la trace des coraux

Après être partie à la pêche au plancton entre 2009 et 2013, la célèbre goélette reprend le chemin des océans. Le 28 mai, le voilier Tara quittera son port d’attache de Lorient pour une nouvelle expédition en Asie Pacifique. Durant deux ans, la goélette, avec à son bord 70 scientifiques, devrait parcourir près de 100 000 km, visiter 30 pays,  analyser 40 archipels et recueillir plus de 40 000 échantillons. Le but,  comprendre l’une des plus grandes  biodiversités marines : le corail, menacé par les changements climatiques, l’acidification des océans et la présence humaine.

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/04/15/534×0/4902855_3_6e3c_la-goelette-de-tara-sillonnera-l-ocean_ab8af138f20065235222a31b06ef53dd.jpgLa goélette de "Tara" sillonnera l’océan Pacifique sur près de 100 000 km pendant plus de deux ans.

Avec leurs couleurs éclatantes et leurs formes étranges, les coraux sont de véritables trésors sous-marins. S’ils ne couvrent que moins de 0,2 % de la superficie des océans, ils abritent près de 30 % de la biodiversité marine. « Grâce à eux, on peut comprendre l’évolution du vivant, ce sont des marqueurs de santé. Ils protègent les pays insulaires des tempêtes et sont aussi une source importante de tourisme », rappelle Romain Troublé, secrétaire général de Tara Expéditions, une organisation à but non lucratif.

20 % des récifs déjà détruits

Régulièrement confrontés à des menaces naturelles, comme la « maladie de la bande blanche », les coraux disparaissent depuis plusieurs années. Mais l’empreinte humaine y est aussi pour quelque chose. « On sait que le réchauffement climatique contribue au blanchissement les coraux. Mais l’urbanisation est aussi une menace importance, avec la surpêche ainsi que la pollution », détaille Romain Troublé. Vingt pour cent des récifs sont déjà détruits, 15 % sont très endommagés et risquent de disparaître d’ici à dix ans et 20 % supplémentaires d’ici à quarante ans. Leur santé et celle des millions de bactéries qui les entourent est pourtant cruciale. Comme la forêt tropicale, les récifs alimentent de nombreux autres animaux : poissons, éponges, serpents marins.

Pendant deux ans, avec seize personnes à son bord, Tara Pacific va donc sillonner les océans à la recherche de coraux à étudier. Du canal de Panama à l’archipel du Japon (2016-2017), puis de la Nouvelle-Zélande jusqu’en Chine (2017-2018), la goélette croisera 11 fuseaux horaires à travers l’océan le plus vaste de la planète, joignant notamment les terres insulaires et les récifs les plus isolés de la planète. « C’est la première fois que l’on aura une vision aussi globale des récifs, puisque nous allons aller chercher ceux les plus éloignés et encore inconnus », explique Serge Planes, chercheur CNRS et directeur scientifique de l’expédition.

Quelle résilience pour les coraux

Un des objectifs majeurs de l’expédition est de comprendre l’adaptation, « la résilience », des coraux face au stress climatique ou humain. « Nous allons en extraire des morceaux grâce à des sondes, des techniques de carottage, et analyser dans le détail cet écosystème », précise Romain Troublé. Car le corail n’est pas simple à appréhender : plusieurs milliers d’espèces existent, parfois âgées de 4 000 ans.

L’idée de l’étude de cet écosystème est venue lors de la précédente expédition, Tara Oceans. « Pendant quatre ans, nous avons travaillé sur le plancton, nous avons trouvé différents récifs de coraux entre 2009 et 2012, et ils se portaient plutôt bien. Tara Pacific est née de ce projet, car nous voulions voir comment allaient les autres barrières de coraux », raconte Romain Troublé. Tara Pacific est la 11e expédition scientifique menée par l’organisation.

  • Aurélie Sipos
    Journaliste au Monde

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Première mondiale : Des coraux de laboratoire se sont reproduits à l’état sauvage – Lab-bred corals reproduce in the wild, a first

 

Les « Recettes Pompettes » ne plaisent pas à tout le monde

Elles ne me plaisent en effet pas du tout, on ne peut pas rire de tout, surtout d’un fléau qui tue et fait tant de dégâts coté santé et coté social. L’alcoolisme est une maladie grave.

Récit :

La nouvelle série d’émissions sur Youtube s’est attiré les foudres d’une association de prévention de l’alcoolisme.

Le slogan de l’émission Recettes Pompettes ne dissimule pas son objectif : « Faire à manger, Boire de l’alcool ». Le concept est simple : une personnalité prépare une recette de cuisine et boit à intervalle régulier d’importantes doses d’alcool. Le tout est filmé et sera diffusé sur Youtube à partir du 13 avril. Une association de prévention de l’alcoolisme s’est insurgée lundi contre cette nouvelle série d’émissions.

« Une apologie de la biture ». L’Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie (ANPAA) qui regroupe 1.500 professionnels ainsi que des bénévoles « demande aux deux ministres de la Santé et de la Culture de faire cesser immédiatement ces émissions dégradantes qui incitent les jeunes à l’ivresse », indique un communiqué, dénonçant « une apologie de la biture sur YouTube »,

La bande annonce du premier épisode qui vient d’être publiée, montre l’animateur Stéphane Bern particulièrement joyeux à l’issue de l’émission, issue d’un concept canadien.

« Par sa diffusion large sur YouTube, Recettes Pompettes sape les efforts de prévention et brouille tous les messages envers les personnes ayant une consommation déjà problématique », estime l’ANPAA. Ces émissions « valorisent une consommation d’alcool qui cause chaque année la mort de 50.000 personnes, représente la moitié de la délinquance routière et est impliquée dans 200.000 faits de violences générales », ajoute-t-elle.

Evidemment en signe de protestation je ne mets pas de lien vers cette émission !

Un de mes article qui traite de l’alcoolisme, qui est je rappelle une maladie grave

Boire de l’alcool donne envie de fumer