Pourquoi faut-il ouvrir les volets des hublots au décollage ou à l’atterrissage ?

Cela fait partie des consignes au décollage et à l’atterrissage : relevez votre siège, rangez la tablette devant vous, attachez votre ceinture et… relevez les volets des hublots. La ceinture, on comprend l’intérêt, mais alors les hublots…

En réalité, c’est aussi pour notre sécurité. En cas d’urgence, le personnel de l’avion doit pouvoir évacuer l’ensemble des passagers en… 90 secondes, soit 1’30. Chaque seconde compte, donc. Garder les volets levés permet au personnel navigant de voir quelles sont les conditions extérieures en cas d’urgence. S’ils voient un obstacle qui bloque l’une des sorties de secours, les hôtesses et stewards ne vont pas perdre de temps à essayer de l’ouvrir.

dem, si on doit relever son siège sièges et ranger sa tablette, c’est pour des questions de sécurité. Il est plus facile de quitter sa place si tous les sièges sont droits, à 90°.

Pourquoi doit-on éteindre son téléphone portable au décollage ou à l’atterrissage ?

Non, l’avion ne va s’écraser si vous gardez votre téléphone allumé ! Mais les appareils électroniques peuvent créer des interférences et perturber les communications radio des pilotes avec les contrôleurs, tout simplement.

Que se passe-t-il quand il y a des turbulences lors d’un vol ?

On peut rarement échapper à quelques turbulences, lors d’un vol, même quand le ciel est dégagé. Les vents, les tempêtes, le jet-stream, les courants atmosphériques, etc. font partie intégrante du ciel. Mais qu’on se rassure, la plupart des turbulences sont prévisibles et détectées par les instruments de l’avion. Certes, il peut arriver qu’une turbulence arrive par surprise et que le pilote n’ait pas vraiment le temps de prévenir les passagers. D’où la consigne de garder habituellement répétée de garder sa ceinture attachée quand on est assis, même si le signal n’est pas allumé.

(Photo : Fotolia)

Les avions sont conçus pour résister aux tensions et températures extrêmes. Les pilotes sont formels là-dessus : ce ne sont pas des tempêtes qui vont disloquer un avion de toutes parts, ni le retourner ou le précipiter au sol. Même en cas de vent violent, l’altitude de l’avion ne va pas varier de plus de 6 mètres. Si vous avez votre ceinture de sécurité, tout se passera bien. Mais si !

Combien de temps dure l’oxygène dans les masques ?

En cas de dépressurisation de la cabine pendant le vol, l’air se raréfie et il n’y a plus assez d’oxygène pour nous permettre de respirer. Les masques à oxygène tombent à ce moment-là, activant des générateurs d’oxygène chimique. L’oxygène n’est délivré que pendant 13 minutes. Mais pas de panique, c’est calculé pour. Car en cas de dépressurisation, le pilote doit faire redescendre au plus vite l’avion à 10 000 pieds d’altitude, là où la pression atmosphérique est suffisante et l’air respirable, et il n’a pas besoin de plus de 13 minutes pour effectuer cette descente.

(Photo : DR)

La porte des toilettes ne se ferme jamais complètement

Eh oui ! La porte des toilettes se déverrouille facilement de l’extérieur dans la plupart des avions, et ce, pour des raisons de sécurité. Ainsi le personnel navigant peut facilement ouvrir les toilettes en cas d’urgence ou si quelqu’un est coincé… Le déverrouillage diffère selon les avions.

Les tablettes des sièges sont des nids à bactéries

Malheureusement, même si une compagnie aérienne fait tout son possible pour garder un avion propre, la taille des gros-porteurs et les délais courts entre chaque vol ne permettent pas de nettoyer chaque surface. D’après une étude de microbiologistes commandée par Travelmath, un site de calcul d’itinéraires, les tablettes sont un des lieux les plus chargés en bactéries. On y trouve en moyenne 2,155 unités formant colonie par pouce carré (un pouce carré égalant 6,45 centimètres carrés). En comparaison, sur le bouton de la chasse des toilettes, il n’y a que 265 unités formant colonie par pouce carré. A priori, c’est plutôt la non-propreté d’un avion qui nous fait tomber malade, pas l’air conditionné… Pensez à vous laver les mains régulièrement.

Les tablettes des sièges sont un vrai nid à bactéries. (Photo : DR)

Certains avions sont équipés « de placard à cadavres »

Oui, un passager peut décéder pendant le vol. On vous l’accorde, ce n’est pas probablement pas très fréquent, mais l’équipage doit avoir les moyens de conserver le corps de manière décente, un peu à l’écart des autres passagers. En général, le corps est recouvert d’une couverture et, si l’avion n’est pas rempli, disposé à des places relativement vides. Dès que c’est possible, l’avion atterrit dans un aéroport pour déposer la dépouille.

La compagnie Singapore Airlines a équipé ses appareils Airbus A340-500 effectuant la liaison Singapour-Los Angeles d’un « placard à cadavres ». Car sur ce vol qui dure plus de 17 heures, les arrêts ne sont pas possibles.

(Photo : Ouest-France)

Où le bruit des réacteurs est-il le moins fort ?

Il y a deux sources de bruits importants dans l’avion : le frottement de l’air sur le fuselage (c’est surtout à l’avant) et les réacteurs (le bruit se propage plutôt derrière ces derniers). En théorie, la partie centrale de l’avion est celle où il y a le moins de bruit. Airbus précise que pour l’A380, un habillage spécial autour des réacteurs a permis de réduire le bruit dans la cabine.

Les avions peuvent voler avec un seul moteur

Les avions modernes peuvent tout à fait voler, et même décoller, avec un moteur en panne. Les pilotes s’entraînent d’ailleurs régulièrement sur des simulateurs pour voler avec un seul moteur.