Editorial de fin de semaine.

Bonjour à tous,

Eh oui,  en ce dimanche je vous parle beaucoup de santé !

Une découverte scientifique a retrouvé un chaînon manquant de notre ADN, une autre étude tout à fait différente prouve que les femmes ont plus besoin de sommeil que les hommes, eh oui c’est notre cerveau qui bosse plus !

Coté santé, il nous faut aussi agir pour la défendre :

  • les allergiques regardez bien la carte des pollens et téléchargez une bonne application sur votre smartphone, car la prévention est la meilleure arme.
  • Contre le cancer, le problème des médicaments vendus à des prix exorbitants est sur le devant de la scène, signons tous la pétition pour que tous les malades puissent avoir un accès aux traitements.
  • pour le droit à l’IVG la Pologne manifeste !

Alors bon dimanche à tous, bonne lecture, puis belle journée, profitez de la nature elle est si belle en ce printemps !

Santé : Sommeil : les femmes ont besoin de 20 minutes de plus

Une étude anglaise révèle pourquoi les femmes ont besoin de dormir plus que les hommes. Les tâches complexes qu’elles effectuent au travail sont la cause d’une plus grande fatigue

Sommes-nous tous égaux face à la fatigue ? Visiblement non. C’est en tout cas ce que montre une étude menée par une équipe de scientifiques du Centre de recherche sur le sommeil de l’Université de Loughborough (Royaume-Uni), qui a travaillé sur un échantillon de 210 hommes et femmes.

En moyenne, les femmes ont besoin de 20 minutes de sommeil en plus chaque nuit par rapport aux hommes. La raison de ce déséquilibre:   leur cerveau, estiment les chercheurs. Les femmes auraient besoin de plus de temps de récupération car elles ont davantage tendance à faire plusieurs choses à la fois, à être « multitâches ». Notamment sur leur lieu de travail.
Une injustice biologique ? Pas entièrement, car Jim Horne, principal auteur de l’étude, explique aussi que certains hommes ont besoin de dormir plus que d’autres. C’est le cas de ceux qui ont un travail complexe et qui nécessite des prises de décisions répétées au cours de la journée. Dans ce cas, les différences entre les deux sexes s’estompent…

Des siestes pour compenser

Une étude conduite par des chercheurs américains de l’Université Duke (Durham) avait tiré les mêmes conclusions en 2013. A la différence que ces scientifiques avaient également trouvé que les femmes qui manquent de sommeil souffrent plus souvent de dépression et de sautes d’humeur. Des maux qui n’affecteraient pas les hommes avec du sommeil en retard, soulignait le Dr Michael Breus interrogé par le journal The Australian.
Heureusement, ce dernier indiquait que les femmes peuvent éviter les problèmes dus au manque de sommeil en faisant des siestes. Mais attention, ces siestes doivent durer 25 ou 90 minutes, précisait l’auteur des travaux. Avec le risque que le réveil paraisse encore plus difficile…

Société : Pologne : manifestations dans tout le pays pour défendre le droit à l’IVG

Cintres et banderoles en main, des manifestantes ont battu le pavé, à Varsovie et dans 18 autres villes du pays, afin de protester contre la proposition d’interdiction totale de l’IVG par les organisations pro-vie, soutenues par l’épiscopat et le gouvernement conservateur.

Cintres et banderoles en main, quelque trois mille personnes sont venues manifester devant le Parlement polonais contre l’interdiction totale de l’avortement en Pologne proposée par des organisations pro-vie. Si leur loi entre en vigueur, les femmes n’auront plus le choix et seront obligées d’accoucher également en cas de viol, d’inceste, ou malformation du fœtus.

Ce nouveau projet prévoit également des peines encore plus lourdes pour les médecins pratiquant illégalement l’IVG : ces derniers s’exposaient jusqu’ici à une peine maximale de deux ans, qui passerait alors à cinq ans.

Compromis entre l’Eglise et l’Etat

«Ce cintre c’est le symbole de la lutte pour le droit à l’avortement légal», dit Damgara Chmielarz, 23 ans, étudiante. «C’est avec cet objet que les femmes avant la guerre se faisaient avorter, dit-elle. On ne veut pas faire marche arrière». «Le seul but c’est de terroriser les femmes et torturer les femmes», a lancé Natalia Broniarczyk, de «l’Alliance du 8 mars», une des ONG qui a participé à la manifestation sous le mot d’ordre «Regagner le droit de choisir». «On a assez de voir une nouvelle  croisade en Pologne contre des meurtiers et des meurtrières imaginaires de foetus», scandait, de son côté, Kamila Kurylo.

Profitant d’un climat politique favorable, les organisations dites «pro-vie» veulent durcir la loi en vigueur actuellement. Pour la première fois depuis la chute du communisme en Pologne en 1989, les conservateurs ont les pleins pouvoirs. La semaine dernière le chef du parti conservateur Droit et Justice (PiS) Jaroslaw Kaczynski et la Première ministre Beata Szydlo ont exprimé leur soutien au projet, déclenchant un nouveau débat en Pologne sur l’avortement. Une première manifestation a rassemblé il y a une semaines plusieurs milliers de personnes opposés à un durcissement de la loi. «Je veux que les femmes en Pologne aient le droit de choisir. Qu’elles aient le droit à l’IVG libre jusqu’au troisième mois de la grossesse comme dans un pays européen, pour des raisons psychologiques, sociales, matérielles. C’est une norme dans les pays civilisés», dit Marta Wyszynska 40 ans, mère d’une fille de 5 ans.

Après la guerre, sous le communisme, l’avortement était libre d’accès. Sous l’influence de l’Eglise catholique et en grande partie du pape polonais Jean Paul II, il fut interdit en 1993. Il n’est autorisé que dans trois cas : risque pour la vie et la santé de la mère, grave pathologie irréversible chez l’embryon, et grossesse résultant d’un viol ou d’un inceste.

Depuis, aucune force politique, ni en faveur d’un durcissement, ni d’une libéralisation, n’ont modifié ce qu’on appelle un «compromis» entre l’Eglise et l’Etat. «Ce ne fut en aucun cas un compromis, ce fut un accord entre l’Eglise et les partis politiques, les femmes n’ont eu rien à dire, s’indigne Wyszynska. La réalité est que les femmes riches vont à l’étranger pour avorter, et celles qui n’ont pas les moyens le font d’une manière dangereuse pour leur vie».

Selon les estimations des organisations féministes, entre 100 000 et 150 000 femmes procéderaient clandestinement à une IVG chaque année, soit en Pologne, soit à l’étranger. Le nombre d’avortements autorisés en Pologne oscille entre 700 et 1 800 par an. Selon Natalia Broniarczyk, de l’Alliance du 8 mars, «l’interdiction totale de l’avortement ne va pas diminuer leur nombre, mais fera augmenter le nombre de décès et des complications médicales chez les femmes».

Maja ZOLTOWSKA à Varsovie

Science : Origine de la vie : un chaînon manquant détecté dans une comète recréée

Des équipes du CNRS ont synthétisé du ribose, un composant essentiel de l’ARN et donc de la vie, en recréant artificiellement une comète.

C’était l’un des chaînons manquants de l’apparition de la vie sur Terre. Un composé organique, le ribose, a été synthétisé par une équipe de chercheurs du Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Si cette découverte est si importante, c’est à la fois parce que ce « sucre » est apparu alors que les scientifiques tentaient de reproduire la formation d’une comète, et parce qu’il est l’un des composés de base de la vie.

L’équipe du CNRS, qui publie ses résultats dans la revue Science, a recréé les conditions environnementales d’une nébuleuse, là où ces objets célestes naissent. Un mélange d’eau, de méthanol et d’ammoniac sous vide et à -200 °C a donné forme autour de poussières à des sortes de comètes artificielles, qui ont été exposées à des rayonnements ultraviolets.

Après les avoir ramenées à température ambiante, comme si les comètes se rapprochaient du soleil et atteignaient la Terre, leur composition a été analysée. Plusieurs molécules organiques avaient ainsi été synthétisées, dont le ribose.

L’une des bases de la vie

Comment une simple molécule peut-elle être aussi importante ? Le ribose, c’est le R dans l’ARN, l’acide ribonucléique. Cette molécule biologique, présente chez presque tous les êtres vivants, est l’une des bases du matériel génétique. Elle pourrait être, pour autant que l’on sache aujourd’hui, la ou l’une des premières molécules caractéristiques de la vie sur Terre.

 

Jusqu’à présent, aucun indice n’avait laissé penser que le ribose pouvait provenir des comètes. Des acides aminés y avaient déjà été retrouvés, mais quelques chaînons manquaient pour pouvoir confirmer la théorie selon laquelle les éléments essentiels à l’apparition de la vie pouvaient en provenir. Cette découverte pourrait bien venir apporter l’un d’entre eux.

Et maintenant ?

Quelques éléments viennent néanmoins tempérer les chercheurs qui ne crient pas encore victoire. Rien ne prouve encore que les riboses recueillis sont compatibles avec celui de l’ARN. Et même si c’était le cas, encore faut-il trouver la manière dont le ribose s’assemble avec les autres composés de l’ARN.

Cela dit, ces nouvelles informations ouvrent des portes lorsqu’on considère la quantité potentiellement énorme de résidus de comètes et d’autres minéraux présents sur Terre dans une « soupe » originelle. Dans les conditions de température régnant à la surface de notre planète, des réactions chimiques particulières auraient pu avoir lieu, menant vers des formes très primitives de vie.

L’eau du Vieux-Port de Marseille passe au vert

Non ce n’est pas une blague !

Un étrange liquide vert a teinté jeudi soir les eaux du Vieux-Port. Son origine : un simple colorant, selon les marins-pompiers.

Il n’aura fallu que quelques minutes pour observer jeudi l’eau du port de Marseille passer du bleu à un vert quasi fluorescent. La propagation de cette étrange couleur autour des bateaux de plaisance a rapidement inquiété les passants. Arrivés sur les lieux, les marins-pompiers ont constaté que cet écoulement provenait d’une conduite d’eau pluviale. Après la mise en place d’un barrage de 30 m de long pour contenir le liquide, ils ont effectué des prélèvements.

«Nous avions sur place des véhicules de détection, d’identification et de prélèvement, qui permettent d’identifier plus de 150.000 substances en quelques minutes », a expliqué l’équipe, citée sur le Maritima Infos. « Cela nous permet d’apporter une réponse très rapide aux autorités lors d’une catastrophe technologique, qu’elle soit d’origine radiologique, chimique ou biologique ». Résultat: un simple colorant qui ne présente aucun danger. Des investigations sont désormais en cours pour comprendre l’origine de cet écoulement.

Une dose de fluorescéine ?

La nature du colorant n’est toutefois pas précisée. Mais les images laissent penser qu’il s’agit de fluorescéine, une substance chimique non polluante, utilisée pour le traçage hydrologique ou la détection de fuite. En mars dernier, une équipe de professionnels avait d’ailleurs coloré avec ce produit les eaux de la rivière de Chicago, aux États-Unis, à l’occasion de la Saint-Patrick. Des images qui auraient pu donner envie à certains curieux de tester l’expérience. Pour Yves Fagherazzi, directeur du Service d’assainissement Marseille Métropole (Seramm), quelqu’un aurait en effet « renversé un bidon dans le réseau du centre-ville ». « Heureusement, ce genre d’évènement est tout à fait exceptionnel », a-t-il ajouté.

Santé : alerte au pollen de bouleau cette semaine

Cette fin de semaine est classée rouge, et tout particulièrement ce dimanche, en raison du beau temps prévu. Les retours de week-end n’y sont pour rien : on parle ici d’allergies. Les pollens de bouleau débarquent en effet en masse sur le nord de la France. Avec eux, « les allergiques vont devoir se préparer pour une période difficile », souligne, dans son dernier bulletin, le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA), une association qui mesure par des capteurs la concentration des pollens dans l’air.

La double peine

Pour Lucie, une trentenaire habitant Montreuil (Seine-Saint-Denis), cette alerte du RNSA a pris la forme, hier, de magnifiques yeux rouges au réveil. « Cela fait deux semaines que je sens que mon allergie aux pollens revient, et voilà une semaine que j’ai repris mon antihistaminique pour lutter contre le nez qui coule, les yeux qui piquent et qui grattent. Lorsque je suis dans un parc et qu’il y a un coup de vent, j’éternue à coup sûr à cause des pollens qui volent », explique-t-elle. Dans le sud du pays, ce sont plutôt les pollens de platane qui tiennent actuellement le haut du pavé.

Les mouchoirs sont donc de sortie pour les 30 % d’adultes et jusqu’à 20 % d’enfants allergiques aux pollens, selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).

Une personne sur deux sera allergique en 2050

Le saviez-vous ? La majorité des allergiques aux pollens de bouleau ont aussi des allergies avec des aliments. Hasard du calendrier, un salon dédié à toutes les allergies alimentaires* se déroule jusqu’à aujourd’hui à Paris. Ces allergies croisées s’expliquent par une ressemblance de structure entre certaines protéines du pollen et des aliments. Une augmentation des symptômes est d’ailleurs souvent observée durant la saison des pollens. Bref, c’est la double peine. Mais si le nombre d’allergiques augmente avec les années, il n’en est pas de même pour les allergologues. Ils ne sont actuellement que 2 050, soit 1 pour 30 670 habitants, et leur nombre ne cesse de décroître. Pour 2020, l’estimation est de 1 710 allergologues. Cette baisse est d’abord due au fait que ceux qui partent à la retraite ne sont pas remplacés, mais il y a aussi un frein à la vocation puisque l’allergologie n’est pas une spécialité reconnue, souligne le Syndicat français des allergologues (Syfal) qui réclame la mise en place d’un DES (diplôme d’études spécialisées) d’allergologie.

Une spécialisation qui, demain, ne sera pas un luxe : d’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), près de la moitié des populations occidentales sera allergique en 2050.

*Salon des allergies alimentaires et des produits sans (SAAPS), palais des Expositions. Porte de Versailles. De 10 heures à 18 h 30. Tarif : 8 €.


Les bons gestes pour se protéger

En attendant la pluie qui va soulager les allergiques aux pollens, voici quelques habitudes à adopter. On continue d’aérer son logement mais seulement aux heures stratégiques : tard le soir ou tôt le matin. Vous aviez l’habitude de sortir de chez vous tout de suite après la douche, sans prendre le temps de sécher vos cheveux ? Pas question : les pollens s’accrochent en effet aux cheveux mouillés.

Tout comme ils s’accrochent aux fibres des vêtements. Alors, en fin de journée, on se déshabille dans la salle de bains (pas dans la chambre) et on prend une nouvelle douche pour se débarrasser des pollens avant de se rincer le nez et les yeux avec du sérum physiologique. En toute logique, on ne fait pas sécher son linge dehors actuellement. A l’extérieur, portez chapeau et lunettes. Evitez évidemment les activités physiques intenses dans les parcs ou jardins, ainsi que les pique-niques. Et en voiture, roulez les fenêtres fermées.

Il faut aussi prendre un traitement dès les premiers symptômes. Les plus courants sont les médicaments antihistaminiques et les corticoïdes locaux en pulvérisation nasale, auxquels viennent s’ajouter les dilatateurs bronchiques lorsque l’allergique souffre également d’asthme. Dans les cas les plus sérieux, les allergologues conseillent la désensibilisation, comme pour les allergies alimentaires, d’ailleurs.

Le rés
Le réseau National de Surveillance des allergies met à votre disposition une application d’alertes polliniques vous permettant de consulter, pour un grand nombre d’environnements numériques, les niveaux d’alertes en fonction de votre configuration personnalisée. Vous pouvez ainsi déterminer les départements et les pollens dont vous souhaitez connaître les niveaux d’alertes.

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